Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Christe, pastórum caput atque princeps, géstiens huius celebráre festum, débitas sacro pia turba psallit cármine laudes.
O Christ, tête et prince des pasteurs, désirant célébrer cette fête, la foule pieuse chante des louanges sacrées avec des chants dévoués.
pro papa:
Pour un pape :
Quas oves déderas, ovíle orbis ut totus fíeret sacrátum, hic tuo nutu pósitus suprémo cúlmine rexit.
Que celui que Tu avais donné pour que le monde entier devienne un troupeau sacré, celui-ci, établi par Ta volonté, l’a gouverné du haut de la plus haute position.
pro episcopo:
Pour un évêque :
Strénuum bello púgilem supérni chrísmatis pleno tuus unxit intus Spíritus dono, posuítque sanctam páscere gentem.
Ton Esprit l'a oint intérieurement avec le don de l'huile sacrée, en faisant de lui un combattant courageux dans la bataille, Il l'a établi pour paître le peuple saint.
pro presbytero:
Pour un prêtre :
Hunc tibi eléctum fáciens minístrum ac sacerdótem sócians, dedísti dux ut astaret pópulo fidélis ac bonus altor.
L'ayant choisi comme ministre pour Toi, et l'ayant associé comme prêtre, Tu l'as donné comme guide fidèle et bon pasteur pour se tenir auprès du peuple.
Hic gregis ductor fuit atque forma, lux erat cæco, mísero levámen, próvidus cunctis pater omnibúsque ómnia factus.
Il fut le guide du troupeau et le modèle, lumière pour l'aveugle, soutien pour le misérable, Père prévoyant pour tous, il devint tout pour chacun.
Christe, qui sanctis méritam corónam reddis in cælis, dócili magístrum fac sequi vita, similíque tandem fine potíri.
O Christ, Toi qui rends aux saints La couronne méritée dans les cieux, fais que nous suivions notre maître avec une vie docile et qu'enfin nous obtenions une fin semblable.
Æqua laus summum célebret Paréntem teque, Salvátor, pie rex, per ævum; Spíritus Sancti résonet per omnem glória mundum.
Louange égale célèbre le Père suprême et Toi, Sauveur, roi pieux, à travers les âges ; Que la gloire de l'Esprit Saint résonne à travers le monde entier.
annotation: 8g;
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(c4) IN(j) tu(j)a(i) iu(j)stí(h)ti(g)a(i) *(,) lí(i)be(j)ra(h) me,(g) Dó(h)mi(g)ne.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 1. In tua iustítia, líbera me Dómine.
   Ant. 1. Dans Ta justice, libère-moi, Seigneur.
Psalmus 30 (31), 2-17. 20-25
Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia
Supplicaton de l'affligé avec confiance
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23, 46).
Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
I
I
   In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum; * in iustítia tua líbera me.
   J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
   Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me.
   Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
   Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias.
   Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
   Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me.
   Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
   Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea.
   Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
   In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis.
   Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
   Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi.
   Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
   Exsultábo et lætábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam;
   Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
   agnovísti necessitátes ánimæ meæ, nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos.
   Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. In(j) tu(j)a(i) iu(j)stí(h)ti(g)a(i) (,) lí(i)be(j)ra(h) me,(g) Dó(h)mi(g)ne.(g)
(::)
   Ant. In tua iustítia, líbera me Dómine.
   Ant. Dans Ta justice, libère-moi, Seigneur.
annotation: 8g;
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(c4) FÁ(h)ci(f)em(h) tu(j)am,(i) Dó(g)mi(h)ne,(h) *(,) il(j)lú(j)mi(j)na(i) su(i)per(j) ser(h)vum(i) tu(h)um.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 2. Fáciem tuam, Dómine, illúmina super servum tuum.
   Ant. 2. Fais briller Ta face sur Ton serviteur, Seigneur.
II
II
   Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in mæróre óculus meus, * ánima mea et venter meus.
   Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
   Quóniam defécit in dolóre vita mea * et anni mei in gemítibus;
   Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
   infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt.
   Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
   Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me.
   Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
   Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum.
   Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
   Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu;
   J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
   in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt.
   Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
   Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: «Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meæ».
   Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
   Eripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me;
   mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
   illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua.
   Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
   [Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno.
   [Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer; que les lèvres trompeuses deviennent muettes,
   Muta fiant lábia dolósa, quæ loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne.]
   elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, avec orgueil et insolence.]
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Fá(h)ci(f)em(h) tu(j)am,(i) Dó(g)mi(h)ne,(h) (,) il(j)lú(j)mi(j)na(i) su(i)per(j) ser(h)vum(i) tu(h)um.(g)
(::)
   Ant. Fáciem tuam, Dómine, illúmina super servum tuum.
   Ant. Fais briller Ta face sur Ton serviteur, Seigneur.
annotation: 2d;
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(f3) DI(f)lí(ffo)gi(e)te(f) Dó(h)mi(g)num,(f) *() om(h)nes(h) san(h)cti(h) e(i<)ius,(j) (,) quó(hi)ni(g)am(h) ve(f)ri(g)tá(fe)tem(e) re(ef)quí(h)ret(hiHG) Dó(f)mi(ef)nus.(f) (::)
E(h) u(h) o(h) u(g) a(ef) e.(f) (::)
   Ant. 3. Dilígite Dóminum, omnes sancti eius, quóniam veritátem requíret Dóminus.
   Ant. 3. Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints, car le Seigneur demande la vérité.
III
III
   Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te.
   Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
   Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum.
   Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
   Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuæ * a conturbatióne hóminum;
   Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
   próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum.
   Tu les protégeras dans Ton tabernacle * contre les langues qui les attaquent.
   Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta.
   Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
   Ego autem dixi in trepidatióne mea: * «Præcísus sum a conspéctu oculórum tuórum».
   Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
   Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meæ, * dum clamárem ad te.
   C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
   Dilígite Dóminum, omnes sancti eius: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam.
   Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
   Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino.
   Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(f3) a/. Di(f)lí(ffo)gi(e)te(f) Dó(h)mi(g)num,(f) () om(h)nes(h) san(h)cti(h) e(i<)ius,(j) (,) quó(hi)ni(g)am(h) ve(f)ri(g)tá(fe)tem(e) re(ef)quí(h)ret(hiHG) Dó(f)mi(ef)nus.(f)
(::)
   Ant. Dilígite Dóminum, omnes sancti eius, quóniam veritátem requíret Dóminus.
   Ant. Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints, car le Seigneur demande la vérité.
   v. Ego ipse requíram oves meas. r. Et indúcam eas in terram suam.
   v. Moi-même, Je chercherai Mes brebis. r. Et Je les ramènerai dans leur pays.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De libro primo Regum
Du premier livre des Rois
   Vinea erat Naboth Iezrahelítæ, quæ erat in Iézrahel iuxta palátium Achab regis Samaríæ. Locútus est ergo Achab ad Naboth dicens: "Da mihi víneam tuam, ut fáciam mihi hortum hólerum, quia vicína est et prope domum meam. Dabóque tibi pro ea víneam meliórem aut, si tibi commódius putas, argénti prétium quanto digna est." Cui respóndit Naboth: "Propítius mihi sit Dóminus, ne dem hereditátem patrum meórum tibi."
   Nabot de Yizréel possédait une vigne à côté du palais d'Achab, roi de Samarie, et Achab parla ainsi à Nabot: " Cède-moi ta vigne pour qu'elle me serve de jardin potager, car elle est tout près de ma maison; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l'argent qu'elle vaut. " Mais Nabot dit à Achab: " Le Seigneur me garde de te céder l'héritage de mes pères! "
   Scripsit ítaque Iézabel uxor Achab lítteras ex nómine Achab et signávit eas ánulo eius et misit ad maióres natu et ad optimátes qui erant in civitáte eius et habitábant cum Naboth. Litterárum autem hæc erat senténtia: "Prædicáte ieiúnium et sedére fácite Naboth in cápite pópuli et submíttite duos viros fílios Bélial contra eum, et testimónium dicant: "Maledixísti Deum et regem"; et edúcite eum et lapidáte, sicque moriátur." Fecérunt ergo cives eius maióres natu et optimátes qui habitábant cum eo in urbe sicut præcéperat eis Iézabel et sicut scriptum erat in lítteris quas míserat ad eos. Prædicavérunt ieiúnium et sedére fecérunt Naboth in cápite pópuli; et ingréssi duo viri fílii Bélial sedérunt contra eum et illi, ut viri diabólici, dixérunt contra eum testimónium coram multitúdine: "Maledíxit Naboth Deum et regem." Quam ob rem eduxérunt eum extra civitátem et lapídibus interfecérunt; miserúntque ad Iézabel dicéntes: "Lapidátus est Naboth et mórtuus est." Quod cum audísset Achab, mórtuum vidélicet Naboth, surréxit et descendébat in víneam Naboth Iezrahelítæ ut possidéret eam.
   Jézabel, la femme d'Achab, écrivit au nom d'Achab des lettres qu'elle scella du sceau royal, et elle adressa les lettres aux anciens et aux notables qui habitaient avec Nabot. Elle avait écrit dans ces lettres: " Proclamez un jeûne et faites asseoir Nabot en tête du peuple. Faites asseoir en face de lui deux vauriens qui l'accuseront ainsi: "Tu as maudit Dieu et le roi!" Conduisez-le dehors, lapidez-le et qu'il meure! " Les hommes de la ville de Nabot, les anciens et les notables qui habitaient sa ville, firent comme Jézabel leur avait mandé, comme il était écrit dans les lettres qu'elle leur avait envoyées. Ils proclamèrent un jeûne et mirent Nabot en tête du peuple. Alors arrivèrent les deux vauriens, qui s'assirent en face de lui, et les vauriens témoignèrent contre Nabot devant le peuple en disant: " Nabot a maudit Dieu et le roi. " On le fit sortir hors de la ville, on le lapida et il mourut. Puis on envoya dire à Jézabel: " Nabot a été lapidé et il est mort. " Quand Achab apprit que Nabot était mort, il se leva pour descendre à la vigne de Nabot de Yizréel et en prendre possession.
   Factum est sermo Dómini ad Elíam Thesbítem dicens: "Surge et descénde in occúrsum Achab regis Israel, qui est in Samaría; ecce est in vínea Naboth, ad quam descéndit ut possídeat eam. Et loquéris ad eum dicens: Hæc dicit Dóminus: Occidísti, ínsuper et possedísti! Et post hæc addes: Hæc dicit Dóminus: In loco in quo linxérunt canes sánguinem Naboth, lambent tuum quoque sánguinem."
   La parole du Seigneur fut adressée à Élie le Tishbite en ces termes: " Lève-toi et descends à la rencontre d'Achab, roi d'Israël à Samarie. Le voici qui est dans la vigne de Nabot, où il est descendu pour se l'approprier. Tu lui diras ceci: Ainsi parle le Seigneur: Tu as assassiné, et de plus tu usurpes! C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur: À l'endroit même où les chiens ont lapé le sang de Nabot, les chiens laperont ton sang à toi aussi. "
   Itaque cum audísset Achab sermónes istos, scidit vestem suam et opéruit cilício carnem suam ieiunavítque et dormívit in sacco et ambulábat demísso cápite. Factus est autem sermo Dómini ad Elíam Thesbíten dicens: "Nonne vidísti humiliátum Achab coram me? Quia ígitur humiliátus est mei causa, non indúcam malum in diébus eius, sed in diébus fílii sui ínferam malum dómui eius."
   Quand Achab entendit ces paroles, il déchira ses vêtements, mit un sac à même sa chair, jeûna, coucha avec le sac et marcha à pas lents. Alors la parole du Seigneur fut adressée à Élie le Tishbite en ces termes: " As-tu vu comme Achab s'est humilié devant moi? Parce qu'il s'est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur pendant son temps; c'est au temps de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. "
   r. Dómine, exáudi oratiónem meam, et clamor meus ad te véniat; * Quia non spernis, Deus, preces páuperum. v. De profúndis clamávi ad te, Dómine; Dómine exáudi vocem meam. * Quia. v. Glória Patri. * Quia.
   r. Seigneur, entends ma prière: que mon cri parvienne jusqu'à toi! * Car tu ne méprises pas, mon Dieu, la prière des humbles. v. Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur; Seigneur, écoute mon appel! * Car. v. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Catéchisme du Curé d'Ars (Jean-Marie Vianney curé d'Ars, Nodet, 1958)
Catéchisme du Curé d'Ars
Legitur in lingua vernacula. (Quando legitur textus cuius authentica lingua est gallica, non proponitur interpretatio latina.)
   Quand on est conduit par un Dieu de force et de lumière, on ne peut pas se tromper. L'Esprit Saint est une lumière et une force. C'est lui qui nous fait distinguer le vrai du faux et le bien du mal. Comme ces lunettes qui grossissent les objets, le Saint-Esprit nous fait voir le bien et le mal, "en grand". Avec le Saint-Esprit, on voit tout "en grand": on voit la grandeur des moindres actions faites pour Dieu, et la grandeur des moindres fautes.
   Quand on est conduit par un Dieu de force et de lumière, on ne peut pas se tromper. L'Esprit Saint est une lumière et une force. C'est lui qui nous fait distinguer le vrai du faux et le bien du mal. Comme ces lunettes qui grossissent les objets, le Saint-Esprit nous fait voir le bien et le mal, "en grand". Avec le Saint-Esprit, on voit tout "en grand": on voit la grandeur des moindres actions faites pour Dieu, et la grandeur des moindres fautes.
   Sans le Saint-Esprit, nous sommes comme une pierre du chemin. Prenez dans une main une éponge imbibée d'eau, et dans l'autre un petit caillou ; pressez-les également ; il ne sortira rien du caillou, et de l'éponge vous ferez sortir l'eau en abondance. L'éponge, c'est l'âme remplie du Saint-Esprit, et le caillou, c'est le cœur froid et dur où le Saint-Esprit n'habite pas. C'est le Saint-Esprit qui forme les pensées dans le cœur des justes et qui engendre les paroles dans leur bouche. Ceux qui ont le Saint-Esprit ne produisent rien de mauvais ; tous les fruits du Saint-Esprit sont bons. Quand on a le Saint-Esprit, le cœur se dilate, se baigne dans l'amour divin.
   ans le Saint-Esprit, nous sommes comme une pierre du chemin. Prenez dans une main une éponge imbibée d'eau, et dans l'autre un petit caillou; pressez-les également; il ne sortira rien du caillou, et de l'éponge vous ferez sortir l'eau en abondance. L'éponge, c'est l'âme remplie du Saint-Esprit, et le caillou, c'est le cœur froid et dur où le Saint-Esprit n'habite pas. C'est le Saint-Esprit qui forme les pensées dans le cœur des justes et qui engendre les paroles dans leur bouche. Ceux qui ont le Saint-Esprit ne produisent rien de mauvais; tous les fruits du Saint-Esprit sont bons. Quand on a le Saint-Esprit, le cœur se dilate, se baigne dans l'amour divin.
   Les sacrements que notre Seigneur a institués ne nous auraient pas sauvés sans le Saint-Esprit. La mort même de notre Seigneur nous aurait été inutile sans lui. C'est pourquoi notre Seigneur a dit à ses apôtres : Il vous est utile que je m'en aille, car si je ne m'en allais pas, le Consolateur ne viendrait pas. Il fallait que la descente du Saint-Esprit vînt faire fructifier cette moisson de grâces. C'est comme pour un grain de blé ; vous le jetez en terre : bon! Mais il faut le soleil et la pluie pour le faire lever et monter en épi. Il faudrait dire chaque matin : "Mon Dieu, envoyez-moi votre Esprit qui me fasse connaître ce que je suis et ce que vous êtes."
   Les sacrements que notre Seigneur a institués ne nous auraient pas sauvés sans le Saint-Esprit. La mort même de notre Seigneur nous aurait été inutile sans lui. C'est pourquoi notre Seigneur a dit à ses apôtres: Il vous est utile que je m'en aille, car si je ne m'en allais pas, le Consolateur ne viendrait pas. Il fallait que la descente du Saint-Esprit vînt faire fructifier cette moisson de grâces. C'est comme pour un grain de blé; vous le jetez en terre: bon! Mais il faut le soleil et la pluie pour le faire lever et monter en épi. Il faudrait dire chaque matin: " Mon Dieu, envoyez-moi votre Esprit qui me fasse connaître ce que je suis et ce que vous êtes. "
   r. Elégit te Dóminus sacerdótem sibi, * Ad sacrificándum ei hóstiam laudis. v. Tunc acceptábis sacrifícium iustítiæ, oblatiónes et holocáusta. * Ad sacrificándum. v. Glória Patri. * Ad sacrificándum.
   r. Le Seigneur t'a choisi, il a fait de toi son prêtre pour lui offrir * Le sacrifice d'action de grâce. v. Alors tu accepteras, Seigneur, de justes sacrifices, oblations et holocaustes: * Le sacrifice. v. Gloire au Père. * Le sacrifice.
   
   Orémus.
   Prions.
   Omnípotens et miséricors Deus, qui sanctum Ioánnem Maríam presbyterum pastoráli stúdio mirábilem effecísti, da, quǽsumus, ut, eius exémplo et intercessióne, fratres in caritáte Christi tibi lucrémur, et cum eis ætérnam glóriam cónsequi valeámus. Per Dóminum.
   Dieu tout puissant et miséricordieux, Tu as rendu saint Jean-Marie admirable par son zèle pastoral, donne-nous, nous T'en prions, par son exemple et son intercession, de gagner nos frères à l'amour du Christ, et avec eux de parvenir à l'éternelle gloire.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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