Feria VI 28 Augustii 2026, Hebdomada XXI per annum,
   Léctio Epístolæ primæ beáti Pauli apóstoli ad Corínthios (4,6-15)
   
   Fratres: In me et Apópplo discátis illud: “ Ne supra quæ scripta sunt ”, ne unus pro álio inflemini adversus álterum. Quis enim te discérnit? Quid autem habes, quod non accepísti? Si autem accepísti, quid gloriáris, quasi non accéperis? Iam saturáti estis, iam dívites facti estis. Sine nobis regnástis; et utinam regnarétis, ut et nos vobíscum regnarémus. Puto enim, Deus nos apóstolos novíssimos osténdit tamquam morti destinátos, quia spectáculum facti sumus mundo et ángelis et homínibus. Nos stulti propter Christum, vos autem prudéntes in Christo; nos infírmi, vos autem fortes; vos gloriósi, nos autem ignóbiles. Usque in hanc horam et esurímus et sitímus et nudi sumus et cólaphis cǽdimur et instábiles sumus et laborámus operántes manibus nostris; maledícti benedícimus, persecutiónem passi sustinémus, blasphemáti obsecrámus; tamquam purgamenta mundi facti sumus, ómnium peripséma, usque adhuc. Non ut confúndam vos, hæc scribo, sed ut quasi fílios meos carissimos moneam; nam si decem milia pædagogórum habeatis in Christo, sed non multos patres, nam in Christo Iesu per evangélium ego vos génui.
   Frères, apprenez par mon exemple et à celui d'Apollo à ne pas aller au delà de ce qui est écrit, et que nul ne s'enfle d'orgueil en faveur de l'un contre l'autre. Car qui est-ce qui te distingue ? Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes devenus riches: vous régnez sans nous, et puissiez-vous régner, en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous! Car il me semble que Dieu nous traite, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, puisque nous sommes donnés en spectacle au monde, et aux Anges, et aux hommes. Nous, nous sommes fous à cause du Christ, mais vous, vous êtes sages dans le Christ ; nous sommes faibles, et vous êtes forts ; vous êtes honorés, et nous sommes méprisés. Jusqu'à cette heure nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; on nous frappe au visage, nous n'avons pas de demeure stable ; nous nous fatiguons à travailler de nos mains ; on nous maudit, et nous bénissons ; on nous persécute, et nous le supportons ; on nous blasphème, et nous prions; nous sommes devenus comme les ordures du monde, comme les balayures de tous jusqu'à présent. Ce n'est pas pour vous faire honte que je vous écris cela, mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. Car eussiez-vous dix mille maîtres dans le Christ, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile.


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