Tertio Nonas Octobris, luna secunda.
1. Sancti Brunónis, presbyteri, qui, a Colónia Agrippína in Lotharíngia oriúndus, postquam disciplínas theológicas in Gállia dócuit, vitam solitáriam desíderans, cum paucis discípulis in desérta valle Cartúsiæ in Alpibus Ordinem fundávit, ubi eremitárum solitúdo cum cœnobítica quadam conversatióne componerétur. A beáto Urbáno papa Secúndo Romam vocátus, ut eum in Ecclésiæ necessitátibus adiuváret, in erémo tamen apud monastérium Turris in Calábria últimos annos transégit.
1. Mémoire de saint Bruno, prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme. Appelé à Rome par le bienheureux pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un ermitage, près du monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.
2. Laodicéæ in Phrygia, sancti Ságaris, epíscopi et mártyris, sub Servílio Paulo, Asiæ procónsule.
2. À Laodicée en Phrygie, vers 170, saint Sagaris, évêque et martyr, sous Servile Paul, proconsul d’Asie.
3. Agínni in Aquitánia, sanctæ Fídei, mártyris.
3. À Agen, peut-être au IVe siècle, sainte Foy, martyre.
4. Surrénti in Campánia, sancti Renáti, epíscopi.
4. À Sorrente en Campanie, au Ve siècle, saint René, ermite.
5. Autissiodóri in Néustria, sancti Románi, epíscopi.
5. À Auxerre, vers 564, saint Romain, évêque.
6*. In Venétia, commemorátio sancti Magni, epíscopi, qui ex Opitérgio urbe a Langobárdis capta cum máxima gregis sui parte emigrásse fertur, urbem novam Heraclíam condidísse et Venétiis octo ecclésias exstruéndas curavísse.
6. En Vénétie, commémoraison de saint Magne, évêque, qui, dit-on, quitta la ville d’Oderzo, prise par les Lombards, avec la plus grande partie de son troupeau, fonda la ville nouvelle d’Héraclée et prit soin de construire huit églises à Venise. Il mourut vers 670.
7*. In Británnia Minóre, sancti Ywii, diáconi et mónachi, qui, sancti Cuthbérti Lindisfarnénsis epíscopi discípulus, mare transfretávit et in hac regióne commorátus est, vigíliis ieiuniísque assíduus.
7*. En Bretagne, vers 700, saint Ivi (Ywi), diacre et moine. Disciple de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne en Angleterre, il voulut suivre l’idéal monastique irlandais d’exilé pour le Christ, traversa la mer et demeura dans la région, assidu aux veilles et aux jeûnes.
8*. Azogyreæ in Creta, sancti Ioánnis, cognoménto Xeni, qui monásticam conversatiónem per ínsulas propagávit.
8*. À Azogyrde en Crète, au XIe siècle, saint Jean, surnommé l’Étranger, qui répandit dans l’île la vie monastique.
9*. Garácti in pago Lemovicénsi Aquitániæ, sancti Pardúlphi, abbátis, qui, sanctitáte vitæ clarus, Saracénos a Cárolo Martéllo rege profligátos ab oratório suo effugavísse fertur.
9*. À Guéret au pays de Limoges, en 737, saint Pardoux, abbé. Homme de grande sainteté de vie, il aurait fait fuir de son oratoire les Sarrasins pourchassés par Charles Martel.
10*. Lambáci in Bavária, tránsitus beáti Adalberónis, epíscopi Herbipolénsis, qui, pro Sede Apostólica multa a schismáticis passus et a sede sua semel iterúmque pulsus, postrémos vitæ annos apud Larribacénse monastérium ab ipso cónditus in pace transégit.
10*. À Lambach en Bavière, l’an 1090, le trépas du bienheureux Adalbéron, évêque de Wurtzbourg. Il dut subir bien des épreuves pour le Siège apostolique de la part des schismatiques, fut chassé de son siège plus d’une fois, mais passa dans la paix les dernières années de sa vie dans le monastère qu’il avait fait construire.
11*. In Cartúsia Arvériæ in Burgúndia, quam fundáverat, sancti Artáldi, epíscopi Bellicénsis, qui, mónachus prope nonagenárius, epíscopus invítus eléctus est et post duos annos ad monásticam vitam rédiit usque ad centésimum sextum annum.
11*. Dans la Chartreuse d’Arvières en Bourgogne, l’an 1206, la naissance au ciel de saint Arthaud, évêque. Il était prieur et presque nonagénaire quand il fut élu, malgré lui, au siège épiscopal de Belley, mais deux ans après, il revint à la vie monastique dans la chartreuse qu’il avait fondée, et y mourut âgé de cent-cinq ans.
12. Neápoli in Campánia, sanctæ Maríæ Francíscæ a Vulnéribus Dómini nostri Iesu Christi (Annæ Maríæ) Gallo, vírginis e Tértio Ordine Seculári Sancti Francísci, ad innúmeros et assíduos cruciátus ac certámina patiéntia, pæniténtia et amóre Dei et animárum admirábilis.
12. À Naples, en 1791, sainte Marie-Françoise des Cinq Plaies (Anne-Marie Gallo), vierge du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, admirable par sa patience à supporter des souffrances et des luttes sans nombre et continuelles, par ses pénitences et son amour de Dieu et des âmes.
13*. Apud Rupifórtium in Gállia, beáti Francísci Hunot, presbyteri et mártyris, qui, persecutióne contra Ecclésiam furénte, propter sacerdótium in sórd do navígio tamquam cárcere reclúsus, fébribus corréptus spíritum réddidit.
13*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, malgré le serment prêté à la Constitution civile du clergé, puis rétracté, il fut considéré comme insermenté, déporté sur un bateau négrier, et mourut de fièvre et du scorbut, montrant jusqu’au dernier moment un courage et une constance à toute épreuve.
14*. In loco Longueuil in Cánada, beátæ Maríæ Rosæ (Euláliæ) Durocher, vírginis, fundatrícis Congregatiónis Sorórum a Sanctis Nomínibus Iesu et Maríæ, pro puellárum humána et christiána institutióne.
14*. À Longueil au Canada, en 1849, la bienheureuse Marie-Rose (Eulalie Durocher), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs des saints Noms de Jésus et de Marie, pour la formation humaine et chrétienne des jeunes filles.
15. Apud urbem in-Hóa in Annámia, sancti Francísci Tran Văn Trung, mártyris, qui, miles, fidem christiánam abiuráre iussus, strénue apostatáre recusávit, quaprópter imperatóris Th Dúc iussu cápite truncátus est.
15. À Hanoï au Tonkin, l’an 1858, saint François Tran Van Trung, martyr. Officier, il refusa énergiquement d’abjurer la foi chrétienne, comme il en avait reçu l’ordre et, par décret de l’empereur Tu-Duc, il fut décapité.
16*. Cortoríaci in Bélgio, beáti Isidóri a Sancto Ioseph de Loor, religiósi e Congregatióne Passiónis, qui múnera ipsi commíssa xempl explévit et, morbo corréptus, confrátribus xemplar diros tulit dolóres.
16*. À Courtray en Belgique, l’an 1916, le bienheureux Isidore de Saint-Joseph (Isidore de Loor), religieux passioniste, qui accomplit saintement les charges qui lui furent confiées et, quand la maladie le saisit, sa patience à endurer d’atroces douleurs fut un exemple pour ses confrères.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Lectio brevis (2 Thess 2, 15-17; 3,5)
Lecture brève (2 Thess 2, 15-17; 3,5)
Itaque, fratres, state et tenéte traditiónes, quas didicístis sive per sermónem sive per epístulam nostram. Ipse autem Dóminus noster Iesus Christus et Deus Pater noster, qui diléxit nos et dedit consolatiónem ætérnam et spem bonam in grátia, consolétur corda vestra et confírmet in omni ópere et sermóne bono.
Que Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en toute bonne œuvre, et en toute bonne parole.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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