Die 14 decembris
1. Memória sancti Ioánnis a Cruce, presbyteri ex Ordine Carmelitárum et doctóris Ecclésiæ, qui, sancta Terésia a Iesu suadénte, primus inter fratres Ordinis reformatiónem aggréssus est, quam labóribus operibúsque innúmeris, necnon ásperis tribulatiónibus sustínuit et, scriptis eius testántibus, vitam se intus quærens abscónditam in Christo atque amóris Dei flamma combústus, per noctem obscúram ad montem Dei ascéndit; Ubédæ tandem in Vandalícia Hispániæ regióne in Dómino quiévit.
1. Mémoire de saint Jean de la Croix, prêtre et docteur de l’Église. Sur le conseil de sainte Thérèse de Jésus, il entreprit, le premier parmi ses frères, la réforme de l’Ordre du Carmel, qu’il soutint par des travaux et des œuvres sans nombre, ainsi que par d’âpres tribulations. Au témoignage de ses écrits, en cherchant à mener une vie cachée dans le Christ et consumé par la flamme de l’amour de Dieu, il accomplit, à travers une nuit obscure, sa montée vers Dieu et s’endormit dans le Seigneur à Ubéda en Espagne, en 1591.
2. Alexandríæ in Ægýpto, commemorátio sanctórum mártyrum Herónis, Atéi et Isidóri, cum Dióscoro púero duódecim annos nato; quorum tres primos iudex in persecutióne deciána, cum váriis cruciátibus laniátos pari constántia fídei armátos vidéret, igni iussit tradi; sanctum Dióscorum vero, multiplíciter flagellátum, différri præcépit.
2. Commémoraison des saints martyrs d’Alexandrie, Héron, Ater et Isidore, et avec eux Dioscore, un jeune d’une quinzaine d’années. En 250, durant la persécution de Dèce, le juge s’efforça d’abord de séduire l’adolescent par ses paroles, puis de le contraindre par des tortures, mais en vain. Il fit déchirer les autres et, comme ils résistaient, il les livra au feu. Quant à Dioscore, il le soumit à plusieurs flagellations et lui accorda un nouveau délai.
3. Apollóniæ in Bithynia, sanctórum Thyrsi, Léucii, Calliníci et sociórum, mártyrum, qui, témpore Décii imperatóris, passi esse narrántur.
3. À Apollonie en Bithynie, les saints martyrs Thyrse, Leuce et Callinique et leurs compagnons, dont on rapporte qu’ils succombèrent pour le Christ au temps de la même persécution.
4. Antiochíæ in Syria, sanctæ Drósidis, mártyris, quam sanctus Ioánnes Chrysóstomus ásserit igne cremátam esse.
4. À Antioche de Pisidie, peut-être au début du IVe siècle, sainte Drosis, martyre, dont saint Jean Chrysostome affirme qu’elle fut brûlée vive.
5. Ascalóne in Palæstína, sanctórum Ares, Promi et Elíæ, mártyrum, qui, cum ex Ægýpto Cilíciam pétere vellent, ut confessóres Christi in persecutióne Maximíni imperatóris visitárent et adiuvárent, Cæsaréæ deprehénsi, óculis pedibúsque atróciter orbáti ac Ascalónem dedúcti, iussu Firmiliáni præsidis, Ares ígnibus, álii vero decollatióne martyrium complevérunt.
5. À Ascalon en Palestine, en 308 ou 309, les saints martyrs Arès, Promus et Élie. Venus d’Égypte et voulant gagner la Cilicie pour visiter et encourager les confesseurs du Christ dans la persécution de Maximin, ils furent arrêtés à Césarée, on leur creva atrocement les yeux, on leur coupa les pieds et on les mena à Ascalon où, sur l’ordre du juge Firmilien, ils achevèrent leur martyre, Arès sur le bûcher, les autres par la décapitation.
6. Pápiæ in Ligúria, sancti Pompéii, epíscopi, qui paucos sed pacíficos annos sancti Syri succéssor agens ad Dóminum migrávit.
6. À Ticinum [Pavie] en Ligurie, au IVe siècle, saint Pompée, évêque, qui succéda à saint Syrus pendant peu d’années, mais pacifiques.
7. Remis in Gállia Bélgica, pássio sancti Nicásii, epíscopi, qui ante óstium basílicæ ab ipso cónditæ a pagánis irruéntibus cæsus est cum germána Eutrópia, vírgine Christo sacráta, Floréntio diácono et Iucúndo.
7. À Reims, peut-être vers 450, la passion de saint Nicaise, évêque, massacré ainsi que sa sœur Eutropie, vierge consacrée à Dieu, le diacre Florent et Jocond, à la porte de la basilique qu’il avait construite, par des barbares païens qui firent irruption dans la ville.
8. Neápoli in Campánia, sancti Agnélli, abbátis monastérii Sancti Gaudiósi.
8. À Naples, vers 596, saint Agnel, abbé du monastère de Saint-Gaudiosus.
9*. Pictávii in Aquitánia, sancti Venántii Fortunáti, epíscopi, qui multórum sanctórum gesta conscrípsit et expolítis hymnis sanctam Crucem celebrávit.
9*. À Poitiers, vers 605, saint Venance Fortunat, évêque, qui mit par écrit les actions de nombreux saints et célébra la sainte Croix par des hymnes de grande qualité.
10*. Apud Mórinos in Gállia septemtrionáli, sancti Folcuíni, epíscopi Taruannénsis.
10*. Chez les Morins dans le nord de la France, en 855, saint Folcuin, évêque de Thérouanne pendant trente-neuf ans.
11*. Urbevéti in Túscia, beáti Bonaventúræ de Pistório, presbyteri ex Ordine Servórum Maríæ, qui, sancti Philíppi Benizi prædicatióne commótus, eum in pace inter factiónes componénda per urbes itálicas adiúvit.
11*. À Orvieto en Toscane, l’an 1315, le bienheureux Bonaventure Bonaccorsi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie. Ébranlé à Pistoie par la prédication de saint Philippe Benizi, il demanda à entrer dans son Ordre et l’aida à mettre la paix entre les factions dans les villes italiennes.
12. In loco Klifane in território Libanénsi, sancti Nirriatullácii alHardini (Ioséphi Kassab), presbyteri ex Ordine Libanénsi Maronitárum, qui in institutiónem theológiæ, in iúvenum educatiónem et in pastorálem navitátem incúbuit, oratiónis spíritu et pæniténtia éminens.
12*. À Klifane au Liban, en 1858, le bienheureux Nimatullah (Joseph Kassab al-Hardini), prêtre de l’Ordre libanais maronite, qui s’appliqua à la formation théologique, à l’éducation des jeunes et à l’action pastorale, avec un esprit d’oraison et de pénitence éminent.
13*. Aquisgráni in Germánia, beátæ Francíscæ Schervier, vírginis, quæ aliquámdiu in civitáte erga ínopes, ægrótos atque afflíctos sédula fuit et pro páuperum necessitátibus serviéndo Congregatiónem Sorórum Páuperum a Sancto Francísco fundávit.
13*. À Aix-la-Chapelle en Allemagne, l’an 1876, la bienheureuse Françoise Schervier, vierge, qui se dévoua pendant longtemps dans la ville au service des pauvres, des malades et des affligés, et fonda la Congrégation des Sœurs des Pauvres de Saint-François pour répondre à leurs besoins.
14*. Barcinóne in Hispánia, beáti Protásii (Antónii) Cubells Minguell, religiósi ex Ordine Sancti Ioánnis a Deo et mártyris, qui, cum persecútio in Ecclésiam sævíret, in ódium religiónis occísus est.
14*. À Barcelone en Espagne, l’an 1936, le bienheureux Protais (Antoine Cubells Minguell), religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr, qui fut tué en haine de la religion au cours de la persécution déchaînée contre l’Église au cours de la guerre civile.