Evangile commenté du dimanche 5 juin 2022

Dominica Dimanche
Ad missam in vigilia Ad missam in vigilia
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (7,37-39)
In novíssimo die magno festivitátis stabat Iésus et clamávit dicens: " Si quis sitit, véniat ad me et bibat, qui credit in me. Sicut dixit Scriptúra, flúmina de ventre eíus fluent aquæ vivæ ". Hoc autem dixit de Spíritu, quem acceptúri erant qui credíderant in eum. Nondum enim erat Spíritus, quia Iésus nondum fúerat glorificátus. Le dernier jour, qui est le plus grand de la fête, Jésus Se tenait debout, et criait, en disant: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi, et qu'il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture. Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croyaient en Lui; car l'Esprit n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore glorifié.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.

Cette deuxième partie des enseignements du Seigneur fut donnée le dernier jour de la fête, le huitième probablement (Lev., xxviii, 36), qui était particulièrement solennel et avait polir dessein de rappeler l'entrée dans la terre promise. Le temple de Jérusalem n'avait pas d'eau vive. Durant chacun des jours de fête, le prêtre se rendait, avec ime procession nombreuse, à la piscine de Siloé (quod interpretatur Missus, Jo., ix, 7), au pied de la colline d'Ophel. Il y puisait, avec une urne d'or, de l'eau qu'il reportait au temple et versait au pied de l'autel des holocaustes, tandis que les chœurs chantaient le Hallel (Psaumes cxiii, cxrvii). Ainsi, la fête des Tabernacles était une réédition symbolique de ce qui s'était passé au désert : les tentes, l'eau jaillie du rocher sous la baguette de Moïse. Peut-être l'eau avait-elle aussi une signification présente : elle devait être offerte à Dieu et obtenir sa bénédiction pour les semailles nouvelles ; mais elle avait sûrement une signification prophétique, comme nous l'apprend le Seigneur lui-même. A l'occasion d'un rite liturgique, bien connu des foules, il reprend et complète l'enseignement déjà donné à la Samaritaine. Il s'exprime d'une voix forte, afin que parvienne à tous l'invitation divine. « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, comme a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive jailliront de son sein. » Venir au Seigneur, c'est reconnaître en lui le Fils de Dieu ; avoir soif, être altéré, c'est porter en soi une âme religieuse et désireuse de justice. En attendant le rassasiement de la vision, il n'existe dans le désert de cette vie, pour nous désaltérer et apaiser notre faim, d'autre procédé que de nous attacher au Seigneur par la foi. Nous sommes des êtres pauvres, incomplets, qui ne seront achevés que par Dieu même. Notre grande misère a besoin de lui : il est le seul qui la puisse combler. La richesse de Dieu vient à propos. On y puise, dans le Christ, en croyant en lui. Est-il exact de dire qu'on y puise ? La promesse du Seigneur est plus haute. Au chapitre xlvii de sa prophétie, Ezéchiel s'était plu à montrer le temple nouveau comme inondé d'eau vive, au lieu de n'être rafraîchi que par l'eau lointaine de Siloé. Le Seigneur fait allusion, soit à cette prophétie, soit à celles d'Isaïe (xliv, 8 ; lviii, 11) ou de Zacharie (xiv, 8), pour montrer comment et avec quelle abondance divine seront désaltérés ceux que la foi Unit au Fils de Dieu. Ils portent en eux, dans leur cœur, la source même de l'eau vive, la source qui jaillit et qui coule éternellement. Et l'évangéliste ajoute un bref commentaire. En parlant ainsi, le Seigneur signifiait l'Esprit de Dieu que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui, Jésus. C'est l'Esprit-Saint qui est cette source d'eau vive, intérieure à nous ; c'est lui qui comble tous les désirs de notre cœur en nous attachant à Notre-Seigneur Jésus-Christ ; c'est lui qui verse en nous la plénitude de la vie divine. La vie surnaturelle est donc toute dans une relation au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Mais à Theure où le Seigneur s'exprimait ainsi, l'Esjjrit n'était pas donné encore, parce qlie Jésus n'était pas encore glorifié. Une disposition divine subordonnait l'effusion de l'Esprit de Dieu sur toute la nature humaine à l'entrée du Seigneur dans le tabernacle éternel, pour y présenter au Père la rançon de son sang, et prendre possession de son héritage. L'effusion de tous les dons célestes ne devait avoir lieu qu'après l'Ascension. C'est la doctrine de l'épître aux Hébreux. La glorification du Fils dont il est parlé ici nous sera expliquée au chapitre xvii de saint Jean. La foule des pèlerins s'intéresse aux discours du Seigneur ; il est trop visible que saint Jean ne les a rapportés qu'en partie. Les uns disaient : Il est vraiment le Prophète, celui que Moïse annonçait comme devant venir, semblable à lui (Deut., xviii, 15). D'autres reprenaient : Non, ce n'est pas le Prophète, c'est le Christ en personne. Alors quelques-uns, avec le mot d'ordre ou la pensée des pharisiens, représentaient que c'était chose impossible : Comment le Christ viendrait-il de Galilée ? L'Écriture n'a-t-elle pas spécifié qu'il doit appartenir à la race de David, et venir de la petite ville de Bethléem, le pays de David ? — Saint Jean n'a rien dit de tout ce que les synoptiques ont rapporté au sujet de l'origine humaine du Seigneur et a préféré garder le silence sur la réponse aux objections pharisiennes. Il y a même, ce nous semble, Une nuance légèrement ironique dans le soin de noter ces objections, qu'il eût été si facile de convertir en preuves décisives. Une contestation violente s'élève alors entre les partisans du Seigneur et ses adversaires. Quelques-uns de ces derniers eussent voulu en finir et se saisir de lui ; mais, soit faute d'occasion opportune, soit crainte de résistance ouverte, soit intervention d'une puissance invisible, ils ne purent accomplir leur dessein. Même, ceux qui, quelques jours auparavant, avaient reçu du Sanhédrin mandat pour l'arrêter, revinrent vers leurs commettants sans avoir rien fait. C'était une grande déconvenue. Pourquoi ne l'amenez-vous pas ? leur fut-il demandé. — Jamais, répondirentils, un homme n'a parlé comme cet homme. — Cet enthousiasme inattendu excite chez les pharisiens le sarcasme et la colère : Quoi ! Vous aussi, vous vous laissez séduire par cet imposteur ? Vous allez vous ranger dans cette tourbe ignorante et maudite qui ne sait rien de la Loi ? Regardez : est-ce qu'il en est un seul, parmi les gens qui comptent, princes des prêtres ou pharisiens, à lui accorder confiance ? Sed turba haec, quae non novit legem, maledicti sunt ! Les pharisiens jouent de malheur. Nicodème, membre du Sanhédrin, celui-là même qui était venu trouver Jésus pendant la nuit, Nicodème ne leur répondit pas qu'il croyait en lui : il fit mieux ; sa foi n'eût été qu'un fait : il eut l'habileté d"invoquer la question de droit. On venait de prétendre que la multitude ne comptait pas, puisqu'elle ignorait la Loi : et c'est à la Loi que Nicodème en appelle. Depuis longtemps déjà la S>Tiagogue avait condamné le Seigneur. Est-ce que notre Loi, demande-t-il, nous autorise à prendre un arrêt contre un homme sans enquête et sans défense ? Que gagnons-nous à loroscrire un homme sans l'entendre, si ce n'est la triste réputation que nous n'aurions pu le condamner l'ayant entendu ? Dès lors, tout accusé est coupable : coupable non d'un crime, mais d'être accusé... — Il n'y avait rien à répondre. La seule ressource qui restait aux pharisiens était le ricanement et l'injure. « Seriez-vous donc Galiléen, vous aussi ? disent-ils à Nicodème. Réfléchissez quelque peu, et voyez que de la Galilée il ne surgit point de prophète. » Le texte grec ne porte pas : « scrutez les Écritures », mais seulement : « réfléchissez. » Les Écritures nous montrent en effet deux prophètes originaires de Galilée : Jonas et Élie. Mais au temps du Seigneur, la Galilée, inondée de gentils, est devenue Une terre tellement méprisée que Dieu, s'imagine -ton, n'y saurait faire germer un prophète. Cela dit, et c'était peu de chose, la séance fut levée, et chacun s'en alla chez soi.
Ad missam in die Ad missam in die
 Evangelium  Evangile
Léctio sancti Evangélii secúndum Ioánnem (14,15-16.23b-26)
In illo tempore: Dixit Iesus discipulis suis: Si dilígitis me, mandáta mea servábitis; et ego rogábo Patrem, et álium Paráclitum dabit vobis, ut máneat vobíscum in ætérnum. Sermónem meum servábit, et Pater meus díliget eum, et ad eum veniémus et mansiónem apud eum faciémus; qui non díligit me, sermónes meos non servat. Et sermo, quem audítis, non est meus, sed eíus qui misit me, Patris. Hæc locútus sum vobis apud vos manens. Paráclitus autem, Spíritus Sanctus, quem mittet Pater in nómine meo, ille vos docébit ómnia et súggeret vobis ómnia, quæ dixi vobis. En ce temps là, Jésus dit à Ses disciples : Si vous M’aimez, gardez Mes commandements. Et Moi, Je prierai le Père, et Il vous donnera un autre Paraclet, afin qu’Il demeure éternellement avec vous. Si quelqu’un M’aime, il gardera Ma parole, et Mon Père l’aimera, et Nous viendrons à lui, et Nous ferons chez lui Notre demeure. Celui qui ne M’aime pas ne garde pas Mes paroles ; et la parole que vous avez entendue n’est pas de Moi, mais de Celui qui M’a envoyé, du Père. Je vous ai dit ces choses pendant que Je demeurais avec vous.  Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en Mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit.
Verbum Dómini. ℟. Laus tibi, Christe. Parole du Seigneur. ℟. Louange à Toi, ô Christ.
Commentaire de l'Evangile par le TRP Dom Paul Delatte, abbé de Solesmes.

Il semble que des paroles si douces aient provoqué chez les apôtres une expression de reconnaissance et de tendresse. Vous m'aimez, je le sais, je le vois, continue Jésus : gardez mes commandements. L'union véritable est celle des volontés, indice irrécusable de l'affection. Et, à l’heure venue, afin qu'il soit constant que ce n'est pas de séparation qu'il s'agit entre nous, mais bien plutôt d'union, je demanderai au Père, avec la sainte familiarité et l'autorité propres au Fils, qu'il vous donne, en échange de ma présence visible, un ami autre que moi, un autre Consolateur, qui, lui, demeurera éternellement avec vous. Le Père vous l'enverra et vous le donnera ; et comme je serai avec vous tous les jours jusqu'à là consommation du siècle présent, lui aussi demeurera. Là où est le nœud de la Trinité, là se trouve la Trinité tout entière. C'est l'Esprit qui fait l'union des Personnes, parce qu'il procède d'elles comme le fruit de leur amour ; lui qui fait aussi notre union à Notre-Seigneur JésusChrist, lui qui nous rend intérieurement témoignage que nous sommes enfants de Dieu (Rom., viii, 16) et poursuit en nous la fonction qu'il exerce dans la Trinité. Ainsi, les deux Personnes qui procèdent s'emploient-elles l'une après l'autre, l'une avec l'autre, à l'œuvre du Père se cherchant des fils dans l'humanité : Quoniam autem estis filii, misit Deus Spiritum Filii sui in corda vestra, clamantem : Abba, Pater (Gal., iv, 6). Le Seigneur l'appelle l'Esprit de la vérité : parce qu'il est la vérité même, parce qu'il l'enseigne, parce qu'il suggère et rappelle des vérités insuffisamment comprises, parce qu'il garantit intérieurement la vérité, la fidélité de Dieu, et réalise en nous toutes ses promesses. C'est par là qu'il nous est appui et Consolateur. De lui vient la différence entre les enfants de Dieu, et les enfants du siècle. Le monde, c'est-à-dire l'ensemble de tous ceux qui mettent leur amour et leur fin ici-bas, le monde ne peut le recevoir. Comment recevraient-ils l'Esprit de Dieu ? Il n'a pas de place en eux. Le lieu de la sagesse, en eux, est encombré : les appels de l'Esprit ne sont pas entendus, ses enseignements ne sont pas accueillis ; car il doit exister une proportion entre le moteur et le mobile ; une affinité secrète, une droiture première et profonde est requise pour que les manifestations de l'Esprit arrivent jusqu'à l'âme. Le monde échappe donc à l'Esprit de Dieu. Mais, en revanche, celui qui est le Don de Dieu et le principe de tous les dons surnaturels sera connu et reçu des fidèles. Il demeurera dans la société chrétienne, dont il sera le moteur et le guide ; il demeurera en chacun, pour créer en chacun les dispositions surnaturelles qui plaisent à Dieu. Lorsqu'il viendra, dit le Seigneur, reconnaissez-le, accueillez-le. Je ne vous parle pas de la présence de l'Esprit de Dieu pour retirer la mienne. Moi-même, si je m'éloigne et vous soustrais ma présence visible, ce n’est que momentané. Un peu de temps, et me voici revenu à vous. Vous ne serez pas longtemps orphelins. Je viendrai à la Résurrection, je viendrai à la Pentecôte, je viendrai à la destruction de Jérusalem, je viendrai tous les jours, je viendrai au dernier. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous me re verrez encore. Nous aurons quarante jours pour vivre et nous réjouir ensemble. La mort ellemême n'y fera rien ; c'est dans l'unité d'une même vie que nous sommes, vous et moi ; et parce que je vis, vous vivrez avec moi de la vie éternelle. Un jour viendra, qui ne sera plus le jour de la foi, mais de la vision ; vous verrez alors ce que vous croyez maintenant : vous connaîtrez que je suis dans mon Père, que vous êtes en moi, que je suis en vous. Une condition est requise et suffit : aimer le Seigneur. Tantôt Jésus nous demande d'être en lui par la foi, tantôt d'être en lui par la charité ; mais il est trop facile de concilier ces exigences. C'est par la foi que nous entrons dans la vie du Seigneur ; mais comme la foi n'est pas un élément platonique et que, selon l'Apôtre, elle agit par la charité, c'est par la charité que s'épanouit et se traduit la vie du Seigneur en nous. Et l'indice de l'union parfaite à Notre-Seigneur Jésus-Christ, la pierre de touche de notre charité, c'est de vouloir et d'accomplir ce que veut le Seigneur : accueillir les commandements par la foi, et les garder par la charité, c'est tout le chrétien. Mais pour conserver ce trésor, il faut le défendre, de même que, pour l'obtenir, il faut le solliciter. Il n'y a pas de différence entre aimer et obéir. « Celui qui garde en son cœur mes commandements et les observe, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; et moi, je l'aimerai et je me manifesterai à lui. » Telle est l'incomparable récompense promise par Dieu à celui qui aime vraiment. Jamais on n'a condensé en moins de paroles tout le mystère de la vie surnaturtlle. Ce programme enchantait les apôtres, alors même qu'ils en appréciaient imparfaitement l'étendue. Nous connaissons leurs préjugés. Le Messie doit faire la conquête du monde et régner partout ; comment se fait-il donc que certaines portions soient exclues, et que Jésus réserve aux seuls disciples son Esprit et sa manifestation ? N'y a-t-il pas en ce fait l'abdication d'une partie considérable de sa mission ? Telle était l'inquiétude secrète de Judas, non pas l'Iscariote, mais le frère de Jacques, et il s'en ouvre au Seigneur : « Pourquoi donc, Seigneur, vous manifester à nous, et pas au monde ? » En répondant à la question de saint Jude, Jésus reprend, et avec plus de force, la doctrine exposée déjà (verset 17). Le Fils de Dieu ne se montre pas au monde parce que le monde n'aime pas Dieu, n'ordonne pas sa vie selon la loi que le Fils de Dieu a apportée ici-bas. C'est là ce qui le rend inexcusable, car cette parole que vous entendez et qu'il méprise n'est pas de moi : elle est de celui qui m'a envoyé, le Père. On se détourne donc de Dieu lui-même lorsque, par système, on se détourne de moi ; et on ne se détourne de moi que pour perdre les biens de l'éternité. Quelle différence avec les enfants de Dieu ! « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous établirons en lui notre demeure. » Grâce à la foi et à son achèvement pratique, la charité, nous serons aimés du Père, au titre de son Fils ; le Père et le Fils viendront en nous : car, lorsque celui qui est Père vient quelque part, il n'y peut venir qu'avec son Fils. Et leur lien, le Saint-Esprit, est toujours présent là où ils sont. Et cet avènement des Personnes divines n'a rien de momentané, d'intermittent, de précaire ; elles viennent pour demeurer et constituer, au cœur même de chacun de nous, un sanctuaire où elles vivent et agissent, où nous vivons et agissons en elles ; il y a analogie avec ce qui se passe dans la Trinité même : inhabitation mutuelle. Dieu en nous, nous en Dieu. On ne saurait rêver union plus réelle et plus étroite, — sauf l'union hypostatique, propre au Seigneur. Les êtres corporels demeurent étrangers et extérieurs les uns aux autres ; l'intimité ne coimnence que dans l'ordre de l'intelligence et de la volonté. Pourtant, l'être spirituel lui-même est encore fermé à autrui. Il n'est que Dieu qui soit chez moi, et à un titre supérieur à moi-même : il y est cause, je ne suis que l'effet ; et parce que l'effet vient de lui, dépcnd tout entier de lui, il est plus réellement dans l'effet que l'effet même n'est chez soi. Les relations qui, entre les êtres, croissent en intimité selon la perfection de ces êtres, parviennent, dans l'ordre divin, à l'absolue intimité : SolaTrinitas illabitw menti. Présent en nous et intime déjà au titre de son action, au titre aussi de la nôtre, qui l'atteint par la connaissance et l'adoration, Dieu l'est davantage selon l'étendue même de ee qu'il opère en nous : dans l'ordre surnaturel, un commerce s'établit avec Dieu qui est donné, qui est substantiellement possédé, qui est aimé et loué dans son temple créé, notre âme.