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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
 Hymnus
 
 Ætérne rex altíssime, redémptor et fidélium, quo mors solúta déperit, datur triúmphus grátiæ,
 
 Scandis tribúnal déxteræ Patris tibíque cæ ́ litus fertur potéstas ómnium, quæ non erat humánitus,
 
 Ut trina rerum máchina cæléstium, terréstrium et inferórum cóndita, flectat genu iam súbdita.
 
 Tremunt vidéntes ángeli versam vicem mortálium; culpat caro, purgat caro, regnat caro Verbum Dei.
 
 Tu, Christe, nostrum gáudium, manens perénne præ ́ mium, mundi regis qui fábricam, mundána vincens gáudia.
 
 Hinc te precántes quæsumus, ignósce culpis ómnibus et corda sursum súbleva ad te supérna grátia,
 
 Ut, cum rubénte cœperis clarére nube iúdicis, pœnas repéllas débitas, reddas corónas pérditas.
 
 Iesu, tibi sit glória, qui scandis ad cæléstia, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sæ ́ cula. Amen.
 
 Ant. 1. Per síngulos dies benedícam te, Dómine, allelúia.
 Ant. 1. Chaque jour, je Te bénirai, Seigneur, alléluia.
Psalmus 144 (145)
Psaume 144 (145)
Laus divinæ maiestatis
Louange à la divine majesté
Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus (Ap 16, 5).
Tu es juste, Seigneur, Toi qui es et qui étais (Ap 16, 5).
I
I
 Exaltábo te, Deus meus rex, † et benedícam nómini tuo * in sæculum et in sǽculum sǽculi.
 Je T'exalterai, ô Dieu mon roi, et je bénirai Ton Nom à jamais et dans les siècles des siècles.
 Per síngulos dies benedícam tibi † et laudábo nomen tuum * in sǽculum et in sǽculum sǽculi.
 Chaque jour je Te bénirai, et je louerai Ton Nom à jamais, et dans les siècles des siècles.
 Magnus Dóminus et laudábilis nimis, * et magnitúdinis eius non est investigátio.
 Le Seigneur est grand et très digne de louange, et Sa grandeur n'a pas de bornes.
 Generátio generatióni laudábit ópera tua, * et poténtiam tuam pronuntiábunt.
 Chaque génération louera Tes oeuvres et publiera Ta puissance.
 Magnificéntiam glóriæ maiestátis tuæ loquéntur * et mirabília tua enarrábunt.
 On parlera de la magnificence glorieuse de Ta sainteté, et on racontera tes merveilles.
 Et virtútem terribílium tuórum dicent * et magnitúdinem tuam narrábunt.
 On dira quelle est la puissance de Tes oeuvres terribles, et on racontera Ta grandeur.
 Memóriam abundántiæ suavitátis tuæ eructábunt * et iustítia tua exsultábunt.
 On proclamera le souvenir de Ton immense bonté, et on se réjouira de Ta justice.
 Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multæ misericórdiæ.
 Le Seigneur est clément et miséricordieux, patient et tout à fait miséricordieux.
 Suávis Dóminus univérsis, * et miseratiónes eius super ómnia ópera eius.
 Le Seigneur est bon envers tous, et Ses miséricordes s'étendent sur toutes Ses oeuvres.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Per síngulos dies benedícam te, Dómine, allelúia.
 Ant. Chaque jour, je Te bénirai, Seigneur, alléluia.
 Ant. 2. Regnum tuum, Dómine, regnum ómnium sæculórum.
 Ant. 2. Ton règne, Seigneur, est un règne pour tous les siècles.
Psalmus 144 (145)
Psalmus 144 (145)
Laus divinæ maiestatis
Louange à la divine majesté
Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus (Ap 16,5)
Tu es juste, et Saint, Toi qui es et qui étais (Ap 16, 5).
II
II
 Confiteántur tibi, Dómine, ómnia ópera tua; * et sancti tui benedícant tibi.
 Que toutes Tes oeuvres Te célèbrent, Seigneur, et que Tes saints Te bénissent.
 Glóriam regni tui dicant * et poténtiam tuam loquántur,
 Ils diront la gloire de Ton règne, et ils parleront de Ta puissance;
 ut notas fáciant fíliis hóminum poténtias tuas * et glóriam magnificéntiæ regni tui.
 afin de faire connaître aux enfants des hommes Ta puissance, et la glorieuse magnificence de Ton règne.
 Regnum tuum regnum ómnium sæculórum, * et dominátio tua in omnem generatiónem et generatiónem.
 Ton règne est un règne de tous les siècles, et Ton empire s'étend de génération en génération.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Regnum tuum, Dómine, regnum ómnium sæculórum.
 Ant. Ton règne, Seigneur, est un règne pour tous les siècles.
 Ant. 3. Fidélis Dóminus in ómnibus verbis suis et sanctus in ómnibus opéribus suis, allelúia.
 Ant. 3. Le Seigneur est fidèle dans toutes Ses paroles et saint dans toutes Ses œuvres, alléluia.
Psalmus 144 (145)
Psalmus 144 (145)
Laus divinæ maiestatis
Louange à la divine majesté
Iustus es, qui es et qui eras, Sanctus (Ap 16,5)
Tu es juste, et Saint, Toi qui es et qui étais (Ap 16, 5).
III
III
 Fidélis Dóminus in ómnibus verbis suis * et sanctus in ómnibus opéribus suis.
 Le Seigneur est fidèle dans toutes Ses paroles, et saint dans toutes Ses oeuvres.
 Allevat Dóminus omnes qui córruunt * et érigit omnes depréssos.
 Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, et Il relève tous ceux qui sont brisés.
 Oculi ómnium in te sperant, * et tu das illis escam in témpore opportúno.
 Les yeux de tous, Seigneur, attendent tournés vers Toi, et Tu leur donnes leur nourriture en son temps.
 Aperis tu manum tuam * et imples omne ánimal in beneplácito.
 Tu ouvres Ta main, et Tu combles de bénédictions tout ce qui a vie.
 Iustus Dóminus in ómnibus viis suis * et sanctus in ómnibus opéribus suis.
 Le Seigneur est juste dans toutes Ses voies, et saint dans toutes Ses oeuvres.
 Prope est Dóminus ómnibus invocántibus eum, * ómnibus invocántibus eum in veritáte.
 Le Seigneur est près de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'invoquent avec sincérité.
 Voluntátem timéntium se fáciet † et deprecatiónem eórum exáudiet * et salvos fáciet eos.
 Il fera la volonté de ceux qui Le craignent; Il exaucera leurs prières, et Il les sauvera.
 Custódit Dóminus omnes diligéntes se * et omnes peccatóres dispérdet.
 Le Seigneur garde tous ceux qui L'aiment, et Il perdra tous les pécheurs.
 Laudatiónem Dómini loquétur os meum, et benedícat omnis caro nómini sancto eius * in sǽculum et in sǽculum sǽculi.
 Ma bouche publiera la louange du Seigneur. Et que toute chair bénisse Son saint Nom à jamais, et dans les siècles des siècles.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Fidélis Dóminus in ómnibus verbis suis et sanctus in ómnibus opéribus suis, allelúia.
 Ant. Le Seigneur est fidèle dans toutes Ses paroles et saint dans toutes Ses œuvres, alléluia.
In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 24, 1-27
Du livre des Actes des Apôtres
 Post quinque autem dies descéndit princeps sacerdótum Ananías cum senióribus quibúsdam et Tertúllo quodam oratóre, qui adiérunt præsidem advérsum Paulum. Et citáto eo cœpit accusáre Tertúllus dicens: «Cum in multa pace agámus per te, et multa corrigántur genti huic per tuam providéntiam, semper et ubíque suscípimus, óptime Felix, cum omni gratiárum actióne. Ne diútius autem te prótraham, oro bréviter áudias nos pro tua cleméntia. Invénimus enim hunc hóminem pestíferum et concitántem seditiónes ómnibus Iudæis qui sunt in univérso orbe, et auctórem seditiónis sectæ Nazarenórum, qui étiam templum violáre conátus est, quem et apprehéndimus, a quo póteris ipse diiúdicans de ómnibus istis cognóscere, de quibus nos accusámus eum.» Adiecérunt autem et Iudæi dicéntes hæc ita se habére.
 Cinq jours plus tard, le grand prêtre Ananie descendit avec quelques anciens et un avocat, un certain Tertullus, et, devant le gouverneur, ils se constituèrent accusateurs de Paul. Celui-ci fut appelé, et Tertullus entama l'accusation en ces termes: « La paix profonde dont nous jouissons grâce à toi et les réformes dont cette nation est redevable à ta providence, en tout et partout nous les accueillons, très excellent Félix, avec toutes sortes d'actions de grâces. Mais pour ne pas t'importuner davantage, je te prie de nous écouter un instant avec la bienveillance qui te caractérise. Cet homme, nous l'avons constaté, est une peste: il suscite des désordres chez tous les Juifs du monde entier, et c'est un meneur du parti des Nazôréens. Il a même tenté de profaner le Temple, et nous l'avons alors arrêté. C'est par lui que tu pourras toi-même, en l'interrogeant, t'assurer du bien-fondé de toutes nos accusations contre lui. » Les Juifs l'appuyèrent, assurant qu'il en était bien ainsi.
 Respóndit autem Paulus, annuénte sibi præside dícere: «Ex multis annis esse te iúdicem genti huic sciens bono ánimo de causa mea ratiónem reddam, cum possis cognóscere quia non plus sunt dies mihi quam duódecim, ex quo ascéndi adoráre in Ierúsalem, et neque in templo invenérunt me cum áliquo disputántem aut concúrsum faciéntem turbæ neque in synagógis neque in civitáte, neque probáre possunt tibi, de quibus nunc accúsant me.»
 Alors, le gouverneur lui ayant fait signe de parler, Paul répondit: « Voilà, je le sais, de nombreuses années que tu as cette nation sous ta juridiction; aussi est-ce avec confiance que je plaiderai ma cause. Tu peux t'en assurer: il n'y a pas plus de douze jours que je suis monté en pèlerinage à Jérusalem, et, ni dans le Temple, ni dans les synagogues, ni par la ville, on ne m'a trouvé en discussion avec quelqu'un ou en train d'ameuter la foule. Ils ne peuvent pas davantage te prouver ce dont ils m'accusent maintenant. »
 «Confíteor autem hoc tibi quod secúndum viam, quam dicunt hæresim, sic desérvio pátrio Deo credens ómnibus, quæ secúndum Legem sunt et in Prophétis scripta, spem habens in Deum, quam et hi ipsi exspéctant, resurrectiónem futúram iustórum et iniquórum. In hoc et ipse stúdeo sine offendículo consciéntiam habére ad Deum et ad hómines semper. Post annos autem plures eleemósynas factúrus in gentem meam veni et oblatiónes, in quibus invenérunt me purificátum in templo, non cum turba neque cum tumúltu; quidam autem ex Asia Iudæi, quos oportébat apud te præsto esse et accusáre si quid habérent advérsum me aut hi ipsi dicant quid invénerint iniquitátis, cum starem in concílio, nisi de una hac voce qua clamávi inter eos stans: De resurrectióne mortuórum ego iúdicor hódie apud vos!»
 «Je t'avoue pourtant ceci: c'est suivant la Voie, qualifiée par eux de parti, que je sers le Dieu de mes pères, gardant ma foi à tout ce qu'il y a dans la Loi et à ce qui est écrit dans les Prophètes, ayant en Dieu l'espérance, comme ceux-ci l'ont eux-mêmes, qu'il y aura une résurrection des justes et des pécheurs. C'est pourquoi, moi aussi, je m'applique à avoir sans cesse une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes. Au bout de bien des années, je suis venu apporter des aumônes à ma nation et présenter des offrandes: c'est ainsi qu'ils m'ont trouvé dans le Temple; je m'étais purifié et ne provoquais ni attroupement ni tumulte. Mais quelques Juifs d'Asie... c'est eux qui auraient dû se présenter devant toi et m'accuser, s'ils avaient quelque chose contre moi! Que ceux-ci du moins disent, eux, de quel délit ils m'ont trouvé coupable lorsque j'ai comparu devant le Sanhédrin! À moins qu'il ne s'agisse de cette seule parole que j'ai criée, debout au milieu d'eux: C'est à cause de la résurrection des morts que je suis mis aujourd'hui en jugement devant vous. »
 Distulit autem illos Felix certíssime sciens ea quæ de hac via sunt, dicens: «Cum tribúnus Lýsias descénderit, cognóscam causam vestram», iubens centurióni custodíri eum et habére mitigatiónem, nec quemquam prohibére de suis ministráre ei. Post áliquot autem dies advéniens Felix cum Drusílla uxóre sua, quæ erat Iudæa, vocávit Paulum et audívit ab eo de fide quæ est in Christum Iesum. Disputánte autem illo de iustítia et continéntia et de iudício futúro, timefáctus Felix respóndit: «Quod nunc áttinet, vade; témpore autem opportúno accérsiam te», simul et sperans quia pecúnia darétur sibi a Paulo; propter quod et frequénter accérsiens eum loquebátur cum eo. Biénnio autem expléto, accépit successórem Felix Pórcium Festum; volénsque grátiam præstáre Iudæis, Felix relíquit Paulum vinctum.
 Félix, qui était fort exactement informé de ce qui concerne la Voie, les ajourna en disant: « Dès que le tribun Lysias sera descendu, je statuerai sur votre affaire. » Il prescrivit au centurion de garder Paul prisonnier, mais de lui laisser quelques facilités et de n'empêcher aucun des siens de lui rendre service. Quelques jours plus tard, Félix vint avec sa femme Drusille, qui était juive. Il envoya chercher Paul et l'écouta parler de la foi au Christ Jésus. Mais comme il se mettait à discourir sur la justice, la continence, le jugement à venir, Félix prit peur et répondit: « Pour le moment, tu peux aller. Je te rappellerai à la première occasion. » Il espérait par ailleurs que Paul lui donnerait de l'argent; aussi l'envoyait-il assez souvent chercher pour converser avec lui. Après deux années révolues, Félix reçut pour successeur Porcius Festus. Voulant faire plaisir aux Juifs, Félix laissa Paul en captivité.
 r. Omnis pulchritúdo Dómini exaltáta est super sídera, spécies eius in núbibus cæli, * Et nomen eius in ætérnum pérmanet, allelúia. v. Nisi ego abíero, Paráclitus non véniet; dum assúmptus fúero, mittam vobis eum. * Et nomen eius. v. Glória Patri. * Et nomen eius.
 r. Toute la splendeur de Dieu s'élève au-dessus des astres, sa beauté domine les nuées du ciel, * Et son nom subsiste à jamais, alléluia! v. Si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous; mais quand j'aurai été enlevé au ciel, je vous l'enverrai. * Et son nom. v. Gloire au Père. * Et son nom.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Catechésibus sancti Cyrílli Hierosolymitáni epíscopi (Cat. 16, 11-12.16: PG 33, 931-935.942)
Catéchèse de saint Cyrille de Jérusalem
 Aqua quam dabo ei fiet in eo fons aquæ vivæ saliéntis in vitam ætérnam. Novum aquæ genus, quæ vivit et salit; salit vero super dignos. Quid autem causæ est quod Spíritus grátiam aquæ vocábulo nuncupávit? Quod vidélicet per aquam ómnia consístunt; quod herbárum et animántium efféctrix est aqua; quod ex cælis ímbrium aqua descéndit; quod uníus modi et formæ ipsa lábitur, multifórmes vero parit efféctus: álius quidem exsístit in palma, álius rursum in vite, inque ómnibus ómnia; cum sit uníus modi, nec álius a seípso exsístat; non enim seípsum commútans imber, álius atque álius descéndit; sed, suscipiéntium se structúræ accómmodans, unicuíque id quod ei cómpetens est effícitur.
 L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau vive, jaillissant en vie éternelle: une eau toute nouvelle qui vit et jaillit sur ceux qui en sont dignes. Et pour quelle raison a-t-il donc nommé eau la grâce de l'Esprit? Parce que l'eau douce donne à tous les corps leur cohérence; parce que l'eau produit l'herbe et fait la vie; parce que l'eau des pluies descend des cieux; parce que, descendant sous une forme unique, elle accomplit des œuvres diverses: elle est autre dans le palmier et autre dans la vigne, et toute en tous les arbres; elle n'a qu'un aspect et ne diffère pas d'elle-même. Car elle a beau se transformer, la pluie ne descend pas telle ici et telle là, mais s'adaptant à la structure des êtres qui la reçoivent, elle fait pour chacun ce qui lui convient.
 Ad eúmdem modum et Spíritus Sanctus, cum unus sit, et uníus modi, et indivisíbilis, unicuíque grátiam prout vult dívidit. Et quemádmodum lignum áridum aquam concípiens, gérmina emíttit; sic et ánima peccátrix, per pæniténtiam Spíritus Sancti dono dignáta, iustítiæ racémos portat. Cumque ille uníus et eiúsdem modi sit, multíplices tamen, Dei nutu et in Christi nómine, virtútes operátur.
 Ainsi l'Esprit Saint: il est unique, simple, indivisible, et cependant il répartit la grâce comme il le veut. Et de même que le bois sec, mis en contact avec l'eau, produit des rejetons, ainsi l'âme pécheresse que la pénitence rend digne du Saint-Esprit, porte des grappes de justice. Quoique simple, il produit, par l'ordre de Dieu et au nom du Christ, les nombreuses vertus.
 Nam altérius quidem útitur lingua ad sapiéntiam; altérius mentem prophetía illústrat; huic fugandórum dæmonum potestátem impértit; illi divínas Scriptúras interpretándi donum largítur. Altérius temperántiam corróborat, álium quæ ad misericórdiam pértinent docet; álium ieiunáre et ascéticæ vitæ exercitatiónes toleráre docet; álium res córporis contémnere; álium ad martýrium præparat; álius in áliis, ipse vero a se numquam álius, sicut scriptum est: Unicuíque vero datur manifestátio Spíritus ad id quod éxpedit.
 Il se sert de la langue de l'un pour la sagesse, il éclaire l'âme d'un autre pour la prophétie, à un autre il donne le pouvoir de chasser les démons, à un autre il donne d'interpréter les divines Écritures. Il fortifie la chasteté de l'un, apprend à l'autre l'art d'assister les pauvres, à un autre le jeûne et l'ascèse, à un autre le mépris des intérêts corporels, il en prépare un autre au martyre; différent chez les différents hommes, il n'est pas lui-même différent de lui-même, ainsi qu'il est écrit: À chacun est donnée la manifestation de l'Esprit selon l'opportunité.
 Et quemádmodum is qui in ténebris prius versabátur, sole póstea derepénte conspécto, lucem in córporis óculo récipit, quæque ántea non vidébat perspícue cernit; ita et qui Spíritus Sancti dono dignus hábitus est, ánimo illuminátur et supra hóminem evéctus videt quæ nesciébat.
 Comme l'œil du corps, d'abord dans les ténèbres, ensuite en voyant soudain le soleil, est éclairé et voit distinctement ce qu'il ne voyait pas, ainsi celui qui a été honoré de la visite du Saint-Esprit, a l'âme éclairée et voit d'une façon surhumaine ce qu'il ne savait pas.
 r. Non conturbétur cor vestrum: ego vado ad Patrem; et, dum assúmptus fúero a vobis, mittam vobis, allelúia, * Spíritum veritátis, et gaudébit cor vestrum, allelúia. v. Ego rogábo Patrem, et álium Paráclitum dabit vobis. * Spíritum. v. Glória Patri. * Spíritum.
 r. Ne soyez donc pas bouleversés: je pars vers le Père; et, lorsque j'aurai été enlevé du milieu de vous, je vous enverrai, alléluia, * L'Esprit de vérité, alors votre cœur se réjouira, alléluia! v. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur, * L'Esprit. v. Gloire au Père. * L'Esprit.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.