LEC_He7,1-17
Léctio Epístolæ ad Hebrǽos (7,1-17)
Fratres : Melchísedech, rex Salem, sacérdos Dei summi, qui obviávit Ábrahae regrésso a caede regum et benedíxit ei, cui et décimam ómnium divísit Ábraham, primum quidem, qui interpretátur rex iustítiae, deínde autem et rex Salem, quod est rex Pacis, sine patre, sine matre, sine genealógia, neque inítium diérum neque finem vitae habens, assimilátus autem Fílio Dei, manet sacérdos in perpétuum. Intuémini autem quantus sit hic, cui et décimam dedit de praecípuis Ábraham patriárcha. Et illi quidem, qui de fíliis Levi sacerdótium accípiunt, mandátum habent décimas súmere a pópulo secúndum legem, id est a frátribus suis, quamquam et ipsi exiérunt de lumbis Ábrahae; hic autem, cuíus generátio non annumerátur in eis, décimam sumpsit ab Ábraham et eum, qui habébat repromissiónes, benedíxit. Sine ulla autem contradictióne, quod minus est, a melióre benedícitur. Et hic quidem décimas moriéntes hómines sumunt; ibi autem testimónium accípiens quia vivit. Et, ut ita dictum sit, per Ábraham et Levi, qui décimas áccipit, decimátus est; adhuc enim in lumbis patris erat, quando obviávit ei Melchísedech. Si ergo consummátio per sacerdótium levíticum erat, pópulus enim sub ipso legem accépit, quid adhuc necessárium secúndum órdinem Melchísedech álium súrgere sacerdótem et non secúndum órdinem Áaron dici? Transláto enim sacerdótio, necésse est, ut et legis translátio fiat. De quo enim haec dicúntur, ex ália tribu est, ex qua nullus altári praesto fuit; maniféstum enim quod ex Iúda ortus sit Dóminus noster, in quam tribum nihil de sacerdótibus Móyses locútus est. Et ámplius adhuc maniféstum est, si secúndum similitúdinem Melchísedech exsúrgit álius sacérdos, qui non secúndum legem mandáti carnális factus est sed secúndum virtútem vitae insolúbilis, testimónium enim áccipit: “Tu es sacérdos in aetérnum secúndum órdinem Melchísedech.” Frères : ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, qui alla au-devant d'Abraham, lorsqu'il revenait de vaincre les rois, et le bénit, auquel aussi Abraham donna la dîme de tout; qui est d'abord, selon l'interprétation de son nom, roi de justice, puis roi de Salem, c'est-à-dire, roi de paix; qui est sans père, sans mère, sans généalogie; qui n'a ni commencement de jours, ni fin de sa vie, qui est rendu semblable au Fils de Dieu, demeure prêtre à perpétuité. Considérez combien est grand cet homme, auquel le patriarche Abraham donna la dîme des plus riches dépouilles. Ceux des fils de Lévi qui reçoivent le sacerdoce, ont, d'après la loi, l'ordre de lever la dîme sur le peuple, c'est-à-dire sur leurs frères, quoique ceux-ci soient sortis aussi des reins d'Abraham. Mais celui dont la génération n'est point comptée parmi eux a levé la dîme sur Abraham, et a béni celui qui avait les promesses. Or, c'est sans contredit l'inférieur qui est béni par le supérieur. Et ici, ce sont des hommes mortels qui reçoivent la dîme; mais là, c'est quelqu'un dont il est attesté qu'il est vivant. Et, pour ainsi dire, Lévi lui-même, qui a perçu la dîme, l'a payée par Abraham; car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédech vint au-devant de lui. Si donc la perfection avait pu être réalisée par le sacerdoce lévitique (car c'est sous lui que le peuple reçut la loi), qu'était-il encore besoin qu'il se levât un autre prêtre selon l'ordre de Melchisédech, et non selon l'ordre d'Aaron? Car le sacerdoce étant changé, il est nécessaire qu'il y ait aussi un changement de loi. En effet, celui dont ces choses sont dites est d'une autre tribu, de laquelle nul n'a servi à l'autel; car il est manifeste que Notre-Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n'a rien dit en ce qui concerne les prêtres. Et cela est encore plus manifeste, s'il se lève un autre prêtre à la ressemblance de Melchisédech, établi non pas d'après la loi d'une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d'une vie indissoluble. Car l'Ecriture rend ce témoignage: Tu es prêtre pour l'éternité selon l'ordre de Melchisédech.