v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Te gratulántes pángimus, Martha, beáta múlier, quæ meruísti sæpius Christum domi recípere.
Nous chantons vos louanges, Marthe, heureuse femme qui méritas de recevoir si souvent le Christ chez vous.
Tantum libénter hóspitem curis ornábas sédulis, in plúrima sollícita amóris dulci stímulo.
Vous vous plaisiez à honorer votre hôte divin par vos soins empressés ; vous vous inquiétiez de beaucoup, sous le doux aiguillon de votre amour.
Pascis dum læta Dóminum, soror ac frater ávide possunt ab illo grátiæ vitæque cibum súmere.
Tandis que vous nourrissiez joyeusement le Seigneur, votre sœur et votre frère peuvent recevoir de Lui avec avidité la nourriture de grâce et de vie.
Captúro mortis trámitem dante soróre arómata, extrémi tu servítii vigil donásti múnera.
Quand Il prit le chemin de la mort, votre sœur Lui offrit des parfums, et vous Lui rendîtes les derniers devoirs de votre dévouement attentif.
Magístri felix hóspita, corda fac nostra férveant, ut illi gratæ iúgiter sint sedes amicítiæ.
Heureuse hôtesse du Maître, rendez nos cœurs ardents à Lui offrir sans cesse le doux séjour de l'amitié.
Sit Trinitáti glória, quæ nos in domum cælicam admítti tandem tríbuat tecúmque laudes cánere. Amen.
Gloire à la Trinité, Qu'elle daigne nous admettre enfin dans la demeure céleste, où nous pourrons chanter avec vous Ses louanges. Amen.
Ant. 1. Dóminus advocávit cælum et terram, ut discérnat pópulum suum.
Ant. 1. Dóminus advocávit cælum et terram, ut discérnat pópulum suum.
Psalmus 49 (50)
Psaume 49 (50)
Vera in Dominum pietas
Non veni solvere legem, sed adimplere (Cf. Mt 5, 17).
I
I
Deus deórum Dóminus locútus est * et vocávit terram a solis ortu usque ad occásum.
Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé, et Il a appelé la terre du lever du soleil au couchant.
Ex Sion speciósa decóre Deus illúxit, * Deus noster véniet et non silébit:
De Sion apparaît l'éclat de Sa beauté. Dieu viendra visiblement; * Lui, notre Dieu, et Il ne Se taira point.
ignis consúmens est in conspéctu eius * et in circúitu eius tempéstas válida.
Le feu s'enflammera en Sa présence, et une tempête violente L'environnera.
Advocábit cælum desúrsum * et terram discérnere pópulum suum:
Il appellera d'en haut le Ciel et la terre, pour faire le discernement de Son peuple.
«Congregáte mihi sanctos meos, * qui disposuérunt testaméntum meum in sacrifício».
Rassemblez devant Lui Ses saints, qui scellent Son alliance par des sacrifices.
Et annuntiábunt cæli iustítiam eius, * quóniam Deus iudex est.
Et les cieux annonceront Sa justice, car c'est Dieu qui est juge.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Dóminus advocávit cælum et terram, ut discérnat pópulum suum.
Ant. Dóminus advocávit cælum et terram, ut discérnat pópulum suum.
Ant. 2. Invoca me in die tribulatiónis, et éruam te.
Ant. 2. Invoque-Moi au jour de la détresse, et Je Te délivrerai.
II
II
«Audi, pópulus meus, et loquar; † Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus ego sum.
Ecoute, Mon peuple, et Je parlerai; Israël, et Je te rendrai témoignage. C'est Moi qui suis Dieu, ton Dieu.
Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
Ce n'est pas pour tes sacrifices que Je te reprendrai, car tes holocaustes sont toujours devant Moi.
Non accípiam de domo tua vítulos, * neque de grégibus tuis hircos.
Je ne prendrai pas les veaux de ta maison, ni les boucs de tes troupeaux;
Quóniam meæ sunt omnes feræ silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
car toutes les bêtes des forêts sont à Moi, ainsi que les animaux des montagnes, et les boeufs.
Cognóvi ómnia volatília cæli, * et, quod movétur in agro, meum est.
Je connais tous les oiseaux du ciel, et la beauté des champs est en Ma présence.
Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terræ et plenitúdo eius.
Si J'ai faim, Je ne te le dirai pas; car l'univers est à Moi, avec tout ce qu'il renferme.
Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
Est-ce que Je mangerai la chair des taureaux? ou boirai-Je le sang des boucs?
Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Invoca me in die tribulatiónis, et éruam te.
Ant. Invoque-Moi au jour de la détresse, et Je Te délivrerai.
Ant. 3. Sacrifícium laudis honorificábit me.
Ant. 3. Le sacrifice de louange M'honorera.
III
III
Peccatóri autem dixit Deus: † «Quare tu enárras præcépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
Mais Dieu a dit au pécheur: Pourquoi énumères-tu Mes lois, et pourquoi as-tu constamment Mon alliance à la bouche?
Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi Mes paroles.
Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères.
Os tuum dimittébas ad malítiam, * et língua tua concinnábat dolos.
Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude.
Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuæ proferébas oppróbrium.
Tu t'asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère.
Hæc fecísti, et tácui. † Existimásti quod eram tui símilis. * Arguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
Voilà ce que tu as fait, et Je me suis tu. Tu as cru d'une manière impie que Je te serais semblable. Je te reprendrai, et Je mettrai tout sous tes yeux.
Intellégite hæc, qui obliviscímini Deum, * nequándo rápiam, et non sit qui erípiat.
Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu; de peur qu'Il ne déchire, sans que personne puisse délivrer.
Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me, † et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei».
Le sacrifice de louange est celui qui M'honorera, * et là est la voie par laquelle Je montrerai à l'homme le salut de Dieu.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Sacrifícium laudis honorificábit me.
Ant. Le sacrifice de louange M'honorera.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Iob
Du livre de Job
Respóndens Iob ait: Nunc quoque in amaritúdine est queréla mea, et manus eius aggraváta est super gémitum meum. Quis mihi tríbuat, ut cognóscam et invéniam illum et véniam usque ad sólium eius? Ponam coram eo iudícium et os meum replébo increpatiónibus, ut sciam verba quæ mihi respóndeat, et intéllegam quid loquátur mihi. Num multa fortitúdine conténdet mecum? Non! Ipse tantum áudiat! Tunc iustus disceptábit cum illo, et ego eváderem in perpétuo a iúdice meo. Si ad oriéntem íero, non appáret; si ad occidéntem, non intéllegam eum. Si ad sinístram pergam, non apprehéndam eum; si me vertam ad déxteram, non vidébo illum. Ipse vero scit viam meam, et, si probáverit me, quasi aurum egrédiar.
Job prit la parole et dit: C'est toujours une révolte que ma plainte; sa main reste pesante, malgré mon gémissement. Oh! Si je savais comment l'atteindre, parvenir jusqu'à sa demeure, j'ouvrirais un procès devant lui, ma bouche serait pleine de griefs. Je connaîtrais les termes de sa réponse, attentif à ce qu'il me dirait. Jetterait-il toute sa force dans ce débat avec moi? Non, il lui suffirait de me prêter attention. Il reconnaîtrait dans son adversaire un homme droit, et je ferais triompher ma cause à jamais. Si je vais vers l'orient, il est absent; vers l'occident, je ne l'aperçois pas. Quand je le cherche au nord, il n'est pas discernable; il reste invisible, si je me tourne au midi. Et pourtant, toutes mes démarches, il les connaît! Qu'il me passe au creuset: or pur j'en sortirai!
Vestígia Omnipoténtis secútus est pes meus, viam eius custodívi et non declinávi ex ea. A mandátis labiórum eius non recéssi et in sinu meo abscóndi verba oris eius. Ipse enim solus est, et quis repéllet eum? Et ánima eius, quodcúmque vóluit, hoc fecit. Cum expléverit in me voluntátem suam, et ália multa simília præsto sunt ei; et idcírco a fácie eius turbátus sum et consíderans eum timóre sollícitor. Deus mollívit cor meum, et Omnípotens conturbávit me. Non enim périi propter imminéntes ténebras, nec fáciem meam opéruit calígo.
Mon pied s'est attaché aux pas de Shaddaï, j'ai suivi sa route sans dévier; je n'ai pas négligé le commandement de ses lèvres, j'ai abrité dans mon sein les paroles de sa bouche. Mais lui décide, qui le fera changer? Ce qu'il a projeté, il l'accomplit. Il exécutera donc ma sentence, comme tant d'autres de ses décrets! C'est pourquoi, devant lui, je suis terrifié; plus j'y songe, plus il me fait peur. Dieu a brisé mon courage, Shaddaï me remplit d'effroi. Car je n'ai pas été anéanti devant les ténèbres, mais il a recouvert ma face d'obscurité.
Cur ab Omnipoténte non sunt abscóndita témpora, qui autem novérunt eum, ignórant dies illíus? Alii términos transtulérunt, diripuérunt greges et pavérunt eos. Asinum pupillórum abegérunt et abstulérunt pro pígnore bovem víduæ. Subvertérunt páuperum viam, et simul se occultáre coácti sunt mansuéti terræ. Alii, quasi onágri in desérto, egrediúntur ad opus suum: vigilántes ad prædam in terra árida ad panem líberis. Agrum non suum démetunt et víneam peccatóris vindémiant. Nudi pernóctant sine induménto, nec est eis operiméntum in frígore. Imbre móntium rigántur et non habéntes refúgium adhrent rúpibus. Abripuérunt pupíllum ab úbere et páuperem pígnori sumpsérunt; nudi et incedéntes absque vestítu et esuriéntes portant spicas. Inter muros óleum expressérunt et calcátis torculáribus sítiunt. De civitátibus moriéntes ingemuérunt, et ánima vulneratórum clamávit, et Deus non ponit aurem ad precem.
Pourquoi Shaddaï n'a-t-il pas des temps en réserve, et ses fidèles ne voient-ils pas ses jours? Les méchants déplacent les bornes, ils enlèvent troupeau et berger. On emmène l'âne des orphelins, on prend en gage le bœuf de la veuve. Les indigents s'écartent du chemin, les pauvres du pays se cachent tous de même. Tels les onagres du désert, ils sortent à leur travail, cherchant dès l'aube une proie, et le soir, du pain pour leurs petits. Ils moissonnent dans le champ d'un vaurien, ils pillent la vigne d'un méchant. Ils s'en vont nus, sans vêtements, sans couverture contre le froid. L'averse des montagnes les transperce; faute d'abri, ils étreignent le rocher. On arrache l'orphelin à la mamelle, on prend en gage le nourrisson du pauvre. Ils s'en vont nus, sans vêtements; affamés, ils portent les gerbes. En plein midi ils restent entre deux murettes, altérés, ils foulent les cuves. De la ville on entend gémir les mourants, les blessés, dans un souffle, crier à l'aide. Et Dieu reste sourd à la prière!
r. Qui consolabátur me recéssit a me; quæro quod vólui, et non invénio; * Fundent óculi mei lácrimas, quia replétus sum amaritúdine. v. Fletum deduxérunt óculi mei, et pálpebras meas opéruit umbra mortis. * Fundent. v. Glória Patri. * Fundent.
r. Celui qui était ma consolation s'est éloigné de moi; je cherche ce que j'aimais, je ne le trouve pas; * Mes yeux versent des larmes, car je suis rempli d'amertume. v. Les pleurs s'échappent de mes yeux, l'ombre de la mort s'étend sur mes paupières. * Mes yeux. v. Gloire au Père. * Mes yeux.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Bernárdi abbátis (Sermo 3 in Assumptione, 6-7: EC 5, 242-243)
Sermon de saint Bernard
Mulier, Martha nómine, excépit eum in domum suam. Certum est huius tenére locum fratres officiáles, quos fratérnæ caritátis intúitus váriis administratiónibus deputávit. Utinam autem et ego ipse inter dispensatóres fidélis mérear inveníri! Quibus enim conveniéntius vidétur aptándum quod Dóminus ait: Martha, Martha, sollícita es, quam prælátis, si tamen digna in sollicitúdine præsunt? Aut quis turbátur erga plúrima, nisi cui et Maríæ vacántis, et Lazári pæniténtis, sed et ipsórum, quibus ónera sua partítur, univérsa incúmbit sollicitúdo?
Une femme appellée Marthe le reçut dans sa maison. Elle tient, à n'en pas douter, le rôle des frères en charge auxquels la considération de l'amour fraternel a fait confier divers offices du monastère. Puissè-je moi-même être trouvé digne de confiance parmi ces intendants! Cette parole du Seigneur: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes, à qui donc s'applique-t-elle mieux qu'aux supérieurs - à condition qu'ils s'inquiètent vraiment de bien exercer leur autorité? Ou encore, qui s'inquiète pour bien des choses, sinon celui à qui incombe la responsabilité générale à la fois envers Marie et son temps libre, envers Lazare et sa pénitence, mais aussi envers ceux qu'il appelle à partager sa charge?
Vide Martham sollícitam, vide Martham erga plúrima turbátam. Apóstolum loquor, qui prælátos sollicitúdinis ádmonens, gerit ipse sollicitúdinem ómnium Ecclesiárum. Quis infirmátur, inquit, et ego non infírmor? Quis scandalizátur, et ego non uror? Suscípiat ígitur Martha Dóminum in domum suam, cui nimírum crédita est dispensátio domus. Mediátrix est, ut sibi páriter et subiéctis salútem obtíneat, suscípiat grátiam. Suscípiant céteri coadiutóres eius sínguli pro qualitáte ministérii sui; excípiant Christum, sérviant Christo, minístrent ei in membris eius, ille in infírmis frátribus, ille in paupéribus, ille in hospítibus et peregrínis.
Regarde Marthe qui s'inquiète, regarde Marthe qui s'affaire pour bien des choses; c'est de l'Apôtre que je parle, lui qui, en exhortant les responsables, porte lui-même le souci de toutes les Églises. Qui faiblit, dit-il, sans que je partage sa faiblesse? Qui vient à tomber sans que cela ne me brûle? Que Marthe accueille donc le Seigneur dans sa maison, puisque cette fonction de l'accueil domestique lui a été confiée. Elle est médiatrice, chargée d'obtenir le salut et de recevoir la grâce à la fois pour elle-même et pour ceux dont elle a la responsabilité. Que les autres frères qui partagent la tâche du supérieur accueillent aussi le Seigneur, chacun selon son ministère particulier; oui, qu'ils accueillent le Christ, qu'ils servent le Christ, qu'ils l'assistent dans ses membres, - celui-ci dans les frères malades, cet autre dans les pauvres, cet autre encore dans les hôtes et les pèlerins.
Quibus ita sollícitis circa frequens ministérium, vídeat María quemádmodum vacet, et vídeat quóniam suávis est Dóminus. Gaude et grátias age, María, quæ partem óptimam elegísti. Beáti enim óculi qui vident quæ tu vides et aures quæ meréntur audíre quæ tu audis. Beáta plane, quæ venas divíni susúrrii pércipis in siléntio, in quo útique bonum est hómini Dóminum exspectáre. Simplex esto, non tantum sine dolo et simulatióne, sed et absque multiplicitáte occupatiónum, ut tecum sit sermocinátio eius, cuius et vox dulcis, et fácies decóra. Unum cave, ne abundáre incípias in sensu tuo.
Tandis que ceux-ci sont inquiets des multiples services, que Marie examine ce qu'elle fait de son temps libre et qu'elle reconnaisse et goûte combien le Seigneur est bon. Réjouis-toi et rends grâces, Marie, d'avoir choisi la meilleure part. Heureux les yeux qui voient ce que tu vois, et les oreilles qui peuvent entendre ce que tu entends! Heureuse es-tu surtout de percevoir dans le silence la pulsation du murmure divin - ce silence où il est bon pour l'homme d'attendre le Seigneur. Sois simple: non seulement sans ruse ni artifice, mais à l'abri de la multiplicité des occupations, afin de pouvoir te livrer aux entretiens de Celui dont la voix est pleine de douceur et le visage, de charme. Sur un point, sois vigilante: ne va pas abonder dans ton propre sens.
r. Videns ergo flentem Maríam et sorórem eius Martham, lacrimátus est Iesus, et accédens ad monuméntum, * Quatriduánum iam Lázarum resuscitávit. v. O felícis soror utráque mériti, quarum lácrimis motus fons ipse pietátis * Quatriduánum. v. Glória Patri. * Quatriduánum.
r. Quand il vit que Marie pleurait ainsi que Marthe, sa sœur, Jésus versa des larmes et, arrivé près du tombeau, * Il ressuscita Lazare, mort déjà depuis quatre jours. v. Ô sœurs, vous avez, l'une et l'autre, obtenu la grâce espérée, puisque vos larmes ont ému jusqu'aux larmes la source même de l'amour! * Il ressuscita Lazare. v. Gloire au Père. * Il ressuscita Lazare.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Deus, cuius Fílius de sepúlcro ad vitam Lázarum revocávit, et in domo Marthæ dignátus est hospitári, † da nobis, qáesumus, ut ipsi in frátribus nostris fidéliter ministrántes, cum María verbi eius meditatióne pascim ereámur. Qui tecum.
Dieu, dont le Fils a rappelé Lazare du tombeau à la vie, et a daigné être l'hôte dans la maison de Marthe, accorde-nous, nous T'en prions, qu'en servant fidèlement nos frères, nous méritions d'être nourris avec Marie par la méditation de Sa parole.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.