Quarto Kalendas Februarii, luna decima octava.
1. Hierosólymæ, sancti Matthíæ, epíscopi, qui, multa pro Christo perpéssus, demum in pace quiévit.
1 À Jérusalem, au IIe siècle, saint Matthias, évêque, qui souffrit beaucoup pour le Christ et, finalement mourut en paix.
2. Edéssæ in Osrhoéne, sancti Barsimæi, epíscopi, qui pro Christi fide sub Décio imperatóre verbéribus afféctus esse refértur, sed, exácta persecutióne, e cárcere dimíssus réliquum vitæ tempus in Ecclésiæ ipsi commíssæ régimen summam impendísse óperam.
2. À Édesse en Osrhoène, au IIIe siècle, saint Barsimée, évêque. On rapporte que sous l’empereur Dèce il fut, pour la foi au Christ, frappé de verges, mais qu’après la persécution, relâché de prison, il déploya une intense activité le reste de sa vie à diriger son Église.
3. Romæ, commemorátio sanctæ Martínæ, sub cuius título Donus papa basílicam in foro románo dedicávit.
3. À Rome, commémoraison de sainte Martine, sous le nom de qui le pape Donus dédia une basilique sur le forum romain en 676 ou 678.
4. Calæ ad Mátronam in pago Gálliæ Parisiénsi, sanctæ Bathíldis, quæ, regína, cœnóbia sub Régula sancti Benedícti ex more Luxoviénsi fundávit, post cóniugis Clodovéi Secúndi mortem Francórum regni gubernácula suscépit et, fílio regnánte, novíssimos annos sub íntegra religiónis régula conversáta est.
4. À Chelles près de la Marne sur le territoire de Paris, en 680, sainte Bathilde. Esclave anglo-saxonne, elle devint l’épouse de Clovis II, roi des Francs. Elle fonda des monastères sous la Règle de saint Benoît, mais à la manière de Luxeuil ; après la mort de Clovis II, elle devint régente du royaume des Francs et, quand son fils devint roi, elle passa les dernières années de sa vie en observant entièrement la Règle monastique.
5. Malbódii in Néustria, sanctæ Aldegúndis, abbatíssæ, témpore Dagobérti regis.
5. À Maubeuge dans le Hainaut, vers 684, sainte Aldegonde, abbesse du monastère qu’elle avait fondé, au temps du roi Dagobert II.
6. Pápiæ in Langobárdia, sancti Armentárii, epíscopi, qui corpus sancti Augustíni, a rege Liutprándo translátum, sollémniter in basílica Sancti Petri in Cælo Aureo repósuit.
6. À Pavie en Lombardie, après l’année 734, saint Armentaire, évêque, qui déposa solennellement, dans la basilique de Saint-Pierre au Ciel d’or, le corps de saint Augustin que le roi Luitprand avait fait transférer de Sardaigne.
7. Pássio sancti Theóphili, cognoménto Iúvenis, mártyris, qui præféctus classis christianórum, ab hóstibus apud Cyprum captus et ad ‘Arun suprémum Saracenórum príncipem perdúctus, cum nec donis nec minis ut Christum negáret flecti posset, gládio cæsus est.
7. En Arabie, l’an 792, la passion de saint Théophile, surnommé le Jeune, martyr. Chef de la flotte des chrétiens, il fut capturé par les Sarrasins près de Chypre et conduit devant le calife Haroun-al-Rashid, et comme ni les présents ni les menaces ne pouvaient l’amener à renier le Christ, il fut mis à mort d’un coup de cimeterre.
8*. Burgis in Vétere Castélla Hispániæ regióne, sancti Adelélmi, abbátis, qui sacéllum Sancti Ioánnis una cum xenodochío in formam monastérii convértit.
8*. À Burgos en Vieille Castille, l’an 1097, saint Adelelm, abbé, qui transforma en monastère un oratoire de Saint Jean uni à un hospice.
9*. Eblánæ in Hibérnia, tránsitus beáti Francísci Taylor, mártyris, qui, paterfarriílias, septem annos cárcerem propter fidem cathólicam perpéssus, tribulatiónibus et senectúte corréptus sub lacóbo rege Primo martyriurri complévit.
9*. À Dublin, en 1621, le bienheureux François Taylor, martyr. Père de famille, il souffrit sept années de prison à cause de la foi catholique et, brisé par les tribulations et la vieillesse, il acheva son martyre sous le roi Jacques Ier.
10. Vitérbii in Túscia, sanctæ Hyacínthæ Mariscotti, vírginis e Tértio Ordine Regulári Sancti Francísci, quæ, quíndecim annos in inánibus delectaméntis versáta, aspérrimam ampléxa est conversatiónem et confraternitátes excitávit ad senes consolándos et ad sanctam Eucharístiam adorándam.
10. À Viterbe dans le Latium, l’an 1640, sainte Hyacinthe Mariscotti, vierge, du Tiers-Ordre régulier de Saint-François. Après quinze ans passés dans une vie frivole de vanités mondaines, même au couvent, elle se convertit et embrassa une vie de macération ; elle établit des fraternités pour l’assistance des vieillards et l’adoration du Saint Sacrement.
11. Augústæ Taurinórum in Subalpínis, beáti Sebastiáni Valfré, presbyteri e Congregatióne Oratórii, qui in páuperes, infírmos et deténtos in carcéribus adiuvándos se totum impéndit et amicítia enixáque caritáte multos ad Christum perdúxit.
11*. À Turin dans le Piémont, en 1710, le bienheureux Sébastien Valfré, prêtre de l’Oratoire, qui se dévoua tout entier à aider les pauvres, les malades et les prisonniers et, par son amitié et son exquise charité, il conduisit bien des personnes au Christ.
12. Seuli in Coréa, sancti mártyris Pauli Hó Hyób, qui, miles, propter fídei professiónem comprehénsus et cruciátibus afféctus, víribus deficiéntibus, labi visus est, sed cum pænituísset, statim coram iúdice fidem Christi confirmávit, quare post diutúrnum cárcerem íctibus fractus occúbuit.
12. À Séoul, en 1840, saint Paul Ho Hyob, soldat, martyr. Arrêté à cause de sa profession de foi, il fut soumis à des tortures et, ses forces s’affaiblissant, il parut faillir, mais, se repentit de sa faiblesse, confirma aussitôt devant le juge la foi du Christ, et, après un long emprisonnement, il succomba, brisé par les coups.
13. In Tunquíno, sancti Thomæ Khuông, presbyteri et mártyris, qui, in persecutióne TQ Eïtíc imperatóris christiánum se esse invícto ánimo proféssus, in custódiam tráditus est et ante crucem génibus nixus secúri interféctus.
13. Au Tonkin, en 1860, saint Thomas Khuong, prêtre et martyr. Dans la persécution de l’empereur Tu Duc, il se déclara chrétien avec un courage invincible, fut mis en prison et, agenouillé devant la croix, fut tué d’un coup de hache.
14. Guadalaxáræ in México, sancti Dávidis Galván, presbyteri et mártyris, qui in persecutióne mexicána, quod sanctitátem matrimónii vindicavísset, a mílite sine iudício plumbis cæsus gloriósam corónam adéptus est.
14. À Guadalajara au Mexique, en 1915, saint David Galvan, prêtre et martyr. Dans la persécution mexicaine, parce qu’il avait revendiqué la dignité du mariage, il fut fusillé sans jugement par un soldat, obtenant ainsi la couronne de gloire.
15*. Malónnæ in Bélgio, sancti Muciáni Maríæ (Aloysii) Wiaux, fratris Scholárum Christianárum, qui totam fere vitam sumrna constántia ac perpétua alacritáte in educándos iúvenes incúbuit.
15*. À Malonne en Belgique, l’an 1917, saint Mucien-Marie (Louis Wiaux), frère des Écoles chrétiennes, qui consacra presque toute sa vie à l’éducation des jeunes avec une extrême persévérance et une ardeur continuelle.
16*. In monastério Sancti Benedícti de Maretíolo item in Bélgio, beáti Colúmbæ (Ioséphi) Marmion, qui, in Hibérnia natus, sacerdótio auctus et abbas in Ordine Sancti Benedícti dein efféctus, ut cœnóbii pater et animárum ductor sanctitáte vitæ, spiritáli doctrína et eloquéntia enítuit.
16*. Au monastère de Maredsous, également en Belgique, l’an 1923, le bienheureux Columba Marmion, abbé. Né en Irlande, devenu moine prêtre puis abbé bénédictin, il se rendit illustre comme père de ses moines et directeur spirituel, par sa sainteté de vie, sa doctrine spirituelle et son éloquence.
17*. In vico Torrent in Hispánia, beátæ Carmélæ García Moyón, ártyris, quæ, férvida doctrínæ christiánæ præcéptrix, in persecutióne religiósa ob Christi fidem violáta et adhuc viva concremáta est.
17*. À Torrent en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Carmen Garcia Moyon, martyre. Fervente enseignante de la doctrine chrétienne, à cause de la foi au Christ, pendant la persécution religieuse, elle fut violée, puis brûlée vive.
J8*. In civitáte Gdesz yn in Polónia, beáti Sigismúndi Pisarski, presbyteri et mártyris, qui in bello ob fidem ante persecutóres mínime abdicátam apud parœciam loci plumbis occísus est.
18*. À Godeszyn, paroisse du diocèse de Lublin, en Pologne, l’an 1943, le bienheureux Sigismond Pisarski, prêtre et martyr. Au cours de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation de la Pologne par un régime hostile à Dieu, parce qu’il n’avait en rien abdiqué la foi devant les persécuteurs, il fut fusillé près de sa paroisse.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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