Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
   Hymnus
   
   Ætérne rex altíssime, redémptor et fidélium, quo mors solúta déperit, datur triúmphus grátiæ,
   
   Scandis tribúnal déxteræ Patris tibíque cæ ́ litus fertur potéstas ómnium, quæ non erat humánitus,
   
   Ut trina rerum máchina cæléstium, terréstrium et inferórum cóndita, flectat genu iam súbdita.
   
   Tremunt vidéntes ángeli versam vicem mortálium; culpat caro, purgat caro, regnat caro Verbum Dei.
   
   Tu, Christe, nostrum gáudium, manens perénne præ ́ mium, mundi regis qui fábricam, mundána vincens gáudia.
   
   Hinc te precántes quæsumus, ignósce culpis ómnibus et corda sursum súbleva ad te supérna grátia,
   
   Ut, cum rubénte cœperis clarére nube iúdicis, pœnas repéllas débitas, reddas corónas pérditas.
   
   Iesu, tibi sit glória, qui scandis ad cæléstia, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sæ ́ cula. Amen.
   
annotation: Cc2;
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(c3) NE(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) *(,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
   Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Psalmus 37 (38)
Psaume 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
I
I
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
   Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
   quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
   car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
   Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
   Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
   Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
   Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Ne(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) (,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h)
(::)
   Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
   Ant. 2. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. 2. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
II
II
   Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
   Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
   Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
   Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
   Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
   Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
   Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
   J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
   Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
   Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
   Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
   Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
   Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
   Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
   Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
   Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f)
(::)
   Ant. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
annotation: 8g;
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(c4) NE(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) *() Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. 3. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
III
III
   Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
   Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
   et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
   Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
   Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
   Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
   Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
   Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
   Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
   Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
   Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
   Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
   Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
   Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
   Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
   Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
   Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
   Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
   Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
   Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ne(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) () Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g)
(::)
   Ant. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
v. Mórtuus est propter delícta nostra, allelúia. r. Et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.
v. Il est mort à cause de nos péchés, alléluia. r. Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 22, 22 - 23, 11
Du livre des Actes des Apôtres
   Audiébant autem Paulum usque ad hoc verbum et levavérunt vocem suam dicéntes: «Tolle de terra eiúsmodi, non enim fas est eum vívere!» Vociferántibus autem eis et proiciéntibus vestiménta sua et púlverem iactántibus in áerem, iussit tribúnus indúci eum in castra dicens flagéllis eum interrogári, ut sciret propter quam causam sic acclamárent ei. Et cum astrinxíssent eum loris, dixit astánti centurióni Paulus: «Si hóminem Románum et indemnátum licet vobis flagelláre?» Quo audíto, centúrio accédens ad tribúnum nuntiávit dicens: «Quid actúrus es? Hic enim homo Románus est.» Accédens autem tribúnus dixit illi: «Dic mihi, tu Románus es?» At ille dixit: «Etiam.» Et respóndit tribúnus: «Ego multa summa civitátem hanc consecútus sum.» Et Paulus ait: «Ego autem et natus sum.» Prótinus ergo discessérunt ab illo, qui eum interrogatúri erant; tribúnus quoque tímuit, postquam rescívit quia Románus esset et quia alligásset eum. Póstera autem die volens scire diligénter qua ex causa accusarétur a Iudæis, solvit eum et iussit príncipes sacerdótum conveníre et omne concílium et prodúcens Paulum státuit coram illis.
   Jusque-là on écoutait Paul. Mais à ces mots, on se mit à crier: « Otez de la terre un pareil individu! Il n'est pas digne de vivre. » On vociférait, on jetait ses vêtements, on lançait de la poussière en l'air. Le tribun le fit alors introduire dans la forteresse et ordonna de lui donner la question par le fouet, afin de savoir pour quel motif on criait ainsi contre lui. Quand on l'eut attaché avec les courroies, Paul dit au centurion de service: « Un citoyen romain, et qui n'a même pas été jugé, vous est-il permis de lui appliquer le fouet? » À ces mots, le centurion alla trouver le tribun pour le prévenir: « Que vas-tu faire? Cet homme est citoyen romain. » Le tribun vint donc demander à Paul: « Dis-moi, tu es citoyen romain? » « Oui », répondit-il. Le tribun reprit: « Moi, il m'a fallu une forte somme pour acheter ce droit de cité » « Et moi, dit Paul, je l'ai de naissance. » Aussitôt donc, ceux qui allaient le mettre à la question s'écartèrent de lui et le tribun lui-même eut peur, sachant que c'était un citoyen romain qu'il avait chargé de chaînes. Le lendemain, voulant savoir de quoi les Juifs l'accusaient au juste, il le fit détacher et ordonna aux grands prêtres ainsi qu'à tout le Sanhédrin de se réunir; puis il amena Paul et le fit comparaître devant eux.
   Inténdens autem concílium Paulus ait: «Viri fratres, ego omni consciéntia bona conversátus sum ante Deum usque in hodiérnum diem.» Princeps autem sacerdótum Ananías præcépit astántibus sibi percútere os eius. Tunc Paulus ad eum dixit: «Percútiet te Deus, páries dealbáte! Et tu sedes iúdicans me secúndum legem et contra legem iubes me pércuti?» Et qui astábant, dixérunt: «Summum sacerdótem Dei maledícis?» Dixit autem Paulus: «Nesciébam, fratres, quia princeps est sacerdótum; scriptum est enim: Príncipem pópuli tui non maledíces.»
   Fixant du regard le Sanhédrin, Paul dit: « Frères, c'est tout à fait en bonne conscience que je me suis conduit devant Dieu jusqu'à ce jour. » Mais le grand prêtre Ananie ordonna à ses assistants de le frapper sur la bouche. Alors Paul lui dit: « C'est Dieu qui te frappera, toi, muraille blanchie! Eh quoi! Tu sièges pour me juger d'après la Loi, et, au mépris de la Loi, tu ordonnes de me frapper! » Les assistants lui dirent: « C'est le grand prêtre de Dieu que tu insultes? » Paul répondit: « Je ne savais pas, frères, que ce fût le grand prêtre. Car il est écrit: Tu ne maudiras pas le chef de ton peuple. »
   Sciens autem Paulus quia una pars esset sadducæórum et áltera pharisæórum, exclamábat in concílio: «Viri fratres, ego pharisæus sum, fílius pharisæórum; de spe et resurrectióne mortuórum ego iúdicor.» Et cum hæc díceret, facta est dissénsio inter pharisæos et sadducæos, et divísa est multitúdo. Sadducæi enim dicunt non esse resurrectiónem neque ángelum neque spíritum; pharisæi autem utrúmque confiténtur.
   Paul savait qu'il y avait là d'un côté le parti des Sadducéens, de l'autre celui des Pharisiens. Il s'écria donc dans le Sanhédrin: « Frères, je suis, moi, Pharisien, fils de Pharisiens. C'est pour notre espérance, la résurrection des morts, que je suis mis en jugement. » À peine eut-il dit cela qu'un conflit se produisit entre Pharisiens et Sadducéens, et l'assemblée se divisa. Les Sadducéens disent en effet qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les Pharisiens professent l'un et l'autre.
   Factus est autem clamor magnus, et surgéntes scribæ quidam partis pharisæórum pugnábant dicéntes: «Nihil mali invenímus in hómine isto: quod si spíritus locútus est ei aut ángelus»; et cum magna dissénsio facta esset, timens tribúnus ne discerperétur Paulus ab ipsis, iussit mílites descéndere, ut ráperent eum de médio eórum et dedúcerent in castra. Sequénti autem nocte assístens ei Dóminus ait: «Constans esto! Sicut enim testificátus es quæ sunt de me in Ierúsalem, sic te opórtet et Romæ testificári.»
   Il se fit une grande clameur. Quelques scribes du parti des Pharisiens se levèrent et protestèrent énergiquement: « Nous ne trouvons rien de mal en cet homme. Et si un esprit lui avait parlé? Ou un ange? » La dispute devenait de plus en plus vive. Le tribun, craignant qu'ils ne missent Paul en pièces, fit descendre la troupe pour l'enlever du milieu d'eux et le ramener à la forteresse. La nuit suivante, le Seigneur vint le trouver et lui dit: « Courage! De même que tu as rendu témoignage de moi à Jérusalem, ainsi faut-il encore que tu témoignes à Rome. »
   r. Ego rogábo Patrem, et álium Paráclitum dabit vobis, ut máneat vobíscum in ætérnum, * Spíritum veritátis, allelúia. v. Si enim non abíero, Paráclitus non véniet ad vos; si autem abíero, mittam vobis eum. * Spíritum. v. Glória Patri. * Spíritum.
   r. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous: * C'est l'Esprit de vérité, alléluia! v. Car si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous; mais si je pars, je vous l'enverrai. * C'est l'Esprit. v. Gloire au Père. * C'est l'Esprit.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Sermónibus beáti Guerríci abbátis (Sermo in Ascensione Domini, 1-2: SC 202, 272-274)
Sermon de Guerric d'Igny
   Quámdiu Dóminus cum discípulis corporáliter conversári vóluit, non fácile aut multum hunc suum eis afféctum pródidit, maturiórem se eis quam teneriórem éxhibens sicut magístrum decébat et patrem. Cum autem tempus quo ab eis recessúrus erat instáret, tunc véluti vinci ténero eórum afféctu visus est, ut magnam multitúdinem dulcédinis suæ quam eis abscónderat dissimuláre non posset.
   Aussi longtemps qu'il voulut vivre corporellement avec ses disciples, le Seigneur fut peu enclin à leur prodiguer ses marques d'affection, se montrant plutôt grave que tendre, comme il convient à un maître et à un père. Mais lorsque le moment de les quitter fut imminent, il sembla comme vaincu par la tendre affection qu'il leur portait, et il ne put leur dissimuler davantage la surabondance de la douce bonté qu'il leur avait cachée jusque là.
   Hinc illud est quod, cum dilexísset suos qui erant in mundo, in finem diléxit eos. Tunc enim propémodum omnem vim amóris effúdit amícis, ántequam étiam ipse sicut aqua effunderétur pro amícis. Tunc eis sacraméntum córporis et sánguinis sui trádidit et celebrándum instítuit; néscio virtúte an caritáte mirabilióri hoc novum genus mansiónis adinvéniens in consolatiónem recéssus sui, ut si discéderet ab eis spécie córporis, manéret non solum cum eis, sed étiam in eis virtúte sacraménti.
   C'est ainsi que, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin. Alors, en effet, il répandit sur ses amis presque toute l'intensité de son amour, avant de se répandre lui-même comme de l'eau pour eux. Alors il leur livra le sacrement de son corps et de son sang, et il en institua la célébration. Je ne sais ce qu'il faut le plus admirer ici, de sa puissance ou de sa charité! Pour les consoler de son départ, il inventait ce nouveau mode de présence; ainsi, tout en les quittant et en leur ôtant sa présence corporelle, il restait non seulement avec eux, mais même en eux, par la vertu de ce sacrement.
   Tunc véluti prorsus suæ oblítus maiestátis et velut iniúriam fáciens sibi, nisi quia glória est caritátis humiliáre se pro amícis, dignatióne ineffábili Dóminus, et talis Dóminus, pedes servórum lavit; uno ópere condens eis et humilitátis exémplum et remissiónis sacraméntum. Tunc dénique post exhortatiónem prolixióris sermónis Patri eos comméndans, sublevátis in cælum óculis, inter cétera sic ait: Pater, cum essem cum eis, ego servábam eos in nómine tuo; et nemo ex his périit nisi fílius perditiónis. Nunc autem ad te vénio. Serva eos in nómine tuo quos dedísti mihi. Non rogo ut tollas eos de mundo, sed ut serves eos a malo.
   Alors, comme s'il avait complètement oublié sa majesté, et se faisant pour ainsi dire injure à lui-même mais c'est un honneur pour qui aime de s'abaisser pour ses amis le Seigneur, et quel Seigneur, par une condescendance ineffable, lava les pieds de ses serviteurs. Par ce seul acte, il instituait pour eux à la fois un modèle d'humilité et un sacrement du pardon. Enfin, après les avoir encouragés par un long discours, il les recommanda à son Père et, les yeux levés au ciel, entre autres choses, il dit: Père, lorsque j'étais avec eux, je les gardais en ton nom, et aucun d'eux n'a péri, si ce n'est le fils de perdition. Maintenant, je viens à toi. Garde-les en ton nom, ceux que tu m'as donnés. Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal.
   r. Exaltáre, Dómine, allelúia, * In virtúte tua, allelúia. v. Cantábimus et psallémus virtútes tuas, Dómine. * In. v. Glória Patri. * In.
   r. Dresse-toi, Seigneur, alléluia, * Dans ta force, alléluia! v. Seigneur, nous fêterons, nous chanterons ta vaillance. * Dans. v. Gloire au Père. * Dans.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui ad ætérnam vitam in Christi resurrectióne nos réparas, érige nos ad consedéntem in déxtera tua nostræ salútis auctórem, * ut, cum in maiestáte sua Salvátor noster advénerit, quos fecísti baptísmo renásci, fácias beáta immortalitáte vestíri. Per Dóminum.
   Ô Dieu, qui nous restaures pour la vie éternelle dans la résurrection du Christ, élève-nous jusqu'à Celui,l'auteur de notre salut,qui siège à Ta droite, afin que, quand notre Sauveur viendra dans Sa majesté, Tu fasses revêtir l'immortalité bienheureuse à ceux que Tu as fait renaître par le baptême.
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(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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