Kalendis Octobris, luna vigesima octava.
1. Memória sanctórum Angelórum Custódum, qui, primum ad contemplándam in splendóre fáciem Dei vocáti, a Dómino étiam apud hómines commíssi sunt, ut iis invisíbili sua, sed sollícita, præséntia adéssent ac consúlerent.
1. Mémoire des saints Anges gardiens. Appelés d’abord à contempler dans sa splendeur la face de Dieu, ils sont aussi mis par le Seigneur au service des hommes, pour être à leurs côtés et veiller sur eux, d’une manière invisible, mais très attentive.
2. Nicomedíæ in Bithynia, sancti Eleuthérii, mártyris.
2. À Nicomédie en Bithynie, au IIIe ou IVe siècle, saint Éleuthère, martyr.
3*. Numánciæ in Hispánia Carthaginénsi, sancti Satúrii, eremítæ.
3. À Numance en Espagne, l’an 606, saint Saturius, ermite.
4. Sarcinióne in território Néustriæ Atrebaténsis, pássio sancti Leodegárii, Augustodunénsis epíscopi, quem, váriis afflíctum iniúriis et excæcátum, Ebroínus maiordómus aulæ régiæ Theodoríci iniúste interfécit. Cum eo cólitur memória fratris eius sancti Geríni, mártyris, qui, duóbus annis ántea, eiúsdem Ebroíni iussu lapídibus óbrutus est.
4. Sur le territoire d’Arras, en 679 ou 680, la passion de saint Léger, évêque d’Autun. Il fut en butte à la haine d’Ébroïn, maire du palais du roi de Neustrie Théodoric, qui le fit assassiner, après lui avoir fait crever les yeux et subir d’autres tortures. Avec lui on vénère la mémoire de son frère saint Guérin, martyr, lapidé deux ans auparavant sur l’ordre du même Ébroïn.
5*. Andágii in saltu Arduénnæ in Austrásia, sancti Beregísi, abbátis, qui monastérium clericórum regulárium ibídem fundávit eíque sédulo præfuit.
5*. À Andain, dans un col des Ardennes, après 725, saint Bérégise, abbé, qui fonda en cet endroit un monastère de clercs réguliers et le gouverna avec soin.
6*. In Rǽtia, sancti Ursicíni, epíscopi Curiénsis et primi abbátis monastérii Disentinénsis ab ipso fundáti.
6*. En Rhétie, au VIIIe siècle, saint Ursicin, évêque de Coire, fondateur et premier abbé du monastère de Disentis.
7. Constantinópoli, commemorátio sancti Theóphili, mónachi, qui pro defensióne sacrárum Imáginum a Leóne Isáurico sævíssime cæsus est et in exsílium pulsus.
7*. À Constantinople, commémoraison de saint Théophile, moine. Pour la défense des saintes images, il fut blessé grièvement par l’empereur Léon l’Arménien et envoyé en exil, où il mourut vers 795.
8*. Nagasákii in Iapónia, beatórum Ludovíci Yakichi et Lúciæ, cóniugum, atque filiórum eórum Andréæ et Francísci, mártyrum, qui pro Christo mortem obiérunt, púeris cum matre coram patre decollátis, ipso póstea in ignem proiécto.
8*. À Nagasaki au Japon, en 1622, les bienheureux martyrs Louis Yakichi, Lucie, son épouse et leurs fils André et François, qui allèrent à la mort pour le Christ, les enfants et leur mère décapités devant le père, et lui-même ensuite brûlé vif.
9*. In salo ante Rupifórtium in Gállia in squálida corbíta áncoris deligáta, beáti Geórgii Edmúndi René, presbyteri et mártyris, qui, canónicus Vezeliacénsis, témpore gállicæ perturbatiónis ad navália víncula damnátus quod munus sacerdotále exercéret, córporis tabe consúmptus occúbuit.
9*. Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Georges-Edmond René, prêtre et martyr. Chanoine de Vézelay, il fut déporté, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, sur un bateau négrier, et mourut, épuisé par la fièvre.
10*. Lugdúni in Gállia, beáti Antónii Chevrier, presbyteri, qui Opus Providéntiæ Pradénse instítuit, ubi sacerdótes ad iúvenes páuperes christiána religióne docéndos compararéntur.
10*. À Lyon, en 1879, le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre, qui fonda l’Œuvre de la Providence du Prado, pour la formation de prêtres capables d’enseigner la religion chrétienne aux jeunes gens pauvres.
11*. Fianarantsóæ in Madagascária, beáti Ioánnis Beyzym, presbyteri e Societáte Iesu, qui férvidam hac in ínsula pro leprósis exércuit navitátem, quorum córpori et spirítui magna ope caritátis inservívit.
11*. À Fianarantsoa à Madagascer, en 1912, le bienheureux Jean Beyzym, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui exerça de grand cœur son activité dans l’île en faveur des lépreux, dont il s’employa à soulager les corps et les esprits avec beaucoup de charité.
12*. Prope Castáliam ad oram Hispániæ, beatórum Francísci Carceller, ex Ordine Clericórum Regulárium Scholárum Piárum, et Isidóri Bover Oliver, e Sodalitáte sacerdótum operariórum diœcesanórum, presbyterórum et mártyrum, qui, persecutióne sæviénte, in ódium sacerdótii ante murum cœmetérii plumbis interémpti martyrium consummárunt.
12*. En divers lieux d’Espagne, dans la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en 1936, cinq bienheureux martyrs : François Carceller, prêtre, des Clercs réguliers des Écoles religieuses, et Isidore Bover, de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains, fusillés devant le mur du cimetière de Forcall, près de Castillon de la Plana
13*. In vico Sax prope Lucéntum item in Hispánia, beatórum Elíæ et Ioánnis Baptístæ Carbonell Mollá, presbyterórum et mártyrum, qui, fratres, in eádem persecutióne erga Ecclésiam plumb is interfécti sunt.
13*. En Espagne, les bienheureux frères Élie et Jean-Baptiste Carbonell Molla, prêtres, fusillé à Sax, près de Lugo en Galice
14*. In vico Sil1a prope Valéntiam item in Hispánia, beátæ Maríæ Guadalupe (Maríæ Francíscæ) Ricart Olmos, religiósæ ex Ordine Servórum Maríæ et mártyris, quæ in eádem tempestáte ob Christi testimónium coronáta est.
14*. En Espagne, la bienheureuse Marie-Guadeloupe (Marie-Françoise Ricart Olmos), religieuse de l’Ordre des Servites de Marie, torturée sauvagement et défigurée, à Silla, dans la région de Valence.
15. In urbe Stanis1awóm in Polónia, beátæ Maríæ Antonínæ Kratochwil, vírginis e Congregatióne Sorórum Scholárium a Dómina Nostra et mártyris, quæ, belli témpore, cárceri propter fidem data est, ubi cruciátibus pro Christo Sponso afflícta occúbuit.
15*. À Stanislawow en Pologne, l’an 1942, la bienheureuse Marie-Antonine Kratochwil, vierge, des Sœurs des écoles de Notre-Dame, et martyre. Supérieure de son couvent, arrêtée avec les autres sœurs par l’occupant nazi, sur dénonciation, et internée, elle mourut à l’hôpital des suites des mauvais traitements subis en prison.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Lectio brevis (Iac 5, 8-11)
Lecture brève (Iac 5, 8-11)
Patiéntes estóte, et vos, confirmáte corda vestra, quóniam advéntus Dómini appropinquávit. Nólite ingemíscere fratres, in altérutrum, ut non iudicémini; ecce iudex ante iánuam assístit. Exémplum accípite, fratres, labóris et patiéntiæ prophétas, qui locúti sunt in nómine Dómini. Ecce beatificámus eos, qui sustinuérunt; sufferéntiam Iob audístis et finem Dómini vidístis, quóniam miséricors est Dóminus et miserátor.
Soyez donc patients, vous aussi, et affermissez vos cœurs, car l'avènement du Seigneur est proche. Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés. Voici, le juge est à la porte. Prenez, frères, pour modèle de souffrance et de patience dans les afflictions les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous appelons heureux ceux qui ont tenu bon. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui a accordée ; car le Seigneur est miséricordieux et compatissant.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
Retour en haut