SANCTAE_FAMILIAE_IESU_MARIAE_ET_IOSEPH-NOCT2-2
In secundo nocturno, anno II Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus beáti Isaac abbátis monastérii de Stella (Sermo 50, 7-10: SC 339, 184-186) Sermon d'Isaac de l'Étoile
Lectio I Lecture I
Diábolus obœdiéntiæ præcéptum prior discútere cœpit: Quare, inquit, præcépit vobis Deus non comédere de ligno sciéntiæ boni et mali? Antehac homo simplex simplíciter obœdíerat, non tam propter præcépti ratiónem, quam propter præcipiéntis auctoritátem. Sicut enim fides non habet méritum, cui rátio humána præbet experiméntum , sic nimírum obœdiéntia a virtúte humilitátis eo evacuátur, quo ei rátio præcépti astipulátur. Le diable est le premier qui a commencé à discuter le précepte de l'obéissance: Pourquoi, dit-il, Dieu vous a-t-il prescrit de ne pas manger de l'arbre de la science du bien et du mal? Auparavant l'homme simple avait obéi simplement, moins par égard à la raison du précepte que par égard à l'autorité de qui prescrivait. En effet, comme il n'y a pas de mérite à la foi si la raison humaine lui fournit des preuves, de même, à coup sûr, l'obéissance perd la vertu de l'humilité du moment que le motif du précepte prend sa place.
R/. Hódie natus est nobis Rex regum Dóminus Salvátor omnis pópuli, * Quem Ioánnes dígito demonstrávit, dicens: Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. V/. Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo: * Quem. R/. Aujourd'hui nous est né un Sauveur pour tout le peuple, le Roi des rois, le Seigneur, * Celui que Jean a désigné du doigt en disant: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. V/. Je vous annonce une grande joie pour tout le peuple: * Celui.
Lectio II Lecture II
Vis tamen audíre quare ad aliénum aut laborámus aut pausámus arbítrium et impérium? Quia in hoc nimírum imitatóres sumus Christi, sicut fílii caríssimi, et ambulámus in dilectióne qua diléxit nos, qui ad ómnia factus est obdiens propter nos, non solum ad remédium sed étiam ad exémplum, ut quemádmodum ille fuit, sic et nos simus in hoc mundo. In hoc enim , sicut beátus ait Ioánnes, est fidúcia . Factus est ergo obœdiens per ómnia, non solum Patri usque ad mortem, sed Maríæ et Ioseph usque ad prælatiónem. Veux-tu cependant savoir pourquoi c'est au jugement et sous l'ordre de quelqu'un d'autre que nous travaillons ou que nous nous reposons? Parce que, ce faisant, nous sommes vraiment les imitateurs du Christ, comme des fils très chers, et que nous marchons dans l'amour dont il nous a aimés, lui qui en tout s'est fait obéissant à cause de nous, non seulement pour nous servir de remède mais pour nous servir d'exemple, afin que nous nous comportions en ce monde comme lui-même s'est comporté. C'est bien là, nous dit saint Jean, que se trouve l'assurance. Il s'est donc fait en tout obéissant, non seulement au Père jusqu'à la mort, mais à Marie et à Joseph jusqu'à ce qu'il reçût la dignité de chef.
R/. O Regem cæli, cui tália famulántur obséquia! Stábulo pónitur qui cóntinet mundum. * Iacet in præsépio et in cælis regnat. V/. Dómine, audívi audítum tuum et tímui; considerávi ópera tua et expávi; in médio duórum animálium. * Iacet. R/. Ô Roi du ciel à qui est rendu un tel hommage! Il repose dans une étable celui qui contient l'univers, * Il est couché dans une mangeoire, celui qui règne dans les cieux. V/. Seigneur, j'ai entendu parler de toi, et je suis saisi de crainte; j'ai réfléchi à tes œuvres, et je frémis: te voir entre deux animaux! * Il.
Lectio III Lecture III
Cum enim - patérna vocatióne dicénte: Hic est Fílius meus diléctus in quo mihi bene complácui: ipsum audíte - ad prælatiónem vocarétur, tunc primum cœpit áliis præésse, qui diu didícerat áliis subésse; cœpit iubére, qui dídicit obœdíre. Prætérea recompensátio iusta vidétur, ut qui in paradíso dedignátus est regnáre dóminus sub Dómino, in exsílio iam sérviat servus sub consérvo. En effet, à l'appel du Père qui disait: Celui-ci est mon fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le, il fut placé au premier rang. Alors il commença à diriger les autres, lui qui longtemps avait appris à se soumettre aux autres; alors il commença à ordonner, après avoir appris à obéir. De plus, cela semble une juste réparation que celui qui a dédaigné au paradis de régner comme seigneur soumis au Seigneur, serve désormais en exil comme serviteur soumis à un compagnon de service.
R/. Benedíctus qui venit in nómine Dómini, Deus Dóminus et illúxit nobis ! * Allelúia, allelúia. V/. Hæc dies quam fecit Dóminus, exsultémus et lætémur in ea. * Allelúia. R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, il est le Seigneur-Dieu, et il nous illumine! * Alléluia, alléluia! V/. Voici le jour que fit le Seigneur, jour d'allégresse et jour de joie. * Alléluia.
Lectio IV Lecture IV
Condítio enim natúræ státuit hóminem sub Dómino; transgréssio obœdiéntiæ subiugávit eum inimíco; reconciliátio vero grátiæ suppósuit fratri consérvo. Natúra súbdidit eum Deo, culpa diábolo, reconciliátio vero hómini amíco. La condition de nature a placé l'homme au-dessous du Seigneur; la violation de l'obéissance l'a fait passer sous le joug de l'ennemi; la réconciliation par la grâce l'a assujetti à son frère compagnon de service. La nature l'a soumis à Dieu; la faute, au diable; la réconciliation, à un homme qui lui veut du bien.
R/. In própria venit et sui eum non recepérunt ; quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri. * Qui non ex sanguínibus neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt. V/. Si autem fílii, et herédes, herédes quidem Dei, coherédes autem Christi. * Qui. V/. Glória Patri. * Qui. R/. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu; mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. * Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu! V/. Enfants, et donc héritiers; mais héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ! * Ils. V/. Gloire au Père. * Ils.