Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
%%
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
 v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Lætáre, cælum, désuper, appláude, tellus ac mare: Christus resúrgens post crucem vitam dedit mortálibus.
Joie dans le ciel, terre et mer, applaudissez. Ressuscité après la croix, le Christ rend la vie aux mortels.
Iam tempus accéptum redit, dies salútis cérnitur, quo mundus Agni sánguine refúlsit a calígine.
Oui, voici le temps favorable, l'aurore du jour du salut ; par le sang de l'Agneau, le monde resplendit au sortir des ténèbres.
Mors illa, mortis pássio, est críminis remíssio; illæ ́ sa virtus pérmanet, victus dedit victóriam.
Cette mort, cette agonie, c'est la rémission du péché ; la force demeure intacte, le vaincu a donné la victoire.
Nostræ fuit gustus spei hic, ut fidéles créderent se posse post resúrgere, vitam beátam súmere.
Nous goûtons l'espérance que, comme le croient les fidèles, nous pourrons ressusciter après la mort et trouver la vie bienheureuse.
Nunc ergo pascha cándidum causa bonórum tálium colámus omnes strénue tanto repléti múnere.
Honorons tous avec ferveur le jour radieux de Pâques, source de ces biens si précieux dont nous sommes comblés.
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. À la grâce, nous renaissons ;
dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prǽnites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la louange, glorieux vainqueur de la mort louange au Père et à l'Esprit
à travers les siècles sans fin.
annotation: 4e;
%%
(c4) UT(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) *() in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
%%
(c4) UT(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) *() in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
 Ant. 1. Ut non delínquam in lingua mea.
 Ant. 1. Que je ne pêche pas par ma langue.
Psalmus 38 (39)
Psaume 38
Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
I
I
 Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
 J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
 ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
 J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
 Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
 Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
 Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
 Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
 Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
 La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
 et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
 et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
 Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
 Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
 Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
 Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
 Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
 et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
%%
(c4) a/. Ut(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) () in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e)
(::)
%%
(c4) a/. Ut(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) () in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e)
(::)
 Ant. Ut non delínquam in lingua mea.
 Ant. Que je ne pêche pas par ma langue.
annotation: 7c;
%%
(c3) NON(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) *() tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
%%
(c3) NON(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) *() tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
 Ant. 2. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
 Ant. 2. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
 Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
 et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
II
II
 Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
 Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
 Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
 Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
 Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
 Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
 Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
 Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
 In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, † et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
 Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
 Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
 Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
 Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, † quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
 Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
 Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
 Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
%%
(c3) a/. Non(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) () tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e)
(::)
%%
(c3) a/. Non(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) () tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e)
(::)
 Ant. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
 Ant. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
 Ant. 3. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
 Ant. 3. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
Psalmus 51
Psaume 51
Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
 Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
 Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
 Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
 Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
 Dilexísti malítiam super benignitátem, † mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
 Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
 Proptérea Deus déstruet te in finem; † evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
 C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
 Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
 Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
 “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, † sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
 Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
 Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. † Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
 Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
 Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; † et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
 Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
 Ant. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
 v. In resurrectióne tua, Christe, allelúia. r. Cæli et terra læténtur, allelúia.
 v. Pour Ta résurrection, ô Christ, alléluia. r. Que les cieux et la terre se réjouissent, alléluia.
In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 21, 40 - 22, 21
Du livre des Actes des Apôtres
 Cum tribúnus permisísset, Paulus stans in grádibus ánnuit manu ad plebem et, magno siléntio facto, allocútus est Hebræa lingua dicens: «Viri fratres et patres, audíte a me, quam ad vos nunc reddo, ratiónem.» Cum audíssent autem quia Hebræa lingua loquebátur ad illos, magis præstitérunt siléntium. Et dixit: «Ego sum vir Iudæus, natus Tarso Cilíciæ, enutrítus autem in ista civitáte, secus pedes Gamáliel erudítus iuxta veritátem patérnæ legis, æmulátor Dei sicut et vos omnes estis hódie. Qui hanc viam persecútus sum usque ad mortem, álligans et tradens in custódias viros ac mulíeres, sicut et princeps sacerdótum testimónium mihi reddit et omne concílium; a quibus et epístulas accípiens ad fratres, Damáscum pergébam, ut addúcerem et eos, qui ibi essent, vinctos in Ierúsalem, uti puniréntur.
 La permission accordée, Paul, debout sur les degrés, fit de la main signe au peuple. Il se fit un grand silence. Alors il leur adressa la parole en langue hébraïque : « Frères et pères, écoutez ce que j'ai maintenant à vous dire pour ma défense. » Quand ils entendirent qu'il s'adressait à eux en langue hébraïque, leur silence se fit plus profond. Il poursuivit: « Je suis Juif. Né à Tarse en Cilicie, j'ai cependant été élevé ici dans cette ville, et c'est aux pieds de Gamaliel que j'ai été formé à l'exacte observance de la Loi de nos pères, et j'étais rempli du zèle de Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette Voie, chargeant de chaînes et jetant en prison hommes et femmes, comme le grand prêtre m'en est témoin, ainsi que tout le collège des anciens. J'avais même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, et je m'y rendais en vue d'amener ceux de là-bas enchaînés à Jérusalem pour y être châtiés.
 Factum est autem eúnte me et appropinquánte Damásco, circa médiam diem súbito de cælo circumfúlsit me lux copiósa, et décidi in terram et audívi vocem dicéntem mihi: "Saul, Saul, quid me perséqueris?" Ego autem respóndi: "Quis es, Dómine?" Dixítque ad me: "Ego sum Iesus Nazarénus, quem tu perséqueris." Et qui mecum erant, lumen quidem vidérunt, vocem autem non audiérunt eius, qui loquebátur mecum. Et dixi: "Quid fáciam, Dómine?" Dóminus autem dixit ad me: "Surgens vade Damáscum, et ibi tibi dicétur de ómnibus, quæ statútum est tibi, ut fáceres." Et cum non vidérem præ claritáte lúminis illíus, ad manum dedúctus a comítibus veni Damáscum.
 Je faisais route et j'approchais de Damas, quand tout à coup, vers midi, une grande lumière venue du ciel m'enveloppa de son éclat. Je tombai sur le sol et j'entendis une voix qui me disait: "Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu?" Je répondis: "Qui es-tu, Seigneur?" Il me dit alors: "Je suis Jésus le Nazôréen, que tu persécutes." Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui me parlait. Je repris: "Que dois-je faire, Seigneur?" Le Seigneur me dit: "Relève-toi. Va à Damas. Là on te dira tout ce qu'il t'est prescrit de faire." Mais comme je n'y voyais plus à cause de l'éclat de cette lumière, c'est conduit par la main de mes compagnons que j'arrivai à Damas.
 Ananías autem quidam vir religiósus secúndum legem testimónium habens ab ómnibus habitántibus Iudæis, véniens ad me et astans dixit mihi: "Saul frater, réspice!" Et ego eádem hora respéxi in eum. At ille dixit: "Deus patrum nostrórum præordinávit te, ut cognósceres voluntátem eius et vidéres Iustum et audíres vocem ex ore eius, quia eris testis illi ad omnes hómines eórum, quæ vidísti et audísti. Et nunc quid moráris? Exsúrgens baptizáre et áblue peccáta tua, invocáto nómine ipsíus."
 Il y avait là un certain Ananie, homme dévot selon la Loi et jouissant du bon témoignage de tous les Juifs de la ville; il vint me trouver et, une fois près de moi, me dit: "Saoul, mon frère, recouvre la vue." Et moi, au même instant, je pus le voir. Il dit alors: "Le Dieu de nos pères t'a prédestiné à connaître sa volonté, à voir le Juste et à entendre la voix sortie de sa bouche; car pour lui tu dois être témoin devant tous les hommes de ce que tu as vu et entendu. Pourquoi tarder encore? Allons! Reçois le baptême et purifie-toi de tes péchés en invoquant son nom."
 Factum est autem reverténti mihi in Ierúsalem et oránti in templo fíeri me in stupóre mentis et vidére illum dicéntem mihi: "Festína et exi velóciter ex Ierúsalem, quóniam non recípient testimónium tuum de me." Et ego dixi: "Dómine, ipsi sciunt quia ego eram conclúdens in cárcerem et cædens per synagógas eos qui credébant in te; et cum funderétur sanguis Stéphani testis tui, et ipse astábam et consentiébam et custodiébam vestiménta interficiéntium illum." Et dixit ad me: "Vade, quóniam ego in natiónes longe mittam te".»
 De retour à Jérusalem, il m'est arrivé, un jour que je priais dans le Temple, de tomber en extase. Je vis le Seigneur, qui me dit: "Hâte-toi, sors vite de Jérusalem, car ils n'accueilleront pas ton témoignage à mon sujet." — "Seigneur, répondis-je, ils savent pourtant bien que, de synagogue en synagogue, je faisais jeter en prison et battre de verges ceux qui croient en toi; et quand on répandait le sang d'Étienne, ton témoin, j'étais là, moi aussi, d'accord avec ceux qui le tuaient, et je gardais leurs vêtements.'' Il me dit alors: "Va; c'est au loin, vers les païens, que moi, je veux t'envoyer". »
 r. Deduc me in sémitam mandatórum tuórum, allelúia, quóniam ipsam vólui, allelúia. * Inclína cor meum in testimónia tua, allelúia, allelúia, allelúia. v. Avérte óculos meos, ne vídeant vanitátem; in via tua vivífica me. * Inclína. v. Glória Patri. * Inclína.
 r. Guide-moi sur la voie de tes volontés, alléluia; là, je me plais, alléluia! * Incline mon cœur vers tes exigences, alléluia, alléluia, alléluia! v. Détourne mes yeux des idoles; que tes chemins me fassent vivre. * Incline. v. Gloire au Père. * Incline.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 61, 2-3: SC 74, 140-141)
Sermon de saint Léon le Grand
 Ut beatitúdinis, dilectíssimi, capáces esse possémus, explétis ómnibus quæ evangélicæ prædicatióni et novi testaménti mystériis congruébant, Dóminus noster Iesus Christus, quadragésimo post resurrectiónem die coram discípulis elevátus in cælum, corporális præséntiæ modum fecit, mansúrus in Patris déxtera donec témpora multiplicándis Ecclésiæ fíliis divínitus præstitúta peragántur, et ad iudicándos vivos et mórtuos in eádem carne in qua ascéndit advéniat. Quod ítaque Redemptóris nostri conspícuum fuit, in sacraménta transívit, et ut fides excelléntior esset ac fírmior visióni doctrína succéssit, cuius auctoritátem supérnis illumináta rádiis credéntium corda sequeréntur.
 Pour nous rendre capables de la béatitude, bien-aimés, notre Seigneur Jésus-Christ, ayant réalisé tout ce qui était conforme à la prédication de l'Évangile et aux mystères de la nouvelle alliance, quarante jours après sa résurrection, s'éleva au ciel en présence des disciples; il mit ainsi un terme à sa présence corporelle, pour rester à la droite de son Père jusqu'à ce que soient achevés les temps divinement prévus pour que se multiplient les fils de l'Église, et qu'il revienne juger les vivants et les morts dans la même chair dans laquelle il s'est élevé. Ce qu'on avait pu voir de notre Rédempteur est donc passé dans les rites sacrés; et, pour que la foi fût plus excellente et plus ferme, l'instruction a succédé à la vision: c'est sur son autorité que les cœurs des croyants, illuminés par les rayons d'en haut, s'appuieront désormais.
 Hanc fidem ascensióne Dómini auctam et Spíritus Sancti múnere roborátam, non víncula, non cárceres, non exsília, non fames, non ignis, non laniátus ferárum, nec exquisíta persequéntium crudelitátibus supplícia terruérunt. Pro hac fide per univérsum mundum, non solum viri, sed et féminæ, nec tantum impúbes púeri, sed étiam téneræ vírgines, usque ad effusiónem sui sánguinis decertárunt. Hæc fides dæmónia eiécit, ægritúdines dépulit, mórtuos suscitávit.
 Cette foi que l'ascension du Seigneur avait augmentée et que le don de l'Esprit Saint avait fortifiée, ni les chaînes, ni les prisons, ni l'exil, ni la faim, ni le feu, ni les bêtes, ni les supplices raffinés de cruels persécuteurs ne purent en venir à bout par la peur. Pour cette foi, dans le monde entier, non seulement des hommes, mais des femmes, non seulement de jeunes enfants, mais même de tendres vierges, luttèrent jusqu'à l'effusion du sang. Cette foi mit les démons en fuite, chassa les maladies, ressuscita les morts.
 Unde et ipsi beáti apóstoli, qui tot miráculis confirmáti, tot sermónibus erudíti, atrocitátem tamen domínicæ passiónis expáverant, et veritátem resurrectiónis eius non sine hæsitatióne suscéperant, tantum de ascénsione Dómini profecérunt ut quidquid illis prius intúlerat metum, verterétur in gáudium. Totam enim contemplatiónem ánimi in divinitátem ad Patris déxteram consedéntis eréxerant, nec iam corpóreæ visiónis tardabántur obiéctu, quóminus in id áciem mentis inténderent, quod nec a Patre descendéndo abfúerat, nec a discípulis ascendéndo discésserat.
 Aussi les saints apôtres eux-mêmes qui, bien que fortifiés par tant de miracles, instruits par tant de discours, s'étaient pourtant laissés effrayer par l'atroce passion du Seigneur et n'avaient pas accepté sans hésitation la vérité de sa résurrection, retirèrent un tel profit de son ascension que tout leur devenait sujet de joie, qui auparavant leur avait inspiré la crainte. Toute la contemplation de leur âme, en effet, ils l'avaient élevée vers la divinité de celui qui siégeait à la droite du Père; la vue de son corps n'était plus désormais un obstacle qui pût les retarder et les empêcher de fixer le regard de leur esprit sur cette vérité qu'en descendant vers eux, il n'avait pas quitté son Père, et qu'en remontant vers celui-ci, il ne s'était pas éloigné de ses disciples.
 r. Hymnum cantate nobis, alleluia; * Quomodo cantabimus canticum Domini in terra aliena? Alleluia, alleluia. v. Super flumina Babylonis illic sedimus et flevimus, dum recordarémur tui, Sion. * Quomodo. v. Gloria Patri. * Quomodo.
 r. Chantez-nous quelque chant de Sion, alléluia! * Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère? Alléluia, alléluia! v. Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de toi, Sion. * Comment. v. Gloire au Père. * Comment.
 
 Orémus.
 Prions.
 Annue nobis, quǽsumus, Dómine, † ut, quemádmodum mystério resurrectiónis Fílii tui sollémnia cólimus, * ita et in advéntum eius gaudére cum Sanctis ómnibus mereámur. Per Dóminum.
 Daigne nous accorder, nous T'en supplions, Seigneur, que de même que nous honorons par nos célébrations les jours solennels de la résurrection de Ton Fils, nous méritions aussi lors de Sa venue de nous réjouir avec tous les saints.
%%
(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
 v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
 v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.