Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Feria V 20 Decembris 2029, Hebdomada III Adventus,
Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Veni, redémptor géntium, osténde partum Vírginis; mirétur omne sæculum: talis decet partus Deum.
  Viens, Rédempteur de tous les peuples, fais voir la Vierge qui enfante ; que tous les siècles s'émerveillent : enfantement digne d'un Dieu.
  Non ex viríli sémine, sed mystico spirámine Verbum Dei factum est caro fructúsque ventris flóruit.
  Non pas d'une semence d'homme mais par le souffle de l'Esprit, le Verbe de Dieu S'est fait chair, et le fruit du ventre a fleuri.
  Alvus tuméscit Vírginis, claustrum pudóris pérmanet, vexílla virtútum micant, versátur in templo Deus.
  Le sein de la Vierge s'émeut, sa virginité reste intacte ; brillez, étendards des vertus, car Dieu se trouve dans Son temple.
  Procédat e thálamo suo, pudóris aula régia, géminæ gigas substántiæ alácris ut currat viam.
  Qu'Il S'avance hors de Sa chambre, royal palais de la pudeur, ce géant à double nature, pressé de parcourir Sa route.
  Æquális ætérno Patri, carnis tropæo cíngere, infírma nostri córporis virtúte firmans pérpeti.
  Égal à Ton Père éternel, revêts la chair comme un trophée; affermis notre corps infirme de Ton éternelle puissance.
  Præsépe iam fulget tuum luménque nox spirat novum, quod nulla nox intérpolet fidéque iugi lúceat.
  Ta crèche déjà resplendit, la nuit exhale un éclat neuf : que nulle nuit ne le ternisse, qu'il brille d'une foi sans fin.
  Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
  O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à toi et gloire à ton Père, avec l'Esprit Consolateur à travers les siècles sans fin.
annotation: 7a;
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(c3) O(e)mnes(e') i(g)ni(h)mí(i)ci(j) me(i)i(h) *(,) au(j)di(k)é(j)runt(h) ma(j)lum(k) me(j)um,(ih~) Dó(jk)mi(j)ne:(i) (;) læ(i)tá(i)ti(hg) sunt,(e) (,) quó(e)ni(i)am(h) tu(g) fe(f)cí(e)sti.(e) (::) E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gf) (::)
  Ant. 1. Omnes inimíci mei audiérunt malum meum, Dómine: lætáti sunt quóniam tu fecísti.
  Ant. 1. Tous mes ennemis ont entendu mon malheur, Seigneur : ils s’en sont réjouis, car c’est Toi qui l’as fait.
  Psalmus 88 (89), 39-53
Psaume 88 (89), 39-53
  Lamentatio de ruina domus David
Lamentation sur la ruine de la maison de David
  Erexit cornu salutis nobis in domo David (Lc 1, 69).
Il nous a suscité un sauveur de la maison de David.
  IV
IV
  Tu vero reppulísti et reiecísti, * irátus es contra christum tuum;
  Et pourtant Tu as rejeté et méprisé; Tu as repoussé Ton oint.
  evertísti testaméntum servi tui, * profanásti in terram diadéma eius.
  Tu as détruit l'alliance faite avec Ton serviteur; Tu as profané en le jetant à terre son diadème sacré.
  Destruxísti omnes muros eius, * posuísti munitiónes eius in ruínas.
  Tu as abattu toutes ses clôtures ; Tu as rempli de frayeur ses forteresses.
  Diripuérunt eum omnes transeúntes viam, * factus est oppróbrium vicínis suis.
  Tous ceux qui passaient par le chemin l'ont pillé, et il est devenu l'opprobre de ses voisins.
  Exaltásti déxteram depriméntium eum, * lætificásti omnes inimícos eius.
  Tu as élevé la droite de ses oppresseurs ; Tu as réjoui tous ses ennemis.
  Avertísti áciem gládii eius * et non es auxiliátus ei in bello.
  Tu as enlevé toute force à son glaive, et Tu ne l'as pas secouru dans la guerre.
  Finem posuísti splendóri eius * et sedem eius in terram collisísti.
  Tu l'as dépouillé de son éclat, et Tu as brisé son trône contre la terre.
  Minorásti dies iuventútis eius, * perfudísti eum confusióne.
  Tu as abrégé les jours de son règne; Tu l'as couvert d'ignominie.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. O(e)mnes(e') i(g)ni(h)mí(i)ci(j) me(i)i(h) (,) au(j)di(k)é(j)runt(h) ma(j)lum(k) me(j)um,(ih~) Dó(jk)mi(j)ne:(i) (;) læ(i)tá(i)ti(hg) sunt,(e) (,) quó(e)ni(i)am(h) tu(g) fe(f)cí(e)sti.(e)
(::)
  Ant. Omnes inimíci mei audiérunt malum meum, Dómine: lætáti sunt quóniam tu fecísti.
  Ant. Tous mes ennemis ont entendu mon malheur, Seigneur : ils s’en sont réjouis, car c’est Toi qui l’as fait.
annotation: 6f;
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(c4) BE(f)ne(g)dí(h)ctus(f) *() Dó(g)mi(fe)nus(d) in(f) æ(g)tér(g)num.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
  Ant. 2. Benedíctus Dóminus in ætérnum.
  Ant. 2. Béni soit le Seigneur pour toujours.
  V
V
  Usquequo, Dómine, abscondéris in finem, * exardéscet sicut ignis ira tua?
  Jusques à quand, Seigneur, Te détourneras-Tu à jamais? Jusques à quand Ta colère s'embrasera-t-elle comme le feu?
  Memoráre, quam brevis mea substántia. * Ad quam vanitátem creásti omnes fílios hóminum?
  Rappelle-Toi ce qu'est ma vie; car est-ce pour le néant que Tu as créé tous les enfants des hommes?
  Quis est homo, qui vivet et non vidébit mortem, * éruet ánimam suam de manu ínferi?
  Quel est l'homme qui pourra vivre sans voir la mort, et qui arrachera son âme à la puissance de l'enfer ?
  Ubi sunt misericórdiæ tuæ antíquæ, Dómine, * sicut iurásti David in veritáte tua?
  Où sont, Seigneur, Tes anciennes miséricordes, que Tu as jurées à David au nom de Ta vérité ?
  Memor esto, Dómine, oppróbrii servórum tuórum, * quod contínui in sinu meo, multárum géntium,
  Souviens-Toi, Seigneur, de l'opprobre de Tes serviteurs; je l'ai tenu caché dans mon sein; il venait de nations nombreuses.
  quo exprobravérunt inimíci tui, Dómine, * quo exprobravérunt vestígia christi tui.
  Souviens-Toi au reproche de Tes ennemis, Seigneur, du reproche qu'ils ont fait au sujet de Ton changement à l'égard de Ton oint.
  Benedíctus Dóminus in ætérnum. * Fiat, fiat.
  Béni soit le Seigneur à jamais. Ainsi soit-il, ainsi soit-il.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Be(f)ne(g)dí(h)ctus(f) () Dó(g)mi(fe)nus(d) in(f) æ(g)tér(g)num.(f)
(::)
  Ant. Benedíctus Dóminus in ætérnum.
  Ant. Béni soit le Seigneur pour toujours.
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(c4) CON(d)vér(e)te(f)re,(ge) Dó(f)mi(e)ne,(df/d/dc) *(,) et(dc~) de(f)pre(g)cá(h)bi(g)lis(f) e(g)sto(f) (,) su(e)per(f) ser(g)vos(fe) tu(d)os.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
  Ant. 3. Convértere, Dómine et deprecábilis esto super servos tuos.
  Ant. 3. Convertis, Seigneur, et sois propice à Tes serviteurs.
  Psalmus 89 (90)
Psaume 89 (90)
  Sit splendor Domini super nos
Que la splendeur du Seigneur soit sur nous.
  Unus dies apud Dominum sicut mille anni, et mille anni sicut dies unus (2 Petr 3, 8).
Auprès du Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
  Dómine, refúgium factus es nobis * a generatióne in generatiónem.
  Seigneur, Tu as été pour nous un refuge de génération en génération.
  Priúsquam montes nasceréntur aut gignerétur terra et orbis, * a sǽculo et usque in sǽculum tu es Deus.
  Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses enfanté la terre et le monde, de l'éternité à l'éternité Tu es, ô Dieu.
  Redúcis hóminem in púlverem; * et dixísti: «Revertímini, fílii hóminum».
  Tu réduis les mortels en poussière, et Tu dis : « Retournez, fils de l'homme ».
  Quóniam mille anni ante óculos tuos tamquam dies hestérna, quæ prætériit, * et custódia in nocte.
  Car mille ans sont, à Tes yeux, comme le jour d'hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit.
  Auferes eos, sómnium erunt: * mane sicut herba succréscens,
  Tu les emportes, semblables à un songe : le matin, comme l'herbe, ils repoussent,
  mane floret et crescit, * véspere décidit et aréscit.
  le matin, elle fleurit et pousse, le soir, elle se flétrit et se dessèche.
  Quia defécimus in ira tua * et in furóre tuo turbáti sumus.
  Ainsi nous sommes consumés par Ta colère, et Ta fureur nous terrifie.
  Posuísti iniquitátes nostras in conspéctu tuo, * occúlta nostra in illuminatióne vultus tui.
  Tu mets devant Toi nos iniquités, nos fautes cachées à la lumière de Ta face.
  Quóniam omnes dies nostri evanuérunt in ira tua, * consúmpsimus ut suspírium annos nostros.
  Tous nos jours disparaissent par Ton courroux nous voyons nos années s'évanouir comme un son léger.
  Dies annórum nostrórum sunt septuagínta anni * aut in valéntibus octogínta anni,
  Nos jours s'élèvent à soixante-dix ans, et dans leur pleine mesure à quatre-vingts ans,
  et maior pars eórum labor et dolor, * quóniam cito tránseunt, et avolámus.
  et leur splendeur n'est que peine et misère, car ils passent vite, et nous nous envolons.
  Quis novit potestátem iræ tuæ * et secúndum timórem tuum indignatiónem tuam?
  Qui comprend la puissance de Ta colère, et Ton courroux, selon la crainte qui T'est due ?
  Dinumeráre dies nostros sic doce nos, * ut inducámus cor ad sapiéntiam.
  Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous acquérions un cœur sage.
  Convértere, Dómine, úsquequo? * Et deprecábilis esto super servos tuos.
  Reviens, Seigneur ; jusques à quand ? Aie pitié de Tes serviteurs.
  Reple nos mane misericórdia tua, * et exsultábimus et delectábimur ómnibus diébus nostris.
  Rassasie-nous le matin de Ta bonté, et nous serons tous nos jours dans la joie et l'allégresse.
  Lætífica nos pro diébus, quibus nos humiliásti, * pro annis, quibus vídimus mala.
  Réjouis-nous autant de jours que Tu nous as humiliés, autant d'années que nous avons connu le malheur.
  Appáreat servis tuis opus tuum * et decor tuus fíliis eórum.
  Que Ton oeuvre se manifeste à Tes serviteurs, ainsi que Ta gloire, pour leurs fils.
  Et sit splendor Dómini Dei nostri super nos, et ópera mánuum nostrárum confírma super nos * et opus mánuum nostrárum confírma.
  Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous, affermis pour nous l'ouvrage de nos mains et affermis l'ouvrage de nos mains.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Con(d)vér(e)te(f)re,(ge) Dó(f)mi(e)ne,(df/d/dc) (,) et(dc~) de(f)pre(g)cá(h)bi(g)lis(f) e(g)sto(f) (,) su(e)per(f) ser(g)vos(fe) tu(d)os.(d)
(::)
  Ant. Convértere, Dómine et deprecábilis esto super servos tuos.
  Ant. Convertis, Seigneur, et sois propice à Tes serviteurs.
  In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
  De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
  Audíte hoc, domus Iacob, qui vocámini nómine Israel et de aquis Iudæ exístis, qui iurátis in nómine Dómini et Deum Israel invocátis non in veritáte neque in iustítia. De civitáte enim sancta vocáti sunt et super Deum Israel constabilíti sunt; Dóminus exercítuum nomen eius. Prióra ex tunc annuntiávi, et ex ore meo exiérunt, et audíta feci ea; repénte operátus sum, et venérunt.
  Écoutez ceci, maison de Jacob, vous que l'on appelle du nom d'Israël, vous qui êtes issus des eaux de Juda, qui jurez par le nom du Seigneur et qui invoquez le Dieu d'Israël, sans loyauté ni justice. Car ils tirent leur nom de la ville sainte, ils s'appuient sur le Dieu d'Israël, le Seigneur des armées est son nom. Les choses anciennes, depuis longtemps je les avais annoncées, elles étaient sorties de ma bouche, je les avais proclamées; et soudain j'ai agi, elles sont arrivées.
  Scivi enim quia durus es tu, et nervus férreus cervix tua et frons tua rea. Prædíxi tibi ex tunc, ántequam venírent indicávi tibi, ne forte díceres: " Idólum meum operátum est hæc, et scúlptile meum et conflátile mandavérunt ista. "
  Car je savais que tu es obstiné, de fer est le muscle de ton cou, et ton front est d'airain. Aussi te l'ai-je annoncé depuis longtemps, avant que cela n'arrive je l'avais proclamé, de peur que tu ne dises: « Mon image a tout fait, mon idole et ma statue ont tout ordonné. »
  ¶
  ¶
  Propter nomen meum longe fáciam furórem meum et propter laudem meam infrenábo me super te, ne perdam te. Ecce excóxi te, sed non quasi argéntum; probávi te in camíno paupertátis. Propter me, propter me fáciam, ut non blasphémer; et glóriam meam álteri non dabo.
  À cause de mon nom, je vais différer ma colère, pour mon honneur, je vais patienter avec toi, pour ne pas t'exterminer. Voici que je t'ai acheté mais non pour de l'argent, je t'ai choisi au creuset du malheur. C'est à cause de moi, de moi seul, que je vais agir, comment mon nom serait-il profané? Je ne donnerai pas ma gloire à un autre.
  r. Vidébunt gentes iustum tuum, et cuncti reges ínclitum tuum; * Et vocábitur tibi nomen novum quod os Dómini nominávit. v. Et eris coróna glóriæ in manu Dómini, et diadéma regni in manu Dei tui. * Et. v. Glória Patri. * Et.
  r. Jérusalem, les nations verront qui est ton Juste, et tous les rois verront qui fait ta gloire! * On te donnera un nom nouveau que la bouche du Seigneur a dicté. v. Tu seras une couronne de gloire dans la main du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. * On te donnera. v. Gloire au Père. * On te donnera.
  In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
  Ex Sermónibus sancti Odilónis abbátis (Sermo 4: PL 142, 1001-1003)
Sermon de saint Odilon
  Domínicæ Incarnatiónis et nostræ reparatiónis, quod fides fidélium hodiérna die récolit, sacraméntum, licet granditáte sui et excelléntia humánum et angélicum excédat intelléctum, tamen quidquid de eódem pótuit vel débuit comprehéndere et scire electórum devótio, totum per antíquos patres, Véteris vidélicet Testaménti patriárchas et vates dispósuit nuntiáre, et per apóstolos et evangelístas, idóneos novæ legis minístros, dignáta est enarráre divínæ dignatiónis Maiéstas. Audívimus, fratres, ángelum a Deo Patre ad Vírginem missum, audívimus Vírginem novo salutatiónis fámine salutátam, et in ipsa salutatióne, ut evangélium lóquitur, fuísse turbátam. Audívimus Gabriélem archángelum verbis consolatóriis, ne timéret allocútum, eo quod invenísset grátiam apud Dóminum, deínde generatúram et paritúram asséruit fílium, quem præcépit ut vocáret Iesum.
  Le mystère de l'Incarnation du Seigneur et de notre Rédemption, que la foi des fidèles commémore aujourd'hui, dépasse par sa grandeur et sa sublimité l'intelligence des hommes et des anges. Cependant, tout ce que la dévotion des élus pouvait et devait comprendre et savoir de ce mystère, la majesté de la divine bonté a disposé de l'annoncer par les pères anciens, c'est-à-dire les patriarches et les prophètes de l'Ancien Testament, et de le publier par les apôtres et les évangélistes qui sont les ministres autorisés de la Loi nouvelle. Nous avons entendu, frères, qu'un ange fut envoyé par Dieu le Père à la Vierge; nous avons entendu que la Vierge fut saluée par une formule de salut jamais entendue, et que dans cette salutation même elle fut troublée, comme le dit l'évangéliste. Nous avons entendu que l'archange Gabriel lui adressa des paroles de consolation, lui disant de ne pas craindre, car elle avait trouvé grâce auprès du Seigneur. Puis, il lui assura qu'elle enfanterait un fils; et ce fils, il lui ordonna de l'appeler Jésus.
  Hunc esse magnum et Fílium Altíssimi, sedem David et domum Iacob et regnum sempitérnum sine fine secúndum humanitátem adeptúrum prædíxit. Quod semper secúndum divinitátem cum Deo Patre et Spíritu Sancto æternáliter, ántequam mundus fíeret, in ætérna sua præsciéntia hábuit et dispósuit. Post consolatiónis officiosíssima et iucundíssima fámina, Virgo sanctíssima interrogándo et pótius incunctándo cœpit inquírere quómodo fíeri posset quod ángelus insólitam et inaudítam rem tanta auctoritáte nuntiáre præsúmeret; huius rei factum, quod natúra non hábuit, quod exémplo cáruit, Spíritu Sancto superveniénte et virtúte Altíssimi obumbránte ángelus fíeri posse perdócuit.
  Il prédit que ce fils serait grand, qu'il serait Fils du Très-Haut; que selon son humanité il recevrait le trône de David et la maison de Jacob et une royauté éternelle et sans fin; que selon sa divinité il posséda et disposa toujours ce plan, dans sa prescience éternelle, de toute éternité, avec Dieu le Père et avec l'Esprit Saint, avant que le monde fût. Après ces paroles consolantes, paroles de mission et de joie, la Vierge très sainte, s'informant, mais n'hésitant pas, commença à s'enquérir de la manière dont pourrait se faire ce que l'ange ne craignait pas d'annoncer avec si grande autorité: une chose insolite et inouïe. Or la réalisation de cette chose étrange que la nature ne possédait pas, de cette chose sans exemple, l'ange lui enseigna, sans lui rien cacher, qu'elle pourrait se faire, parce que l'Esprit Saint surviendrait et que la puissance du Très-Haut prendrait la Vierge sous son ombre.
  O inaudítum et admirábile singuláris humilitátis exémplum! Ea quæ se Dóminum et Creatórem suum concepísse gaudébat et de se nascitúrum non dubitábat, cum posset se cognóscere sine dispéndio suæ sinceríssimæ humilitátis ómnium fidélium Dóminam, non dístulit se vocáre Dómini sui ancíllam, dicens: Ecce ancílla Dómini, fiat mihi secúndum verbum tuum. Vidéte, fratres, humilitátem Vírginis Verbum Dei concipiéntis. Vidéte obœdiéntiam Dómini ad nos per Vírginem veniéntis. Vidéte claritátem et dilectiónem circa humánum genus Dei Patris ángelum ad Vírginem, nómine Maríam, mitténtis. Huius nobilíssimi nóminis prædúlcis interpretátio claritúdinem meritórum illíus atque virtútum apérta ratióne demónstrat. Interpretátur enim María stella maris sive dómina.
  Ô exemple inouï et admirable d'une humilité sans pareille! Celle qui se réjouissait d'avoir conçu son Seigneur et Créateur, celle qui ne doutait pas qu'il dût naître d'elle, aurait pu se reconnaître la Dame de tous les fidèles sans blesser sa très sincère humilité; mais elle n'hésita pas à s'appeler la servante de son Seigneur, disant: Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. Contemplez, frères, l'humilité de la Vierge au moment où elle conçoit le Verbe de Dieu. Contemplez l'obéissance du Seigneur au moment où il vient à nous par la Vierge. Voyez la gloire et l'amour de Dieu le Père envers le genre humain, quand il envoie l'ange vers une Vierge du nom de Marie. La très douce interprétation de ce nom très noble démontre manifestement la splendeur des mérites et des vertus de la Vierge. Car Marie se traduit: étoile de la mer ou souveraine.
  r. Ecce vénio cito, et merces mea mecum est, dicit Dóminus, * Dare unicuíque secúndum ópera sua. v. Hæc verba fidelíssima et vera, et ecce vénio cito. * Dare. v. Glória Patri. * Dare.
  r. Me voici, je viens sans tarder, déclare le Seigneur, et j'apporte avec moi le salaire, * Pour donner à chacun selon ses œuvres. v. Ces paroles sont sûres et authentiques: oui, je viens sans tarder, * Pour donner. v. Gloire au Père. * Pour donner.
   
  Orémus.
  Prions.
  Deus, cuius ineffábile Verbum, Angelo nuntiánte, Virgo immaculáta suscépit, et, domus divinitátis effécta, Sancti Spíritus luce replétur, quǽsumus, ut nos, eius exémplo, * voluntáti tuæ humíliter adhærére valeámus. Per Dóminum.
  Dieu, dont le verbe ineffable, à l'annonce de l'ange, fut reçu par la Vierge immaculée, devenue demeure de la divinité et remplie de la lumière du Saint Esprit, donne-nous, à Son exemple, la force d'adhérer humblement à Ta volonté.
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(c4) BE(h)ne(h)di(h)cá(fh)mus(h) Dó(gh) mi(g)no.(gvFE) r/.(::) De(h)o(h) grá(gh)ti(g)as.(gvFE) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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