Quinto Kalendas Augusti, luna vigesima secunda.
1. Memória sanctæ Marthæ, quæ Bethániæ prope Hierosólymam in domum suam Dóminum Iesum excépit et, fratre mórtuo, conféssa est: « Tu es Christus Fílius Dei qui in mundum venísti ».
Mémoire de sainte Marthe, qui reçut le Seigneur Jésus dans sa maison de Béthanie, non loin de Jérusalem, et après la mort de son frère Lazare, dit à Jésus : “Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde”.
2. Commemorátio sanctórum Lázari, fratris sanctæ Marthæ, quem mórtuum Dóminus flevit et resuscitávit, atque Maríæ, soróris eius, quæ, dum Martha satagébat circa frequens ministérium, sedens secus pedes Dómini verbum illíus audiébat.
2. Commémoraison des saints Lazare et Marie. Quand Lazare, frère de sainte Marthe, mourut, le Seigneur le pleura et le ressuscita. Tandis que Marthe était accaparée par les multiples occupations du service, Marie sa sœur, se tenait assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa parole.
3. Gangra in Paphlagónia, sancti Calliníci, mártyris.
3. À Gangres en Paphlagonie, saint Callinique, martyr.
4. Romæ via Portuénsi miliário tértio in cœmetério eius nómini dicáto, sancti Felícis, mártyris.
4. À Rome, sur la voie de Porto, au troisième mille, dans le cimetière qui porte son nom, saint Félix, martyr.
5. Ibídem in cœmetério Generósæ, sanctórurri Simplícii, Faustíni, Viatrícis et Rufi, mártyrum.
5. À Rome, sur la voie de Porto, dans le cimetière de Générosa, les saints martyrs Simplice, Faustin, Viatrix et Rufus.
6. Trecis in Gállia Lugdunénsi, sancti Lupi, epíscopi, qui cum sancto Germáno Autissiodorénsi ad expugnándam Pelagianórum hæresim in Británniam Minórem perréxit, urbem suam a furóre Attilæ oratióne deféndit et quinquagínta duos annos sacerdótio venerabíliter functus in pace quiévit.
6. À Troyes, vers 478, saint Loup, évêque. Avec saint Germain d’Auxerre, il se rendit en Grande-Bretagne pour y combattre l’hérésie pélagienne ; par sa prière, il défendit sa ville de la fureur d’Attila et, après cinquante-deux ans de ministère épiscopal, il s’endormit dans le Seigneur.
7. Aureliáni item in Lugdunénsi, sancti Prósperi, epíscopi.
7. À Orléans, au Ve siècle, saint Prosper, évêque.
8. Nidarósiæ in Norvégia, sancti Olávi, mártyris, qui, rex gentis suæ, quam fidem christiánam in Anglia cognóverat, in regno suo idololátriam sédulo expúgnans propagávit, sed postrémo ab inimícis oppugnátus gládio occúbuit.
8. À Nidaros en Norvège, l’an 1030, saint Olav, roi, martyr. Il propagea dans son royaume la foi chrétienne qu’il avait reçue en Angleterre et combattit avec vigueur l’idolâtrie, mais son action provoqua des oppositions et, à la fin, il périt dans un combat mené par ses ennemis.
9*. Romæ apud sanctum Petrum, beáti Urbáni papæ Secúndi, qui libertátem Ecclésiæ contra laicórum invasiónes túitus est, advérsus simoníacos et pravos cléricos pugnávit et in Concílio Claromontáno mílites christiános adhortátus est, ut cruce signáti fratres ab infidélibus oppréssos et sepúlcrum Dómini liberárent.
9*. À Rome, près de saint Pierre, en 1099, le bienheureux Urbain II, pape, qui défendit la liberté de l’Église contre les empiètements des laïcs, combattit les simoniaques et les clercs dépravés et, au Concile de Clermont, exhorta les soldats chrétiens à prendre la croix pour délivrer le tombeau du Seigneur et leurs frères de Palestine opprimés par les infidèles.
10. In Briocénsi óppido Británniæ Minóris Gálliæ, sancti Guliélmi Pinchon, epíscopi, qui in ecclésiæ cathedrális ædificatiónem se impéndit, benignitáte et simplicitáte refúlsit et impávido ánimi róbore pro óvibus ac iúribus Ecclésiæ defendéndis graves vexatiónes exsiliúmque passus est.
10. À Saint-Brieuc, en 1234, saint Guillaume Pinchon, évêque, qui se dépensa pour la construction de la cathédrale. D’une bonté et d’une simplicité remarquables, il montra aussi une force d’âme sans peur devant les vexations graves et l’exil qu’il subit pour la défense de son peuple et des droits de l’Église.
11*. Omúræ in Iapónia, beatórum mártyrum Ludovíci Bertrán, presbyteri ex Ordine Prædicatórum, Máncii a Sancta Cruce et Petri a Sancta María, religiosórum ex eódem Ordine, qui pro Christo in ignem iniécti sunt.
11*. À Omura au Japon, en 1627, les bienheureux martyrs Louis Bertran, prêtre, Mancius de la Sainte-Croix et Pierre de Sainte-Marie, religieux dominicains, qui furent jetés dans le feu pour le Christ.
12*. In freto prope Rupifórtium ad oram Gálliæ, beáti Cároli Nicolái Antónii Ancel, presbyteri e Societáte Iesu et Maríæ et mártyris, qui, témpore gállicæ perturbatiónis in navi servitútis inhumáne útpote sacérdos deténtus, tristi contagióne corréptus martyrium complévit.
12*. Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Charles-Nicolas-Antoine Ancel, prêtre eudiste et martyr. Sous la Révolution française, il fut, à cause de son sacerdoce, déporté et détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où il mourut au bout de quelques mois.
13. In urbe Qingyan in Guizhou Sinárum província, sanctórum mártyrum Ioséphi Zhang Wenlan, Pauli Chen Changpin, seminárii alumnórum, Ioánnis Baptístæ Lou Tingyin, seminárii administratóris, et Marthæ Wang Louzhi, víduæ, qui, in cálida et húmida cávea reténti, atróces subiérunt vexatiónes et demum pro Christi fide capítibus abscíssis obiérunt.
13. À Qingyan, dans la province chinoise de Guizhou, en 1861, les saints martyrs Joseph Zhang Wenlan et Paul ChenChangpin, séminaristes, Jean-Baptiste Lou Tingyin, administrateur du séminaire, et Marthe Wang Louzhi, veuve. Détenus dans un cachot humide et chaud, ils subirent des tortures atroces et finalement furent décapités pour la foi du Christ.
14*. In civitáte Esplugues prope Barcinónem in Hispánia, beáti Ioánnis Baptístæ Egozcuezábal Aldaz, religiósi ex Ordine Sancti Ioánnis a Deo et mártyris, qui, témpore persecutiónis erga fidem, in ódium Ecclésiæ occísus est.
14*. En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Esplugues, près de Barcelone le bienheureux martyr Jean-Baptiste Egozcuezabal Aldaz, religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu
15*. Calándæ prope Terúlium item in Hispánia, beatórum Lúcii Martínez Mancebo, presbyteri ex Ordine Prædicatórum, et sociórum,13 mártyrum, qui, fortitúdine Christi suffúlti, in eádem persecutióne occubuérunt.
15*. En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936 à Calanda, près de Terruel, le bienheureux martyr Lucius Martinez Mancebo, prêtre dominicain.
16*. Valéntiæ item in Hispánia, beáti Ioséphi de Calasanz Marquis, presbyteri e Societáte Salesiána et mártyris, qui in eádem persecutióne sánguinem pro Christo effúdit.
16* En Espagne, dans la persécution qui accompagna la guerre civile, en 1936, à Valence, le bienheureux martyr Joseph de Calasanz Marqués, prêtre salésien.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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