v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Beate (Beata) martyr, próspera diem triumphálem tuum, quo sánguinis merces tibi coróna vincénti datur.
Rendez favorable, saint martyr, le jour où vous avez triomphé quand la couronne fut donnée pour prix du sang, à votre victoire.
Hic te ex tenébris sǽculi, tortóre victo et iúdice, evéxit ad cælum dies Christóque ovántem réddidit.
De la ténèbre d'ici-bas, ce jour vous a porté jusqu'au ciel, pour vous rendre au Christ, en triomphe, vainqueur des bourreaux et des juges.
Nunc angelórum párticeps collúces insígni stola, quam testis indomábilis rivis cruóris láveras.
Réuni aux anges du ciel, vous brillez dans le vêtement que vous avez, martyr indomptable, lavé dans le sang qui ruisselle.
Adésto nunc et óbsecra, placátus ut Christus suis inclínet aurem prósperam, noxas nec omnes ímputet.
Venez maintenant prier pour nous, et que le Christ, en Sa pitié, incline une oreille propice et ne nous compte aucune faute.
Paulís per huc illábere Christi favórem déferens, sensus gravati ut séntiant levámen indulgéntiæ.
Descendez un moment jusqu'à nous, porteur de la grâce du Christ : que nous sentions Son indulgence alléger nos âmes pesantes.
Honor Patri cum Fílio et Spíritu Paráclito, qui te coróna pérpeti cingunt in aula glóriæ. Amen.
Honneur au Père, honneur au Fils, honneur à l'Esprit Paraclet, qui, dans leur demeure de gloire, pour l'éternité vous couronnent. Amen.
Ant. 1. Intuére, Dómine, et réspice oppróbrium nostrum.
Ant. 1. Considère, Seigneur, et regarde l'opprobre où nous sommes.
Psalmus 88 (89), 39-53
Psaume 88 (89), 39-53
Lamentatio de ruina domus David
Lamentation sur la ruine de la maison de David
Erexit cornu salutis nobis in domo David (Lc 1, 69).
Il nous a suscité un sauveur de la maison de David.
IV
IV
Tu vero reppulísti et reiecísti, * irátus es contra christum tuum;
Et pourtant Tu as rejeté et méprisé; Tu as repoussé Ton oint.
evertísti testaméntum servi tui, * profanásti in terram diadéma eius.
Tu as détruit l'alliance faite avec Ton serviteur; Tu as profané en le jetant à terre son diadème sacré.
Destruxísti omnes muros eius, * posuísti munitiónes eius in ruínas.
Tu as abattu toutes ses clôtures ; Tu as rempli de frayeur ses forteresses.
Diripuérunt eum omnes transeúntes viam, * factus est oppróbrium vicínis suis.
Tous ceux qui passaient par le chemin l'ont pillé, et il est devenu l'opprobre de ses voisins.
Exaltásti déxteram depriméntium eum, * lætificásti omnes inimícos eius.
Tu as élevé la droite de ses oppresseurs ; Tu as réjoui tous ses ennemis.
Avertísti áciem gládii eius * et non es auxiliátus ei in bello.
Tu as enlevé toute force à son glaive, et Tu ne l'as pas secouru dans la guerre.
Finem posuísti splendóri eius * et sedem eius in terram collisísti.
Tu l'as dépouillé de son éclat, et Tu as brisé son trône contre la terre.
Minorásti dies iuventútis eius, * perfudísti eum confusióne.
Tu as abrégé les jours de son règne; Tu l'as couvert d'ignominie.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Intuére, Dómine, et réspice oppróbrium nostrum.
Ant. Considère, Seigneur, et regarde l'opprobre où nous sommes.
Ant. 2. Ego sum radix et genus David, stella spléndida et matutína.
Ant. 2. Je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile brillante, l'étoile du matin.
V
V
Usquequo, Dómine, abscondéris in finem, * exardéscet sicut ignis ira tua?
Jusques à quand, Seigneur, Te détourneras-Tu à jamais? Jusques à quand Ta colère s'embrasera-t-elle comme le feu?
Memoráre, quam brevis mea substántia. * Ad quam vanitátem creásti omnes fílios hóminum?
Rappelle-Toi ce qu'est ma vie; car est-ce pour le néant que Tu as créé tous les enfants des hommes?
Quis est homo, qui vivet et non vidébit mortem, * éruet ánimam suam de manu ínferi?
Quel est l'homme qui pourra vivre sans voir la mort, et qui arrachera son âme à la puissance de l'enfer ?
Ubi sunt misericórdiæ tuæ antíquæ, Dómine, * sicut iurásti David in veritáte tua?
Où sont, Seigneur, Tes anciennes miséricordes, que Tu as jurées à David au nom de Ta vérité ?
Memor esto, Dómine, oppróbrii servórum tuórum, * quod contínui in sinu meo, multárum géntium,
Souviens-Toi, Seigneur, de l'opprobre de Tes serviteurs; je l'ai tenu caché dans mon sein; il venait de nations nombreuses.
quo exprobravérunt inimíci tui, Dómine, * quo exprobravérunt vestígia christi tui.
Souviens-Toi au reproche de Tes ennemis, Seigneur, du reproche qu'ils ont fait au sujet de Ton changement à l'égard de Ton oint.
Benedíctus Dóminus in ætérnum. * Fiat, fiat.
Béni soit le Seigneur à jamais. Ainsi soit-il, ainsi soit-il.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Ego sum radix et genus David, stella spléndida et matutína.
Ant. Je suis le rejeton et la descendance de David, l'étoile brillante, l'étoile du matin.
Ant. 3. Anni nostri sicut herba tránseunt; a sǽculo tu es, Deus.
Ant. 3. Nos années fanent comme l'herbe ; depuis des siècles, Tu es Dieu.
Psalmus 89 (90)
Psaume 89 (90)
Sit splendor Domini super nos
Que la splendeur du Seigneur soit sur nous.
Unus dies apud Dominum sicut mille anni, et mille anni sicut dies unus (2 Petr 3, 8).
Auprès du Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
Dómine, refúgium factus es nobis * a generatióne in generatiónem.
Seigneur, Tu as été pour nous un refuge de génération en génération.
Priúsquam montes nasceréntur † aut gignerétur terra et orbis, * a sǽculo et usque in sǽculum tu es Deus.
Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses enfanté la terre et le monde, de l'éternité à l'éternité Tu es, ô Dieu.
Redúcis hóminem in púlverem; * et dixísti: «Revertímini, fílii hóminum».
Tu réduis les mortels en poussière, et Tu dis : « Retournez, fils de l'homme ».
Quóniam mille anni ante óculos tuos tamquam dies hestérna, quæ prætériit, * et custódia in nocte.
Car mille ans sont, à Tes yeux, comme le jour d'hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit.
Auferes eos, sómnium erunt: * mane sicut herba succréscens,
Tu les emportes, semblables à un songe : le matin, comme l'herbe, ils repoussent,
mane floret et crescit, * véspere décidit et aréscit.
le matin, elle fleurit et pousse, le soir, elle se flétrit et se dessèche.
Quia defécimus in ira tua * et in furóre tuo turbáti sumus.
Ainsi nous sommes consumés par Ta colère, et Ta fureur nous terrifie.
Posuísti iniquitátes nostras in conspéctu tuo, * occúlta nostra in illuminatióne vultus tui.
Tu mets devant Toi nos iniquités, nos fautes cachées à la lumière de Ta face.
Quóniam omnes dies nostri evanuérunt in ira tua, * consúmpsimus ut suspírium annos nostros.
Tous nos jours disparaissent par Ton courroux nous voyons nos années s'évanouir comme un son léger.
Dies annórum nostrórum sunt septuagínta anni * aut in valéntibus octogínta anni,
Nos jours s'élèvent à soixante-dix ans, et dans leur pleine mesure à quatre-vingts ans,
et maior pars eórum labor et dolor, * quóniam cito tránseunt, et avolámus.
et leur splendeur n'est que peine et misère, car ils passent vite, et nous nous envolons.
Quis novit potestátem iræ tuæ * et secúndum timórem tuum indignatiónem tuam?
Qui comprend la puissance de Ta colère, et Ton courroux, selon la crainte qui T'est due ?
Dinumeráre dies nostros sic doce nos, * ut inducámus cor ad sapiéntiam.
Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous acquérions un cœur sage.
Convértere, Dómine, úsquequo? * Et deprecábilis esto super servos tuos.
Reviens, Seigneur ; jusques à quand ? Aie pitié de Tes serviteurs.
Reple nos mane misericórdia tua, * et exsultábimus et delectábimur ómnibus diébus nostris.
Rassasie-nous le matin de Ta bonté, et nous serons tous nos jours dans la joie et l'allégresse.
Lætífica nos pro diébus, quibus nos humiliásti, * pro annis, quibus vídimus mala.
Réjouis-nous autant de jours que Tu nous as humiliés, autant d'années que nous avons connu le malheur.
Appáreat servis tuis opus tuum * et decor tuus fíliis eórum.
Que Ton oeuvre se manifeste à Tes serviteurs, ainsi que Ta gloire, pour leurs fils.
Et sit splendor Dómini Dei nostri super nos, † et ópera mánuum nostrárum confírma super nos * et opus mánuum nostrárum confírma.
Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous, affermis pour nous l'ouvrage de nos mains et affermis l'ouvrage de nos mains.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Anni nostri sicut herba tránseunt; a sǽculo tu es, Deus.
Ant. Nos années fanent comme l'herbe ; depuis des siècles, Tu es Dieu.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Irenæi epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 5, 2: SC 153, 30-38)
Traité de saint Irénée contre les hérésies
Si caro non salvétur, nec Dóminus sánguine suo redémit nos, neque calix Eucharístiæ communicátio sánguinis eius est, neque panis quem frángimus communicátio córporis eius est. Sanguis non est nisi a venis et cárnibus et a réliqua quæ est secúndum hóminem substántia, quæ vere factum Verbum Dei sánguine suo redémit nos. Quemádmodum et Apóstolus ait: In quo habémus redemptiónem per sánguinem eius, remissiónem peccatórum. Et quóniam membra eius sumus, et per creatúram nutrímur, creatúram autem ipse nobis præstat, solem suum oríri fáciens et pluens quemádmodum vult; eum cálicem, qui est a creatúra, suum sánguinem conféssus est, ex quo auget nostrum sánguinem; et eum panem, qui est a creatúra, suum corpus confirmávit, ex quo nostra auget córpora.
Si la chair ne peut être sauvée, alors le Seigneur ne nous a pas rachetés par son sang, la coupe de l'Eucharistie n'est pas communion à son sang, ni le pain que nous rompons communion à son corps. Car le sang n'en est pas, s'il ne vient pas de veines, de chairs et du reste de la substance humaine, et c'est pour être vraiment devenu cela, que le Verbe de Dieu nous a rachetés par son sang. Ainsi le dit l'Apôtre: En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés. Parce que nous sommes ses membres et que nous sommes nourris par la création — cette création qu'il nous donne lui-même, en faisant lever son soleil et pleuvoir comme il veut — il a confirmé que la coupe qui provient de la création était son sang, par lequel se fortifie notre sang; il a confirmé que le pain qui provient de la création était son corps, par lequel il fortifie notre corps.
Quando ergo et mixtus calix, et factus panis pércipit Verbum Dei, et fit Eucharístia sánguinis et córporis Christi, ex quibus augétur et consístit carnis nostræ substántia; quómodo carnem negant capácem esse donatiónis Dei, quæ est vita ætérna, quæ sánguine et córpore Christi nutrítur, et membrum eius est? Quemádmodum et beátus Apóstolus ait in epístula quæ est ad Ephésios: Quóniam membra sumus córporis eius, de carne eius et de óssibus eius, non de spiritáli áliquo et invisíbili hómine dicens hæc - spíritus enim neque ossa neque carnes habet - sed de ea dispositióne, quæ est secúndum verum hóminem, quæ ex cárnibus et nervis et óssibus consístit, quæ de cálice, qui est sanguis eius, nutrítur, et de pane, quod est corpus eius, augétur.
Si la coupe qui a été mélangée et si le pain qui a été fait reçoivent le Verbe de Dieu et deviennent l'Eucharistie du sang et du corps du Christ qui fortifie et affermit notre substance, comment peut-on dire que la chair est incapable de recevoir le don de Dieu, qui est la vie éternelle, alors qu'elle est nourrie par le sang et le corps du Christ, et en est le membre? Voici ce que dit le bienheureux Apôtre à ce sujet dans la lettre aux Éphésiens: Nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os. Ce n'est pas de je ne sais quel homme spirituel et invisible qu'il dit cela, car un esprit n'a ni os ni chair, mais il parle de l'organisme authentiquement humain, qui est constitué de chairs, de nerfs et d'os, qui est, lui, nourri par la coupe, qui est son sang, et fortifié par le pain, qui est son corps.
Et quemádmodum lignum vitis, depósitum in terram, suo fructíficat témpore, et granum trítici, décidens in terram et dissolútum, múltiplex surgit per Spíritum Dei qui cóntinet ómnia, quæ deínde per sapiéntiam in usum hóminis véniunt, et percipiéntia Verbum Dei Eucharístia fiunt, quod est corpus et sanguis Christi: sic et nostra córpora, ex ea nutríta et repósita in terram et resolúta in ea, resúrgent in suo témpore, Verbo Dei, resurrectiónem eis donánte, in glóriam Dei Patris, qui huic mortáli immortalitátem circúmdat, et corruptíbili incorruptélam gratuíto donat, quóniam virtus Dei in infirmitáte perfícitur.
Le bois de la vigne, après avoir été couché sur le sol, porte du fruit en son temps; le grain de blé, tombé en terre et là dissous, ressurgit multiplié par l'Esprit de Dieu qui contient tout. Ensuite, grâce au savoir des hommes, ils servent à leur usage et, en recevant le Verbe de Dieu, ils deviennent l'Eucharistie, à savoir le corps et le sang du Christ. Ainsi nos corps qui sont nourris de l'Eucharistie, après avoir été couchés dans la terre et s'y être dissous, ressusciteront en leur temps, quand le Verbe de Dieu leur donnera la résurrection, pour la gloire de Dieu le Père, lui qui procurera l'immortalité à ce qui est mortel et offrira l'incorruptibilité à ce qui est corruptible, car la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse.
r. Surréxit Dóminus vere, allelúia, allelúia, et appáruit Petro, * Allelúia, allelúia, allelúia. v. Et ipsi narrábant quæ gesta fúerint in via, et quómodo cognovérunt eum in fractióne panis. * Allelúia. v. Glória Patri. * Allelúia.
r. C'est vrai! Le Seigneur est ressuscité, alléluia, alléluia! Il est apparu à Simon-Pierre, * Alléluia, alléluia, alléluia! v. À leur tour, ils racontèrent ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. * Alléluia. v. Gloire au Père. * Alléluia.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.