Feria VI 28 Augustii 2026, Hebdomada XXI per annum,
   Léctio libri primi Regum (21,1-16)
   
   Témpore illo, vínea erat Naboth Iezrahélitæ, quæ erat in Iézrahel iúxta palátium Achab regis Samaríæ. Locútus est ergo Achab ad Naboth dicens: " Da mihi víneam tuam, ut fáciam mihi hortum hólerum, quia vicína est et prope domum meam. Dabóque tibi pro ea víneam meliórem aut, si tibi commódius putas, argénti prétium quanto digna est ". Cui respóndit Naboth: " Propítius mihi sit Dóminus, ne dem hereditátem patrum meórum tibi ". Venit ergo Achab in domum suam tristis et indígnans super verbo, quod locútus fúerat ad eum Naboth Iezrahélites dicens: " Non dabo tibi hereditátem patrum meórum ". Et proíciens se in léctulum suum avértit fáciem ad paríetem et non comédit panem. Ingréssa est autem ad eum Iezábel uxor sua dixítque ei: " Quid est hoc, unde ánima tua contristáta est? Et quare non cómedis panem? ". Qui respóndit ei: " Quia locútus sum Naboth Iezrahélitæ et dixi ei: Da mihi víneam tuam, accépta pecúnia; aut, si tibi placet, dabo tibi víneam pro ea. Et ille ait: "Non dabo tibi víneam meam" ". Dixit ergo ad eum Iezábel uxor eíus: " Grandis auctoritátis es et bene regis regnum Israel! Surge et cómede panem et æquo esto ánimo; ego dabo tibi víneam Naboth Iezrahélitæ ". Scripsit ítaque lítteras ex nómine Achab et signávit eas ánulo eíus et misit ad maióres natu et ad optimátes, qui erant in civitáte eíus et habitábant cum Naboth. Litterárum autem hæc erat senténtia: " Prædicáte ieiúnium et sedére fácite Naboth in cápite pópuli et submíttite duos viros fílios Bélial contra eum, et testimónium dicant: "Maledixísti Deum et regem"; et edúcite eum et lapidáte, sicque moriátur ". Fecérunt ergo cives eíus maióres natu et optimátes, qui habitábant cum eo in urbe, sicut præcéperat eis Iezábel et sicut scriptum erat in lítteris, quas míserat ad eos. Prædicavérunt ieiúnium et sedére fecérunt Naboth in cápite pópuli; et ingréssi duo viri fílii Bélial sedérunt contra eum et illi, ut viri diabólici, dixérunt contra eum testimónium coram multitúdine: " Maledíxit Naboth Deum et regem ". Quam ob rem eduxérunt eum extra civitátem et lapídibus interfecérunt; miserúntque ad Iezábel dicéntes: " Lapidátus est Naboth et mórtuus est ". Factum est autem cum audísset Iezábel lapidátum Naboth et mórtuum, locúta est ad Achab: " Surge, pósside víneam Naboth Iezrahélitæ, qui nóluit tibi acquiéscere et dare eam, accépta pecúnia; non enim vivit Naboth, sed mórtuus est ". Quod cum audísset Achab, mórtuum vidélicet Naboth, surréxit et descendébat in víneam Naboth Iezrahélitæ, ut possidéret eam.
   En ce même temps, Naboth le Jezrahélite possédait dans Jezrahel une vigne près du palais d'Achab, roi de Samarie. Et Achab lui dit : Donnez-moi votre vigne, afin que je puisse faire un jardin potager, car elle est près de ma maison; et je vous en donnerai une meilleure, ou, si cela vous accommode mieux, je vous la payerai en argent au prix qu'elle vaut. Naboth lui répondit : Dieu me garde de vous donner l'héritage de mes pères. Achab revint donc chez lui indigné et plein de fureur, à cause de cette parole que Naboth le Jezrahélite lui avait dite : Je ne vous donnerai pas l'héritage de mes pères; et se jetant sur son lit, il se tourna du côté de la muraille et ne mangea point. Jézabel sa femme vint auprès de lui et lui dit : Qu'est-ce que cela? D'où vous vient cette tristesse? Et pourquoi ne mangez-vous point? Il lui répondit : J'ai parlé à Naboth de Jezrahel, et je lui ai dit : Donnez-moi votre vigne, et je vous en donnerai l'argent; ou, si vous le préférez, je vous en donnerai une meilleure pour celle-là. Et il m'a répondu : Je ne vous donnerai pas ma vigne. Jézabel sa femme lui dit : Votre autorité est grande, et vous gouvernez bien le royaume d'Israël. Levez-vous, mangez, et ayez l'esprit en repos; c'est moi qui vous donnerai la vigne de Naboth le Jezrahélite. Aussitôt elle écrivit, au nom d'Achab, une lettre qu'elle scella du sceau du roi, et qu'elle envoya aux anciens et aux premiers de la ville de Naboth qui demeuraient avec lui. Cette lettre était conçue en ces termes : Publiez un jeûne, et faites asseoir Naboth entre les premiers du peuple, et subornez deux hommes sans conscience contre lui, et qu'ils portent un faux témoignage, en disant : Naboth a blaspémé contre Dieu et contre le roi; qu'on le mène hors de la ville, et ensuite qu'il soit lapidé et mis à mort. Les anciens et les premiers de la ville de Naboth, qui demeuraient avec lui, firent ce que Jézabel leur avait commandé, et ce que portait la lettre qu'elle leur avait envoyée. Ils publièrent un jeûne, et firent asseoir Naboth entre les premiers du peuple; et ayant fait venir deux hommes sans conscience, ils les firent asseoir vis-à-vis de lui. Et ces deux hommes diaboliques portèrent témoignage contre lui devant l'assemblée, en disant : Naboth a blasphémé Dieu et le roi. Ils le menèrent donc hors de la ville et le lapidèrent. Ils envoyèrent aussitôt à Jézabel, pour lui dire : Naboth a été lapidé, et il est mort. Lorsque Jézabel eut appris que Naboth avait été lapidé et qu'il était mort, elle vint dire à Achab : Allez, et prenez pour vous la vigne de Naboth le Jezrahélite, qui n'a pas voulu se rendre à votre désir, ni vous la donner pour le prix qu'elle valait. Car Naboth n'est plus en vie, mais il est mort. Quand Achab eut appris la mort de Naboth, il s'en alla aussitôt dans la vigne de Naboth le Jezrahélite pour en prendre possession.


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