Sexto Kalendas Iunii, luna decima nona.
1. Corínthi in Acháia, sanctæ Helicónidis, mártyris, quæ, témpore Gordiáni imperatóris, sub Perénnio præside, deínde sub eius successóre lustíno, multis torméntis afflícta, tandem cápitis obtruncatióne martyrium complévit.
1. À Corinthe, vers 340, sainte Héliconide, martyre. Sous l’empereur Gordien et le préfet Pérennis, puis sous son successeur Justin, elle subit de nombreux tourments et fut enfin décapitée, achevant ainsi son martyre.
2. Carnúti in Gállia Lugdunénsi, sancti Caráuni, mártyris.
2. À Chartres, peut-être au Ve siècle, saint Chéron, martyr.
3. Urgélli in Hispánia Tarraconénsi, sancti lusti, epíscopi, qui allegórice Cánticum Canticórum explanávit et concíliis hispánis intérfuit.
3. À Urgel en Catalogne, au VIe siècle, saint Just, évêque, qui composa un commentaire allégorique du Cantique des Cantiques et participa aux conciles d’Espagne.
4. Parísiis in Gállia, sancti Germáni, epíscopi, qui, primum abbas Sancti Symphoriáni Augustodunénsis, ad sedern Parisiénsem vocátus, monásticæ vitæ modum rétinens fructuósam curam animárum exércuit.
4. À Paris, en 576, saint Germain, évêque. D’abord abbé de Saint-Symphorien d’Autun, puis appelé au siège épiscopal de Paris, il conserva son mode de vie monastique en exerçant avec fruit sa tâche de pasteur, charitable envers les pauvres et veillant à la fondation du monastère de la Sainte-Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.
5*. In monastério Gellonénsi in Gállia Narbonénsi, sancti Guliélmi, mónachi, qui, in aula imperatóris cunctis clárior, dilectiónis afféctu vero sancto Benedícto Anianénsi adhæsit hábitum monásticum magna cum honestáte morum índuens.
5*. Au monastère de Gellone en Aquitaine, l’an 812, saint Guillaume ou Guilhem, moine. Nommé par Charlemagne comte de Toulouse et duc d’Aquitaine, vainqueur des Sarrasins jusqu’à Barcelone, parvenu au faîte des honneurs, lié d’amitié avec saint Benoît d’Aniane, il fonda, non loin d’Aniane, un autre monastère dans la vallée de Gellone, y prit l’habit monastique, et voulut demeurer simple moine, humble, pénitent, recherchant les emplois les plus humbles.
6*. Cantuáriæ in Anglia, beáti Lanfránci, epíscopi, qui, mónachus Beccénsis in Normánnia, célebrem scholam fundávit et de veritáte córporis et sánguinis Christi in sacraménto contra Berengárium disséruit; ad sedem póstea Cantuariénsem provéctus, Ecclésiæ disciplínam in Anglia reformáre stúduit.
6*. À Cantorbéry en Angleterre, l’an 1089, le bienheureux Lanfranc, évêque. Né à Pavie, moine et prieur du Bec en Normandie, il y fonda une école célèbre et débattit contre Bérenger de la réalité du corps et du sang du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. Appelé ensuite au siège de Cantorbéry, il travailla à réformer la discipline de l’Église en Angleterre.
7*. Pisis in Etrúria, sanctæ Ubaldéscæ, vírginis, quæ a sexto décimo ætátis anno usque ad mortem, per quinquagínta quinque annos, in hospítio ópera misericórdiæ constánter perfécit.
7*. À Pise en Toscane, l’an 1206, sainte Ubaldesca, vierge, qui pendant cinquante-cinq ans, depuis l’âge de seize ans jusqu’à sa mort, exerça avec charité les œuvres de miséricorde dans l’hôpital de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
8*. Apud Castrum Novum Carfaniánæ item in Etrúria, beáti Herculáni de Plegáli, presbyteri ex Ordine Minórum, qui concionátor exímius vitæ austeritáte, diutúrna abstinéntia et miraculórum fama præfúlsit.
8*. À Castelnuovo, en Toscane également, l’an 1451, le bienheureux Herculan de Plagario, prêtre de l’Ordre des Mineurs, éminent prédicateur, qui brilla par l’austérité de sa vie, son abstinence prolongée et sa réputation de faiseur des miracles.
9*. Londínii in Anglia, beátæ Margarítæ Pole, matrisfamílias et mártyris, quæ, comitíssa Sarisberiénsis et cardinális Regináldi mater, sub Henríco rege Octávo, cuius divórtium reprobáverat, in cárcere Turris abscísso cápite in pace Christi quiévit.
9*. À Londres, en 1541, la bienheureuse Marguerite Pole, martyre. Comtesse de Salisbury et mère du cardinal Réginald Pole, elle réprouva le divorce du roi Henri VIII et fut, à cause de cela, décapitée dans la prison de la Tour.
10*. Floréntiæ in Etrúria, beátæ Maríæ Bartholom æ Bagnesi, vírginis, soróris de Pæniténtia Sancti Domínici, quæ quadragínta quinque fere annos multos et aspérrimos dolóres tolerávit.
10*. À Florence en Toscane, l’an 1577, la bienheureuse Marie-Bartholomée Bagnesi, vierge. Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, elle supporta avec une patience admirable, pendant quarante-cinq ans, des douleurs multiples et perçantes.
JI*. Londínii in Anglia, beatórum Thomæ Ford, Ioánnis Shert et Robérti Johnson, presbyterórum et mártyrum, qui in Elísabeth regínam Primam coniuratiónis falso insimuláti et cápite damnáti patíbulo Tybúrni simul suspénsi sunt.
11*. À Londres, en 1582, les bienheureux Thomas Ford, Jean Shert et Robert Johnson, prêtres et martyrs, faussement accusés de complot contre la reine Élisabeth Ière, condamnés à mort et pendus ensemble à la potence de Tyburn.
12. In loco Clad Quóu in Cocincína, sancti Pauli Hąnh, mártyris, qui, christiános mores oblítus, manípulum furum ducébat, sed sub imperatóre Tu Duc comprehénsus se christiánam esse proféssus est et, nulla blandítia, nec flagellatióne, nec fórcipum laceratiónibus a fide defléxus, cápitis decollatióne glorióso martyrio obviávit.
12. À Cho Quan en Cochinchine, l’a 1859, saint Paul Hanh, martyr. Oublieux des mœurs chrétiennes, il était à la tête d’une bande de brigands, mais arrêté sous l’empereur Tu Duc, il déclara qu’il était chrétien, et ni la flatterie, ni la flagellation, ni les tenailles qui lui déchiraient le corps, rien ne le fit fléchir dans sa foi, et il fut décapité, achevant son témoignage par la gloire du martyre.
13*. Sachsenhúsæ in Germánia, beáti Ladislái Demski, mártyris, qui, polónus gente, in fide coram sectatóribus doctrinárum humánam omnem et christiánam dignitátem denegántium defendénda in campo detentiónis dire tortus óbiit.
13*. Au camp de concentration de Sachnenhausen près de Berlin, l’an 1940, le bienheureux Ladislas Demski, prêtre de Gniezno et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté et tué dans ce camp parce qu’il refusait de profaner son rosaire.
14*. In civitáte Dzia1domo in Polónia, beáti Antónii luliáni Nowowiejski, epíscopi Plocénsis, qui, in eádem tempestáte ab inimícis in campo detentiónis reclúsus, fame et diris vexatiónibus consúmptus ad Dóminum migrávit.
14*. Au camp de concentration de Dzialdowo en Pologne, l’an 1941 l’ évêque de Plock. Arrêté par la police secrète d’État avec d’autres prêtres, bienheureux Antoine-Julien Nowowiejski, sous l’occupation nazie, il succomba, après trois mois de réclusion, épuisé par les tortures et la faim.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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