Quarto Nonas Iunii, luna vigesima quinta.
1. Memória sanctórum Cároli Lwanga et duódecim sociórum, qui inter quattuórdecim et trigínta annos nati, vel ex régia puerórum nobílium cohórte vel ipsíus regis Mwanga custódiæ addícti, neóphyti et fídei cathólicæ strénue adhæréntes, cum impudícis desidériis regis indulgére noluíssent, in colle Nadugongo in Ugánda partim gládio necáti, partim igne cremáti sunt.
1. Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons, martyrs en Ouganda l’an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. Avec eux sont commémorés neuf autres qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.
Quorum nomina: sancti Mbaya Tuzinde, Bruno Seronuma, lacobus Buzabaliao, Kizito, Ambrosius Kibuka, Mgagga, Gyavira, Achilles Kiwanuka, Adolphus Ludigo Mkasa, Mukasa Kiriwanvu, Anatolius Kiriggwajjo, Lucas Banabakintu.
2. À Carthage, au IIIe siècle, saint Cécilius, prêtre, qui attira saint Cyprien à la foi du Christ.
2. Carthágine, sancti Cæcílii, presbyteri, qui sanctum Cypriánum ad Christi fidem perdúxit.
3*. À Carcassonne, au VIe siècle, saint Hilaire, qui est tenu pour le premier évêque de la cité, à l’époque où les Goths répandaient dans la région l’hérésie arienne.
3*. Carcassóne in Gállia Narbonénsi, sancti Hilárii, qui primus huius civitátis epíscopus habétur, quo témpore Gothi ariánam hæresim in hac regióne diffundébant.
4. À Tours, en 545, sainte Clotilde, reine. Grâce à ses prières, son époux Clovis, roi des Francs, accueillit la foi du Christ. Après la mort du roi, elle se retira pieusement près de la basilique de Saint-Martin, ne voulant plus être considérée comme reine, mais comme servante de Dieu. (En France sa mémoire est reportée au lendemain).
4. Turónis in Gállia Lugdunénsi, sanctæ Clotíldis regínæ, cuius précibus coniunx eius Clodovéus, rex Francórum, Christi fidem suscépit; ipsa post eius mortem ad basílicam Sancti Martíni sese pie recépit, ut iam non putarétur regína, sed própria Dei ancílla.
5. À Meung-sur-Loire dans l’Orléanais, au VIe siècle, saint Lifard, prêtre, qui mena une vie solitaire.
5. Magdúni ad Lígerim in território Aurelianénsi item Gálliæ, sancti Lifárdi, presbyteri, qui ibídem solitáriam duxit vitam.
6. À Anagni dans le Latium, au VIe ou VIIe siècle, sainte Olive, vierge.
6. Anágniæ in Campánia, sanctæ Olívæ, vírginis.
7*. À Glandalough en Irlande, l’an 622, saint Kévin ou Coemgen, abbé, qui fonda un monastère, où il fut le père et le chef d’un grand nombre de moines.
7*. Glendaláci in Hibérnia, sancti Coemgéni, abbátis, qui monastérium fundávit, in quo multórum monachórum pater et dux fuísse tráditur.
8*. En Auvergne, vers 650, saint Genès, évêque de Clermont, qui fut mis au tombeau à Manlieu, dans l’église du monastère qu’il avait fondé, ainsi qu’un hospice.
8*. Arvérnæ in Aquitánia, sancti Genésii, epíscopi Claromontáni, qui Magnilóci in ecclésia monastérii ab ipso cum hospítio cónditi depósitus est.
9. À Cordoue en Andalousie, l’an 854, saint Isaac, moine et martyr. Sous l’occupation des Maures, poussé par une inspiration divine plutôt qu’humaine, il quitta son monastère de Tabane et se présenta en ville devant le juge musulman pour disputer avec lui de la vraie religion, ce qui lui valut d’être condamné à mort.
9. Córdubæ in Vandalícia Hispániæ regióne, sancti Isaac, mártyris, qui, mónachus, sub Maurórum potestáte, non humáno sed divíno impúlsu commótus, e Tabanénsi cœnóbio in forum descéndens iúdicem ádiit, ut cum eo de vera religióne decertáret, unde cápite damnátus est.
10. À Lucques en Toscane, l’an 1051, saint Davin. Né en Arménie, il vendit tous ses biens et se fit, dit-on, pèlerin pour le Christ ; après avoir visité les lieux saints et les tombes des Apôtres, en arrivant à Lucques, il fut terrassé par la maladie et c’est là qu’il mourut.
10. Lucæ in Etrúria, sancti Davíni, qui, arménus génere, vénditis ómnibus bonis, peregrínus pro Christo fuísse et, cum loca sancta et límina Apostolórum visitásset, morbo corréptus obiísse fertur.
11*. À Altkirch en Alsace, vers 1115, saint Morand, moine. Né en Rhénanie, il fit, déjà prêtre, le pèlerinage de Compostelle et, à son retour, se fit moine à Cluny, puis fut envoyé fonder en Alsace un monastère, où il acheva le cours d’une vie bien chargée.
11*. In vico Altkirch in pago Basileénsi Helvetiórum, sancti Morándi, mónachi, qui, in Rhenánia ortus, iam présbyter ad Compostéllam perréxit et illinc rédiens Cluníaci mónachus factus est et monastérium cóndidit, ubi cursum laboriósæ vitæ complévit.
12*. À Spello en Ombrie, entre 1254 et 1264, le bienheureux André Caccioli, qui fut le premier prêtre admis parmi les Frères mineurs ; il reçut l’habit de l’Ordre des mains de saint François et l’assista dans ses derniers moments.
12*. Hispélli in Umbria, beáti Andréæ Caccioli, qui, primus présbyter İnter Fratres Minóres adnumerátus, hábitum Ordinis e sancti Francísci minibus suscépit eíque moriénti ádstitit.
13*. Au monastère de Cardossa en Lucanie, au XIIIe siècle, saint Conus, moine. Par son observance de la règle monastique et l’innocence de sa vie, devenu parfait en peu de temps, il parvint au sommet des vertus.
t3*. In cœnóbio Sanctæ Maríæ de Cadóssa in Lucánia, sancti Coni, mónachi, qui monástica conversatióne et innocéntia vitæ, consummátus in brevi, ad virtútum cúlmina, Deo protegénte, pervénit.
14*. À York en Angleterre, l’an 1580, le bienheureux Francis Ingleby, prêtre et martyr. Formé au collège anglais de Reims, il fut arrêté, sous la reine Élisabeth Ière, parce qu’il avait exercé son sacerdoce en Angleterre et fut conduit aux supplices de la pendaison.
14*. Eboráci in Anglia, beáti Francísci Ingleby, presbyteri et mártyris, qui, alúmnus Collégii Anglórum Reménsis, sub Elísabeth regína Prima propter sacerdótium in pátria exércitum ad patíbuli supplícia ductus est.
15. À Jerez de la Frontera en Andalousie, l’an 1600, saint Jean Grande, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu. Célèbre par sa charité envers les prisonniers, les abandonnés, ceux que tout le monde rejetait, il mourut de la peste, contractée en soignant les pestiférés.
I5. Xerítii in Vandalícia Hispániæ regióne, sancti Ioánnis Grande, religiósi ex Ordine Sancti Ioánnis a Deo, qui, caritáte erga captívos, derelíctos et reiéctos ab tudio insígnis, in pestiléntia vexátis curándis ipse inféctus óbiit.
16*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-René Collas du Bignon, prêtre de Saint-Sulpice et martyr. Supérieur du Petit Séminaire de Bourges au moment de la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté sur un bateau négrier et mourut, couvert de plaies et de vers, en laissant à ses confères cette parole d’encouragement :” Nous sommes les plus malheureux des hommes, mais les plus heureux des chrétiens”.
16*. In salo apud Rupifórtium in Gállia, beáti Cároli Renáti Collas du Bignon, presbyteri e Societáte a Sancto Sulpítio et mártyris, qui, rector Seminárii Minóris Bituricénsis, tudio perturbatióne sæviénte, propter sacerdótium in navem servitútis inclúsus et plagis verminósis inféctus occúbuit.
17. À An Thi au Tonkin, en 1862, saint Pierre Dong, martyr. Père de famille, il préféra subir des traitements inhumains plutôt que de fouler aux pieds la croix ; à la place des mots “fausse religion”, il fit inciser sur son front les mots “vraie religion”, et fut décapité sous l’empereur Tu Duc.
17. In urbe Au Thi in Tunquíno, sancti mártyris Petri Dông, qui, paterfamilias, cruciátus immánes subíre máluit quam crucem proculcáre et, cum in fácie sua loco verbórum « falsa relígio » illa « vera relígio » incidénda curásset, decollátus est sub imperatóre TQ Dúc.
18*. À Bellegra aux environs de Rome, en 1919, le bienheureux Didace (Joseph Oddi), religieux franciscain, remarquable par sa vertu d’oraison et sa simplicité de vie.
18*. In vico Bellegra in pago Románo, beáti Dídaci (Ioséphi) Oddi, religiósi ex Ordine Fratrum Minórum, oratióne et simplicitáte vitæ exímii.
19*. À Rome, près de saint Pierre, en 1963, le bienheureux Jean XXIII, pape. D’une humanité singulière, il mit tout en œuvre pour répandre en abondance la charité chrétienne, rechercher l’union fraternelle des peuples et, dans son souci principal de l’efficacité pastorale de l’Église du Christ dans le monde entier, il convoqua le second Concile œcuménique du Vatican.
19*. Romæ, beáti Ioánnis papæ Vigésimi Tértii, qui vita et opéribus, singulári humanitáte imbútus, tudio pastoráli zelo abundántiam christiánæ caritátis in omnes effúndere stúduit ac fratérnam populórum uniónem excólere et, de pastoráli Ecclésiæ Christi efficacitáte in univérso orbe terrárum præcípue sollícitus, Concílium Œcuménicum Vaticánum Secúndum convocávit.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Lectio brevis (Rom 11, 16-18)
Lecture brève (Rom 11, 16-18)
Quod si primítiæ sanctæ sunt, et massa; et si radix sancta, et rami. Quod si áliqui ex ramis fracti sunt, tu autem, cum oleáster esses, insértus es in illis et consócius radícis pinguédinis olívæ factus es, noli gloriári advérsus ramos; quod si gloriáris, non tu radícem portas, sed radix te.
Si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Si quelques-uns des rameaux ont été brisés, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté parmi elles, et mis en participation avec la racine et la sève de l'olivier, ne te glorifie pas aux dépens des rameaux. Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que la racine te porte.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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