v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Veni, redémptor géntium, osténde partum Vírginis; mirétur omne sæculum: talis decet partus Deum.
Viens, Rédempteur de tous les peuples, fais voir la Vierge qui enfante ; que tous les siècles s'émerveillent : enfantement digne d'un Dieu.
Non ex viríli sémine, sed mystico spirámine Verbum Dei factum est caro fructúsque ventris flóruit.
Non pas d'une semence d'homme mais par le souffle de l'Esprit, le Verbe de Dieu S'est fait chair, et le fruit du ventre a fleuri.
Alvus tuméscit Vírginis, claustrum pudóris pérmanet, vexílla virtútum micant, versátur in templo Deus.
Le sein de la Vierge s'émeut, sa virginité reste intacte ; brillez, étendards des vertus, car Dieu se trouve dans Son temple.
Procédat e thálamo suo, pudóris aula régia, géminæ gigas substántiæ alácris ut currat viam.
Qu'Il S'avance hors de Sa chambre, royal palais de la pudeur, ce géant à double nature, pressé de parcourir Sa route.
Æquális ætérno Patri, carnis tropæo cíngere, infírma nostri córporis virtúte firmans pérpeti.
Égal à Ton Père éternel, revêts la chair comme un trophée; affermis notre corps infirme de Ton éternelle puissance.
Præsépe iam fulget tuum luménque nox spirat novum, quod nulla nox intérpolet fidéque iugi lúceat.
Ta crèche déjà resplendit, la nuit exhale un éclat neuf : que nulle nuit ne le ternisse, qu'il brille d'une foi sans fin.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à toi et gloire à ton Père, avec l'Esprit Consolateur à travers les siècles sans fin.
Ant. 1. Clamor meus, Dómine, ad te pervéniat; non abscóndas fáciem tuam a me.
Ant. 1. Que mon cri, Seigneur, parvienne jusqu'à Toi ; ne cache pas Ta face loin de moi.
Psalmus 101
Psaume 101
Exsulis vota et preces
Vœux et supplications des exilés
Consolatur nos Deus in omni tribulatione nostra (2 Cor I,4).
Dieu nous consolera dans nos tribulations
I
I
Dómine, exáudi oratiónem meam, * et clamor meus ad te véniat.
Seigneur, exauce ma prière, et que mon cri aille jusqu’à Toi.
Non abscóndas fáciem tuam a me; † in quacúmque die tríbulor, * inclína ad me aurem tuam.
Ne détourne pas de moi ton visage; en quelque jour que je sois dans la tribulation, incline vers moi votre oreille.
In quacúmque die invocávero te, * velóciter exáudi me.
En quelque jour que je T’invoque, exauce-moi promptement.
Quia defecérunt sicut fumus dies mei, * et ossa mea sicut crémium aruérunt.
Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme une broutille.
Percússum est ut fenum et áruit cor meum, * étenim oblítus sum comédere panem meum.
J’ai été frappé comme l’herbe, et mon cœur s’est flétri, parce que j’ai oublié de manger mon pain.
A voce gémitus mei * adhǽsit os meum carni meæ.
A force de pousser la voix de mes gémissements, mes os se sont attachés à ma peau.
Símilis factus sum pellicáno solitúdinis, * factus sum sicut nyctícorax in ruínis. Vigilávi * et factus sum sicut passer solitárius in tecto.
Je suis devenu semblable au pélican du désert; je suis devenu comme le hibou des reines. J’ai veillé, et je suis devenu comme le passereau qui se tient seul sur le toit.
Tota die exprobrábant mihi inimíci mei, * exardescéntes in me per me iurábant.
Tout le jour mes ennemis m’outrageaient, et ceux qui me louaient conspiraient contre moi.
Quia cínerem tamquam panem manducábam * et potum meum cum fletu miscébam,
Parce que je mangeais de la cendre comme du pain, et que je mêlais mon breuvage avec mes larmes ;
a fácie iræ et increpatiónis tuæ, * quia élevans allisísti me.
l’aspect)de Ta colère et de Ton indignation, car après m’avoir élevé Tu m’as écrasé.
Dies mei sicut umbra declinavérunt, * et ego sicut fenum árui.
Mes jours se sont évanouis comme l’ombre, et je me suis desséché comme l’herbe.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Clamor meus, Dómine, ad te pervéniat; non abscóndas fáciem tuam a me.
Ant. Que mon cri, Seigneur, parvienne jusqu'à Toi ; ne cache pas Ta face loin de moi.
Ant. 2. Réspice, Dómine, in oratiónem humílium.
Ant. 2. Regarde, Seigneur, la prière des humbles.
II
II
Tu autem, Dómine, in ætérnum pérmanes, * et memoriále tuum in generatiónem et generatiónem.
Mais Toi, Seigneur, Tu subsistes éternellement, et la mémoire de Ton nom s’étend de race en race.
Tu exsúrgens miseréberis Sion, † quia tempus miseréndi eíus, * quia venit tempus,
Tu Te lèveras, et Tu auras pitié de Sion, car le temps est venu, le temps d’avoir pitié d’elle, et le temps est venu.
quóniam placuérunt servis tuis lápides eíus, * et púlveris eíus miseréntur.
Car ses pierres sont aimées de Tes serviteurs, et sa poussière les attendrit.
Et timébunt gentes nomen tuum, Dómine, * et omnes reges terræ glóriam tuam,
Et les nations craindront Ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire,
quia ædificávit Dóminus Sion * et appáruit in glória sua.
parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu’Il sera vu dans Sa gloire.
Respéxit in oratiónem ínopum * et non sprevit precem eórum.
Il a regardé la prière des humbles, et Il n’a point méprisé leur prière.
Scribántur hæc pro generatióne áltera, * et pópulus, qui creábitur, laudábit Dóminum.
Que ces choses soient écrites pour la génération future, et le peuple qui sera créé louera le Seigneur
Quia prospéxit de excélso sanctuário suo, * Dóminus de cælo in terram aspéxit,
parce qu’Il a regardé du haut de son lieu saint. Le Seigneur a regardé du ciel sur la terre,
ut audíret gémitus compeditórum, * ut sólveret fílios mortis;
pour entendre les gémissements des captifs détenus dans les fers, pour délivrer les fils de ceux qui avaient été tués,
ut annúntient in Sion nomen Dómini * et laudem eíus in Ierusálem,
afin qu’ils annoncent dans Sion le Nom du Seigneur, et Sa louange dans Jérusalem,
cum congregáti fúerint pópuli in unum * et regna, ut sérviant Dómino.
lorsque les peuples et les rois s’assembleront pour servir le Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Réspice, Dómine, in oratiónem humílium.
Ant. Regarde, Seigneur, la prière des humbles.
Ant. 3. Tu, Dómine, terram fundásti, et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
Ant. 3. Toi, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l'œuvre de Tes mains.
III
III
Humiliávit in via virtútem meam, * abbreviávit dies meos.
Il lui dit dans Sa force: Fais-moi connaître le petit nombre de mes jours.
Dicam: “Deus meus, †ne áuferas me in dimídio diérum meórum; * in generatiónem et generatiónem sunt anni tui.
J'ai dit : mon Dieu, ne me rappelle pas au milieu de mes jours; Tes années durent d’âge en âge.
Inítio terram fundásti; * et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
Dès le (Au) commencement, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de Tes mains.
Ipsi períbunt, tu autem pérmanes; † et omnes sicut vestiméntum veteráscent, et sicut opertórium mutábis eos, et mutabúntur.
Ils périront, mais Toi, Tu demeuras ; et ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les changeras comme un habit dont on se couvre, et ils seront changés;
Tu autem idem ipse es, * et anni tui non defícient.
mais Toi, Tu es toujours le même, et Tes années ne passeront point.
Fílii servórum tuórum habitábunt, * et semen eórum in conspéctu tuo firmábitur.”
Les fils de Tes serviteurs auront une demeure permanente, et leur postérité sera ferme à jamais.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Tu, Dómine, terram fundásti, et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
Ant. Toi, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l'œuvre de Tes mains.
v. Dómine Deus noster, convérte nos. r. Illústra fáciem tuam, et salvi érimus.
v. Seigneur, Dieu de l'univers, convertis-nous. r. Que Ton visage s'éclaire, et nous serons sauvés.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
Audi me, Iacob et Israel quem ego vocávi; ego, ego primus et ego novíssimus. Manus mea fundávit terram, et déxtera mea expándit cælos; ego voco eos, et stant simul. Congregámini, omnes vos, et audíte: Quis de eis annuntiávit hæc? Dóminus diléxit eum; fáciet voluntátem suam in Babylóne et bráchium suum in Chaldæis. Ego, ego locútus sum et vocávi eum; addúxi eum, et próspera fuit via eius. Accédite ad me et audíte hoc: Non a princípio in abscóndito locútus sum; ex témpore, ántequam fíeret, ibi eram; et nunc Dóminus Deus misit me cum spíritu suo.
Écoute-moi, Jacob, Israël que j'ai appelé, c'est moi, moi qui suis le premier et c'est moi aussi le dernier. Ma main a fondé la terre, ma droite a tendu les cieux, moi, je les appelle et tous ensemble ils se présentent. Assemblez-vous, vous tous, et écoutez, qui parmi eux a annoncé cela? Le Seigneur l'aime; il accomplira son bon plaisir sur Babylone et la race des Chaldéens: c'est moi, c'est moi qui ai parlé et qui l'ai appelé, je l'ai fait venir et son entreprise réussira. Approchez-vous de moi et écoutez ceci: dès le début je n'ai pas parlé en cachette, lorsque c'est arrivé, j'étais là, et maintenant le Seigneur Dieu m'a envoyé avec son esprit.
Hæc dicit Dóminus, redémptor tuus, Sanctus Israel: Ego Dóminus Deus tuus docens te utília, gubérnans te in via qua ámbulas. Utinam attendísses mandáta mea! Facta fuísset sicut flumen pax tua et iustítia tua sicut gúrgites maris; et fuísset quasi aréna semen tuum, et stirps úteri tui ut lapílli eius; non interísset et non fuísset attrítum nomen eius a fácie mea.
Ainsi parle le Seigneur ton rédempteur, le Saint d'Israël: Je suis le Seigneur ton Dieu, je t'instruis pour ton bien, je te conduis par le chemin où tu marches. Si seulement tu avais été attentif à mes commandements! Ton bonheur serait comme un fleuve et ta justice comme les flots de la mer. Ta race serait comme le sable, et comme le grain, ceux qui sont issus de toi! Ton nom ne serait pas retranché ni effacé devant moi.
Super vias pascéntur, et in ómnibus cóllibus decalvátis páscua eórum; non esúrient neque sítient, et non percútiet eos æstus vel sol quia miserátor eórum reget eos et ad fontes aquárum addúcet eos. Et ponam omnes montes meos in viam, et sémitæ meæ exaltabúntur. Ecce isti de longe vénient, et ecce illi ab aquilóne et mari, et isti de terra Sinim. Laudáte, cæli, et exsúlta, terra; iubiláte, montes, laudem, quia consolátur Dóminus pópulum suum et páuperum suórum miserétur.
Ils paîtront le long des chemins, sur tous les monts chauves ils auront un pâturage. Ils n'auront plus faim ni soif, ils ne souffriront pas du vent brûlant ni du soleil, car celui qui les prend en pitié les conduira, il les mènera vers les eaux jaillissantes. De toutes mes montagnes je ferai un chemin et mes routes seront relevées. Les voici, ils viennent de loin, ceux-ci du Nord et de l'Occident, et ceux-là du pays de Sînîm. Cieux, criez de joie, terre exulte, que les montagnes poussent des cris, car le Seigneur a consolé son peuple, il prend en pitié ses affligés.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in Lucam (Lib. 2, 19-26: SC 45, 81-84)
Commentaire de saint Ambroise sur l'Évangile de Luc
Angelus, cum abscóndita nuntiáret, ut fides astruerétur exémplo, senióris féminæ sterilísque concéptum Vírgini Maríæ nuntiávit, ut possíbile Deo omne quod ei placúerit asséreret. Ubi audívit hoc María, non quasi incrédula de oráculo, nec quasi incérta de núntio nec quasi dúbitans de exémplo, sed quasi læta pro voto, religiósa pro offício, festína pro gáudio in montána perréxit. Quo enim iam Deo plena nisi ad superióra cum festinatióne conténderet? Nescit tarda molímina Sancti Spíritus grátia. Cito quoque advéntus Maríæ et præséntiæ domínicæ benefícia declarántur; simul enim ut audívit salutatiónem Maríæ Elísabeth, exsultávit infans in útero eius, et repléta est Spíritu Sancto.
Lorsque l'ange annonce à Marie le mystère de sa maternité virginale, il lui apprend, pour éclairer sa foi par un exemple, qu'une femme âgée et stérile a conçu, ce qui fait comprendre que Dieu peut accomplir tout ce qu'il a décidé. Dès que Marie l'eut appris, elle partit vers la montagne de Judée. Ce n'était de sa part ni incrédulité en la prophétie, ni incertitude sur cette annonce, ni doute sur l'exemple proposé. Elle partait dans l'allégresse de son désir, pour l'accomplissement d'un service, avec l'empressement de sa joie. Elle qui était maintenant remplie de Dieu, où pouvait-elle se rendre avec empressement, sinon vers les hauteurs? La grâce du Saint-Esprit ne connaît pas les hésitations ni les retards. L'arrivée de Marie et la présence du Seigneur manifestent aussitôt leurs bienfaits, car, au moment même où Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle, et elle fut remplie de l'Esprit Saint.
Vide distinctiónem singulorúmque verbórum proprietátes. Vocem prior Elísabeth audívit, sed Ioánnes prior grátiam sensit: illa natúræ órdine audívit, iste exsultávit ratióne mystérii; illa Maríæ, iste Dómini sensit advéntum, fémina mulíeris et pignus pígnoris; istæ grátiam loquúntur, illi intus operántur pietatísque mystérium matérnis adoriúntur proféctibus duplicíque miráculo prophétant matres spíritu parvulórum.
Remarquez les nuances et l'exactitude de chaque mot. Élisabeth fut la première à entendre la parole, mais Jean fut le premier à ressentir la grâce: la mère a entendu selon l'ordre naturel des choses, mais l'enfant a tressailli en raison du mystère; elle a constaté l'arrivée de Marie, lui, celle du Seigneur; la femme, l'arrivée de la femme, l'enfant, celle de l'enfant; les deux femmes échangent des paroles de grâce, les deux enfants agissent au-dedans d'elles et commencent à réaliser le mystère de la piété en y faisant progresser leurs mères; enfin, par un double miracle, les deux mères prophétisent sous l'inspiration de leur enfant.
Exsultávit infans, repléta est mater. Non prius mater repléta quam fílius, sed, cum fílius esset replétus Spíritu Sancto, replévit et matrem. Exsultávit Ioánnes, exsultávit et Maríæ spíritus. Exsultánte Ioánne, replétur Elísabeth, Maríam tamen non repléri Spíritu, sed spíritum eius exsultáre cognóvimus - incomprehensíbilis enim incomprehensibíliter operabátur in matre - et illa post concéptum replétur, ista ante concéptum. Beáta, inquit, quæ credidísti. Sed et vos beáti qui audístis et credidístis; quæcúmque enim credíderit ánima, et cóncipit et génerat Dei Verbum et ópera eius agnóscit. Sit in síngulis Maríæ ánima, ut magníficet Dóminum; sit in síngulis spíritus Maríæ ut exsúltet in Deo; si secúndum carnem una Mater est Christi, secúndum fidem tamen ómnium fructus est Christus, omnis enim ánima áccipit Dei Verbum, si tamen immaculáta et immúnis a vítiis intemeráto castimóniam pudóre custódiat. Quæcúmque ígitur talis esse potúerit ánima magníficat Dóminum, sicut ánima Maríæ magnificávit Dóminum et exsultávit spíritus eius in Deo salutári.
Jean a tressailli, la mère a été comblée. La mère n'a pas été comblée avant son fils, mais, comme le fils était comblé de l'Esprit Saint, il en a aussi comblé sa mère. Jean a exulté, et l'esprit de Marie a exulté, lui aussi. L'exultation de Jean comble Élisabeth; cependant, pour Marie, on ne nous dit pas que son esprit exulte parce qu'il est comblé, car celui qu'on ne peut comprendre agissait en sa mère d'une manière qu'on ne peut comprendre. Élisabeth est comblée après avoir conçu, Marie, avant d'avoir conçu. Heureuse, lui dit Élisabeth, toi qui as cru. Heureux, vous aussi qui avez entendu et qui avez cru; car toute âme qui croit, conçoit et engendre le Verbe et le reconnaît à ses œuvres. Que l'âme de Marie soit en chacun de vous, pour qu'elle exalte le Seigneur; que l'esprit de Marie soit en chacun de vous pour qu'il exulte en Dieu. S'il n'y a, selon la chair, qu'une seule Mère du Christ, tous engendrent le Christ selon la foi. Car toute âme reçoit le Verbe de Dieu, pourvu qu'elle soit irréprochable et préservée des vices en gardant la chasteté dans une pureté intégrale. Toute âme qui peut vivre ainsi exalte le Seigneur, comme l'âme de Marie a exalté le Seigneur, et comme son esprit a exulté en Dieu son sauveur.
r. Germinavérunt campi erémi germen odóris Israel: quia ecce Deus noster cum virtúte véniet. * Et splendor eius cum eo. v. Ex Sion spécies decóris eius, Deus noster maniféste véniet. * Et. v. Glória Patri. * Et.
r. Le désert et la terre aride ont produit la fleur qui parfume Israël: car notre Dieu vient avec puissance, * Entouré de sa splendeur! v. De Sion, belle entre toutes, notre Dieu vient se manifester, * Entouré. v. Gloire au Père. * Entouré.
In secundo nocturno, utroque anno
Deuxième nocturne, années I et II
Cant 2, 8. 9b. 12
Ct 2, 8. 9b. 12
Vox dilécti mei ! Ecce iste venit sáliens in móntibus, transíliens colles. En ipse stat post paríetem nostrum, respíciens per fenéstras, prospíciens per cancéllos. Flores apparuérunt in terra, tempus putatiónis advénit ; vox túrturis audíta est in terra nostra.
J'entends mon bien-aimé. Voici qu'il arrive, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines. Voilà qu'il se tient derrière notre mur. Il guette par la fenêtre, il épie par le treillis. Sur notre terre les fleurs se montrent. La saison vient des gais refrains, le roucoulement de la tourterelle se fait entendre sur notre terre.
DIE 22 DECEMBRIS
LE 22 DÉCEMBRE
Ad Vigilias
Vigiles
Ad Vigilias
Vigiles
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Preces pópuli tui, quǽsumus, Dómine, cleménter exáudi, † ut, qui de Unigéniti tui in nostra carne advéntu lætántur, * cum vénerit in sua maiestáte, ætérnæ vitæ prǽmium consequántur. Per Dóminum.
Seigneur, nous T'en prions, écoute avec bonté les prières de Ton peuple, afin que ceux qui se réjouissent de la venue de Ton Fils unique dans notre chair obtiennent, lorsqu'Il viendra dans Sa majesté, la récompense de la vie éternelle.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.