Quarto Idus Novembris, luna nona.
1. Memória sancti Martíni, epíscopi, in die eius depositiónis; qui, in Pannónia e paréntibus gentílibus natus et in Gállia sub vexíllis vocátus, adhuc catechúmenus Christum in páuperi veste sua contéxit; baptísmo suscépto, arma relíquit et apud Locogíacum vitam monásticam egit in cœnóbio a seípso cóndito, moderánte sancto Hilário Pictaviénsi; deínde sacerdótio initiátus et epíscopus Turonénsis eléctus, exémplum boni pastóris præ se ferens, ália monastéria parœciásque in vicis fundávit, clerum erudívit ac reconciliávit, rurícolas evangelizávit, donec Condáte ad Dóminum migrávit.
1. Mémoire de saint Martin, évêque. Né en Pannonie de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde impériale à cheval. À Amiens, encore catéchumène, il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire. Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397. Il fut mis au tombeau à Tours en ce jour.
2. Trans lacum Mareótidem in Ægýpto, sancti Mennæ, mártyris.
2. Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.
3. Véntiæ in Província Gálliæ, commemorátio sancti Veráni, epíscopi, qui fílius sancti Euchérii epíscopi Lugdunénsis, in monastério Lirinénsi educáJus, ad sanctum Leónem papam Magnum lítteras scripsit, grátias agens de fide in Verbo incarnáto in epístula eius ad Flaviánum.
3. À Vence en Provence, après 465, saint Véran, évêque. Fils de saint Eucher, évêque de Lyon, il fut élevé au monastère de Lérins. Devenu évêque, il écrivit au pape saint Léon le Grand pour le remercier de sa lettre à Flavien sur le mystère du Verbe incarné.
4. In província Sárrinii, commemorátio sancti Mennæ, solitárii, cuius virtútes sanctus Gregórius papa Magnus commémorat.
4. Commémoraison de saint Ménas, solitaire dans la province de Samnium à l’est du Latium, mort vers 580, dont le pape saint Grégoire le Grand rappelle les vertus.
5. Amathúnte in ínsula Cypro, tránsitus sancti Ioánnis Eleemosynárii, Alexandríni epíscopi, misericórdia in páuperes célebris, qui, erga omnes caritáte replétus, ecclésias, valetudinária ac orphanotrophía plúrima exstruénda curávit et máxima sollicitúdine enísus est, ut omnem civitátis leváret misériam, ad hoc ipsum bona Ecclésiæ cónferens et assídue dívites ad erogándam beneficéntiam exhórtans.
5. À Amathonte dans l’île de Chypre, en 636, le trépas de saint Jean l’Aumônier, évêque d’Alexandrie, célèbre par sa miséricorde envers les pauvres : rempli de charité pour tous, il prit soin de faire construire des églises, des hospices et des orphelinats et s’efforça, avec la plus grande sollicitude, de soulager toute misère de la cité, rassemblant dans ce but les biens de l’Église et exhortant sans relâche les riches à faire preuve de bienfaisance envers les pauvres.
6*. In monastério Malonnénsi in Brabántia, sancti Bertuíni, qui epíscopus et abbas cólitur.
6*. Au monastère de Malonne dans le Brabant, au VIIe siècle, saint Bertuin, vénéré comme évêque et abbé.
7. Constantinópoli, sancti Theodóri Studítæ, abbátis, qui monastérium suum scholar effécit sapiéntium, sanctórum ac mártyrum, qui in persecutiónibus ab iconoclástis patrátis víctimæ occubuérunt; ter in exsílium pulsus, traditiónes patrum Ecclésiæ magno in honóre hábuit et pro cathólicæ fídei expositióne célebres scripsit Christiánæ doctrínæ institutiónes.
7. À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, qui fit de son monastère une école de sages, de saints et de martyrs, victime des persécutions perpétrées par les iconoclastes ; trois fois envoyé en exil, il eut en grand honneur les traditions des pères de l’Église et, pour l’exposé de la foi catholique, il écrivit les célèbres Institutions de la doctrine chrétienne.
8. In monastério Cryptæ Ferrátæ in agro Tusculáno prope Romam, sancti Bartholomæi, abbátis, qui, in Calábria natus, ad sanctum Nilum ádiit, cuius mox vitam conscrípsit, et ipsi iam moribúndo in Tusculáno cœnóbio sub orientálium ascética disciplína condéndo ádfuit, quod regímine suo roborávit et scholam sciéntiæ artísque effécit.
8. Au monastère de Grottaferrata sur le territoire de Tusculum près de Rome, en 1065, saint Barthélemy, abbé. Né en Calabre, il se mit tout jeune sous la direction de saint Nil, dont il écrivit la vie et qu’il assista, alors qu’il était déjà moribond, dans la fondation du monastère sous la Règle de saint Basile. Il sut ensuite l’affermir par sa direction et en faire une école de science et d’art.
9. Nagasákii in Iapónia, sanctæ Marínæ de Omúra, vírginis et mártyris, quæ, in víncula coniécta, ludíbrio castimóniæ in públicis obnóxia fuit ac demum igne combústa.
9. À Nagasaki au Japon, en 1634, sainte Marine d’Omura, vierge et martyre, qui fut mise dans les fers, exposée en dérision en public pour sa chasteté et enfin brûlée vive sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu.
10*. In óppido Lasbi Piasnica apud civitátem Wejheromo in Polónia, beátæ Alíciæ Kotowska, vírginis e Congregatióne Sorórum Resurrectiónis Dómini et mártyris, quæ in bello ob Christi fidem strénue servátam plumbis interfécta est.
10*. À Laski Piasnika, près de la ville de Wejherowo en Pologne, l’an 1939, la bienheureuse Alice Kotowska, vierge de la Congrégation des Sœurs de la Résurrection et martyre. Supérieure de sa maison religieuse et directrice d’un cours supérieur pour jeunes filles, elle fut arrêtée par le régime nazi d’occupation, internée dans la prison de la ville, puis fusillée dans un bois voisin avec d’autres détenus.
11*. Sóphiæ in Bulgária, pássio beáti Vincéntii Eugénii Bossilkov, epíscopi Nicopolitáni et mártyris, e Congregatióne Passiónis Iesu, qui sub tyránnico regímine, cum se a romána communióne seiúngere recusáret, ad cárcerem ductus et dire vexátus sub crímine perduelliónis cápiti damnátus est et plumbis necátus.
11. À Sofia en Bulgarie, l’an 1952, la passion du bienheureux Vincent-Eugène Bossilkov, évêque de Nicopoli, passioniste et martyr. Il refusa, sous le régime soviétique, de se séparer de la communion avec l’Église romaine, fut incarcéré et cruellement maltraité, enfin condamné à mort sous prétexte de trahison et fusillé. Avec lui furent fusillés aussi les bienheureux Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Joseph Chichkov, prêtres, augustins de L’Assomption, faussement accusés de trahison, torturés, humiliés et condamnés à mort dans une parodie de procès.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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