Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Qui vivis ante sǽcula vitæque fons es únicus, nos, Deus, morti obnóxios culpæque reos áspice.
Toi qui vis avant les siècles et qui es l'unique source de vie, Ô Dieu, regarde-nous, sujets à la mort et coupables de faute.
  Peccánti, Pater, hómini pœnam sanxísti intéritum, ut, pulvis datus púlveri, se súbderet piáculum.
Père, Tu as décrété la mort comme punition pour l'homme pécheur, afin que, poussière rendue à la poussière, il se soumette en expiation.
  Vitále sed spiráculum quod indidísti próvidus, æternitátis pérmanet germen immarcescíbile.
Mais le souffle vital que Tu as providentiellement insufflé demeure un germe impérissable d'éternité.
  Hæc spes, hoc est solácium: revirescémus, Dómine, primúsque resurgéntium ad te nos Christus rápiet.
Voici l'espérance, voici la consolation : nous reverdirons, Seigneur, et le Christ, premier des ressuscités, nous emportera vers Toi.
  Pro uno defuncto:
Pour un défunt :
  Hoc vitæ regno pérfrui defúnctum præsta fámulum, quem Christi fides ímbuit, quem almus unxit Spíritus.
Accorde à Ton serviteur défunt de jouir pleinement de ce royaume de vie, lui que la foi du Christ a imprégné, que l'Esprit bienfaisant a oint.
  Pro una defuncta:
Pour une défunte :
  Hoc vitæ regno pérfrui defúnctam præsta fámulam, quam Christi fides ímbuit, quam almus unxit Spíritus.
Accorde à Ta servante défunte de jouir pleinement de ce royaume de vie, elle que la foi du Christ a imprégnée, que l'Esprit bienfaisant a ointe.
  Pro pluribus:
Pour plusieurs défunts :
  Hoc vitæ regno pérfrui da fratres in te mórtuos, quos Christi fides ímbuit, quos almus unxit Spíritus.
Donne de jouir pleinement de ce royaume de vie aux frères morts en Toi, que la foi du Christ a imprégnés, que l'Esprit bienfaisant a oints.
  Hoc regnum nobis própera e terris cum cessérimus, ut concinámus ómnium te finem, te princípium. Amen.
Hâte pour nous ce royaume lorsque nous quitterons la terre, Afin que nous chantions ensemble que Tu es la fin et le commencement de tout. Amen.
annotation: 8g2;

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(c3) DE(h)us(hg) de(fe)ó(f)rum,(e_d~) *(,) Dó(e)mi(f)nus(g') lo(f)cú(f)tus(de) est.(e.) (::)
E(h) u(h) o(g) u(h) a(f) e.(e.) (::)
  Ant. 1. Deus deórum, * Dóminus locútus est.
  Ant. 1. Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé.
  Et non repetitur in psalmo.
  Psalmus 49 (50)
Psaume 49 (50)
  Vera in Dominum pietas
  Non veni solvere legem, sed adimplere (Cf. Mt 5, 17).
  I
I
  Deus deórum Dóminus locútus est * et vocávit terram a solis ortu usque ad occásum.
  Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé, et Il a appelé la terre du lever du soleil au couchant.
  Ex Sion speciósa decóre Deus illúxit, * Deus noster véniet et non silébit:
  De Sion apparaît l'éclat de Sa beauté. Dieu viendra visiblement; * Lui, notre Dieu, et Il ne Se taira point.
  ignis consúmens est in conspéctu eius * et in circúitu eius tempéstas válida.
  Le feu s'enflammera en Sa présence, et une tempête violente L'environnera.
  Advocábit cælum desúrsum * et terram discérnere pópulum suum:
  Il appellera d'en haut le Ciel et la terre, pour faire le discernement de Son peuple.
  «Congregáte mihi sanctos meos, * qui disposuérunt testaméntum meum in sacrifício».
  Rassemblez devant Lui Ses saints, qui scellent Son alliance par des sacrifices.
  Et annuntiábunt cæli iustítiam eius, * quóniam Deus iudex est.
  Et les cieux annonceront Sa justice, car c'est Dieu qui est juge.
  Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
  
  Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
  Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
  et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
  Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;

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(c3) a/. De(h)us(hg) de(fe)ó(f)rum,(e_d~) (,) Dó(e)mi(f)nus(g') lo(f)cú(f)tus(de) est.(e.)
(::)
  Ant. Deus deórum, Dóminus locútus est.
  Ant. Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé.
annotation: E;
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(c4) IM(h)mo(h)la(g) De(h)o(gg) *(,) sa(f)cri(g)fí(h)ci(ixi)um(g) lau(ixi)dis.(h) (::)
E(h) u(h) o(ixi) u(g) a(ixi) e.(h) (::)
  Ant. 2. Immola Deo sacrifícium laudis.
  Ant. 2. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
  II
II
  «Audi, pópulus meus, et loquar; Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus ego sum.
  Ecoute, Mon peuple, et Je parlerai; Israël, et Je te rendrai témoignage. C'est Moi qui suis Dieu, ton Dieu.
  Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
  Ce n'est pas pour tes sacrifices que Je te reprendrai, car tes holocaustes sont toujours devant Moi.
  Non accípiam de domo tua vítulos, * neque de grégibus tuis hircos.
  Je ne prendrai pas les veaux de ta maison, ni les boucs de tes troupeaux;
  Quóniam meæ sunt omnes feræ silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
  car toutes les bêtes des forêts sont à Moi, ainsi que les animaux des montagnes, et les boeufs.
  Cognóvi ómnia volatília cæli, * et, quod movétur in agro, meum est.
  Je connais tous les oiseaux du ciel, et la beauté des champs est en Ma présence.
  Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terræ et plenitúdo eius.
  Si J'ai faim, Je ne te le dirai pas; car l'univers est à Moi, avec tout ce qu'il renferme.
  Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
  Est-ce que Je mangerai la chair des taureaux? ou boirai-Je le sang des boucs?
  Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
  Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
  et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
  Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Im(h)mo(h)la(g) De(h)o(gg) (,) sa(f)cri(g)fí(h)ci(ixi)um(g) lau(ixi)dis.(h)
(::)
  Ant. Immola Deo sacrifícium laudis.
  Ant. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
annotation: 7c;
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(c3) DI(i)xi(g) in(h)í(iji)quis:(h) *(,) no(f)lí(h)te(g) lo(ef)qui(e) ad(gh)vér(g)sus(f) De(ef)um(cd) in(ed)i(df)qui(f)tá(e)tem.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
  Ant. 3. Dixi iníquis: nólite advérsus Deum iniquitátem.
  Ant. 3. J’ai dit aux iniques : N’agissez pas avec iniquité contre Dieu.
  III
III
  Peccatóri autem dixit Deus: «Quare tu enárras præcépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
  Mais Dieu a dit au pécheur: Pourquoi énumères-tu Mes lois, et pourquoi as-tu constamment Mon alliance à la bouche?
  Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
  Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi Mes paroles.
  Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
  Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères.
  Os tuum dimittébas ad malítiam, * et língua tua concinnábat dolos.
  Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude.
  Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuæ proferébas oppróbrium.
  Tu t'asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère.
  Hæc fecísti, et tácui. Existimásti quod eram tui símilis. * Arguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
  Voilà ce que tu as fait, et Je me suis tu. Tu as cru d'une manière impie que Je te serais semblable. Je te reprendrai, et Je mettrai tout sous tes yeux.
  Intellégite hæc, qui obliviscímini Deum, * nequándo rápiam, et non sit qui erípiat.
  Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu; de peur qu'Il ne déchire, sans que personne puisse délivrer.
  Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me, et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei».
  Le sacrifice de louange est celui qui M'honorera, * et là est la voie par laquelle Je montrerai à l'homme le salut de Dieu.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Di(i)xi(g) in(h)í(iji)quis:(h) (,) no(f)lí(h)te(g) lo(ef)qui(e) ad(gh)vér(g)sus(f) De(ef)um(cd) in(ed)i(df)qui(f)tá(e)tem.(e)
(::)
  Ant. Dixi iníquis: nólite advérsus Deum iniquitátem.
  Ant. J’ai dit aux iniques : N’agissez pas avec iniquité contre Dieu.
  v. Misericórdiæ tuæ multæ, Dómine. r. Secúndum verbum tuum vivífica me.
  v. Tes miséricordes sont nombreuses, Seigneur. r. Selon Ta parole, vivifie-moi.
  In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II )
  De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios 15, 35-57
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
  Dicet áliquis: "Quómodo resúrgunt mórtui? Quali autem córpore véniunt?" Insípiens! Tu, quod séminas, non vivificátur, nisi prius moriátur; et quod séminas, non corpus, quod futúrum est, séminas, sed nudum granum, ut puta trítici aut alicúius ceterórum. Deus autem dat illi corpus sicut vóluit, et unicuíque séminum próprium corpus. Non omnis caro éadem caro, sed ália hóminum, ália caro pécorum, ália caro vólucrum, ália autem píscium. Et córpora cæléstia et córpora terréstria, sed ália quidem cæléstium glória, ália autem terréstrium. Alia cláritas solis, ália cláritas lunæ et ália cláritas stellárum; stella enim a stella differt in claritáte.
  Comment, dira-t-on, les morts ressuscitent-ils? Avec quel corps reviennent-ils? Insensé! Ce que tu sèmes, toi, ne reprend vie s'il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps à venir, mais un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre plante; et Dieu lui donne un corps à son gré, à chaque semence un corps particulier. Toutes les chairs ne sont pas les mêmes, mais autre est la chair des hommes, autre la chair des bêtes, autre la chair des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres, mais autre est l'éclat des célestes, autre celui des terrestres. Autre l'éclat du soleil, autre l'éclat de la lune, autre l'éclat des étoiles. Une étoile même diffère en éclat d'une étoile.
  Sic et resurréctio mortuórum: seminátur in corruptióne, resúrgit in incorruptióne; seminátur in ignobilitáte, resúrgit in glória; seminátur in infirmitáte, resúrgit in virtúte; seminátur corpus animále, resúrgit corpus spiritále. Si est corpus animále, est et spiritále. Sic et scriptum est: Factus est primus homo Adam in ánimam vivéntem; novíssimus Adam in Spíritum vivificántem. Sed non prius, quod spiritále est, sed quod animále est; deínde quod spiritále.
  Ainsi en va-t-il de la résurrection des morts: on est semé dans la corruption, on ressuscite dans l'incorruptibilité; on est semé dans l'ignominie, on ressuscite dans la gloire; on est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la force; on est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps psychique, il y a aussi un corps spirituel. C'est ainsi qu'il est écrit: Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante; le dernier Adam, esprit vivifiant. Mais ce n'est pas le spirituel qui paraît d'abord; c'est le psychique, puis le spirituel.
  Primus homo de terra terrénus, secúndus homo de cælo. Qualis terrénus, tales et terréni, et qualis cæléstis, tales et cæléstes; et sicut portávimus imáginem terréni, portábimus et imáginem cæléstis. Hoc autem dico, fratres, quóniam caro et sanguis regnum Dei possidére non possunt, neque corrúptio incorruptélam possidébit. Ecce mystérium vobis dico: Non omnes quidem dormiémus, sed omnes immutábimur, in moménto, in ictu óculi, in novíssima tuba; canet enim, et mórtui suscitabúntur incorrúpti, et nos immutábimur.
  Le premier homme, issu du sol, est terrestre, le second, lui, vient du ciel. Tel a été le terrestre, tels seront aussi les terrestres; tel le céleste, tels seront aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste. Je l'affirme, frères: la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l'incorruptibilité. Oui, je vais vous dire un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés. En un instant, en un clin d'œil, au son de la trompette finale, car elle sonnera, la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons transformés.
  Opórtet enim corruptíbile hoc indúere incorruptélam, et mortále indúere immortalitátem. Cum autem corruptíbile hoc indúerit incorruptélam, et mortále hoc indúerit immortalitátem, tunc fiet sermo, qui scriptus est: Absórpta est mors in victória. Ubi est, mors, victória tua? Ubi est, mors, stímulus tuus? Stímulus autem mortis peccátum est, virtus vero peccáti lex. Deo autem grátias, qui dedit nobis victóriam per Dóminum nostrum Iesum Christum.
  Il faut, en effet, que cet être corruptible revête l'incorruptibilité, que cet être mortel revête l'immortalité. Quand donc cet être corruptible aura revêtu l'incorruptibilité et que cet être mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire. Où est-elle, ô mort, ta victoire? Où est-il, ô mort, ton aiguillon? L'aiguillon de la mort, c'est le péché, et la force du péché, c'est la Loi. Mais grâces soient à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ!
  r. Heu mihi, Dómine, quia peccávi nimis in vita mea! Quid fáciam, miser? Ubi fúgiam, nisi ad te, Deus meus? Miserére mei, * Dum véneris in novíssimo die. v. Anima mea turbáta est valde, sed tu, Dómine, succúrre ei; * Dum. v. Glória Patri. * Dum.
  r. Hélas, j'ai beaucoup péché, Seigneur, durant ma vie! Que faire, malheureux que je suis? Où m'enfuir, sinon vers toi, mon Dieu? Aie pitié de moi, * Lorsque tu viendras au dernier jour. v. De toute mon âme, je tremble; mais toi, Seigneur, sauve-moi; * Lorsque. v. Gloire au Père. * Lorsque.
  In secundo nocturno, anno II)
Deuxième nocturne, année II)
  Ex Tractátu sancti Cypriáni epíscopi et mártyris De mortalitáte (Nn. 20. 22: CCL 3A, 27-29)
Traité de saint Cyprien sur la mort
  Nobis ipsis mínimis et extrémis quótiens revelátum est, quam frequénter atque maniféste de Dei dignatióne præcéptum est, ut contestárer assídue, ut públice prædicárem fratres nostros non esse lugéndos arcessitióne domínica de sæculo liberátos, cum sciámus non amítti sed præmítti, recedéntes præcédere, ut proficiscéntes, ut navigántes solent, desiderári eos debére, non plangi nec accipiéndas esse hic atras vestes, quando illi ibi induménta alba iam súmpserint, occasiónem dandam non esse gentílibus, ut nos mérito ac iure reprehéndant, quod quos vívere apud Deum dícimus ut extínctos et pérditos lugeámus et fidem quam sermóne et voce deprómimus cordis et péctoris testimónio non probémus.
  Nous ne devons pas nous affliger du rappel à Dieu de nos frères, puisque nous savons bien qu'ils ne sont pas perdus, mais qu'ils ne font que nous devancer: combien de fois ce précepte nous a-t-il été révélé, à nous les plus modestes et les plus humbles, et combien de fois Dieu m'a-t-il chargé ouvertement de vous le proclamer dans mes prédications! Nous savons effectivement qu'ils ne nous quittent que pour nous précéder comme le font couramment les voyageurs ou les navigateurs; que nous pouvons les regretter, sans pour autant pleurer leur perte; qu'il est tout à fait inopportun de porter des vêtements noirs au moment où nos morts revêtent déjà une tenue de blancheur éclatante; qu'il faut enfin éviter de donner aux païens l'occasion, certes justifiée, de nous blâmer de pleurer - comme s'ils étaient anéantis - ceux que nous affirmons vivre désormais auprès de Dieu, et par là-même de jeter un discrédit sur notre foi. En effet, ferions-nous autre chose en l'occurrence que de démentir par notre réaction profonde la foi que nous proclamons dans nos discours?
  Spei nostræ et fídei prævaricatóres sumus, si simuláta, si ficta, si fucáta vidéntur esse quæ dícimus. Nihil prodest verbis præférre virtútem et factis destrúere veritátem. Quod ínterim mórimur, ad immortalitátem morte transgrédimur, nec potest vita ætérna succédere, nisi hinc contíngerit exíre. Non est éxitus iste sed tránsitus et temporáli itínere decúrso ad ætérna transgréssus.
  Nous trahissons ainsi notre espérance et notre foi, et nos affirmations passent pour un simulacre, un mensonge, un artifice. À quoi cela sert-il de prôner la vertu en paroles et de se contredire dans les actes? N'oublions pas toutefois que la voie d'accès à l'immortalité, c'est précisément la mort, et que la vie éternelle ne peut s'ouvrir à nous que s'il nous est permis de quitter ce monde. La mort n'est pas une issue fatale, mais un passage, un cheminement temporaire vers l'éternité.
  Quis non ad melióra féstinet? Quis non mutári et reformári ad Christi spéciem et ad cæléstis glóriæ dignitátem cítius exóptet? Paulo apóstolo prædicánte: Nostra autem conversátio, inquit, in cælis est, unde et Dóminum exspectámus Iesum Christum qui transformábit corpus humilitátis nostræ conformátum córpori claritátis suæ.
  Qui ne se hâterait de parvenir à une vie meilleure? Qui ne serait impatient d'être transformé, transfiguré à l'image du Christ, et d'accéder au plus vite à la dignité de la gloire céleste, comme le proclame l'apôtre Paul: Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux; c'est à ce titre que nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus-Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux.
  Tales nos futúros et Christus Dóminus pollicétur, quando ut cum illo simus et cum illo in ætérnis sédibus atque in regnis cæléstibus gaudeámus, Patrem pro nobis precátur dicens: Pater, quos mihi dedísti, volo ut ubi ego sum et ipsi sint mecum, et vídeant claritátem quam mihi dedísti priúsquam mundus fíeret. Ventúrus ad Christi sedem, ad regnórum cæléstium claritátem lugére non debet et plángere, sed pótius secúndum pollicitatiónem Dómini, secúndum fidem veri in profectióne hac sua et translatióne gaudére.
  C'est également l'avenir que nous promet le Seigneur lorsqu'il adresse cette prière à son Père afin que nous soyons avec lui, qu'avec lui nous vivions en ces lieux éternels et que nous nous réjouissions au royaume des cieux: Père, ceux que tu m'a donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée avant même la création du monde. Celui qui doit aller jusqu'au trône du Christ et jouir de l'éclat du royaume des cieux ne doit ni s'affliger ni se lamenter, mais plutôt se réjouir de son départ et de son transfert, confiant dans la promesse de Dieu et fort de sa foi dans la vérité.
  r. Líbera me, Dómine, de viis inférni, qui portas æreas confregísti et visitásti inférnum et dedísti eis lumen, ut vidérent te, * Qui erant in pœnis tenebrárum. v. Clamántes et dicéntes: Advenísti, Redémptor noster! * Qui erant. v. Glória Patri. * Qui erant.
  r. Délivre-moi, Seigneur, des voies qui mènent aux enfers: tu as brisé les portes de bronze et visité les enfers, et, afin qu'ils puissent te contempler, tu as donné ta lumière à * Ceux qui étaient dans les ténèbres et les peines. v. Ils criaient en disant: Tu es venu jusqu'à nous, ô notre Rédempteur! * Ceux. v. Gloire au Père. * Ceux.
   
  Orémus.
  Prions.
  Preces nostras, quǽsumus, Dómine, benígnus exáudi, ut, dum attóllitur nostra fides in Fílio tuo a mórtuis suscitáto, in famulórum tuórum præstolánda resurrectióne spes quoque nostra firmétur. Per Dóminum.
  Dans Ta bonté, Seigneur, daigne écouter nos prières ; et puisque notre foi s'appuie sur Ton Fils ressuscité d'entre les morts, que s’affermisse également notre espérance en la résurrection de Tes serviteurs, objet de notre attente.
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(c4) BE(h)ne(h)di(h)cá(fh)mus(h) Dó(gh) mi(g)no.(gvFE) r/.(::) De(h)o(h) grá(gh)ti(g)as.(gvFE) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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