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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
O Christe, flos convállium, te láudibus extóllimus, quod hanc ornásti vírginem palmis quoque martýrii.
Ô Christ, fleur des vallées, nous t'exaltons par nos louanges, pour avoir orné cette vierge des palmes du martyre.
Hæc prudens, fortis, sápiens, fidem proféssa líbere, pro te dira supplícia excépit impertérrita.
Prudente, forte et sage, elle professa librement la foi, et endura sans crainte les supplices cruels pour toi.
Sic spreto mundi príncipe, tuo ditáta múnere, cruénto parta prœ́lio, ætérna tulit prǽmia.
Ainsi, méprisant le prince du monde, enrichie de ton don, obtenu par un combat sanglant, elle reçut les récompenses éternelles.
Huius, Redémptor, méritis nos pius adde sócios, ut, mente pura, frúctibus tui fruámur sánguinis.
Rédempteur, par ses mérites, ajoute-nous pieusement comme compagnons, afin qu'avec un esprit pur, nous jouissions des fruits de Ton sang.
Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge, avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.
 Ant. 1. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
 Ant. 1. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
Psalmus 102 (103)
Psaume 102 (103)
Laus miserentis Domini
Per viscera misericordiæ Dei visitavit nos Oriens ex alto (Cf. Lc 1, 78).
I
I
 Bénedic, ánima mea, Dómino, * et ómnia, quæ intra me sunt, nómini sancto eius.
 Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au-dedans de moi bénisse Son saint Nom.
 Bénedic, ánima mea, Dómino, * et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
 Mon âme, bénis le Seigneur, et n’oublie jamais tous Ses bienfaits.
 Qui propitiátur ómnibus iniquitátibus tuis, * qui sanat omnes infirmitátes tuas;
 C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités, et qui guérit toutes tes maladies.
 qui rédimit de intéritu vitam tuam, * qui corónat te in misericórdia et miseratiónibus;
 C’est Lui qui rachète ta vie de la mort, qui te couronne de miséricorde et de grâces (bontés).
 qui replet in bonis ætátem tuam: * renovábitur ut áquilæ iuvéntus tua.
 C’est Lui qui remplit tes désirs en te comblant de biens; ta jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle.
 Fáciens iustítias Dóminus * et iudícium ómnibus iniúriam patiéntibus.
 Le Seigneur fait miséricorde, et Il rend justice à tous ceux qui souffrent la violence (une injustice).
 Notas fecit vias suas Móysi, * fíliis Israel adinventiónes suas.
 Il a fait connaître Ses voies à Moïse, ses volontés aux enfants d’Israël.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
 Ant. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
 Ant. 2. Quómodo miserétur pater filiórum, misértus est Dóminus timéntibus se.
 Ant. 2. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi le Seigneur a eu compassion de ceux qui Le craignent
II
II
 Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multæ misericórdiæ.
 Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, patient et très miséricordieux.
 Non in perpétuum conténdet, * neque in ætérnum irascétur.
 Il ne S’irritera pas perpétuellement, et ne menacera pas sans fin.
 Non secúndum peccáta nostra fecit nobis, * neque secúndum iniquitátes nostras retríbuit nobis.
 Il ne nous a pas traités selon nos péchés, et Il ne nous a pas punis (rétribués) selon nos iniquités.
 Quóniam, quantum exaltátur cælum a terra, * præváluit misericórdia eius super timéntes eum;
 Car autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant Il a affermi Sa miséricorde sur ceux qui Le craignent.
 quantum distat ortus ab occidénte, * longe fecit a nobis iniquitátes nostras.
 Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos iniquités.
 Quómodo miserétur pater filiórum, * misértus est Dóminus timéntibus se.
 Comme un père a compassion de Ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de ceux qui Le craignent.
 Quóniam ipse cognóvit figméntum nostrum, * recordátus est quóniam pulvis sumus.
 Car Il sait Lui-même de quoi nous sommes formés; Il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière.
 Homo sicut fenum dies eius, * tamquam flos agri sic efflorébit.
 Les jours de l’homme passent comme l’herbe; il fleurira comme la fleur des champs.
 Spirat ventus in illum, et non subsístet, * et non cognóscet eum ámplius locus eius.
 Qu’un souffle passe sur ell), et ell) n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne le reconnaît plus.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quómodo miserétur pater filiórum, misértus est Dóminus timéntibus se.
 Ant. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi le Seigneur a eu compassion de ceux qui Le craignent
 Ant. 3. Benedícite Dómino, ómnia ópera eius.
 Ant. 3. Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres.
III
III
 Misericórdia autem Dómini ab ætérno † et usque in ætérnum super timéntes eum; * et iustítia illíus in fílios filiórum,
 Mais la miséricorde du Seigneur S’étend de l’éternité à l’éternité sur ceux qui Le craignent. Et Sa justice Se répand sur les fils des fils
 in eos, qui servant testaméntum eius * et mémores sunt mandatórum ipsíus ad faciéndum ea.
 de ceux qui gardent Son alliance, et qui se souviennent de Ses commandements, pour les accomplir.
 Dóminus in cælo parávit sedem suam, * et regnum ipsíus ómnibus dominábitur.
 Le Seigneur a préparé Son trône dans le ciel, et tout sera assujetti à Son empire.
 Benedícite Dómino, omnes ángeli eius, † poténtes virtúte, faciéntes verbum illíus * in audiéndo vocem sermónum eius.
 Bénissez le Seigneur, vous tous, Ses anges, qui êtes puissants puissants en force; qui exécutez Sa parole, pour obéir à la voix de Ses ordres.
 Benedícite Dómino, omnes virtútes eius, * minístri eius, qui fácitis voluntátem eius.
 Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses armées ; vous, Ses ministres, qui faites Sa volonté.
 Benedícite Dómino, ómnia ópera eius, † in omni loco dominatiónis eius. * Bénedic, ánima mea, Dómino.
 Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination. Mon âme, bénis le Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedícite Dómino, ómnia ópera eius.
 Ant. Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
 Infírmum autem in fide assúmite, non in disceptatiónibus cogitatiónum. Alius enim credit manducáre ómnia; qui autem infírmus est, holus mandúcat. Is qui mandúcat, non manducántem non spernat; et qui non mandúcat, manducántem non iúdicet, Deus enim illum assúmpsit. Tu quis es, qui iúdices aliénum servum? Suo dómino stat aut cadit; stabit autem, potens est enim Dóminus statúere illum. Nam álius iúdicat inter diem et diem, álius iúdicat omnem diem; unusquísque in suo sensu abúndet. Qui sapit diem, Dómino sapit; et qui mandúcat, Dómino mandúcat, grátias enim agit Deo; et qui non mandúcat, Dómino non mandúcat et grátias agit Deo. Nemo enim nostrum sibi vivit et nemo sibi móritur; sive enim vívimus, Dómino vívimus, sive mórimur, Dómino mórimur. Sive ergo vívimus, sive mórimur, Dómini sumus. In hoc enim Christus et mórtuus est et vixit, ut et mortuórum et vivórum dominétur.
 À celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants sans vouloir discuter des opinions. Tel croit pouvoir manger de tout, tandis que le faible ne mange que des légumes: que celui qui mange ne méprise pas l'abstinent et que l'abstinent ne juge pas celui qui mange; Dieu l'a bien accueilli. Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d'autrui? Qu'il reste debout ou qu'il tombe, cela ne concerne que son maître; d'ailleurs il restera debout, car le Seigneur a la force de le soutenir. Celui-ci préfère un jour à un autre; celui-là les estime tous pareils: que chacun s'en tienne à son jugement. Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur; et celui qui mange le fait pour le Seigneur, puisqu'il rend grâce à Dieu. Et celui qui s'abstient le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu. En effet, nul d'entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même; si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur. Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
 Tu autem quid iúdicas fratrem tuum? Aut tu quare spernis fratrem tuum? Omnes enim stábimus ante tribúnal Dei; scriptum est enim: Vivo ego, dicit Dóminus, mihi flectétur omne genu, et omnis lingua confitébitur Deo. Itaque unusquísque nostrum pro se ratiónem reddet Deo. Non ergo ámplius ínvicem iudicémus, sed hoc iudicáte magis, ne ponátis offendículum fratri vel scándalum.
 Mais toi, pourquoi juger ton frère? Et toi, pourquoi mépriser ton frère? Tous, en effet, nous comparaîtrons au tribunal de Dieu, car il est écrit: Par ma vie, dit le Seigneur, tout genou devant moi fléchira, et toute langue rendra gloire à Dieu. C'est donc que chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même. Finissons-en donc avec ces jugements les uns sur les autres: jugez plutôt qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber.
 Scio et certus sum in Dómino Iesu quia nihil commúne per seípsum, nisi ei, qui exístimat quid commúne esse, illi commúne est. Si enim propter cibum frater tuus constristátur, iam non secúndum caritátem ámbulas. Noli cibo tuo illum pérdere, pro quo Christus mórtuus est! Non ergo blasphemétur bonum vestrum! Non est enim regnum Dei esca et potus, sed iustítia et pax et gáudium in Spíritu Sancto; qui enim in hoc servit Christo, placet Deo et probátus est homínibus. Itaque, quæ pacis sunt, sectémur et quæ ædificatiónis sunt in ínvicem. Noli propter escam destrúere opus Dei! Omnia quidem munda sunt, sed malum est hómini, qui per offendículum mandúcat. Bonum est non manducáre carnem et non bíbere vinum neque id, in quo frater tuus offéndit. Tu, quam fidem habes, penes temetípsum habe coram Deo. Beátus, qui non iúdicat semetípsum in eo quod probat. Qui autem discérnit si manducáverit, damnátus est, quia non ex fide; omne autem, quod non ex fide, peccátum est.
 Je le sais, j'en suis certain dans le Seigneur Jésus, rien n'est impur en soi, mais seulement pour celui qui estime un aliment impur; en ce cas il l'est pour lui. - En effet, si pour un aliment ton frère est contristé, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne va pas avec ton aliment faire périr celui-là pour qui le Christ est mort! N'exposez donc pas votre privilège à l'outrage. Car le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint. Celui en effet qui sert le Christ de la sorte est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Poursuivons donc ce qui favorise la paix et l'édification mutuelle. Ne va pas pour un aliment détruire l'œuvre de Dieu. Tout est pur assurément, mais devient un mal pour l'homme qui mange en donnant du scandale. Ce qui est bien, c'est de s'abstenir de viande et de vin et de tout ce qui fait buter ou tomber ou faiblir ton frère. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux qui ne se juge pas coupable au moment même où il se décide. Mais celui qui mange malgré ses doutes est condamné, parce qu'il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché.
 r. Deus, in te sperávi, Dómine, non confúndar in ætérnum. * In tua iustítia líbera me et éripe me. v. Esto mihi in Deum protectórem et in locum munítum, ut salvum me fácias. * In tua iustítia. v. Glória Patri. * In tua iustítia.
 r. En toi, Seigneur, j'ai mon refuge: garde-moi d'être humilié pour toujours. * Dans ta justice, défends-moi, libère-moi. v. Sois le rocher qui m'abrite, la citadelle qui me sauve. * Dans ta justice. v. Gloire au Père. * Dans ta justice.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Gregórii Nysséni epíscopi De virginitáte (Cc. 1.2: PG 46, 319-322.323)
Traité de saint Grégoire de Nysse sur la virginité
 Augústa virginitátis quædam quasi fácies, quæ cum in prétio est apud omnes qui de bono sincére iúdicent, tum iis solis contíngit, quibus ad præclárum hoc stúdium Dei grátia benígne opitulétur, vel ex nómine quo compellátur, insígnem laudem habet: nam incorrúptum, quæ vox in virginitáte de multórum consuetúdine dícitur, eius integritátem signíficat. Itaque ex eo nómine quod tantúmdem váleat, intellégere est huius doni præstántiam: síquidem, cum multa sint quæ cum virtúte gerántur, solum hoc incorrúpti appellatióne ornátum est.
 Le noble idéal de la virginité, précieux à tous ceux qui situent le beau dans la pureté, échoit à ceux-là seuls que la grâce bienveillante de Dieu assiste dans le combat pour réaliser leur bon désir. D'elle-même, elle s'attire la louange qui convient en raison du qualificatif ajouté à son nom, car l'usage communément admis de dire la virginité exempte de corruption rend témoignage de la pureté qui est en elle, au point que cette expression équivalente permet de reconnaître la supériorité de ce don précieux, s'il est vrai que, parmi tant d'œuvres vertueuses, celle-là seule s'est vue honorée du surnom d'incorruptible.
 Sin autem benefícium hoc Dei óptimi máximi étiam prædicándum est, suffíciet ad eius commendatiónem divínus Apóstolus, qui paucis verbis omnem laudum amplificatiónem obscúret, sanctam atque inculpátam eam appéllans, quæ hoc múnere ornáta sit. Quod si enim augústæ huius virginitátis ea est perfúnctio, ut inculpátus ac sanctus effícere: ecquænam maior esse potest laus virginitátis, quam osténdi eam iis rebus castórum suórum arcanórum partícipes quasi deos effícere, ut sócii quidam sint glóriæ solíus vere sancti atque inculpáti Dei, necessitúdine cum eo puritáte atque integritáte contrahénda.
 Mais s'il faut aussi par des éloges montrer la noblesse de ce grand don de Dieu, le saint Apôtre suffit à sa louange, lui qui a caché sous un petit nombre de mots toutes les hyperboles possibles des éloges, en nommant sainte et immaculée celle qui est ornée de cette grâce. Si, en effet, la perfection de cette noble virginité est de rendre saint et immaculé, quelle plus grande louange faire de la virginité que de montrer par là qu'elle déifie d'une certaine manière ceux qui participent à ses purs mystères au point qu'ils communient à la gloire de Dieu, seul véritablement saint et immaculé, admis dans sa familiarité par la pureté et l'incorruptibilité?
 Incorpóreæ divinque natúræ próprium ac præcípuum est; Dei tamen benignitáte iis étiam qui e carne et sánguine effécti huius vitæ usúra fruúntur, datum et tribútum est, ut virgínitas quasi manum mundítiæ participatiónem pórrigens, hóminum natúram vitiósa affectióne abiéctam rursus érigat, et ad cæléstium contemplatiónem perdúcat. Quod in Maríæ Vírginis inviolátæ córpore efféctum est, perfécta Christi divinitáte, quæ in ipsa Vírgine elúxerat, hoc ipsum in omni ánimo contíngit, qui sit castitáte ornátus, rationémque ducem in virgináli vita sequátur. Quóniam non ámplius, ut córporis humáni formam habitúmque índuat, ventúrus est Dóminus; non enim étiam nóvimus, inquit, secúndum carnem Christum; sed in spíritu véniet, et Patrem secum ducet, ut quodam loco testátur Evangélium.
 Encore que la virginité appartienne en propre et par privilège à la nature incorporelle, Dieu, dans son amour pour les hommes, l'a donnée gracieusement même à ceux qu'il destinait à recevoir la vie par la chair et le sang, afin que la nature humaine, dégradée par sa condition soumise aux passions, saisisse comme une main tendue cette participation à la pureté, de nouveau se redresse et laisse ramener ses regards vers le haut. Ce qui s'est accompli corporellement dans Marie immaculée quand la plénitude de la divinité a resplendi dans le Christ par la virginité, cela aussi s'accomplit en toute âme qui demeure vierge suivant la raison, non pas que le Seigneur se rende désormais présent corporellement, puisque nous ne connaissons plus le Christ selon la chair, mais il vient habiter spirituellement et introduit avec lui le Père, comme dit quelque part l'Évangile.
 r. Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre Agathæ mártyris, * De cuius passióne gaudent ángeli et colláudant Fílium Dei. v. Immaculátus Dóminus immaculátam sibi fámulam in hoc fragilitátis córpore pósitam misericórditer consecrávit. * De cuius. v. Glória Patri. * De cuius.
 r. Tous, réjouissons-nous dans le Seigneur, et célébrons un jour de fête en l'honneur de la martyre Agathe; * À cause de la passion de cette martyre, les anges se réjouissent et louent ensemble le Fils de Dieu. v. Le Seigneur de toute pureté a aimé se consacrer pure, sa servante, établie dans la fragilité de la condition humaine. * À cause de. v. Gloire au Père. * À cause de.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.