Tertio Kalendas Iunii, luna vigesima secunda.
1. Festum Visitatiónis beátæ Maríæ Vírginis, cum ad cognátam suam Elísabeth venit fílio in senectúte grávidam eámque salutávit. Cum duæ futúræ matres illæ lætántes occúrrerent, Redémptor advéniens præcursórem suum adhuc in útero sanctificávit et María, salutatióni Elísabeth respóndens et in Spíritu exsúltans, cántico laudis magnificávit Dóminum.
1. Fête de la Visitation de la Vierge Marie, quand elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte d’un fils dans sa vieillesse, et la salua. À la rencontre dans la joie des deux futures mères, le Rédempteur, par sa venue, sanctifia son précurseur encore dans le sein de sa mère, et Marie, en réponse à la salutation d’Élisabeth et exultant dans l’Esprit Saint, magnifia le Seigneur par un chant de louange.
2. Romæ in cœmetério Domitíllæ via Ardeatína, sanctæ Petroníllæ, vírginis et mártyris.
2. À Rome, au cimetière de Domitille sur la voie Ardéatine, sainte Pétronille, vierge et martyre.
3. Apud Cománam in Ponto, sancti Hérmiæ mílitis, mártyris.
3. Près de Comana dans le Pont, saint Hermias, soldat, martyr.
4. Aquiléiæ in Venétia, sanctórum Cántii, Cantiáni et Cantianíllæ, mártyrum, qui, a persecutóre comprehénsi a civitáte vehículo secedéntes, tandem ad pœnam perdúcti sunt.
4. À Aquilée en Vénétie, au début du IVe siècle, les saints martyrs Cant, Cantien et Cantianille. Partis de la ville en voiture pour fuir la persécution, une de leurs mules s’étant abattue, ils furent pris par les persécuteurs et mis à mort.
5*. Tolósæ in Gállia Narbonénsi, sancti Sílvii, epíscopi, qui túmulum sancti Saturníni basílica adornáre cepit.
5*. À Toulouse, vers 400, saint Silvius, évêque, qui commença à orner d’une basilique le tombeau de saint Saturnin.
6*. Fori Lívii in Æmília, beáti lacóbi Salomoni, presbyteri, qui aduléscens, patre defúncto et matre inter moniáles Cisterciénses suscépta, bona paupéribus distríbuit et, Ordinem Prædicatórum ampléxus, ibídem per quadragínta quinque annos charismátibus insígnibus dotátus amícus paupéribus et vir pacíficus refúlsit.
6*. À Forli en Émilie, l’an 1314, le bienheureux Jacques Salomoni, prêtre. Adolescent orphelin de père, sa mère étant reçue parmi les moniales cisterciennes, il distribua ses biens aux pauvres et, entrant dans l’Ordre des Prêcheurs, il y brilla durant quarante-cinq ans, doté de charismes étonnants, ami des pauvres et homme pacifique.
7*. Cameríni in Picéno Itáliæ, beátæ Baptístæ (Camíllæ) Varano, abbatíssæ monastérii Clarissárum a patre ipsíus fundáti, quæ magnas tribulatiónes necnon mysticas consolatiónes expérta est.
7*. À Camerino dans les Marches, en 1524, sainte Baptista Varano. Abbesse du monastère des Clarisses que son père avait fait construire, elle éprouva de grandes tribulations ainsi que des consolations mystiques. (Canonisée le 17 octobre 2010 par Benoît XVI)
8*. Eboráci in Anglia, beatórum mártyrum Robérti Thorpe, presbyteri, et Thomæ Watkinson, qui, sub Elísabeth regína Prima cápite
8*. À York en Angleterre, l’an 1591, les bienheureux martyrs Robert Thorpe, prêtre, et Thomas Watkinson, qui furent condamnés à mort sous la reine Élisabeth Ière, l’un parce qu’il était prêtre, l’autre, père de famille d’un âge avancé, parce qu’il avait souvent aidé des prêtres ; tous deux subirent les supplices de la potence.
damnáti, prior quod sacérdos esset, alter vero, paterfamílias provéctæ ætátis, quod auxílium sacerdótibus sæpe suppeditavísset, simul corónam martyrii in patíbulo accepérunt.
9*. À Paris, en 1686, le bienheureux Nicolas Barré, prêtre de l’Ordre des Minimes. Né à Amiens, maître en théologie et célèbre directeur spirituel dans l’esprit de l’Évangile, il fonda les Petites Écoles de la charité, les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Saint-Maur et les Sœurs de la Providence de Rouen, pour l’éducation gratuite des enfants du peuple.
9*. Parísiis in Gállia, beáti Nicolái Barré, presbyteri, qui, theológiæ magíster ac céleber præcéptor animárum in spíritu Evangélii, Ubíque Gálliæ Scholas Christiánas et Caritátis, necnon Soróres Magístras a Iesu Infánte instítuit pro fíliis pópuli gratis erudiéndis.
10*. À Nicosie en Sicile, l’an 1787, le saint Félix (Jacques Amoroso), religieux, qui, après dix ans de refus, finit par être admis chez les capucins et vécut parmi eux en accomplissant avec simplicité et innocence du cœur les emplois les plus humbles. (canonisé le 23 octobre 2005 par Benoît XVI)
10*. Hérbitæ in Sicília, beáti Felícis (lacóbi) Amoroso, religiósi, qui, per decem annos recusátus, tandem Ordinem Fratrum Minórum Capuccinórum ingréssus est, ubi humíllima múnera simplicitáte et innocéntia cordis implévit.
11*. À Civitella aux environs de Rome, en 1866, le bienheureux Marien de Roccacasale (Dominique Di Nicolantonio), religieux franciscain. Remplissant l’office de portier, il ouvrait la porte du couvent aux pauvres et aux pèlerins, qu’il soutenait de toutes les façons avec la plus grande charité.
11*. In vico Bellegra in pago Románo, beáti Mariáni de Roccacasale (Domínici) Di Nicolantonio, religiósi ex Ordine Fratrum Minórum, qui, ianitóris offícium adímplens, óstium convéntus apéruit paupéribus et peregrínis, quos summa cum caritáte omnímodo sustínuit.
12. À Mityana en Ouganda, l’an 1886, saint Noé Mawaggali, martyr. Page du roi Mwanga, quand commença la persécution, il refusa, sans peur, de fuir et offrit spontanément sa poitrine aux lances des soldats. Percé de coups, il fut alors pendu à un arbre, jusqu’à ce qu’il rendît l’esprit pour le Christ.