Feria VI 28 Augustii 2026, Hebdomada XXI per annum,
   Léctio Epístolæ ad Hebrǽos (11,1-19)
   
   Est fides sperándo rum substántia, rerum arguméntum non apparéntium. In hac enim testimónium consecúti sunt senióres. Fide intellégimus aptáta esse sǽcula verbo Dei, ut ex invisibílibus visibília facta sint. Fide ampliórem hóstiam Abel quam Cain óbtulit Deo, per quam testimónium consecútus est esse iústus, testimónium perhibénte munéribus eíus Deo; et per illam defúnctus adhuc lóquitur. Fide Henoch translátus est, ne vidéret mortem, et non inveniebátur, quia tránstulit illum Deus; ante translatiónem enim testimónium accépit placuísse Deo. Sine fide autem impossíbile placére; crédere enim opórtet accedéntem ad Deum quia est et inquiréntibus se remunerátor fit. Fide Nœ, respónso accépto de his, quæ adhuc non videbántur, revéritus aptávit arcam in salútem domus suæ; per quam damnávit mundum, et iustítiæ, quæ secúndum fidem est, heres est institútus. Fide vocátus Ábraham obœdívit in locum exíre, quem acceptúrus erat in hereditátem; et exívit nésciens quo iret. Fide peregrinátus est in terra promissiónis tamquam in aliéna, in cásulis habitándo cum Ísaac et Iácob, coherédibus promissiónis eiúsdem; exspectábat enim fundaménta habéntem civitátem, cuíus ártifex et cónditor Deus. Fide – et ipsa Sara stérilis – virtútem in conceptiónem séminis accépit étiam præter tempus ætátis, quóniam fidélem crédidit esse, qui promíserat; propter quod et ab uno orti sunt, et hoc emórtuo, tamquam sídera cæli in multitúdine, et sicut aréna, quæ est ad oram maris, innumerábilis. Iúxta fidem defúncti sunt omnes isti, non accéptis promissiónibus, sed a longe eas aspiciéntes et salutántes, et confiténtes quia peregríni et hóspites sunt supra terram; qui enim hæc dicunt, signíficant se pátriam inquírere. Et si quidem illíus meminíssent, de qua exíerant, habébant útique tempus reverténdi; nunc autem meliórem appétunt, id est cæléstem. Ídeo non confúnditur Deus vocári Deus eórum, parávit enim illis civitátem. Fide óbtulit Ábraham Ísaac, cum tentarétur; et unigénitum offerébat ille, qui suscéperat promissiónes, ad quem dictum erat: “In Ísaac vocábitur tibi semen”, arbitrátus quia et a mórtuis suscitáre potens est Deus; unde eum et in parábola reportávit.
   La foi est la substance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. C'est par elle que les anciens ont obtenu un bon témoignage. C'est par la foi que nous savons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qui était invisible est devenu visible. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, et qu'il obtint le témoignage d'être juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c'est par elle que, quoique mort, il parle encore.
C'est par la foi qu'Hénoch a été enlevé, pour ne pas voir la mort, et on ne le trouvait plus, parce que Dieu l'avait enlevé; car avant d'être enlevé, il avait reçu le témoignage qu'il avait plu à Dieu. Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie qu'Il existe, et qu'Il récompense ceux qui Le cherchent. C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, saisi de crainte, bâtit l'arche pour sauver sa famille, et par elle il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui vient de la foi. C'est par la foi qu'Abraham, lors de son appel, obéit en partant pour le pays qu'il devait recevoir en héritage; et il partit, ne sachant pas où il allait. C'est par la foi qu'il séjourna dans la terre qui lui avait été promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. Car il attendait la cité aux solides fondements, dont Dieu est le fondateur et l'architecte. C'est par la foi que Sara aussi, quoique stérile, reçut la vertu de concevoir, malgré son âge avancé, parce qu'elle crut fidèle Celui qui avait fait la promesse. C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, est sortie une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, et comme le sable qui est sur le bord de la mer, qu'on ne peut compter. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir reçu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, confessant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Car ceux qui parlent ainsi montrent bien qu'ils cherchent une patrie. Et s'ils avaient eu en vue celle dont ils étaient sortis, ils avaient le temps d'y retourner; mais ils en désiraient une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte de S'appeler leur Dieu, car Il leur a préparé une cité. C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve; et il offrait son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, à qui il avait été dit: C'est par Isaac que tu auras une postérité appelée de ton nom. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter d'entre les morts; aussi le recouvra-t-il comme en figure.


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