Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Ipsum nunc nobis tempus est quo voce evangélica ventúrus sponsus créditur, regni cæléstis cónditor.
Maintenant retentit pour nous le cri dont parle l'Évangile ; nous le croyons : voici l'Époux, le fondateur du vrai Royaume.
Occúrrunt sanctæ vírgines óbviam tunc advéntui, gestántes claras lámpadas, magno lætántes gáudio.
En cortège, les vierges saintes s'en viennent au-devant de Lui, tenant leurs lampes allumées, le cœur tout rempli d'allégresse.
Stultæ vero quæ rémanent exstínctas habent lámpadas, frustra pulsántes iánuam, clausa iam regni régia.
Les folles, elles, qui sont restées en arrière tiennent des lampes éteintes, frappant en vain à la porte, fermée, le palais du royaume.
Nunc vigilémus sóbrii gestántes mentes spléndidas, ut veniénti Dómino digni currámus óbviam.
Maintenant, soyons vigilants, soyons sobres maintenant notre esprit en éveil, pour que, vers le Seigneur qui vient, nous puissions courir dignement.
Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória,. ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
Rends-nous dignes, Roi très grand, d'être dans la gloire du royaume, afin que nous puissions mériter les louanges éternelles à Te chanter ensemble. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Vita sanctórum, via, spes salúsque, Christe, largítor probitátis atque cónditor pacis, tibi voce, sensu pángimus hymnum:
Vie et route des saints, leur espoir, leur salut, ô Christ, dispensateur de toute intégrité, instaurateur de toute paix, nos voix, nos cœurs forment pour toi cette hymne.
Cuius est virtus manifésta totum quod pii possunt, quod habent, quod ore, corde vel factis cúpiunt, amóris igne flagrántes.
Tout dans la sainteté révèle ta puissance : ce que peuvent les tiens, ce qu'ils sont ce qu'ils veulent leur parole et leur coeur et toutes leurs actions oû brûle un feu d'amour.
Témporum pacem, fídei tenórem, lánguidis curam veniámque lapsis, ómnibus præsta páriter beátæ múnera vitæ.
Æqua laus summum célebret Paréntem teque, Salvátor, pie rex, per ævum; Spíritus Sancti résonet per omnem glória mundum. Amen.
 Ant. 1. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. 1. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
Psalmus 30 (31), 2-17. 20-25
Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia
Supplicaton de l'affligé avec confiance
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23, 46).
Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
I
I
 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum; * in iustítia tua líbera me.
 J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
 Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me.
 Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
 Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias.
 Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
 Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me.
 Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
 Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea.
 Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
 In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis.
 Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
 Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi.
 Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
 Exsultábo et lætábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam;
 Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
 agnovísti necessitátes ánimæ meæ, nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos.
 Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
 Ant. 2. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. 2. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
II
II
 Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in mæróre óculus meus, * ánima mea et venter meus.
 Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
 Quóniam defécit in dolóre vita mea * et anni mei in gemítibus;
 Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
 infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt.
 Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
 Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me.
 Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
 Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum.
 Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
 Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu;
 J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
 in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt.
 Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
 Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: «Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meæ».
 Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
 Eripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me;
 mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
 illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua.
 Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
 [Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno.
 [Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer; que les lèvres trompeuses deviennent muettes,
 Muta fiant lábia dolósa, † quæ loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne.]
 elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, avec orgueil et insolence.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
 Ant. 3. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. 3. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
III
III
 Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te.
 Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
 Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum.
 Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
 Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuæ * a conturbatióne hóminum;
 Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
 próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum.
 Tu les protégeras dans Ton tabernacle * contre les langues qui les attaquent.
 Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta.
 Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
 Ego autem dixi in trepidatióne mea: * «Præcísus sum a conspéctu oculórum tuórum».
 Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
 Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meæ, * dum clamárem ad te.
 C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
 Dilígite Dóminum, omnes sancti eius: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam.
 Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
 Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino.
 Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Philippénses
De la lettre de saint Paul aux Philippiens
 Quidam quidem et propter invídiam et contentiónem, quidam autem et propter bonam voluntátem Christum prædicant; hi quidem ex caritáte sciéntes quóniam in defensiónem evangélii pósitus sum, illi autem ex contentióne Christum annúntiant, non sincére, existimántes pressúram se suscitáre vínculis meis.
 Certains, il est vrai, annoncent le Christ par envie, en esprit de rivalité, mais pour les autres, c'est vraiment dans de bons sentiments qu'ils prêchent le Christ. Ces derniers agissent par charité, sachant bien que je suis voué à défendre ainsi l'Évangile; quant aux premiers, c'est par esprit d'intrigue qu'ils annoncent le Christ; leurs intentions ne sont pas pures: ils s'imaginent ainsi aggraver le poids de mes chaînes.
 Quid enim? Dum omni modo, sive sub obténtu sive in veritáte, Christus annuntiétur, et in hoc gáudeo; sed et gaudébo, scio enim quia hoc mihi provéniet in salútem per vestram oratiónem et subministratiónem Spíritus Iesu Christi, secúndum exspectatiónem et spem meam quia in nullo confúndar, sed in omni fidúcia sicut semper et nunc magnificábitur Christus in córpore meo, sive per vitam sive per mortem.
 Mais qu'importe? Après tout, d'une manière comme de l'autre, hypocrite ou sincère, le Christ est annoncé, et je m'en réjouis. Je persisterai même à m'en réjouir, car je sais que cela servira à mon salut, grâce à vos prières et au secours de l'Esprit de Jésus-Christ qui me sera fourni; telle est l'attente de mon ardent espoir: rien ne me confondra, je garderai au contraire toute mon assurance et, cette fois-ci comme toujours, le Christ sera glorifié dans mon corps, soit que je vive soit que je meure.
 Mihi vívere Christus est et mori lucrum. Quod si vívere in carne, hic mihi fructus óperis est, et quid éligam ignóro. Coártor autem ex his duóbus: desidérium habens dissólvi et cum Christo esse, multo magis mélius; permanére autem in carne magis necessárium est propter vos. Et hoc confídens scio quia manébo et permanébo ómnibus vobis ad proféctum vestrum et gáudium fídei, ut gloriátio vestra abúndet in Christo Iesu in me per meum advéntum íterum ad vos.
 Pour moi, certes, la Vie c'est le Christ et mourir représente un gain. Cependant, si la vie dans cette chair doit me permettre encore un fructueux travail, j'hésite à faire un choix... Je me sens pris dans cette alternative: d'une part, j'ai le désir de m'en aller et d'être avec le Christ, ce qui serait, et de beaucoup, bien préférable; mais de l'autre, demeurer dans la chair est plus urgent pour votre bien. Au fait, ceci me persuade: je sais que je vais rester et demeurer près de vous tous pour votre avancement et la joie de votre foi, afin que mon retour et ma présence parmi vous soient pour vous un nouveau sujet de fierté dans le Christ Jésus.
 r. Benedícam Dómino in omni témpore, * Semper laus eius in ore meo. v. In Dómino laudábitur ánima mea, áudiant mansuéti et læténtur. * Semper. v. Glória Patri. * Semper.
 r. Je bénirai le Seigneur en tout temps, * Sa louange sans cesse à mes lèvres. v. Je me glorifierai dans le Seigneur: que les pauvres m'entendent et soient en fête! * Sa louange. v. Gloire au Père. * Sa louange.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Epístula ad Diognétum (Cap.7, 1-6: Funk, 1, 403-405)
Lettre à Diognète
 Non terrénum invéntum hoc christiánis tráditum est, neque mortálem cogitatiónem tam accuráte custodiéndam sibi censent, neque humanórum mysteriórum œconómia illis commíssa est. Sed ipse vere ómnium regnátor et ómnium cónditor et invisíbilis Deus, ipse e cælis Veritátem et Verbum sanctum et incomprehensíbile inter hómines locávit et córdibus eórum infíxit.
 La tradition des chrétiens n'a pas une origine terrestre, ce qu'ils professent conserver avec tant de soin n'est pas l'invention d'un mortel, ni ce qui est confié à leur foi une dispensation de mystères humains. Mais c'est en vérité le Tout-puissant lui-même, le Créateur de toutes choses, l'Invisible, Dieu lui-même qui l'envoyant du haut des cieux, a établi chez les hommes la Vérité, le Verbe saint et incompréhensible et l'a affermi dans leurs cœurs.
 Non quemádmodum áliquis conícere possit, homínibus minístrum áliquem mittens aut ángelum aut príncipem aut áliquem eórum qui terréna gubérnant, aut áliquem eórum quibus commíssa est cura rerum in cælis administrandárum, sed ipsum opíficem et creatórem ómnium, per quem cælos cóndidit, per quem mare suis términis inclúsit, cuius mystéria fidéliter ómnia obsérvant sídera, a quo mensúras diurnórum cúrsuum áccepit sol observándas, cui obtémperat luna iubénti eam lucére nocti, cui obtémperant stellæ lunæ cursum sequéntes; a quo ómnia dispósita sunt et limítibus circumscrípta eíque súbdita: cæli et quæ in cælis, terra et quæ in terra, mare et quæ in mari, ignis, áer, abyssus, quæ in altitúdine, quæ in profúndis, quæ in médio sunt: hunc ad eos misit.
 Non, comme certains pourraient l'imaginer, qu'il ait envoyé aux hommes quelque subordonné, ange ou archonte, un des esprits chargés des affaires terrestres, ou de ceux à qui est confié le gouvernement du ciel, mais bien l'Artisan et l'Organisateur de l'univers: c'est par lui que Dieu a créé les cieux, par lui qu'il a enfermé la mer dans ses limites; c'est lui dont tous les éléments cosmiques observent fidèlement les lois mystérieuses; lui de qui le soleil a reçu la règle qu'il doit observer dans ses courses journalières; lui à qui obéit la lune, brillant pendant la nuit; lui à qui obéissent les astres qui accompagnent la lune dans son cours; c'est de lui que toutes choses ont reçu disposition, limites et hiérarchie: les cieux et tout ce qui est dans les cieux; la terre et tout ce qui est sur la terre; la mer et tout ce qui est dans la mer; le feu, l'air, l'abîme, le monde d'en haut, celui d'en bas, les régions intermédiaires: c'est lui que Dieu a envoyé aux hommes.
 An, ut hóminum áliquis cogitáre possit, tyránnidis exercéndæ et terróris incutiéndi causa? Mínime vero; sed in cleméntia et lenitáte ut rex mittens fílium regem misit eum, ut Deum misit, ut hóminem ad hómines misit, ut servans misit, ut persuádens, non violéntiam ádhibens; violéntia enim non inest Deo. Misit ut vocans, non pérsequens; misit ut amans, non iúdicans. Mittet enim eum iudicántem: et quis eius advéntum sustinébit?
 Non certes, comme une intelligence humaine pourrait le penser, pour la tyrannie, la terreur et l'épouvante; nullement, mais en toute clémence et douceur, comme un roi envoie son fils comme roi, il l'a envoyé comme le Dieu qu'il était, il l'a envoyé comme il convenait qu'il le fût pour les hommes, pour les sauver, par la persuasion, non par la violence: il n'y a pas de violence en Dieu. Il l'a envoyé pour nous appeler à lui, non pour nous accuser; il l'a envoyé parce qu'il nous aimait, non pour nous juger. Un jour viendra où il l'enverra pour juger, et qui alors soutiendra son avènement?
 r. Delectáre in Dómino, * Et dabit tibi petitiónes cordis tui. v. Revéla Dómino viam tuam et spera in eum, et ipse faciet. * Et dabit. v. Glória Patri. * Et dabit.
 r. Mets ta joie dans le Seigneur: * Il comblera les désirs de ton cœur. v. Découvre au Seigneur tes voies, fais-lui confiance, et lui, il agira. * Il comblera. v. Gloire au Père. * Il comblera.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.