Quarto Idus Decembris, luna nona.
1. Sancti Dámasi papæ Primi, qui, angústis tempóribus suis, contra schísmata et hǽreses complúres collégit synodos ad nicǽnam fidem defendéndam, libros sacros a sancto Hierònymo latíne reddéndos curávit et sepúlcra mártyrum pie excóluit versibúsque orriávit.
1. Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux... fera se dresser Damase de ses cendres”.
2. In pago Ambianénsi in Gállia Bélgica, sanctórum Victoríci et Fusciáni, mártyrum.
2. À Amiens, les saints martyrs Victoric, Fuscien martyrs
3. Placéntiæ in Æmília, sancti Sabíni, epíscopi, qui ad Christi fidem turbas vocávit, vírginum sacrária instítuit et veritátem nicænam invícte propugnávit.
3. À Plaisance en Émilie, l’an 420, saint Savin, évêque, qui appela les foules à la foi du Christ, établit des lieux d’asile pour les vierges et défendit de manière inébranlable la vérité de Nicée.
4. Constantinópoli, sancti Daniélis, cognoménto Stylítæ, presbyteri, qui, post vitam in cœnóbio ductam et multos susténtos labóres, more et exémplo sancti Simeónis in colúmnam elátus stetit, nulla vi frígoris vel æstus ve1 ventórum fractus annos trigínta tres tresque menses usque ad óbitum.
4. À Constantinople, en 493, saint Daniel, prêtre, surnommé le Stylite. Après avoir vécu dans un monastère et supporté de nombreux travaux, il se tint en haut d’une colonne à la manière et à l’exemple de saint Siméon le Stylite et y demeura pendant trente-trois ans et trois mois jusqu’à sa mort, sans se laisser briser par la violence du froid, de la chaleur ou des vents.
5*. In monastério Himmerodénsi apud Tréviros in Germánia, beáti Dávidis, mónachi, quem, córpore débilem, sanctus Bernárdus apud Claravállem accépit, deínde cum frátribus in Germániam misit ad novum monastérium condéndum, ubi die noctúque oratióni et bonis opéribus vacávit.
5*. À l’abbaye d’Himmerode près de Trèves en Allemagne, l’an 1179, le bienheureux David, moine, que saint Bernard reçut à Clairvaux malgré sa santé fragile, qu’il envoya ensuite avec d’autres frères en Allemagne pour fonder un nouveau monastère, où nuit et jour il était occupé à la prière et aux bonnes œuvres.
6*. Senis in Etrúria, beáti Franci Lippi, eremítæ ex Ordine Carmelitárum, exímia austeritáte vitæ clari.
6*. À Sienne en Toscane, l’an 1291, le bienheureux Franco Lippi, ermite de l’Ordre du Carmel, qui, après une vie violente de chef de bandits, se convertit totalement et devint célèbre par l’extrême rigueur de sa pénitence.
7*. In pago Camerinénsi in Picéno Itáliæ, beáti Hugolíni Magalotti, eremítæ, ex Tértio Ordine Sancti Francísci.
7*. Au diocèse de Camerino dans les Marches, en 1373, le bienheureux Hugolin Magalotti, qui, après la mort de son père, livra ses biens aux pauvres et vécut en ermite pénitent et tertiaire de Saint-François.
8*. Apud Tiférnum Metaurénse item in Picéno, beáti Hierónymi, presbyteri ex Ordine Servórum Maríæ, qui in solitúdine et siléntio sciéntiam sanctórum assecútus est.
8*. À Sant’ Angelo in Vado, également dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence.
9*. Nagasákii in lapónia, beatórum Martíni Lumbreras Peralta et Melchióris Sánchez Pérez, presbyterórum ex Ordine Sancti Augustíni et mártyrum, qui vix hanc civitátem ingréssi deprehénsi sunt et in cellam obscúram coniécti, demum igni tráditi.
9*. À Nagasaki au Japon, en 1632, les bienheureux martyrs Martin Lumbreras Peralta et Melchior Sanchez Pérez, prêtres augustins, qui, à peine entrés dans cette ville, furent arrêtés, jetés dans une cellule obscure et enfin brûlés vifs.
10*. Londínii in Anglia, beáti Arthúri Bell, presbyteri ex Ordine Fratrum Minórum et mártyris, qui sub Cárolo rege Primo propter solum sacerdótium cápite damnátus est et Tybúrni atibulum perpéssus.
10*. À Londres, en 1643, le bienheureux Arthur Bell, prêtre franciscain et martyr. Condamné à mort sous le roi Charles Ier uniquement à cause de son sacerdoce, il subit les supplices du gibet à Tyburn.
11*. In loco El Saler nuncupáto prope Valéntiam in Hispánia, beátæ Maríæ a Colúmna Villalonga Villalba, vírginis et mártyris, quæ, persecutióne religiósa furénte, martyrio suo vestígia Christi secúta est.
11*. À Burjassot près de Valence en Espagne, l’an 1936, la bienheureuse Marie-Pilar Villalonga Villalba, vierge et martyre, fusillée en haine de l’Église dans la persécution déclenchée au cours de la guerre civile.
12. In óppido la Pldehuela in regióne Matriténsi item in Hispánia, sanctæ Mirabíliæ a Iesu Pidal y Chico de Guzmán, vírginis ex Ordine Carmelitárum Discalceatárum, quæ plura monastéria in Hispánia atque in India cóndidit, vitam contemplatívam actuósæ caritáti coniúngens.
12. À La Aldehuela dans la région de Madrid, en 1974, sainte Marie des Merveilles de Jésus (Maria Miravillas Pidal), vierge carmélite, qui fonda un grand nombre de monastères en Espagne et en Inde, unissant une vie contemplative à une vie active de charité.
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Is 33,2-3.5-6
Dómine, miserére nostri, te enim exspectávimus; esto bráchium nostrum in mane et salus nostra in témpore tribulatiónis. A voce fragóris fugérunt pópuli, ab exaltatióne tua dispérsæ sunt gentes. Sublímis est Dóminus, quóniam hábitat in excélso; implet Sion iudício et iustítia. Et erit fírmitas in tempóribus tuis; divítiæ salútis sapiéntia et sciéntia: timor Dómini ipse est thesáurus eius.
Seigneur, aie pitié de nous, car nous T'avons attendu ; sois notre bras dès le matin, et notre salut au temps de la tribulation. Au son du fracas, les (des) peuples ont fui, et devant Ta grandeur les (des) nations seront (ont été) dispersées. Le Seigneur a été exalté, car Il réside dans un lieu élevé ; Il a rempli Sion de jugement et de justice. La fidélité régnera dans ton temps ; la sagesse et la science seront les richesses du salut ; c'est la crainte du Seigneur qui en sera le trésor.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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