Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
   Ant. 1. Ipsi intra nos gémimus, exspectántes redemptiónem córporis nostri.
   Ant. 1. Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
Psalmus 38 (39)
Psaume 38
Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
I
I
   Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
   J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
   ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
   J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
   Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
   Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
   Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
   Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
   Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
   La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
   et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
   et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
   Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
   Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
   Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
   Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
   Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
   et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Ipsi intra nos gémimus, exspectántes redemptiónem córporis nostri.
   Ant. Nous aussi, nous gémissons intérieurement, attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
   Ant. 2. Exáudi oratiónem meam, Dómine; pércipe lácrimas meas.
   Ant. 2. Écoute ma prière, Seigneur ; reçois mes larmes.
   Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
   et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
II
II
   Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
   Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
   Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
   Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
   Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
   Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
   Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
   Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
   In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
   Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
   Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
   Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
   Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
   Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
   Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
   Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Exáudi oratiónem meam, Dómine; pércipe lácrimas meas.
   Ant. Écoute ma prière, Seigneur ; reçois mes larmes.
   Ant. 3. Ego autem sperávi in misericórdia Dei in ætérnum.
   Ant. 3. Quant à moi, j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour l'éternité.
Psalmus 51
Psaume 51
Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
   Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
   Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
   Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
   Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
   Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
   Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
   Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
   C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
   Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
   Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
   “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
   Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
   Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
   Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
   Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
   Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Ego autem sperávi in misericórdia Dei in ætérnum.
   Ant. Quant à moi, j'ai espéré dans la miséricorde de Dieu pour l'éternité.
In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 21, 40 - 22, 21
Du livre des Actes des Apôtres
   Cum tribúnus permisísset, Paulus stans in grádibus ánnuit manu ad plebem et, magno siléntio facto, allocútus est Hebræa lingua dicens: «Viri fratres et patres, audíte a me, quam ad vos nunc reddo, ratiónem.» Cum audíssent autem quia Hebræa lingua loquebátur ad illos, magis præstitérunt siléntium. Et dixit: «Ego sum vir Iudæus, natus Tarso Cilíciæ, enutrítus autem in ista civitáte, secus pedes Gamáliel erudítus iuxta veritátem patérnæ legis, æmulátor Dei sicut et vos omnes estis hódie. Qui hanc viam persecútus sum usque ad mortem, álligans et tradens in custódias viros ac mulíeres, sicut et princeps sacerdótum testimónium mihi reddit et omne concílium; a quibus et epístulas accípiens ad fratres, Damáscum pergébam, ut addúcerem et eos, qui ibi essent, vinctos in Ierúsalem, uti puniréntur.
   La permission accordée, Paul, debout sur les degrés, fit de la main signe au peuple. Il se fit un grand silence. Alors il leur adressa la parole en langue hébraïque : « Frères et pères, écoutez ce que j'ai maintenant à vous dire pour ma défense. » Quand ils entendirent qu'il s'adressait à eux en langue hébraïque, leur silence se fit plus profond. Il poursuivit: « Je suis Juif. Né à Tarse en Cilicie, j'ai cependant été élevé ici dans cette ville, et c'est aux pieds de Gamaliel que j'ai été formé à l'exacte observance de la Loi de nos pères, et j'étais rempli du zèle de Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette Voie, chargeant de chaînes et jetant en prison hommes et femmes, comme le grand prêtre m'en est témoin, ainsi que tout le collège des anciens. J'avais même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, et je m'y rendais en vue d'amener ceux de là-bas enchaînés à Jérusalem pour y être châtiés.
   Factum est autem eúnte me et appropinquánte Damásco, circa médiam diem súbito de cælo circumfúlsit me lux copiósa, et décidi in terram et audívi vocem dicéntem mihi: "Saul, Saul, quid me perséqueris?" Ego autem respóndi: "Quis es, Dómine?" Dixítque ad me: "Ego sum Iesus Nazarénus, quem tu perséqueris." Et qui mecum erant, lumen quidem vidérunt, vocem autem non audiérunt eius, qui loquebátur mecum. Et dixi: "Quid fáciam, Dómine?" Dóminus autem dixit ad me: "Surgens vade Damáscum, et ibi tibi dicétur de ómnibus, quæ statútum est tibi, ut fáceres." Et cum non vidérem præ claritáte lúminis illíus, ad manum dedúctus a comítibus veni Damáscum.
   Je faisais route et j'approchais de Damas, quand tout à coup, vers midi, une grande lumière venue du ciel m'enveloppa de son éclat. Je tombai sur le sol et j'entendis une voix qui me disait: "Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu?" Je répondis: "Qui es-tu, Seigneur?" Il me dit alors: "Je suis Jésus le Nazôréen, que tu persécutes." Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui me parlait. Je repris: "Que dois-je faire, Seigneur?" Le Seigneur me dit: "Relève-toi. Va à Damas. Là on te dira tout ce qu'il t'est prescrit de faire." Mais comme je n'y voyais plus à cause de l'éclat de cette lumière, c'est conduit par la main de mes compagnons que j'arrivai à Damas.
   Ananías autem quidam vir religiósus secúndum legem testimónium habens ab ómnibus habitántibus Iudæis, véniens ad me et astans dixit mihi: "Saul frater, réspice!" Et ego eádem hora respéxi in eum. At ille dixit: "Deus patrum nostrórum præordinávit te, ut cognósceres voluntátem eius et vidéres Iustum et audíres vocem ex ore eius, quia eris testis illi ad omnes hómines eórum, quæ vidísti et audísti. Et nunc quid moráris? Exsúrgens baptizáre et áblue peccáta tua, invocáto nómine ipsíus."
   Il y avait là un certain Ananie, homme dévot selon la Loi et jouissant du bon témoignage de tous les Juifs de la ville; il vint me trouver et, une fois près de moi, me dit: "Saoul, mon frère, recouvre la vue." Et moi, au même instant, je pus le voir. Il dit alors: "Le Dieu de nos pères t'a prédestiné à connaître sa volonté, à voir le Juste et à entendre la voix sortie de sa bouche; car pour lui tu dois être témoin devant tous les hommes de ce que tu as vu et entendu. Pourquoi tarder encore? Allons! Reçois le baptême et purifie-toi de tes péchés en invoquant son nom."
   Factum est autem reverténti mihi in Ierúsalem et oránti in templo fíeri me in stupóre mentis et vidére illum dicéntem mihi: "Festína et exi velóciter ex Ierúsalem, quóniam non recípient testimónium tuum de me." Et ego dixi: "Dómine, ipsi sciunt quia ego eram conclúdens in cárcerem et cædens per synagógas eos qui credébant in te; et cum funderétur sanguis Stéphani testis tui, et ipse astábam et consentiébam et custodiébam vestiménta interficiéntium illum." Et dixit ad me: "Vade, quóniam ego in natiónes longe mittam te".»
   De retour à Jérusalem, il m'est arrivé, un jour que je priais dans le Temple, de tomber en extase. Je vis le Seigneur, qui me dit: "Hâte-toi, sors vite de Jérusalem, car ils n'accueilleront pas ton témoignage à mon sujet." "Seigneur, répondis-je, ils savent pourtant bien que, de synagogue en synagogue, je faisais jeter en prison et battre de verges ceux qui croient en toi; et quand on répandait le sang d'Étienne, ton témoin, j'étais là, moi aussi, d'accord avec ceux qui le tuaient, et je gardais leurs vêtements.'' Il me dit alors: "Va; c'est au loin, vers les païens, que moi, je veux t'envoyer". »
   r. Deduc me in sémitam mandatórum tuórum, allelúia, quóniam ipsam vólui, allelúia. * Inclína cor meum in testimónia tua, allelúia, allelúia, allelúia. v. Avérte óculos meos, ne vídeant vanitátem; in via tua vivífica me. * Inclína. v. Glória Patri. * Inclína.
   r. Guide-moi sur la voie de tes volontés, alléluia; là, je me plais, alléluia! * Incline mon cœur vers tes exigences, alléluia, alléluia, alléluia! v. Détourne mes yeux des idoles; que tes chemins me fassent vivre. * Incline. v. Gloire au Père. * Incline.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Sermónibus sancti Leónis Magni papæ (Sermo 61, 2-3: SC 74, 140-141)
Sermon de saint Léon le Grand
   Ut beatitúdinis, dilectíssimi, capáces esse possémus, explétis ómnibus quæ evangélicæ prædicatióni et novi testaménti mystériis congruébant, Dóminus noster Iesus Christus, quadragésimo post resurrectiónem die coram discípulis elevátus in cælum, corporális præséntiæ modum fecit, mansúrus in Patris déxtera donec témpora multiplicándis Ecclésiæ fíliis divínitus præstitúta peragántur, et ad iudicándos vivos et mórtuos in eádem carne in qua ascéndit advéniat. Quod ítaque Redemptóris nostri conspícuum fuit, in sacraménta transívit, et ut fides excelléntior esset ac fírmior visióni doctrína succéssit, cuius auctoritátem supérnis illumináta rádiis credéntium corda sequeréntur.
   Pour nous rendre capables de la béatitude, bien-aimés, notre Seigneur Jésus-Christ, ayant réalisé tout ce qui était conforme à la prédication de l'Évangile et aux mystères de la nouvelle alliance, quarante jours après sa résurrection, s'éleva au ciel en présence des disciples; il mit ainsi un terme à sa présence corporelle, pour rester à la droite de son Père jusqu'à ce que soient achevés les temps divinement prévus pour que se multiplient les fils de l'Église, et qu'il revienne juger les vivants et les morts dans la même chair dans laquelle il s'est élevé. Ce qu'on avait pu voir de notre Rédempteur est donc passé dans les rites sacrés; et, pour que la foi fût plus excellente et plus ferme, l'instruction a succédé à la vision: c'est sur son autorité que les cœurs des croyants, illuminés par les rayons d'en haut, s'appuieront désormais.
   Hanc fidem ascensióne Dómini auctam et Spíritus Sancti múnere roborátam, non víncula, non cárceres, non exsília, non fames, non ignis, non laniátus ferárum, nec exquisíta persequéntium crudelitátibus supplícia terruérunt. Pro hac fide per univérsum mundum, non solum viri, sed et féminæ, nec tantum impúbes púeri, sed étiam téneræ vírgines, usque ad effusiónem sui sánguinis decertárunt. Hæc fides dæmónia eiécit, ægritúdines dépulit, mórtuos suscitávit.
   Cette foi que l'ascension du Seigneur avait augmentée et que le don de l'Esprit Saint avait fortifiée, ni les chaînes, ni les prisons, ni l'exil, ni la faim, ni le feu, ni les bêtes, ni les supplices raffinés de cruels persécuteurs ne purent en venir à bout par la peur. Pour cette foi, dans le monde entier, non seulement des hommes, mais des femmes, non seulement de jeunes enfants, mais même de tendres vierges, luttèrent jusqu'à l'effusion du sang. Cette foi mit les démons en fuite, chassa les maladies, ressuscita les morts.
   Unde et ipsi beáti apóstoli, qui tot miráculis confirmáti, tot sermónibus erudíti, atrocitátem tamen domínicæ passiónis expáverant, et veritátem resurrectiónis eius non sine hæsitatióne suscéperant, tantum de ascénsione Dómini profecérunt ut quidquid illis prius intúlerat metum, verterétur in gáudium. Totam enim contemplatiónem ánimi in divinitátem ad Patris déxteram consedéntis eréxerant, nec iam corpóreæ visiónis tardabántur obiéctu, quóminus in id áciem mentis inténderent, quod nec a Patre descendéndo abfúerat, nec a discípulis ascendéndo discésserat.
   Aussi les saints apôtres eux-mêmes qui, bien que fortifiés par tant de miracles, instruits par tant de discours, s'étaient pourtant laissés effrayer par l'atroce passion du Seigneur et n'avaient pas accepté sans hésitation la vérité de sa résurrection, retirèrent un tel profit de son ascension que tout leur devenait sujet de joie, qui auparavant leur avait inspiré la crainte. Toute la contemplation de leur âme, en effet, ils l'avaient élevée vers la divinité de celui qui siégeait à la droite du Père; la vue de son corps n'était plus désormais un obstacle qui pût les retarder et les empêcher de fixer le regard de leur esprit sur cette vérité qu'en descendant vers eux, il n'avait pas quitté son Père, et qu'en remontant vers celui-ci, il ne s'était pas éloigné de ses disciples.
   r. Hymnum cantate nobis, alleluia; * Quomodo cantabimus canticum Domini in terra aliena? Alleluia, alleluia. v. Super flumina Babylonis illic sedimus et flevimus, dum recordarémur tui, Sion. * Quomodo. v. Gloria Patri. * Quomodo.
   r. Chantez-nous quelque chant de Sion, alléluia! * Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère? Alléluia, alléluia! v. Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de toi, Sion. * Comment. v. Gloire au Père. * Comment.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
Retour en haut