Feria VI 9 Octobris 2026, Hebdomada XXVII per annum,
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
   Hymnus
   Hymne
   Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
   Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
   Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
   Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
   Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
   Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
   Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
   Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
   Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
   Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
   Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
   Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
   Ant. 1. Si quis vult primus esse, erit ómnium novíssimus et ómnium miníster.
   Ant. 1. Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
   Psalmus 20 (21)
   Psaume 20 (21)
   Gratiarum actio pro regis victoria
   Action de grâce pour la victoire du Roi
   Accepit vitam, ut resurgeret, et longitudinem dierum in sæculum sæculi (S. Irenæus).
   Il a reçu la vie, le Ressuscité, pour la suite des jours, au long des siècles. (S. Irénée).
   Dómine in virtúte tua lætábitur rex, * et super salutáre tuum exsultábit veheménter.
   Seigneur, le roi se réjouit de Ta force; comme Ton secours le remplit d'allégresse !
   Desidérium cordis eius tribuísti ei * et voluntátem labiórum eius non denegásti.
   Tu lui as donné ce que son coeur désirait, Tu n'as pas refusé ce que demandaient ses lèvres.
   Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis; * posuísti in cápite eius corónam de auro puríssimo.
   Car Tu l'as prévenu de bénédictions exquises, Tu as mis sur sa tête une couronne d'or pur.
   Vitam pétiit a te, et tribuísti ei, * longitúdinem diérum in sæculum et in sǽculum sǽculi.
   II te demandait la vie, Tu la lui as donnée, de longs jours à jamais et à perpétuité.
   Magna est glória eius in salutári tuo, * magnificéntiam et decórem impónes super eum;
   Sa gloire est grande, grâce à Ton secours; Tu mets sur lui splendeur et magnificence.
   quóniam pones eum benedictiónem in sǽculum sǽculi, * lætificábis eum in gáudio ante vultum tuum.
   Tu le rends à jamais un objet de bénédictions; Tu le combles de joie devant ta face.
   Quóniam rex sperat in Dómino * et in misericórdia Altíssimi non commovébitur.
   Car le roi se confie dans le Seigneur, et par la bonté du Très-Haut il ne chancelle point.
   [Invéniet manus tua omnes inimícos tuos, * déxtera tua invéniet, qui te odérunt.
   [Ta main, ô roi, atteindra tous tes ennemis, ta droite atteindra ceux qui te haïssent.
   Pones eos ut clíbanum ignis in témpore vultus tui: † Dóminus in ira sua deglútiet eos, * et devorábit eos ignis.
   Tu les rendras comme une fournaise ardente, au jour où tu montreras ta face; le Seigneur les anéantira dans Sa colère, et le feu les dévorera.
   Fructum eórum de terra perdes * et semen eórum de fíliis hóminum.
   Tu feras disparaitre de la terre leur postérité, et leur race d'entre les enfants des hommes.
   Quóniam intendérunt in te mala, * cogitavérunt consília: nihil potuérunt.
   Ils ont préparé pour toi la ruine, ils ont conçu des desseins pervers, mais ils seront impuissants.
   Quóniam pones eos dorsum, * arcus tuos tendes in vultum eórum.]
   Car tu leur feras tourner le dos; de tes traits tu les viseras au front.]
   Exaltáre, Dómine, in virtúte tua; * cantábimus et psallémus virtútes tuas.
   Lève-Toi, Seigneur, dans Ta force ! Nous voulons chanter et célébrer Ta puissance.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Si quis vult primus esse, erit ómnium novíssimus et ómnium miníster.
   Ant. Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
   Ant. 2. Cum apparúerit princeps pastórum, percipiétis immarcescíbilem glóriæ corónam, allelúia.
   Ant. 2. Quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais, alléluia.
   Psalmus 91 (92)
   Psaume 91 (92)
   Laus Domini creatoris
   Louange au Seigneur créateur
   Laudes enuntiantur pro gestis Unigeniti (S. Athanasius).
   Les louanges célèbrent les hauts faits du Fils unique (S. Athanase).
   I
   I
   Bonum est confitéri Dómino * et psállere nómini tuo, Altíssime,
   Il est bon de louer le Seigneur et de chanter Ton nom, ô Très-Haut;
   annuntiáre mane misericórdiam tuam * et veritátem tuam per noctem,
   d'annoncer le matin Ta miséricorde, et Ta vérité durant la nuit,
   in decachórdo et psaltério, * cum cántico in cíthara.
   sur la harpe à dix cordes, et le psaltérion, avec un cantique sur la cithare.
   Quia delectásti me, Dómine, in factúra tua, * et in opéribus mánuum tuárum exsultábo.
   Car Tu m'as réjoui, Seigneur, dans Ta création, et je tressaillerai d'allégresse au sujet des ouvrages de Tes mains.
   Quam magnificáta sunt ópera tua, Dómine: * nimis profúndæ factæ sunt cogitatiónes tuæ.
   Que Tes oeuvres sont magnifiques, Seigneur, que Tes pensées sont profondes.
   Vir insípiens non cognóscet, * et stultus non intélleget hæc.
   L'homme stupide ne les connaîtra pas, et l'insensé ne les comprendra pas.
   Cum germináverint peccatóres sicut fenum, * et florúerint omnes, qui operántur iniquitátem,
   Lorsque les pécheurs auront germé comme l'herbe, et que tous ceux qui commettent l'iniquité se seront manifestés,
   hoc tamen erit ad intéritum in sǽculum sǽculi; * tu autem altíssimus in ætérnum, Dómine.
   cela pourtant sera destiné à la destruction pour les siècles des siècles. Mais Toi, Seigneur, Tu es éternellement le Très-Haut, ô Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Cum apparúerit princeps pastórum, percipiétis immarcescíbilem glóriæ corónam, allelúia.
   Ant. Quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais, alléluia.
   Ant. 3. Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui (T.P. Allelúia).
   Ant. 3. Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur (T.P. Alléluia).
   II
   II
   Quóniam ecce inimíci tui, Dómine, † quóniam ecce inimíci tui períbunt, * et dispergéntur omnes, qui operántur iniquitátem.
   Car voici, Seigneur, que Tes ennemis, voici que Tes ennemis vont périr, et tous ceux qui commettent l'iniquité seront dispersés.
   Exaltábis sicut unicórnis cornu meum, * perfusus sum óleo úberi.
   Et ma corne s'élèvera comme celle de la licorne, j'ai été baigné d'une huile abondante.
   Et despíciet óculus meus inimícos meos, * et in insurgéntibus in me malignántibus áudiet auris mea.
   Et mon oeil méprisera mes ennemis, et mon oreille entendra les cris d'angoisse des méchants qui s'élèvent contre moi.
   Iustus ut palma florébit, * sicut cedrus Líbani succréscet.
   Le juste fleurira comme le palmier, et il se multipliera comme le cèdre du Liban.
   Plantáti in domo Dómini, * in átriis Dei nostri florébunt.
   Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de la maison de notre Dieu.
   Adhuc fructus dabunt in senécta, * úberes et bene viréntes erunt,
   Ils donneront encore du fruit dans la vieillesse, et ils seront florissants et bien vigoureux,
   ut annúntient quóniam rectus Dóminus refúgium meum, * et non est iníquitas in eo.
   pour annoncer que le Seigneur notre Dieu est droit, Lui mon refuge, et qu'il n'y a point d'iniquité en Lui.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui (T.P. Allelúia).
   Ant. Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur (T.P. Alléluia).
   v. Audies de ore meo verbum. R/ . Et annuntiábis eis ex me.
   v. Tu entendras la parole de Ma bouche. r. Et tu la leur annonceras de Ma part.
   In primo nocturno, anno II
   Premier nocturne, année II
   De Libro Sirácidæ 6, 5-23
   Du livre de Ben Sirac
   Os dulce multíplicat amícos et mítigat inimícos; et lingua éucharis salútem dicit. Multi pacífici sint tibi, et consiliárius sit tibi unus de mille. Si póssides amícum, in tentatióne pósside eum et ne fácile credas ei. Est enim amícus secúndum opportunitátem suam et non permanébit in die tribulatiónis. Et est amícus qui convértitur ad inimicítiam et rixam convícii tui denudábit. Est autem amícus sócius mensæ et non permanébit in die necessitátis; in prósperis erit tibi quasi coæquális et in domésticis tuis fiduciáliter aget. Si humiliátus fúeris, convertétur contra te et a fácie tua abscóndet se.
   Une parole douce multiplie les amis, apaise les ennemis, le langage élégant de l'homme vertueux est une opulence. Que soient nombreux ceux avec qui tu as de bons rapports, mais pour conseil, choisis un homme entre mille. Si tu acquiers un ami, acquiers-le en l'éprouvant, ne te fie pas à lui de sitôt. Car tel est ami à ses heures, qui cessera de l'être au jour de l'affliction. Tel est ami, qui se mue en ennemi, tel est ami qui dévoilera haines, disputes et querelles. Tel est ami qui ne l'est que pour la table, et qui cessera de l'être au jour de la détresse. Dans ta prospérité, il te sera comme un égal, il agira librement avec ceux de ta maison. Mais dans ton abaissement, il se tournera contre toi et se cachera de toi.
   Ab inimícis tuis separáre et de amícis tuis atténde. Amícus fidélis protéctio fortis; qui autem invénit illum, invénit thesáurum. Amíco fidéli nulla est comparátio, et non est ponderátio contra bonitátem illíus. Amícus fidélis medicaméntum vitæ, et qui métuunt Dóminum invénient illum. Qui timet Deum, æque habébit amicítiam eius, quóniam secúndum illum erit amícus illíus.
   Éloigne-toi de tes ennemis et garde-toi de tes amis. Un ami fidèle est un puissant soutien: qui l'a trouvé a trouvé un trésor. Un ami fidèle n'a pas de prix, on ne saurait en estimer la valeur. Un ami fidèle est un baume de vie, le trouveront ceux qui craignent le Seigneur. Qui craint le Seigneur se fait de vrais amis, car tel on est, tel est l'ami qu'on a.
   Fili, a iuventúte tua éxcipe doctrínam et usque ad canos invénies sapiéntiam. Quasi is qui arat et séminat, accéde ad eam et sústine bonos fructus illíus. In ópere enim ipsíus exíguum laborábis et cito edes de generatiónibus illíus. Quam áspera est nímium sapiéntia indóctis homínibus, et non permanébit in illa excors. Quasi lapis probatiónis gravis erit super illum, et non demorábitur proícere illam. Doctrína est enim secúndum nomen eius et non est multis manifésta; quibus autem cógnita est, pérmanet usque ad conspéctum Dei.
   Mon fils, accepte l'instruction depuis ton jeune âge, tu acquerras une sagesse qui durera jusqu'à la vieillesse. Va vers elle comme celui qui laboure et qui sème, attends patiemment ses excellents fruits; tu ne peineras pas longtemps à la cultiver, et bientôt tu mangeras de ses fruits. Que la sagesse est âpre aux ignorants! L'insensé ne demeurera pas près d'elle. Elle leur sera comme une lourde pierre d'épreuve, ils ne tarderont pas à s'en décharger. Car la sagesse qui instruit justifie son nom, elle n'est pas manifeste pour le grand nombre; mais dans ceux qui la connaissent, elle persévère jusqu'à [ce qu'elle les ait menés] à la vue de Dieu.
   r. Gyrum cæli circuívi sola et in flúctibus maris ambulávi; in omni gente et in omni pópulo primátum ténui; * Superbórum et sublímium colla, própria virtúte, calcávi. v. Ego in altíssimis hábito, et thronus meus in colúmna nubis. * Superbórum. v. Glória Patri. * Superbórum.
   r. La sphère du ciel, je l'ai parcourue, moi seule; j'ai marché sur les flots de la mer; à tous les peuples, à toutes les nations j'ai imposé ma suprématie; * J'ai fait ployer, par ma propre puissance, le cou des orgueilleux, des vaniteux. v. Moi, la Sagesse, j'habite les hauteurs, mon trône est dans la colonne de nuée. * J'ai fait ployer. v. Gloire au Père. * J'ai fait ployer.
   In II nocturno, utroque anno
   Au deuxième nocturne, années paires et impaires
   Ex Scriptis sancti Ioánnis Henríci Newman, presbýteri et Ecclésiæ doctóris
   Extrait des écrits de saint John Henry Newman, prêtre et docteur de l'Église
   (Apologia Pro Vita Sua, Chapter V: Position of My Mind since 1845, London 1864, pp. 238-239, 250-251)
   (Apologia Pro Vita Sua, chapitre V : Position de mon esprit depuis 1845, Londres 1864, pp. 238-239, 250-251)
   Tamquam fluctibus agitatum in portum me tandem venisse videbatur
   Il me semblait être enfin parvenu au port, comme un navire ballotté par les flots.
   Ex illa die qua cathólicus factus sum et déinceps, nihil plane sententiárum de religióne narrándum plus hábeo. Mentem autem nequáquam pigram réliqui neque a ratiocinatiónibus theológicis abstínui, sed neve variatiónes in cogitatióne neve sollicitúdines in corde reférre váleo. Omnis dúbii expers, in pace perfécta atque tranquillitáte hucúsque vivo. De intelléctu vel móribus a die conversiónis meæ mutátis nihil cónscius sum. Etenim, nec fidem in veritátes Revelatiónis principáles firmiórem, nec mei compotiórem, nec meípsum ferventiórem sentiébam. At tamquam flúctibus agitátum in portum me tandem venísse videbátur; unde meípsum usque ad hodiérnam diem beátum iúgiter ǽstimo.
   Depuis le jour où je suis devenu catholique, et par la suite, je n’ai plus absolument rien à raconter en fait de sentiments religieux. Je n’ai toutefois laissé ni mon esprit inactif ni renoncé aux raisonnements théologiques ; mais je ne saurais rendre compte ni de variations dans ma pensée ni d’inquiétudes dans mon cœur. Exempt de tout doute, je vis jusqu’à présent dans une paix parfaite et une tranquillité profonde. Je n’ai conscience d’aucun changement, depuis le jour de ma conversion, ni dans mon intelligence ni dans mes mœurs. En effet, je ne me sentais ni plus fermement attaché aux vérités fondamentales de la Révélation, ni plus maître de moi-même, ni plus fervent intérieurement. Mais il me semblait être enfin arrivé au port, après avoir été ballotté par les flots ; c’est pourquoi je me tiens, jusqu’à ce jour, pour continuellement heureux.
   Neque artículos ínsuper qui de sýmbolo anglicáno desunt diffíciles recéptu invéni. Nonnúllos enim iamdúdum accéperam; ómnibus autem absque periclitatióne consénsi. Quos in die receptiónis sine ulla disceptatióne proféssus sum, eósdem étiam nunc ita confíteor. Sunt enim difficultátes intellegéndi in ómnibus sýmboli christiáni artículis sive a cathólicis sive a protestántibus proféssis quas neque negáre neque simplíciter me sólvere posse assevéro. Ac tamétsi multi sunt qui difficultátes in Religióne séntiant, quorum ego unus sum, coniunctiónem tamen numquam vidére pótui inter apprehensiónem illárum difficultátum, quamvis acúte et quotquot sint, et dubitatiónem doctrinárum cum quibus coniúnctæ sunt. Decem mília enim difficultátum ne síngulum quidem dúbium gígnere posse mihi vidétur, eo quod difficultátes nequáquam dúbiis commetiúntur. Difficultátes enimvéro in arguméntis prorsus adésse possunt; hic autem de difficultátibus in ipsis doctrínis intrínsecis vel quoad earúndem doctrinárum relatiónes in altérutras loquor. Scílicet ut áliquis vexátur dum quæstiónem mathemáticam sólvere non potest, étiam cum solútio illi sive prǽstita sive reténta est, sed non dúbitat quin solútio admítti possit vel solútio quædam vera exsístat. Ex ómnibus fídei dogmátibus, mea senténtia valde difficíllimum est quod Deus exsístat, sed méntibus nostris quam potentíssime imprímitur.
   Je n’ai pas davantage trouvé difficiles à recevoir les articles qui manquent au symbole anglican. Car j’en avais déjà admis plusieurs depuis longtemps, et j’ai consenti à tous sans hésitation. Ceux que j’ai professés le jour de ma réception sans aucune discussion, je les confesse encore aujourd’hui de la même manière. Il existe en effet des difficultés de compréhension dans tous les articles du symbole chrétien, qu’ils soient professés par les catholiques ou par les protestants ; je ne prétends ni les nier ni pouvoir m’en libérer simplement. Et bien que nombreux soient ceux qui éprouvent des difficultés en matière de religion — dont je suis — je n’ai pourtant jamais pu voir de lien entre la perception de ces difficultés, si aiguës et si nombreuses soient-elles, et le doute portant sur les doctrines auxquelles elles sont liées. Car il me semble que dix mille difficultés ne sauraient engendrer un seul doute, puisque les difficultés ne se mesurent nullement aux doutes. Les difficultés peuvent en effet se trouver pleinement dans les arguments ; mais ici je parle des difficultés intrinsèques aux doctrines elles-mêmes ou quant aux relations de ces doctrines entre elles. De même qu’un homme est tourmenté lorsqu’il ne peut résoudre un problème mathématique, même lorsque la solution lui est donnée ou lui est refusée, sans pour autant douter qu’une solution puisse être admise ou qu’il existe une solution vraie. Parmi tous les dogmes de la foi, à mon sens, le plus difficile est que Dieu existe ; et pourtant cette vérité s’impose avec la plus grande force à nos esprits.
   Sunt tamen qui doctrínam Transubstantiatiónis diffícilem créditu aiunt. Ego quidem, cum illi doctrínæ non credíderam donec cathólicus essem, nihilóminus simul ac Ecclésiam Románam Cathólicam esse oráculum Dei cognóveram, atque eam docuísse istam doctrínam ab orígine esse revelátam, facíllime crédidi. Quod hanc doctrínam mente concípere sit árduum, immo impossíbile, libénter concédo; sed quómodo sit diffícile huic crédere, quæso. Toto vero dógmati reveláto, ab Apóstolis docto et Ecclésiæ trádito et ab Ecclésia mihi declaráto, credo; atque ut nunc interpretátur et, implícite, sicut ab illa auctoritáte cui commíssum est prætérea símili modo interpretábitur usque ad consummatiónem sǽculi, idem accípio. Insuper illis traditiónibus semper et ubíque in Ecclésia recéptis, in quibus res continétur definitiónum dogmaticárum intérdum declaratárum, et quæ in ómnibus sǽculis dógmati Cathólico iam declaráto textum et exémplum præbent, adhǽreo. Aliis quoque Sanctæ Sedis senténtiis, sive theológicis sive non, per instruménta a se statúta procedéntibus, quæstióne utrum infallibilitáte sint prǽditæ prætermíssa, quibus saltem parére atque obtemperáre débeo, me submítto. Existimánda est porro, ut opínor, Cathólicæ fídei investigátio paulátim per sǽcula spécies certas et várias assumpsísse, in formam sciéntiæ se exstruxísse, ratióne et locutióne sibi própriis a doctíssimis sicut Athanásio, Augustíno atque Thoma de Aquíno evolútis, se ornásse; neque talem hereditátem intellectuálem nobis his posterióribus diébus legátam ullo modo dirúmpere vellem.
   Il en est cependant qui affirment que la doctrine de la transsubstantiation est difficile à croire. Pour ma part, bien que je n’y aie pas cru avant d’être catholique, néanmoins, dès l’instant où j’ai reconnu que l’Église catholique romaine est l’oracle de Dieu et qu’elle enseigne que cette doctrine a été révélée dès l’origine, je l’ai crue très aisément. J’admets volontiers qu’il est ardu, voire impossible, de concevoir cette doctrine par l’intelligence ; mais je demande en quoi il est difficile d’y croire. Je crois en effet à l’ensemble du dogme révélé, enseigné par les Apôtres, transmis par l’Église et déclaré par l’Église à mon intention ; et je l’accepte tel qu’il est aujourd’hui interprété et, implicitement, tel qu’il sera interprété de la même manière par cette autorité à qui cela est confié, jusqu’à la consommation des siècles. De plus, j’adhère à ces traditions reçues partout et toujours dans l’Église, dans lesquelles se trouve parfois contenue la réalité des définitions dogmatiques ultérieurement formulées, et qui, à travers tous les siècles, offrent le texte et l’exemple du dogme catholique déjà déclaré. Aux autres décisions du Saint-Siège également, qu’elles soient théologiques ou non, procédant par les instruments qu’il a lui-même établis, laissant de côté la question de savoir si elles sont dotées de l’infaillibilité, auxquelles du moins je dois obéir et me soumettre, je me soumets. Il faut encore estimer, à mon avis, que l’étude de la foi catholique a peu à peu, au fil des siècles, revêtu des formes déterminées et variées, s’est constituée en une science, s’est enrichie d’une méthode et d’un langage qui lui sont propres, développés par les plus savants, tels qu’Athanase, Augustin et Thomas d’Aquin ; et je ne voudrais en aucune manière détruire un tel héritage intellectuel qui nous a été légué à nous, hommes de ces temps derniers.
   r. Evangélii factus sum miníster secúndum donum grátiæ Dei, quæ data est mihi secúndum operatiónem virtútis eius, * Ut innotéscat per ecclésiam multifórmis sapiéntia Dei. v. Cum autem vénerit ille, Spíritus veritátis, dedúcet vos in omnem veritátem. * Ut innotéscat.
   r. Je suis devenu ministre de l'Évangile selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été donné par l'action de Sa puissance, * afin que, par l'Église, la sagesse multiforme de Dieu soit révélée. v. Mais quand Il viendra, l'Esprit de vérité, Il vous guidera dans toute la vérité. * Afin qu'elle soit révélée.
   Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
   Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
   Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
   Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
   Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
   Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
   Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
   En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.


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