Pridie Kalendas Ianuarii, luna una.
1. In octáva Nativitátis Dómini et die eius Circumcisiónis, sollémnitas sanctæ Dei Genetrícis Maríæ, quam Patres in Concílio Ephesíno Theotókon acclamavérunt, quia ex ea Verbum carnem assúmpsit et inter hómines habitávit Dei Fílius, princeps pacis, cui Nomen super omne nomen datum est.
1. En l’Octave de la Nativité du Seigneur et au jour de sa circoncision, solennité de sainte Marie Mère de Dieu. Au concile d’Éphèse, les Pères l’acclamèrent Théotokos, parce que, en elle, le Verbe prit chair et le Fils de Dieu habita parmi les hommes, lui, le prince de la paix, à qui a été donné le nom au-dessus de tout nom.
2. Cæsaréæ in Cappadócia, deposítio sancti Basilíi, epíscopi, cuius memória crástina die ágitur.
2. À Césarée de Cappadoce, le décès de saint Basile, évêque, dont on fait mémoire le lendemain.
3. In Campánia et Aprútio, commemorátio sancti lustíni, qui epíscopus celebrátur, zelo et christifidélium defensióne clarus.
3. En Campanie et dans les Abruzzes, commémoraison de saint Justin, évêque, au IVe siècle, célèbre par son zèle pour la défense des Chrétiens.
4. Romæ, sancti Almáchii, qui, ludis gladiatórum obsístens, Alypio præfécto Urbi iubénte, ab ipsis gladiatóribus occísus inter victóres mártyres adnumerátus est.
4. À Rome, en 391, saint Almachius qui, dit-on, pour s’opposer aux jeux des gladiateurs cria dans le cirque : « Arrêtez les superstitions des idoles et les sacrifices impurs ». Sur l’ordre du préfet de la Ville, Alype, il fut mis à mort par les gladiateurs et fut ainsi compté parmi les martyrs victorieux.
5. Ad montem luram in pago Gálliæ Lugdunénsis, commemorátio sancti Eugéndi, abbátis Condatiscénsis, qui iam inde a puerítia in monastério degit, ubi vitam commúnem monachórum omni stúdio promóvit.
5. Au mont Jou, aujourd’hui Saint-Claude, la commémoraison de saint Oyend, abbé de Condat, qui ne sortit jamais de ce monastère depuis l’âge de six ans jusqu’à sa mort à plus de soixante ans, en 516. Il détruisit par le feu les maisonnettes individuelles pour rassembler les moines dans une seule habitation.
6. Ruspis in Byzacéna, sancti Fulgéntii, epíscopi, qui, múnere procuratóris Byzacénæ functus, mónachus evásit; deínde epíscopus efféctus, témpore vandálicæ persecutiónis, ab ariánis multa perpéssus est et in Sardíniam a rege Thrasamúndo bis relegátus. Tandem pópulo suo restitútus, eum per réliquos vitæ annos veritátis et grátiæ verbo fidéliter nutrívit.
6. À Ruspe, en Byzacène, l’an 532, saint Fulgence, évêque, qui de procurateur de cette province se fit moine ; ensuite, devenu évêque, il eut beaucoup à souffrir de la part des ariens, au temps de la persécution des Vandales, et fut deux fois exilé en Sardaigne par le roi Thrasamond. Rendu enfin à son peuple, il le nourrit fidèlement de la parole de vérité et de grâce, durant les dernières années de sa vie.
7*. Viénnæ in Burgúndia, sancti Clari, abbátis monastérii Sancti Marcélli, qui religiósæ perfectiónis xemplum mónachis trádidit.
7*. À Vienne, en Gaule, vers 660, Saint Clair, abbé du monastère de Saint-Marcel, qui laissa aux moines un exemple de perfection religieuse.
8*. Trecis in Néustria, sancti Frodobérti, fundatóris et primi abbátis monastérii Cellénsis.
8*. À Troyes, vers 667, saint Frobert, fondateur et premier abbé de Moutier-la-Celle.
9*. In monastério Fiscamnénsi in Normánnia, tránsitus sancti Guliélmi, abbátis Sancti Benígni Divionénsis, qui novíssimis vitæ suæ tempóribus plúrimos mónachos in quadragínta monastériis distribútos fírmiter ac prudénter rexit.
9*. Au monastère de Fécamp en Normandie, le trépas, en 1031, de saint Guillaume, abbé de Saint-Bénigne de Dijon, qui, aux derniers temps de sa vie, gouverna, avec fermeté et prudence, un grand nombre de moines répartis en quarante monastères.
10. Apud Silviníacum in Burgúndia, tránsitus sancti Odilónis, abbátis Cluniacénsis, qui, sevérus in se, in áliis vero dulcis et miséricors, inter belligerántes indútias pro Deo instítuit et, témpore famis, xemmodo afflíctos levávit, dein primus cornmemoratiónem ómnium fidélium defunctórum postrídie festi Omnium Sanctórum in monastériis suis constítuit.
10. À Souvigny en Bourbonnais, en 1049, le trépas de saint Odilon, abbé de Cluny. Sévère pour soi, mais doux et miséricordieux pour les autres, il institua la trêve de Dieu entre les belligérants et, en temps de famine, mit tout en œuvre pour soulager les affligés, enfin, il institua le premier en ses monastères la commémoraison de tous les fidèles défunts, le lendemain de la fête de Tous les Saints.
11. Gablónæ in Bohémia, sanctæ Zdislávæ, matrisfamílias, quæ afflíctis magno solácio fuit.
11. À Jablonné en Bohème, l’an 1252, sainte Zdislava, mère de famille, qui fut d’un grand secours aux affligés.
12*. Gualdi Captaneórum in Umbria, beáti Hugolíni, qui vitam eremíticam duxit.
12*. À Gualdo en Ombrie, au XIVe siècle, le bienheureux Hugolin, qui y mena la vie érémitique.
13*. Romæ, sancti Ioséphi Maríæ Tomasi, presbyteri ex Ordine Clericórum Regulárium vulgo Theatinórum et cardinális, qui, cultus divíni instauratiónem ardénter cúpiens, in perquiréndis edendísque antiquióribus sacræ Litúrgiæ téxtibus et monuméntis totíus fere vitæ tempus exégit atque púeris catechizándis óperam dedit.
13. À Rome, en 1713, saint Joseph-Marie Tomasi, prêtre de l’Ordre des Clercs Réguliers Théatins et cardinal. Désirant ardemment la restauration du culte divin, il consacra presque toute sa vie à étudier et éditer des monuments et des textes anciens de la sainte liturgie, et s’appliqua aussi à faire le catéchisme aux enfants.
14*. Aprilíaci apud Andégavum in Gállia, beatórum fratrurn Ioánnis et Renáti Lego, presbyterórum et mártyrum, qui, xemplu perturbatióne sæviénte, cum nefárium iusiurándum clero impósitum iuráre recusássent, decolláti sunt.
14*. À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux frères Jean et René Légo, prêtres et martyrs, qui, durant la Révolution française, furent guillotinés pour avoir refusé de prêter le serment impie imposé au clergé.
15*. Romæ, sancti Vincéntii Maríæ Strambi, epíscopi Maceraténsis et Tolentíni, e Congregatióne Passiónis, qui commíssas ipsi diœcéses saricte rexit et ob fidelitátem erga Románum Pontíficem servátam exsílium perpéssus est.
15. À Rome, en 1824, le trépas de saint Vincent Marie Strambi, évêque de Macerata et de Tolentino, de la Congrégation des Passionistes, qui gouverna saintement les diocèses à lui confiés et subit l’exil pour sa fidélité au pape Pie VII.
16*. Hasseléti prope Traiéctum Mosæ in Bélgio, beáti Valentíni Paquay, presbyteri ex Ordine Fratrum Minórurri, qui in præcatióne, ministério reconciliatiónis et mariális corónæ devotióne mirum christiánæ caritátis prǽbuit xemplum, in spíritu humilitátis e mínimis áttingens summa.
16*. À Hasselt en Belgique, l’an 1905, le bienheureux Valentin Paquay, prêtre franciscain, qui donna un bel exemple de charité dans le ministère de réconciliation, de prière dans sa dévotion au Rosaire et d’humilité dans son attachement aux plus petites observances.
17*. Leópoli in Ucraína, beáti Sigismùndi Gorazdowski, presbyteri, qui, polónus natióne, pietáte erga próximum exímius et óperum ad vitam tuéndam præcúrsor, Institútum Sorórum Sancti loseph fundávit, omnímodis in bonum páuperum et derelictórum incúmbens.
17*. À Lvov en Ukraine, en 1920, le saint Sigismond Gorazdowski, prêtre, de nationalité polonaise. D’un dévouement remarquable envers son prochain, il se montra précurseur dans les œuvres pour la protection de la vie. Il fonda l’Institut des Sœurs de Saint-Joseph, appliquées à chercher de toute manière le bien des pauvres et des opprimés. (canonisé le 23 octobre 2005 Benoit XVI)
18*. Intra castra detentiónis Dacháni prope Monáchium Baváriæ in Germánia, beáti Mariáni Konopiński, presbyteri et mártyris, qui, polónus natióne, atrocitátes a médicis crudéliter irrogátas perpéssus pro Christo Dómino occúbuit.
18*. Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1943, le bienheureux Marien Konopinsky, prêtre de Poznam et martyr. Déporté de Pologne, il succomba pour le Christ Seigneur aux expérimentations atroces infligées par des médecins du camp
Et álibi aliórum plurimórum sanctórum Mártyrum et Confessórum, atque sanctárum Vírginum.
Et en d'autres lieux, beaucoup de saints Martyrs, de Confesseurs et de  Vierges saintes.
℟. Deo grátias.
℟. Rendons grâces à Dieu.
℣. Pretiósa in conspéctu Dómini, (T.P. Allelúia.)
℟. Mors sanctórum eius, (T.P. Allelúia.)
℣. Elle est précieuse devant Dieu, (T.P. Alléluia.)
℟. La mort de Ses saints (T.P. Alléluia).
Lectio brevis (2 Thess 2, 15-17; 3,5)
Lecture brève (2 Thess 2, 15-17; 3,5)
Itaque, fratres, state et tenéte traditiónes, quas didicístis sive per sermónem sive per epístulam nostram. Ipse autem Dóminus noster Iesus Christus et Deus Pater noster, qui diléxit nos et dedit consolatiónem ætérnam et spem bonam in grátia, consolétur corda vestra et confírmet in omni ópere et sermóne bono.
Que Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en toute bonne œuvre, et en toute bonne parole.
Verbum Dómini. ℟. Deo grátias.
Parole du Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Sancta María et omnes Sancti intercédant pro nobis ad Dóminum, ut nos mereámur ab eo adiuvári et salvári, qui vivit et regnat in sǽcula sæculórum. ℟. Amen.
Que sainte Marie et tous les Saints intercèdent pour nous auprès du Seigneur, afin que nous obtenions de Lui le secours et le salut, Lui qui vit pour les siècles des siècles. ℟. Amen.
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :

Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. ℟. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. ℟. Amen.
Et fidélium ánimæ per misericórdiam Dei requiéscant in pace. ℟. Amen.
Et que les âmes des fidèles par la miséricorde de Dieu reposent en paix. ℟. Amen.
℣. Ite in pace. ℟. Deo grátias.
℣. Allez en paix. ℟. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.
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