Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Consors patérni lúminis, lux ipse lucis et dies, noctem canéndo rúmpimus: assíste postulántibus.
Clarté de clarté, Toi, le Jour, Qui partages l'éclat du Père, Soutiens-nous dans notre prière, Quand nos chants déchirent la nuit.
Aufer tenébras méntium, fuga catérvas dæmonum, expélle somnoléntiam ne pigritántes óbruat.
Chasse les ténèbres de l'âme, fais fuir les troupes des démons ; dissipe notre somnolence et garde-nous de la paresse.
Sic, Christe, nobis ómnibus indúlgeas credéntibus, ut prosit exorántibus quod præcinéntes psállimus.
Montre Toi bienveillant, ô Christ, envers nous qui croyons en Toi ; que profite à ceux qui Te prient l'hymne chantée à Ta louange !
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
O sacrosáncta Trínitas, quæ cuncta condens órdinas, diem labóri députans noctem quiéti dédicas,
Trinité infiniment sainte, Tu fais toute chose avec ordre, assignant au jour au travail, destinant la nuit au repos.
Te mane, simul véspere, te nocte ac die cánimus; in tua nos tu glória per cuncta serva témpora.
C'est Toi que, le soir, le matin, le jour et la nuit, nous chantons ; garde-nous Toi-même en Ta gloire, à travers la suite de temps.
Nos ádsumus te cérnui en adorántes fámuli; vota precésque súpplicum hymnis adiúnge cælitum.
Nous sommes là pour T'adorer, humbles serviteurs prosternés ; permet que nos vœux, nos prières, se joignent aux hymnes du ciel.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sæculum. Amen.
Exauce-nous Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
   Ant. 1. Iudicábit Dóminus in iustítia páuperes.
   Ant. 1. Le Seigneur a jugé les pauvees en [toute] justice.
Psalmus 9 B (10)
Psaume 9 B (10)
Gratiarum actio
Action de grâces
Beati pauperes, quia vestrum est regnum Dei. (Lc 6, 20)
Heureux les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
I
I
   Ut quid, Dómine, stas a longe, * abscóndis te in opportunitátibus, in tribulatióne?
   Pourquoi, Seigneur, T'es-Tu retiré au loin, et dédaignes-Tu de me regarder au temps du besoin et de l'affliction?
   Dum supérbit, ímpius inséquitur páuperem; * comprehendántur in consíliis, quæ cógitant.
   Tandis que l'impie s'enorgueillit, le pauvre est consumé. Ils sont pris dans les desseins qu'ils méditent.
   Quóniam gloriátur peccátor in desidériis ánimæ suæ, * et avárus sibi benedícit.
   Car le pécheur se glorifie des désirs de son âme, et le méchant est félicité.
   Spernit Dóminum peccátor in arrogántia sua: * Non requíret, non est Deus."
   Le pécheur a irrité le Seigneur; à cause de la grandeur de sa colère, il ne se soucie de rien.
   Hæ sunt omnes cogitatiónes eius; * prosperántur viæ illíus in omni témpore.
   Dieu n'est point devant ses yeux; ses voies sont souillées en tout temps.
   Excélsa nimis iudícia tua a fácie eius; * omnes inimícos suos aspernátur.
   Tes jugements sont ôtés de devant sa face; il dominera sur tous ses ennemis.
   Dixit enim in corde suo: « Non movébor, * in generatiónem et generatiónem ero sine malo ».
   Car il a dit en son coeur: Je ne serai point ébranlé de génération en génération, je suis à l'abri du mal.
   Cuius maledictióne os plenum est et frauduléntia et dolo, * sub lingua eius labor et nequítia.
   Sa bouche est pleine de malédiction, d'amertume et de tromperie; sous sa langue sont la peine et la douleur.
   Sedet in insídiis ad vicos, * in occúltis intérficit innocéntem.
   Il est assis en embuscade avec les riches dans des lieux cachés, afin de tuer l'innocent.
   Oculi eius in páuperem respíciunt. * Insidiátur in abscóndito quasi leo in spelúnca sua.
   Ses yeux guettent le pauvre; il dresse des embûches en secret, comme un lion dans son repaire.
   Insidiátur, ut rápiat páuperem; * rapit páuperem, dum áttrahit in láqueum suum.
   Il se tient en embuscade pour enlever le pauvre, pour enlever le pauvre en l'attirant.
   Irruit et inclínat se, et míseri cadunt * in fortitúdine brachiórum eius.
   Il le terrassera dans son filet; il se baissera, et il tombera lorsqu'il se sera rendu maître des pauvres.
   Dixit enim in corde suo: « Oblítus est Deus; * avértit fáciem suam, non vidébit in finem ».
   Car il a dit en son coeur: Dieu a oublié; Il a détourné Son visage, pour ne jamais voir.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Iudicábit Dóminus in iustítia páuperes.
   Ant. Le Seigneur a jugé les pauvees en [toute] justice.
   Ant. 2. Tu, Dómine, labórem et dolórem consíderas.
   Ant. 2. Toi, Seigneur, Tu considéres la peine et la douleur.
II
II
   Exsúrge, Dómine Deus; exálta manum tuam, * ne obliviscáris páuperum.
   Lève-Toi, Seigneur Dieu; que Ta main s'élève: n'oublie pas les pauvres.
   Propter quid spernit ímpius Deum? * Dixit enim in corde suo: "Non requíres".
   Pourquoi l'impie a-t-il irrité Dieu? C'est qu'il a dit en son coeur: Il ne S'en souciera pas.
   Vidísti: tu labórem et dolórem consíderas, * ut tradas eos in manus tuas.
   Tu le vois ; car Tu considères la peine et la douleur, pour les livrer entre Tes mains.
   Tibi derelíctus est pauper, * órphano tu factus es adiútor.
   C'est à Toi qu'a été laissé le soin du pauvre; Tu seras le protecteur de l'orphelin.
   Cóntere bráchium peccatóris et malígni; * quæres peccátum illíus et non invénies.
   Brisz le bras du pécheur et du méchant ; on cherchera son péché, et on ne le trouvera pas.
   Dóminus rex in ætérnum et in sǽculum sǽculi: * periérunt gentes de terra illíus.
   Le Seigneur régnera éternellement et dans les siècles des siècles; et vous, nations, vous disparaîtrez de Sa terre.
   Desidérium páuperum exaudísti, Dómine; * confirmábis cor eórum, inténdes aurem tuam
   Le Seigneur a exaucé le désir des pauvres ; Ton oreille a entendu la prière de leur coeur,
   iudicáre pupíllo et húmili, * ut non appónat ultra indúcere timórem homo de terra.
   pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, afin que l'homme n'entreprenne plus de s'élever sur la terre.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Tu, Dómine, labórem et dolórem consíderas.
   Ant. Toi, Seigneur, Tu considéres la peine et la douleur.
   Ant. 3. Elóquia Dómini elóquia casta; argéntum igne examinátum.
   Ant. 3. Les paroles du Seigneur sont des paroles pures, un argent éprouvé par le feu.
Psalmus 11 (12)
Psaume 11
Invocatio contra superbos
Invocation contre les superbes
Propter nos pauperes Pater Filium dignatus est mittere. (S. Augustinus)
Pour nous les pauvres, le Père a daigné envoyer Son fils (S. Augustin)
   Salvum me fac, Dómine, quóniam defécit sanctus, * quóniam deminúti sunt fidéles a fíliis hóminum.
   Sauve-moi, Seigneur, car il n'y a plus de saint, car les vérités ont été diminuées par les enfants des hommes.
   Vana locúti sunt unusquísque ad próximum suum; * in lábiis dolósis, in dúplici corde locúti sunt.
   Chacun ne dit à son prochain que des choses vaines; leurs lèvres sont trompeuses, et ils parlent avec un coeur double.
   Dispérdat Dóminus univérsa lábia dolósa * et linguam magníloquam.
   Que le Seigneur détruise toutes les lèvres trompeuses, et la langue qui se vante avec jactance.
   Qui dixérunt: "Lingua nostra magnificábimur, lábia nostra a nobis sunt; * quis noster dóminus est?"
   Ils ont dit: Nous ferons de grandes choses par notre langue; nos lèvres ne dépendent que de nous. Qui est notre maître?
   "Propter misériam ínopum et gémitum páuperum, nunc exsúrgam, dicit Dóminus; * ponam in salutári illum, quem despíciunt."
   A cause de la misère des malheureux et du gémissement des pauvres, Je Me lèverai maintenant, dit le Seigneur. Je procurerai leur salut; J'agirai en cela avec une entière puissance.
   Elóquia Dómini elóquia casta, * argéntum igne examinátum, separátum a terra, purgátum séptuplum.
   Les paroles du Seigneur sont des paroles pures: c'est un argent éprouvé au feu, purifié dans la terre, et raffiné sept fois.
   Tu, Dómine, servábis nos et custódies nos * a generatióne hac in ætérnum.
   C'est Toi, Seigneur, qui nous garderas, et qui nous préserveras à jamais de cette génération.
   In circúitu ímpii ámbulant, * a cum exaltántur sordes inter fílios hóminum.
   Les impies vont et viennent à l'entour. Selon la profondeur de Ta sagesse, Tu as multiplié les enfants des hommes.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Elóquia Dómini elóquia casta; argéntum igne examinátum.
   Ant. Les paroles du Seigneur sont des paroles pures, un argent éprouvé par le feu.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Gálatas
De la lettre de saint Paul aux Galates
   Cum venísset Cephas Antióchiam, in fáciem ei réstiti, quia reprehensíbilis erat. Prius enim quam venírent quidam ab Iacóbo, cum géntibus comedébat; cum autem veníssent, subtrahébat et segregábat se, timens eos, qui ex circumcisióne erant. Et simulatióni eius consensérunt céteri Iudæi, ita ut et Bárnabas simul abducerétur illórum simulatióne. Sed cum vidíssem quod non recte ambulárent ad veritátem evangélii, dixi Cephæ coram ómnibus: " Si tu, cum Iudæus sis, gentíliter et non Iudáice vivis, quómodo gentes cogis iudaizáre? " Nos natúra Iudæi et non ex géntibus peccatóres, sciéntes autem quod non iustificátur homo ex opéribus legis nisi per fidem Iesu Christi, et nos in Christum Iesum credídimus, ut iustificémur ex fide Christi et non ex opéribus legis, quóniam ex opéribus legis non iustificábitur omnis caro.
   Quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il s'était donné tort. En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l'écart, par peur des circoncis. Et les autres Juifs l'imitèrent dans sa dissimulation, au point d'entraîner Barnabé lui-même à dissimuler avec eux. Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas devant tout le monde: " Si toi qui es Juif, tu vis comme les païens, et non à la juive, comment peux-tu contraindre les païens à judaïser? " Nous sommes, nous, des Juifs de naissance et non de ces pécheurs de païens; et cependant, sachant que l'homme n'est pas justifié par la pratique de la loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ, nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus, afin d'obtenir la justification par la foi au Christ et non par la pratique de la loi, puisque par la pratique de la loi personne ne sera justifié.
   Quodsi quæréntes iustificári in Christo, invénti sumus et ipsi peccatóres, numquid Christus peccáti miníster est? Absit! Si enim, quæ destrúxi, hæc íterum ædífico, prævaricatórem me constítuo.
   Or si, recherchant notre justification dans le Christ, il s'est trouvé que nous sommes des pécheurs comme les autres, serait-ce que le Christ est au service du péché? Certes non! Car en relevant ce que j'ai abattu, je me convaincs moi-même de transgression.
   Ego per legem legi mórtuus sum, ut Deo vivam. Christo confíxus sum cruci: vivo autem iam non ego, vivit vero in me Christus; quod autem nunc vivo in carne, in fide vivo Fílii Dei, qui diléxit me et trádidit seípsum pro me. Non írritam fácio grátiam Dei; si enim per legem iustítia, ergo Christus gratis mórtuus est.
   Par la Loi je suis mort à la Loi afin de vivre à Dieu: je suis crucifié avec le Christ; et ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi. Je n'annule pas le don de Dieu: car si la justice vient de la loi, c'est donc que le Christ est mort pour rien.
   O insensáti Gálatæ, quis vos fascinávit, ante quórum óculos Iesus Christus descríptus est crucifíxus? Hoc solum volo a vobis díscere: Ex opéribus legis Spíritum accepístis an ex audítu fídei? Sic stulti estis? Cum Spíritu cœpéritis, nunc carne consummámini? Tanta passi estis sine causa? Si tamen et sine causa! Qui ergo tríbuit vobis Spíritum et operátur virtútes in vobis, ex opéribus legis an ex audítu fídei?
   Ô Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus-Christ en croix. Je ne veux savoir de vous qu'une chose: est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication? Êtes-vous à ce point dépourvus d'intelligence, que de commencer par l'Esprit pour finir maintenant dans la chair? Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs? Et ce serait bel et bien en vain. Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication?
   Sicut Abraham crédidit Deo, et reputátum est ei ad iustítiam. Cognóscitis ergo quia qui ex fide sunt, hi sunt fílii Abrahæ. Próvidens autem Scriptúra quia ex fide iustíficat gentes Deus, prænuntiávit Abrahæ: Benedicéntur in te omnes gentes. Igitur, qui ex fide sunt, benedicúntur cum fidéli Abraham. Quicúmque enim ex opéribus legis sunt, sub maledícto sunt; scriptum est enim: Maledíctus omnis, qui non permánserit in ómnibus, quæ scripta sunt in libro legis, ut fáciat ea. Quóniam autem in lege nemo iustificátur apud Deum maniféstum est, quia iustus ex fide vivet; lex autem non est ex fide, sed qui fécerit ea, vivet in illis. Christus nos redémit de maledícto legis factus pro nobis maledíctum, quia scriptum est: Maledíctus omnis, qui pendet in ligno, ut in gentes benedíctio Abrahæ fíeret in Christo Iesu, ut promissiónem Spíritus accipiámus per fidem.
   Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice. Comprenez-le donc: ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham. Et l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle: En toi seront bénies toutes les nations. Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant. Tous ceux en effet qui se réclament de la pratique de la Loi encourent une malédiction. Car il est écrit: Maudit soit quiconque ne s'attache pas à tous les préceptes écrits dans le livre de la Loi pour les pratiquer. - Que d'ailleurs la Loi ne puisse justifier personne devant Dieu, c'est l'évidence, puisque le juste vivra par la foi; or la Loi, elle, ne procède pas de la foi: mais c'est en pratiquant ces préceptes que l'homme vivra par eux. - Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit quiconque pend au gibet, afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse.
   r. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. v. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. v. Glória Patri. * Cantábo.
   r. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. v. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. v. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Expositióne sancti Augustíni epíscopi in Epístulam ad Gálatas (N. 17: CSEL 84, 74)
Commentaire de saint Augustin sur la Lettre aux Galates
   Paulo non erat lex imponénda qui dicit: Vivo autem iam non ego, vivit vero in me Christus. Quis ergo áudeat Christo legem impónere, qui vivit in Paulo? Non enim audet quis dícere Christum non recte vívere, ut ei cœrcéndo lex imponénda sit. Quod autem nunc vivo, inquit, in carne, quia non posset dícere Christum adhuc mortáliter vívere, vita autem in carne mortális est, in fide, inquit, vivo Fílii Dei, ut étiam sic Christus vivat in credénte habitándo in interióre hómine per fidem, ut póstea per spéciem ímpleat eum, cum absórptum fúerit mortále a vita.
   La Loi n'avait pas à être imposée à l'apôtre Paul, puisqu'il disait: Si je vis, ce n'est pas moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. Qui oserait imposer la Loi au Christ qui vit en Paul? Oserait-on dire que le Christ ne vit pas dans la droiture et qu'il faut lui imposer la Loi pour le contraindre? Si je vis maintenant dans la chair, poursuit l'Apôtre (car il ne pourrait dire que le Christ vit encore maintenant de façon mortelle, - or la vie dans la chair est une vie mortelle -) je vis, dit-il, dans la foi au Fils de Dieu. C'est ainsi encore que le Christ vit en l'homme croyant, habitant par la foi dans l'homme intérieur, afin de pouvoir, par la suite, le pénétrer de l'éclat de sa présence, lorsque ce qui est mortel sera absorbé par la vie.
   Ut autem osténderet, quod vivit in illo Christus, et quod in carne vivens in fide vivit Fílii Dei, non mériti sui esse sed grátiæ ipsíus, qui me, inquit, diléxit et trádidit seípsum pro me. Pro quo útique nisi pro peccatóre, ut eum iustificáret? Et dicit hoc, qui Iudæus natus et educátus erat et abundántius æmulátor exstíterat paternárum suárum traditiónum.
   Pour montrer ensuite que, si le Christ vit en lui et si lui-même, dans sa vie corporelle, vit dans la foi au Fils de Dieu, il le doit, non à ses mérites, mais, dit-il, à la grâce de celui qui m'a aimé et s'est livré lui-même pour moi. Pour qui, sinon pour un pécheur qu'il voulait justifier? Ainsi parle ce Juif de naissance et d'éducation, fervent émule des traditions de ses pères.
   Ergo etsi pro tálibus se trádidit Christus, étiam ipsi peccatóres erant. Non ergo méritis iustítiæ suæ datum dicant, quod non opus erat iustis dari: Non enim veni vocáre iustos, ait Dóminus, sed peccatóres, ad hoc útique ne sint peccatóres. Si ergo Christus me diléxit et trádidit seípsum pro me, non írritam fácio grátiam Dei, ut dicam per legem esse iustítiam. Nam si per legem iustítia, ergo Christus gratis mórtuus est, id est sine causa mórtuus est, quando per legem, id est per ópera legis, quibus Iudæi confidébant, posset esse iustítia in homínibus. Gratis autem mórtuum Christum nec illi dicunt, quos reféllit, quóniam christiános se volébant habéri. Non ergo recte per illa legis ópera christiános iustificári suadébant.
   Si donc le Christ s'est livré pour de tels hommes, ceux-là aussi étaient pécheurs. Qu'ils n'attribuent donc pas à leurs mérites ce que, justes, ils n'auraient pas eu besoin de recevoir, car le Seigneur dit: Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, pour qu'ils ne le soient plus. Si donc le Christ m'a aimé et s'est livré pour moi, je n'annule pas la grâce de Dieu, en prétendant que la justice vient de la Loi, car si la justice venait de la loi, le Christ serait mort en vain, c'est-à-dire qu'il serait mort sans raison, puisqu'au moyen de la Loi, par les œuvres de la loi dans lesquelles les Juifs mettaient leur confiance, les hommes auraient pu trouver la justice. Mais les Galates n'admettaient pas que le Christ fût mort pour rien, car ils se voulaient chrétiens. Ils avaient donc tort de prétendre que ces observances de la Loi servaient à la justification des chrétiens.
   r. Ne perdíderis me, Dómine, cum iniquitátibus meis, * Neque in finem irátus resérves mala mea. v. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit anima mea. * Neque. v. Glória Patri. * Neque.
   r. Seigneur, ne me condamne pas d'après mes péchés: * Ne reste pas irrité pour toujours, ne garde pas mémoire de mes fautes. v. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance. * Ne reste pas. v. Gloire au Père. * Ne reste pas.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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