Decimo Kalendas Septembris, luna decima nona.
1. Festum sancti Bartholomǽi, Apóstoli, qui idem ac Nathánael plerúmque créditus, Canæ Galilææ ortus, apud lordánem a Philíppo ad Christum Iesum ductus est; póstea Dómirius ad se sequéndum eum vocávit et Duódecim aggregávit; post Ascensiónem Dómini Evangélium in India ipse prædicásse tráditur ibíque martyrio coronátus esse.
Fête de saint Barthélemy, Apôtre. Identifié généralement avec Nathanaël, originaire de Cana en Galilée, il fut conduit à Jésus par Philippe ; le Seigneur l’appela ensuite à le suivre et le mit dans le groupe des Douze. Des traditions assurent qu’après l’Ascension du Christ, il annonça l’Évangile en Inde et qu’il y fut couronné du martyre.
2. Claudiópoli in Honoríade, sancti Tatiónis, mártyris.
2. À Claudiopolis, en Honoriade dans le Pont, saint Tatien, martyr.
3. Clippíaci in agro Parisiénsi, tránsitus sancti Audœni, epíscopi Rothomagénsis, qui, ex regis Dagobérti referendário ad episcopátum ordinátus, Ecclésiam suam felíciter rexit annos tres et quadragínta, plúrimas ecclésias condens et monastéria fovens.
3. À Clichy dans la région parisienne, en 684, le trépas de saint Ouen, évêque de Rouen. Référendaire du roi Dagobert, élu évêque par le peuple de Rouen, il dirigea son Église avec succès, pendant quarante-trois ans, faisant construire de nombreuses églises et favorisant les fondations monastiques.
4. In monte Olympo in Bithynia, sancti Geórgii Limniótæ, mónachi, qui, cum ímpium Leónem imperatórem Tértium reprehendísset, quod sacras Imágines frángeret sanctorúmque relíquias combúreret, hanc ob causam, eius iussu náribus abscíssis et cápite incénso, martyr migrávit ad Dóminum.
4. Sur le mont Olympe en Bithynie, vers 730, saint Georges Limniote, moine. Pour avoir reproché à l’empereur impie Léon l’Isaurien de briser les saintes images et de brûler les reliques des saints, il eut, sur l’ordre de l’empereur, le nez coupé et la tête brûlée. Il s’en alla ainsi, en martyr, vers le Seigneur.
5. Limæ in Perúvia, natális sanctæ Rosæ, cuius memória prídie huius diéi recólitur.
5. À Lima au Pérou, en 1617, la naissance au ciel de sainte Rose, dont la mémoire a été célébrée la veille.
6*. Andégavi in Gállia, beáti Andréæ Fardeau, presbyteri et mártyris, qui tempóribus gállicæ perturbatiónis in ódium sacerdótii decollátus est.
6*. À Angers, en 1794, le bienheureux André Fardeau, prêtre et martyr, guillotiné en raison de son sacerdoce sous la Révolution française.
7. Neápoli in Campánia, sanctæ loánnæ Antídæ Thouret, vírginis, quæ vitam religiósam, témpore gállicæ perturbatiónis interrúptam, alíquibus cum sóciis prosecúta est, quas Vesontióne in novam Societátern Sorórum a Caritáte sibi aggregávit, christiánæ ac civíli iuventútis institutióni et caritáti erga párvulos derelíctos, páuperes ægrotósque dicátas, donec magnis affécta tribulatiónibus óbiit.
7. À Naples, en 1826, sainte Jeanne-Antide Thouret, vierge. Née dans le diocèse de Besançon, elle venait d’entrer chez les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, quand la Révolution française supprima les instituts religieux. Elle continua cependant à Besançon la vie religieuse avec quelques compagnes qu’elle appela les Sœurs de la Charité et qu’elle voulut consacrer au soin des enfants abandonnés, des pauvres et des malades. Elle connut de grandes tribulations et mourut, exilée, à Naples.
8. Massíliæ in Gállia, sanctæ Æmíliæ de Vialar, vírginis, quæ, de Evangélio in regiónes longínquas diffundéndo molíta, Congregatiónem Sorórum a Sancto Ioseph ab Apparitióne instítuit et magnópere disseminávit.
8. À Marseille, en 1856, sainte Émilie de Vialar, vierge. Dans le souci de diffuser l’Évangile dans les contrées les plus lointaines, elle fonda la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition et, à travers les tracas, les persécutions, la pauvreté, elle développa considérablement son institut en fondant quarante-deux maisons, de l’Afrique du Nord à la Birmanie.
9. Valéntiæ in Hispánia, sanctæ Maríæ Michǽlæ a Sanctíssimo Sacraménto Desmaisières, vírginis, fundatrícis Congregatiónis Ancillárum a Sanctíssimo Sacraménto et a Caritáte, quæ, tenáci stúdio ac desidério ánimas Deo lucrándi inflammáta, puéllis deviátis et meretrícibus rediméndis vitam dicávit.
9. À Valence en Espagne, l’an 1866, sainte Marie-Michelle du Saint-Sacrement (Michelle Desmaisières), vierge, fondatrice de la Congrégation des Servantes du Saint-Sacrement et de la Charité. Avec zèle et ténacité, enflammée d’un grand désir de gagner des âmes à Dieu, elle consacra sa vie à la rédemption des filles perdues et des prostituées.
10*. Tulcániæ in Æquatória, beátæ Maríæ ab Incarnatióne (Maríæ Vincéntiæ) Rosal, vírginis, quæ Bethlehemítas Soróres instaurávit, præsértim ad mulíerum dignitátem vindicándam atque puéllas christiáne instituéndas.
10*. À Tulcan en Équateur, l’an 1886, la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Marie-Vincente Rosal), vierge, qui réforma les sœurs de Bethléem, en leur donnant pour tâche principale de revendiquer la dignité des femmes et de donner aux jeunes filles une éducation chrétienne.
11. . Prope Monáchium Baváriæ in Germánia intra castra detentiónis Dacháni, beáti Maximiáni Binkiewicz, presbyteri et mártyris, qui, in bello ob Christi fidem e pátria Polónia a milítibus invasóribus eréptus, torméntis cruciatibúsque laborátus óbiit.
11*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, l’an 1942, le bienheureux Maximilien Binkiewiecz, prêtre de Częstochowa et martyr. Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut arrêté et déporté dans ce camp, où il mourut des suites des brutalités subies.
12*. Dresdæ in Germánia, beatórum Ceslái Jóżwiak, Eduárdi Kaźmierski, Francísci Kęsy, Eduárdi Klinik et larogniévi Wojciechowski, mártyrum, qui, polóni génere, in eádem tempestáte in cárcerem coniécti, secúris íctibus martyrium consummavérunt.
12*. À Dresde en Allemagne orientale, l’an 1942, les bienheureux martyrs Ceslas Jozwiak, Édouard Kazmierski, François Kesy, Édouard Klinik et Iaroniev Wojciechowski. Élèves chez les Salésiens de Poznam en Pologne, ils furent arrêtés, par le pouvoir nazi, internés dans diverses prisons, puis condamnés à mort sous l’accusation d’avoir cherché à trahir l’État, et décapités à la hache.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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