Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Christe, pastórum caput atque princeps, géstiens huius celebráre festum, débitas sacro pia turba psallit cármine laudes.
O Christ, tête et prince des pasteurs, désirant célébrer cette fête, la foule pieuse chante des louanges sacrées avec des chants dévoués.
pro papa:
Pour un pape :
Quas oves déderas, ovíle orbis ut totus fíeret sacrátum, hic tuo nutu pósitus suprémo cúlmine rexit.
Que celui que Tu avais donné pour que le monde entier devienne un troupeau sacré, celui-ci, établi par Ta volonté, l’a gouverné du haut de la plus haute position.
pro episcopo:
Pour un évêque :
Strénuum bello púgilem supérni chrísmatis pleno tuus unxit intus Spíritus dono, posuítque sanctam páscere gentem.
Ton Esprit l'a oint intérieurement avec le don de l'huile sacrée, en faisant de lui un combattant courageux dans la bataille, Il l'a établi pour paître le peuple saint.
pro presbytero:
Pour un prêtre :
Hunc tibi eléctum fáciens minístrum ac sacerdótem sócians, dedísti dux ut astaret pópulo fidélis ac bonus altor.
L'ayant choisi comme ministre pour Toi, et l'ayant associé comme prêtre, Tu l'as donné comme guide fidèle et bon pasteur pour se tenir auprès du peuple.
Hic gregis ductor fuit atque forma, lux erat cæco, mísero levámen, próvidus cunctis pater omnibúsque ómnia factus.
Il fut le guide du troupeau et le modèle, lumière pour l'aveugle, soutien pour le misérable, Père prévoyant pour tous, il devint tout pour chacun.
Christe, qui sanctis méritam corónam reddis in cælis, dócili magístrum fac sequi vita, similíque tandem fine potíri.
O Christ, Toi qui rends aux saints La couronne méritée dans les cieux, fais que nous suivions notre maître avec une vie docile et qu'enfin nous obtenions une fin semblable.
Æqua laus summum célebret Paréntem teque, Salvátor, pie rex, per ævum; Spíritus Sancti résonet per omnem glória mundum.
Louange égale célèbre le Père suprême et Toi, Sauveur, roi pieux, à travers les âges ; Que la gloire de l'Esprit Saint résonne à travers le monde entier.
annotation: 8c;
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(c4) EX(h)tén(fg)de,(g) *() Dó(gh)mi(g)ne,(g) brá(gf)chi(g)um(gh) tu(f)um,(f) (,) et(h) lí(j)be(j)ra(j) á(j)ni(j)mas(i) no(j)stras,(h) ne(f) per(g)e(hi)á(h)mus.(g) (::)
E(j) u(j) o(h) u(j) a(k) e.(j) (::)
   Ant. 1. Exténde Dómine bráchium tuum, et líbera ánimas nostras, ne pereámus.
   Ant. 1. Étends, Seigneur, Ton bras, et délivre nos âmes, afin que nous ne périssions point.
Psalmus 43 (44)
Psaume 43 (44)
Populi calamitates
In his omnibus superamus propter eum, qui dilexit nos (Rom 8, 37).
Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Romains 8,37).
I
I
   Deus, áuribus nostris audívimus; patres nostri annuntiavérunt nobis * opus, quod operátus es in diébus eórum, in diébus antíquis.
   O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles; nos pères nous ont annoncé l'oeuvre que Tu as faite en leurs jours, et aux jours anciens.
   Tu manu tua gentes depulísti et plantásti illos, * afflixísti pópulos et dilatásti eos.
   Ta main a exterminé les nations, et Tu les as établis à leur place; Tu as affligé les peuples, et Tu les as chassés.
   Nec enim in gládio suo possedérunt terram, * et bráchium eórum non salvávit eos;
   Car ce n'est point par leur glaive qu'ils ont conquis ce pays, et ce n'est pas leur bras qui les a sauvés,
   sed déxtera tua et bráchium tuum et illuminátio vultus tui, * quóniam complacuísti in eis.
   mais c'est Ta droite et Ton bras, et la lumière de Ton visage, parce que Tu les aimais.
   Tu es rex meus et Deus meus, * qui mandas salútes Iacob.
   Tu es mon roi et mon Dieu, Toi qui ordonnes le salut de Jacob.
   In te inimícos nostros proiécimus * et in nómine tuo conculcávimus insurgéntes in nos.
   Par Toi nous renverserons nos ennemis, et en Ton Nom nous mépriserons ceux qui se lèvent contre nous.
   Non enim in arcu meo sperábo, * et gládius meus non salvábit me.
   Car ce n'est pas dans mon arc que je me confierai, * et ce n'est pas mon glaive qui me sauvera.
   Tu autem salvásti nos de affligéntibus nos * et odiéntes nos confudísti.
   Mais c'est Toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui nous haïssaient.
   In Deo gloriábimur tota die * et in nómine tuo confitébimur in sæculum.
   En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ex(h)tén(fg)de,(g) () Dó(gh)mi(g)ne,(g) brá(gf)chi(g)um(gh) tu(f)um,(f) (,) et(h) lí(j)be(j)ra(j) á(j)ni(j)mas(i) no(j)stras,(h) ne(f) per(g)e(hi)á(h)mus.(g)
(::)
   Ant. Exténde Dómine bráchium tuum, et líbera ánimas nostras, ne pereámus.
   Ant. Étends, Seigneur, Ton bras, et délivre nos âmes, afin que nous ne périssions point.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) qui(h) me(i) per(j)se(ih)quún(i)tur,(i) (;) et(i) non(f) con(i)fún(h)dar(g) e(fe)go,(f) (,) Dó(e)mi(d)ne(e) De(f)us(h) me(f)us.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
   Ant. 2. Confundántur qui me persequúntur, et non confúndar ego,Dómine Deus meus.
   Ant. 2. Qu’ils soient confondus, ceux qui me persécutent, et que je ne sois point confondu, Seigneur, mon Dieu.
II
II
   Nunc autem reppulísti et confudísti nos * et non egrediéris, Deus, cum virtútibus nostris.
   Mais maintenant Tu nous as repoussés et couverts de honte, et Tu ne sors plus, ô Dieu, avec nos armées.
   Convertísti nos retrórsum coram inimícis nostris, * et, qui odérunt nos, diripuérunt sibi.
   Tu nous as fait tourner le dos à nos ennemis, et ceux qui nous haïssaient nous mettaient au pillage.
   Dedísti nos tamquam oves ad vescéndum * et in géntibus dispersísti nos.
   Tu nous as livrés comme des brebis de boucherie, et Tu nous as dispersés parmi les nations.
   Vendidísti pópulum tuum sine lucro, * nec dítior factus es in commutatióne eórum.
   Tu as vendu Ton peuple à vil prix, et il n'y a pas eu foule dans l'achat qui s'en est fait.
   Posuísti nos oppróbrium vicínis nostris, * subsannatiónem et derísum his, qui sunt in circúitu nostro.
   Tu nous as rendus l'opprobre de nos voisins, et un objet d'insulte et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
   Posuísti nos similitúdinem in géntibus, * commotiónem cápitis in pópulis.
   Tu nous as rendus la fable des nations; les peuples branlent la tête à notre sujet.
   Tota die verecúndia mea contra me est, * et confúsio faciéi meæ coopéruit me,
   Tout le jour ma honte est devant mes yeux, et la confusion de mon visage me couvre tout entier,
   a voce exprobrántis et obloquéntis, * a fácie inimíci et ultóris.
   à la voix de celui qui m'outrage et m'injurie, à la vue de l'ennemi et du persécuteur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) qui(h) me(i) per(j)se(ih)quún(i)tur,(i) (;) et(i) non(f) con(i)fún(h)dar(g) e(fe)go,(f) (,) Dó(e)mi(d)ne(e) De(f)us(h) me(f)us.(f)
(::)
   Ant. Confundántur qui me persequúntur, et non confúndar ego,Dómine Deus meus.
   Ant. Qu’ils soient confondus, ceux qui me persécutent, et que je ne sois point confondu, Seigneur, mon Dieu.
annotation: 2d;
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(f3) ME(fgFE)mén(f)to(hg) Dó(hi)mi(hvGF)ne,(ghf/gvFEe) *(,) et(h) o(i)stén(j)de(i) te(h) no(i)bis(hi) in(i>) tém(hi)po(hg)re(fe) tri(f)bu(fe)la(h)ti(hg)ó(f)nis.(f) (::)
E(h) u(h) o(h) u(g) a(ef) e.(f) (::)
   Ant. 3. Meménto Domíne, et osténde te nobis in témpore tribulatiónis.
   Ant. 3. Souviens-Toi, Seigneur, et montre-Toi à nous au temps de la tribulation.
III
III
   Hæc ómnia venérunt super nos, nec oblíti sumus te; * et iníque non égimus in testaméntum tuum.
   Tous ces maux sont venus sur nous; et pourtant nous ne T'avons pas oublié, et nous n'avons pas agi avec iniquité contre Ton alliance.
   Et non recéssit retro cor nostrum, * nec declinavérunt gressus nostri a via tua;
   Et notre coeur ne s'est point retiré en arrière; et Tu as détourné nos pas de Ta voie.
   sed humiliásti nos in loco vúlpium * et operuísti nos umbra mortis.
   Car Tu nous as humiliés dans un lieu d'affliction, et l'ombre de la mort nous a recouverts.
   Si oblíti fuérimus nomen Dei nostri * et si expandérimus manus nostras ad deum aliénum,
   Si nous avons oublié le Nom de notre Dieu, et si nous avons étendu nos mains vers un dieu étranger,
   nonne Deus requíret ista? * Ipse enim novit abscóndita cordis.
   Dieu n'en redemandera-t-Il pas compte? Car Il connaît les secrets du coeur.
   Quóniam propter te mortificámur tota die, * æstimáti sumus sicut oves occisiónis.
   Car c'est à cause de Vous que nous sommes tous les jours livrés à la mort, * et qu'on nous regarde comme des brebis de boucherie.
   Evígila, quare obdórmis, Dómine? * Exsúrge et ne repéllas in finem.
   Lève-Toi ; pourquoi dors-Tu, Seigneur? Lève-Toi, et ne nous repousse pas à jamais.
   Quare fáciem tuam avértis, * oblivísceris inópiæ nostræ et tribulatiónis nostræ?
   Pourquoi détournes-Tu Ton visage? Pourquoi oublies-Tu notre misère et notre tribulation ?
   Quóniam humiliáta est in púlvere ánima nostra, * conglutinátus est in terra venter noster.
   Car notre âme est humiliée dans la poussière, et notre sein est comme collé à la terre.
   Exsúrge, Dómine, ádiuva nos * et rédime nos propter misericórdiam tuam.
   Lève-Toi, Seigneur; secoure-nous, et rachète-nous par Ta miséricorde.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(f3) a/. Me(fgFE)mén(f)to(hg) Dó(hi)mi(hvGF)ne,(ghf/gvFEe) (,) et(h) o(i)stén(j)de(i) te(h) no(i)bis(hi) in(i>) tém(hi)po(hg)re(fe) tri(f)bu(fe)la(h)ti(hg)ó(f)nis.(f)
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   Ant. Meménto Domíne, et osténde te nobis in témpore tribulatiónis.
   Ant. Souviens-Toi, Seigneur, et montre-Toi à nous au temps de la tribulation.
   v. Ego ipse requíram oves meas. r. Et indúcam eas in terram suam.
   v. Moi-même, Je chercherai Mes brebis. r. Et Je les ramènerai dans leur pays.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
   Semita iusti recta est; rectum callem iusti complánas. Et in sémita iudiciórum tuórum, Dómine, sperávimus in te; ad nomen tuum et ad memoriále tuum desidérium ánimæ. Anima mea desíderat te in nocte, sed et spíritu meo in præcórdiis meis te quæro. Cum resplendúerint iudícia tua in terra, iustítiam discent habitatóres orbis. Fit misericórdia ímpio, non discet iustítiam; in terra probitátis iníque gerit et non videt maiestátem Dómini.
   Le sentier du juste, c'est la droiture, tu aplanis la droite trace du juste. Oui, dans le sentier de tes jugements, nous t'attendions, Seigneur, à ton nom et à ta mémoire va le désir de l'âme. Mon âme t'a désiré pendant la nuit, oui, au plus profond de moi, mon esprit te cherche, car lorsque tu rends tes jugements pour la terre, les habitants du monde apprennent la justice. Si l'on fait grâce au méchant sans qu'il apprenne la justice, au pays de la droiture il fait le mal, sans voir la majesté du Seigneur.
   Domine, exaltáta est manus tua, et non vident; vídeant confúsi zelum tuum in pópulum, et ignis hóstium tuórum devorábit eos. Dómine, dabis pacem nobis; ómnia enim ópera nostra operátus es nobis. Dómine Deus noster, possedérunt nos dómini absque te; tantum in te recordémur nóminis tui. Mórtui non revivíscent, defúncti non resúrgent; proptérea visitásti et contrivísti eos et perdidísti omnem memóriam eórum. Auxísti gentem, Dómine, auxísti gentem, glorificátus es; elongásti omnes términos terræ. Dómine, in angústia quæsiérunt te, fudérunt incantatiónem, castigátio tua in eis.
   Seigneur, ta main est levée et ils ne voient pas! Ils verront, pleins de confusion, ton amour jaloux pour ce peuple, oui, le feu préparé pour tes ennemis les dévorera. Seigneur, tu nous assures la paix, et même toutes nos œuvres, tu les accomplis pour nous. Seigneur notre Dieu, d'autres maîtres que toi ont dominé sur nous, mais, attachés à toi seul, nous invoquons ton nom. Les morts ne revivront pas, les ombres ne se relèveront pas, car tu les as visités, exterminés, tu as détruit jusqu'à leur souvenir. Tu as fait de nous une nation, Seigneur, tu as fait de nous une nation et tu as été glorifié. Tu as fait reculer les limites du pays. Seigneur, dans la détresse ils t'ont cherché, ils se répandirent en prière car ton châtiment était sur eux.
   Sicut quæ cóncipit, cum appropinquáverit ad partum dolens clamat in dolóribus suis, sic facti sumus a fácie tua, Dómine. Concépimus et parturívimus, quasi pepérimus ventum. Salútes non fécimus in terra, ídeo non nati sunt habitatóres terræ. Revivíscent mórtui tui, interfécti mei resúrgent. Expergiscímini et laudáte, qui habitátis in púlvere, quia ros lucis ros tuus, et terra defúnctos suos edet in lucem. Vade, pópulus meus, intra in cubícula tua, claude óstia tua super te, abscóndere módicum ad moméntum, donec pertránseat indignátio. Ecce enim Dóminus egrediétur de loco suo, ut vísitet iniquitátem habitatóris terræ contra eum; et revelábit terra sánguinem suum et non opériet ultra interféctos suos.
   Comme la femme enceinte à l'heure de l'enfantement souffre et crie dans ses douleurs, ainsi étions-nous devant ta face, Seigneur. Nous avons conçu, nous avons souffert, mais c'était pour enfanter du vent: nous n'avons pas donné le salut à la terre, il ne naît pas d'habitants au monde. Tes morts revivront, tes cadavres ressusciteront. Réveillez-vous et chantez, vous qui habitez la poussière, car ta rosée est une rosée lumineuse, et le pays va enfanter des ombres. Va, mon peuple, entre dans tes chambres, ferme tes portes sur toi; cache-toi un tout petit instant, jusqu'à ce qu'ait passé la fureur. Car voici le Seigneur qui sort de sa demeure pour châtier la faute des habitants de la terre; et la terre dévoilera son sang, elle cessera de recouvrir ses cadavres.
   r. Ecce Dóminus véniet et omnes sancti eius cum eo, et erit in die illa lux magna; et exíbunt de Ierúsalem sicut aqua munda: * Et regnábit Dóminus in ætérnum super omnes gentes. v. A solis ortu et occásu, ab aquilóne et mari. * Et regnábit. v. Glória Patri. * Et regnábit.
   r. Voici venir le Seigneur avec tous les saints de son cortège; en ce jour-là resplendira une grande lumière, et il sortira de Jérusalem comme une eau pure: * Le Seigneur régnera pour l'éternité sur toutes les nations. v. Du nord et du midi, du levant et du couchant, * Le Seigneur. v. Gloire au Père. * Le Seigneur.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Augustíni epíscopi De catechizándis rúdibus (Lib. 1, 4: CCL 46, 126-127. 128-129)
Traité de saint Augustin sur la catéchèse
   Quæmaior causa est advéntus Dómini, nisi ut osténderet Deus dilectiónem suam in nobis, comméndans eam veheménter? Quia cum adhuc inimíci essémus, Christus pro nobis mórtuus est. Hoc autem ídeo, quia finis præcépti et plenitúdo legis cáritas est: ut et nos ínvicem diligámus, et quemádmodum ille pro nobis ánimam suam pósuit, sic et nos pro frátribus ánimam ponámus; et ipsum Deum, quóniam prior diléxit nos, et Fílio suo único non pepércit, sed pro nobis ómnibus trádidit eum, si amáre pigébat, saltem nunc redamáre non pígeat.
   Quelle raison plus grande y a-t-il de la venue du Seigneur que la volonté qu'a eue Dieu de nous manifester son amour pour nous, en le parant des plus vives séductions? En effet, nous étions encore ses ennemis, quand le Christ est mort pour nous. Et voilà précisément pourquoi la fin du précepte et la plénitude de la loi, c'est la charité. Nous devons par suite, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Et de même que le Christ a donné sa vie pour nous, de même nous devons, à notre tour, donner notre vie pour nos frères. Quant à Dieu lui-même, puisqu'il nous a aimés le premier et que, loin d'épargner son Fils unique, il l'a livré pour nous, nous devons, même s'il nous répugnait de l'aimer, n'avoir du moins maintenant aucune répugnance à lui rendre son amour.
   Nulla est enim maior ad amórem invitátio, quam præveníre amándo; et nimis durus est ánimus, qui dilectiónem si nolébat impéndere, nolit repéndere. Quod si in ipsis flagitiósis et sórdidis amóribus vidémus, nihil áliud eos ágere qui amári vicíssim volunt, nisi ut documéntis, quibus valent apériant et osténdant quantum ament; eámque imáginem iustítiæ præténdere afféctant ut vicem sibi reddi quodam modo flágitent ab eis ánimis, quos illecebráre moliúntur; ipsíque ardéntius æstuant, cum iam movéri eódem igne étiam illas mentes quas áppetunt séntiunt: si ergo et ánimus qui tórpebat, cum se amári sénserit excitátur, et qui iam fervébat, cum se redamári didícerit magis accénditur; maniféstum est nullam esse maiórem causam, qua vel inchoétur vel augeátur amor, quam cum amári se cognóscit, qui nondum amat, aut redamári se vel posse sperat, vel iam probat, qui prior amat.
   Il n'y a pas, en effet, de plus grande invitation à l'amour que de faire, en aimant, les premières avances. Et trop dur est le cœur qui, se refusant à prendre l'initiative de l'amour, refuserait de répondre à l'amour dont il est l'objet. Nous le constatons bien dans les amours scandaleuses et dégradantes. Les amoureux qui veulent être aimés en retour ne font pas autre chose que déclarer et montrer, par toutes les preuves en leur pouvoir, combien ils aiment. Ils affectent de mettre en avant cette apparence de justice, au nom de laquelle ils réclament, en une certaine mesure, des cœurs qu'ils s'ingénient à séduire, de les payer de retour. Et eux-mêmes brûlent d'un feu plus ardent quand ils sentent que ces cœurs qu'ils convoitent sont mis en mouvement par le même feu. Si donc, d'une part, le cœur qui était engourdi, se réveille quand il se sent aimé; si, d'autre part, le cœur qui était déjà enflammé, s'enflamme davantage, quand il se sent aimé de retour, il est de toute évidence qu'il n'y a pas de plus grand moyen soit d'éveiller soit d'accroître l'amour, que de se savoir aimé quand on n'aime pas encore, ou d'être aimé à son tour quand on aime déjà, ou d'espérer l'être, ou de recevoir des preuves de cet amour.
   Quia caritáti nihil advérsius quam invidéntia; mater autem invidéntiæ supérbia est: idem Dóminus Iesus Christus, Deus et homo, et divínæ in nos dilectiónis indícium est, et humánæ apud nos humilitátis exémplum, ut magnus tumor noster maióre contrária medicína sanarétur. Magna est enim miséria, supérbus homo; sed maior misericórdia, húmilis Deus. Hac ergo dilectióne tibi tamquam fine propósito, quo réferas ómnia quæ dicis, quidquid narras ita narra, ut ille cui lóqueris audiéndo credat, credéndo speret, sperándo amet.
   Du moment que rien n'est plus opposé à la charité que l'envie, et que l'orgueil est le père de l'envie, le même Seigneur Jésus-Christ, Dieu et homme, est à la fois une preuve de l'amour divin à notre égard et un exemple, parmi nous, de l'humilité humaine. Il vise par là à guérir notre puissant orgueil par un antidote plus puissant encore. Grande misère, en effet, qu'un homme orgueilleux, mais plus grande miséricorde, un Dieu humble. Propose-toi donc cet amour, comme la fin où tu rapporteras toutes tes paroles; et tout ce que tu racontes, raconte-le de telle manière que ton auditeur croie en écoutant, espère en croyant, et aime en espérant.
   r. Sicut mater consolátur fílios suos, ita consolábor vos, dicit Dóminus: et de Ierúsalem civitáte quam elégi, véniet vobis auxílium: * Et vidébitis et gaudébit cor vestrum. v. Dabo in Sion salútem, et in Ierúsalem glóriam meam. * Et vidébitis. v. Glória Patri. * Et vidébitis.
   r. Comme une mère console ses enfants, je vous consolerai, dit le Seigneur; et de Jérusalem, cité que j'ai choisie, viendra pour vous le secours attendu: * Vous le verrez, vous serez dans la joie! v. À Sion, je donnerai le salut; à Jérusalem, je donnerai ma gloire! * Vous le verrez. v. Gloire au Père. * Vous le verrez.
   
   Orémus.
   Prions.
   Præsta, quǽsumus, Dómine, ut mártyrum tuórum iúgiter mérita celebrémus, * quorum éxstitit beátus Dámasus papa cultor et amátor. Per Dóminum.
   Accorde-nous, nous T'en prions, Seigneur, de célébrer constamment les mérites de Tes martyrs, dont le bienheureux pape Damase s'est fait l'admirateur et l'amant.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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