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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
 v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
annotation: 7a;
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(c3) O(e)mnes(e') i(g)ni(h)mí(i)ci(j) me(i)i(h) *(,) au(j)di(k)é(j)runt(h) ma(j)lum(k) me(j)um,(ih~) Dó(jk)mi(j)ne:(i) (;) læ(i)tá(i)ti(hg) sunt,(e) (,) quó(e)ni(i)am(h) tu(g) fe(f)cí(e)sti.(e) (::) E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gf) (::)
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(c3) O(e)mnes(e') i(g)ni(h)mí(i)ci(j) me(i)i(h) *(,) au(j)di(k)é(j)runt(h) ma(j)lum(k) me(j)um,(ih~) Dó(jk)mi(j)ne:(i) (;) læ(i)tá(i)ti(hg) sunt,(e) (,) quó(e)ni(i)am(h) tu(g) fe(f)cí(e)sti.(e) (::) E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gf) (::)
 Ant. 1. Omnes inimíci mei audiérunt malum meum, Dómine: lætáti sunt quóniam tu fecísti.
 Ant. 1. Tous mes ennemis ont entendu mon malheur, Seigneur : ils s’en sont réjouis, car c’est Toi qui l’as fait.
Psalmus 88 (89), 39-53
Psaume 88 (89), 39-53
Lamentatio de ruina domus David
Lamentation sur la ruine de la maison de David
Erexit cornu salutis nobis in domo David (Lc 1, 69).
Il nous a suscité un sauveur de la maison de David.
IV
IV
 Tu vero reppulísti et reiecísti, * irátus es contra christum tuum;
 Et pourtant Tu as rejeté et méprisé; Tu as repoussé Ton oint.
 evertísti testaméntum servi tui, * profanásti in terram diadéma eius.
 Tu as détruit l'alliance faite avec Ton serviteur; Tu as profané en le jetant à terre son diadème sacré.
 Destruxísti omnes muros eius, * posuísti munitiónes eius in ruínas.
 Tu as abattu toutes ses clôtures ; Tu as rempli de frayeur ses forteresses.
 Diripuérunt eum omnes transeúntes viam, * factus est oppróbrium vicínis suis.
 Tous ceux qui passaient par le chemin l'ont pillé, et il est devenu l'opprobre de ses voisins.
 Exaltásti déxteram depriméntium eum, * lætificásti omnes inimícos eius.
 Tu as élevé la droite de ses oppresseurs ; Tu as réjoui tous ses ennemis.
 Avertísti áciem gládii eius * et non es auxiliátus ei in bello.
 Tu as enlevé toute force à son glaive, et Tu ne l'as pas secouru dans la guerre.
 Finem posuísti splendóri eius * et sedem eius in terram collisísti.
 Tu l'as dépouillé de son éclat, et Tu as brisé son trône contre la terre.
 Minorásti dies iuventútis eius, * perfudísti eum confusióne.
 Tu as abrégé les jours de son règne; Tu l'as couvert d'ignominie.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. O(e)mnes(e') i(g)ni(h)mí(i)ci(j) me(i)i(h) (,) au(j)di(k)é(j)runt(h) ma(j)lum(k) me(j)um,(ih~) Dó(jk)mi(j)ne:(i) (;) læ(i)tá(i)ti(hg) sunt,(e) (,) quó(e)ni(i)am(h) tu(g) fe(f)cí(e)sti.(e)
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(c3) a/. O(e)mnes(e') i(g)ni(h)mí(i)ci(j) me(i)i(h) (,) au(j)di(k)é(j)runt(h) ma(j)lum(k) me(j)um,(ih~) Dó(jk)mi(j)ne:(i) (;) læ(i)tá(i)ti(hg) sunt,(e) (,) quó(e)ni(i)am(h) tu(g) fe(f)cí(e)sti.(e)
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 Ant. Omnes inimíci mei audiérunt malum meum, Dómine: lætáti sunt quóniam tu fecísti.
 Ant. Tous mes ennemis ont entendu mon malheur, Seigneur : ils s’en sont réjouis, car c’est Toi qui l’as fait.
annotation: 6f;
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(c4) BE(f)ne(g)dí(h)ctus(f) *() Dó(g)mi(fe)nus(d) in(f) æ(g)tér(g)num.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
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(c4) BE(f)ne(g)dí(h)ctus(f) *() Dó(g)mi(fe)nus(d) in(f) æ(g)tér(g)num.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
 Ant. 2. Benedíctus Dóminus in ætérnum.
 Ant. 2. Béni soit le Seigneur pour toujours.
V
V
 Usquequo, Dómine, abscondéris in finem, * exardéscet sicut ignis ira tua?
 Jusques à quand, Seigneur, Te détourneras-Tu à jamais? Jusques à quand Ta colère s'embrasera-t-elle comme le feu?
 Memoráre, quam brevis mea substántia. * Ad quam vanitátem creásti omnes fílios hóminum?
 Rappelle-Toi ce qu'est ma vie; car est-ce pour le néant que Tu as créé tous les enfants des hommes?
 Quis est homo, qui vivet et non vidébit mortem, * éruet ánimam suam de manu ínferi?
 Quel est l'homme qui pourra vivre sans voir la mort, et qui arrachera son âme à la puissance de l'enfer ?
 Ubi sunt misericórdiæ tuæ antíquæ, Dómine, * sicut iurásti David in veritáte tua?
 Où sont, Seigneur, Tes anciennes miséricordes, que Tu as jurées à David au nom de Ta vérité ?
 Memor esto, Dómine, oppróbrii servórum tuórum, * quod contínui in sinu meo, multárum géntium,
 Souviens-Toi, Seigneur, de l'opprobre de Tes serviteurs; je l'ai tenu caché dans mon sein; il venait de nations nombreuses.
 quo exprobravérunt inimíci tui, Dómine, * quo exprobravérunt vestígia christi tui.
 Souviens-Toi au reproche de Tes ennemis, Seigneur, du reproche qu'ils ont fait au sujet de Ton changement à l'égard de Ton oint.
 Benedíctus Dóminus in ætérnum. * Fiat, fiat.
 Béni soit le Seigneur à jamais. Ainsi soit-il, ainsi soit-il.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Be(f)ne(g)dí(h)ctus(f) () Dó(g)mi(fe)nus(d) in(f) æ(g)tér(g)num.(f)
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(c4) a/. Be(f)ne(g)dí(h)ctus(f) () Dó(g)mi(fe)nus(d) in(f) æ(g)tér(g)num.(f)
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 Ant. Benedíctus Dóminus in ætérnum.
 Ant. Béni soit le Seigneur pour toujours.
annotation: 1g;
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(c4) CON(d)vér(e)te(f)re,(ge) Dó(f)mi(e)ne,(df/d/dc) *(,) et(dc~) de(f)pre(g)cá(h)bi(g)lis(f) e(g)sto(f) (,) su(e)per(f) ser(g)vos(fe) tu(d)os.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
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(c4) CON(d)vér(e)te(f)re,(ge) Dó(f)mi(e)ne,(df/d/dc) *(,) et(dc~) de(f)pre(g)cá(h)bi(g)lis(f) e(g)sto(f) (,) su(e)per(f) ser(g)vos(fe) tu(d)os.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
 Ant. 3. Convértere, Dómine et deprecábilis esto super servos tuos.
 Ant. 3. Convertis, Seigneur, et sois propice à Tes serviteurs.
Psalmus 89 (90)
Psaume 89 (90)
Sit splendor Domini super nos
Que la splendeur du Seigneur soit sur nous.
Unus dies apud Dominum sicut mille anni, et mille anni sicut dies unus (2 Petr 3, 8).
Auprès du Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.
 Dómine, refúgium factus es nobis * a generatióne in generatiónem.
 Seigneur, Tu as été pour nous un refuge de génération en génération.
 Priúsquam montes nasceréntur † aut gignerétur terra et orbis, * a sǽculo et usque in sǽculum tu es Deus.
 Avant que les montagnes fussent nées, et que Tu eusses enfanté la terre et le monde, de l'éternité à l'éternité Tu es, ô Dieu.
 Redúcis hóminem in púlverem; * et dixísti: «Revertímini, fílii hóminum».
 Tu réduis les mortels en poussière, et Tu dis : « Retournez, fils de l'homme ».
 Quóniam mille anni ante óculos tuos tamquam dies hestérna, quæ prætériit, * et custódia in nocte.
 Car mille ans sont, à Tes yeux, comme le jour d'hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit.
 Auferes eos, sómnium erunt: * mane sicut herba succréscens,
 Tu les emportes, semblables à un songe : le matin, comme l'herbe, ils repoussent,
 mane floret et crescit, * véspere décidit et aréscit.
 le matin, elle fleurit et pousse, le soir, elle se flétrit et se dessèche.
 Quia defécimus in ira tua * et in furóre tuo turbáti sumus.
 Ainsi nous sommes consumés par Ta colère, et Ta fureur nous terrifie.
 Posuísti iniquitátes nostras in conspéctu tuo, * occúlta nostra in illuminatióne vultus tui.
 Tu mets devant Toi nos iniquités, nos fautes cachées à la lumière de Ta face.
 Quóniam omnes dies nostri evanuérunt in ira tua, * consúmpsimus ut suspírium annos nostros.
 Tous nos jours disparaissent par Ton courroux nous voyons nos années s'évanouir comme un son léger.
 Dies annórum nostrórum sunt septuagínta anni * aut in valéntibus octogínta anni,
 Nos jours s'élèvent à soixante-dix ans, et dans leur pleine mesure à quatre-vingts ans,
 et maior pars eórum labor et dolor, * quóniam cito tránseunt, et avolámus.
 et leur splendeur n'est que peine et misère, car ils passent vite, et nous nous envolons.
 Quis novit potestátem iræ tuæ * et secúndum timórem tuum indignatiónem tuam?
 Qui comprend la puissance de Ta colère, et Ton courroux, selon la crainte qui T'est due ?
 Dinumeráre dies nostros sic doce nos, * ut inducámus cor ad sapiéntiam.
 Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous acquérions un cœur sage.
 Convértere, Dómine, úsquequo? * Et deprecábilis esto super servos tuos.
 Reviens, Seigneur ; jusques à quand ? Aie pitié de Tes serviteurs.
 Reple nos mane misericórdia tua, * et exsultábimus et delectábimur ómnibus diébus nostris.
 Rassasie-nous le matin de Ta bonté, et nous serons tous nos jours dans la joie et l'allégresse.
 Lætífica nos pro diébus, quibus nos humiliásti, * pro annis, quibus vídimus mala.
 Réjouis-nous autant de jours que Tu nous as humiliés, autant d'années que nous avons connu le malheur.
 Appáreat servis tuis opus tuum * et decor tuus fíliis eórum.
 Que Ton oeuvre se manifeste à Tes serviteurs, ainsi que Ta gloire, pour leurs fils.
 Et sit splendor Dómini Dei nostri super nos, † et ópera mánuum nostrárum confírma super nos * et opus mánuum nostrárum confírma.
 Que la faveur du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous, affermis pour nous l'ouvrage de nos mains et affermis l'ouvrage de nos mains.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Con(d)vér(e)te(f)re,(ge) Dó(f)mi(e)ne,(df/d/dc) (,) et(dc~) de(f)pre(g)cá(h)bi(g)lis(f) e(g)sto(f) (,) su(e)per(f) ser(g)vos(fe) tu(d)os.(d)
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(c4) a/. Con(d)vér(e)te(f)re,(ge) Dó(f)mi(e)ne,(df/d/dc) (,) et(dc~) de(f)pre(g)cá(h)bi(g)lis(f) e(g)sto(f) (,) su(e)per(f) ser(g)vos(fe) tu(d)os.(d)
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 Ant. Convértere, Dómine et deprecábilis esto super servos tuos.
 Ant. Convertis, Seigneur, et sois propice à Tes serviteurs.
 v. Fecit mihi magna qui potens est. (T.P. allelúia.) r. Misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum. (T. P. allelúia)
 v. Il m'a élevée Celui qui est puissant. (TP alléluia). r. Sa miséricorde s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. (T.P. alléluia).
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Iob
Du livre de Job
 Eliphaz Themanítes dixit: Voca ergo, si est qui tibi respóndeat! Ad quem sanctórum convertéris? Vere stultum intérficit iracúndia, et fátuum occídit invídia. Ego vidi stultum firma radíce, et maledíxi sedi eius statim. Longe fient fílii eius a salúte et conteréntur in porta, et non erit qui éruat. Cuius messem famélicus cómedet, et ipsum rápiet armátus, et bibent sitiéntes divítias eius. Quia non egréditur ex púlvere nequítia, et de humo non óritur dolor. Sed homo génerat labórem, et aves élevant volátum.
 Eliphaz de Témân dit: Appelle maintenant! Est-ce qu'on te répondra? Auquel des saints t'adresseras-tu? En vérité, le dépit tue l'insensé et l'emportement fait mourir le sot. J'ai vu ceci, moi: l'un d'eux prenait racine, quand sa demeure fut soudain maudite. Ses fils sont privés de tout appui, accablés à la Porte sans défenseur; leur moisson nourrit des affamés, car Dieu la leur ôte de la bouche, et des hommes altérés convoitent leurs biens. Non, la misère ne sourd pas de terre, la peine ne germe pas du sol. C'est l'homme qui engendre la peine comme le vol des aigles recherche l'altitude.
 Quam ob rem ego deprecábor Dóminum et ad Deum ponam elóquium meum, qui facit magna et inscrutabília et mirabília absque número; qui dat plúviam super fáciem terræ et írrigat aquis rura; qui ponit húmiles in sublíme et mæréntes érigit sospitáte; qui díssipat cogitatiónes malignórum, ne possint implére manus eórum, quod cœperant; qui apprehéndit sapiéntes in astútia eórum et consílium pravórum díssipat. Per diem incúrrent ténebras et, quasi in nocte, sic palpábunt in merídie. Porro salvum fáciet egénum a gládio oris eórum et de manu violénti páuperem; et erit egéno spes, iníquitas autem cóntrahet os suum.
 Pour moi, j'aurais recours à Dieu, à lui j'exposerais ma cause. Il est l'auteur d'œuvres grandioses et insondables, de merveilles qu'on ne peut compter. Il répand la pluie sur la terre, envoie les eaux sur les campagnes. S'il veut relever les humiliés, pousser les affligés au comble du bonheur, il déjoue les desseins des astucieux, incapables de mener à bien leurs intrigues. Il prend les sages au piège de leurs astuces, rend stupides les conseillers retors. En plein jour ils se heurtent aux ténèbres, ils tâtonnent à midi comme dans la nuit. Il arrache de leur gueule l'homme ruiné et le pauvre des mains du puissant. Alors le faible renaît à l'espoir et l'injustice doit fermer la bouche.
 Beátus homo, qui corrípitur a Deo; increpatiónem ergo Omnipoténtis ne réprobes. Quia ipse vúlnerat et medétur, pércutit, et manus eius sanábunt. In sex tribulatiónibus liberábit te, et in septem non tanget te malum. In fame éruet te de morte et in bello de manu gládii.
 Oui, heureux l'homme que Dieu corrige! Aussi, ne méprise pas la leçon de Shaddaï. Lui, qui blesse, puis panse la plaie, qui meurtrit, puis guérit de sa main, six fois de l'angoisse il te délivrera, et une septième le mal t'épargnera. Dans une famine, il te sauvera de la mort; à la guerre, des atteintes de l'épée.
 A flagéllo linguæ abscondéris et non timébis vastatiónem, cum vénerit. In vastitáte et fame ridébis et béstias terræ non formidábis. Sed cum lapídibus campi pactum tuum, et béstiæ terræ pacíficæ erunt tibi. Et scies quod pacem hábeat tabernáculum tuum, et vísitans habitatiónem tuam non falléris. Scies quoque quóniam múltiplex erit semen tuum et progénies tua quasi herba terræ. Ingrediéris in abundántia sepúlcrum, sicut infértur acérvus trítici in témpore suo. Ecce hoc, ut investigávimus, ita est; obœdi illi et tu sápias tibi.
 Tu seras à l'abri du fouet de la langue, sans crainte à l'approche du pillard. Tu riras de la sécheresse et du gel et tu ne craindras pas les bêtes de la terre. Tu auras un pacte avec les pierres des champs, les bêtes sauvages seront en paix avec toi. Tu trouveras ta tente prospère, ton bercail au complet quand tu le visiteras. Tu verras ta postérité s'accroître, tes rejetons pousser comme l'herbe des champs. Tu entreras dans la tombe bien mûr, comme on entasse la meule en son temps. Tout cela, nous l'avons observé: c'est la vérité! À toi d'écouter et d'en faire ton profit.
 r. Si bona suscépimus de manu Dómini, mala autem quare non sustineámus? * Dóminus dedit, Dóminus ábstulit; sicut Dómino plácuit, ita factum est; sit nomen Dómini benedíctum. v. In ómnibus his non peccávit Iob lábiis suis, neque stultum quid contra Deum locútus est. * Dóminus dedit. v. Glória Patri. * Dóminus dedit.
 r. Nous acceptons le bonheur de la main de Dieu; et le malheur, ne devons-nous pas le supporter aussi? * Le Seigneur a donné, le Seigneur a pris; ce qui est arrivé correspond au bon plaisir du Seigneur; béni soit le nom du Seigneur! v. En tout cela, Job ne pécha point en paroles, et ne prononça rien d'insensé contre Dieu. * Le Seigneur a donné. v. Gloire au Père. * Le Seigneur a donné.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus beáti Ælrédi Rievallénsis abbátis (Sermo 20: PL 195, 322-324)
Sermon d'Ælred de Rievaulx
 Nos Maríæ debémus honórem, quia est mater Dómini nostri. Qui enim non honórat matrem, sine dúbio inhonórat fílium. Iterum Scriptúra dicit: Honóra patrem tuum et matrem. Quid ergo dicémus, fratres? Nonne ipsa est mater nostra? Certe, fratres, ipsa est vere mater nostra. Per illam enim nati sumus, per illam nutrímur, créscimus per illam. Per illam nati sumus non mundo, sed Deo; per illam nutrímur, non lacte carnis, sed illo de quo dicit Apóstolus: Lac vobis potum dedi, non escam. Per illam créscimus, non magnitúdine córporis, sed in virtúte ánimæ. Modo videámus qualis sit ista natívitas, quale sit illud lac, quale sit istud créscere.
 Nous sommes tenus de rendre honneur à Marie, puisqu'elle est la mère de notre Seigneur. Celui qui refuse d'honorer la mère, à coup sûr déshonore le fils. L'Écriture dit aussi: Honore ton père et ta mère. Que dire encore, mes frères? Marie n'est-elle pas notre mère à nous aussi? Assurément, mes frères, elle est vraiment notre mère. C'est par elle, en effet, que nous avons pris naissance, par elle que nous sommes nourris, et nous grandissons grâce à elle. Par elle nous sommes nés, non pas à ce monde, mais à Dieu. Par elle nous sommes nourris, non d'un lait humain, mais de celui dont l'Apôtre dit: C'est du lait que je vous ai donné à boire, et non de la nourriture solide à manger. Grâce à Marie nous grandissons, non pas en taille corporelle, mais en vigueur spirituelle. Voyons maintenant de quelle naissance il est question, de quel lait, de quelle croissance.
 Fúimus omnes, sicut créditis et scitis, in morte, in vetustáte, in ténebris, in miséria. In morte, quia Dóminum perdiderámus; in vetustáte, quia in corruptióne erámus; in ténebris, quia lumen sapiéntiæ amiserámus, et ita omníno perierámus. Sed per beátam Maríam multo mélius quam per Evam nati sumus, per hoc quod Christus de ea natus fuit.
 Vous le savez bien et la foi nous l'enseigne: nous sommes tous passés par un état de mort, de vieillissement, de ténèbres, de malheur. Un état de mort, puisque nous avions perdu le Seigneur; de vieillissement, puisque nous étions tombés dans la corruption; de ténèbres, puisque nous avions perdu la lumière de la sagesse. Et ainsi, notre perte était consommée. Mais par la bienheureuse Marie nous avons reçu la vie, une vie bien meilleure que celle que nous avait transmise Ève, car c'est de Marie qu'est né le Christ. En guise de décrépitude, nous avons retrouvé une jeunesse nouvelle; en guise de corruption, l'incorruption; de ténèbres, la lumière. C'est Marie notre mère, la mère de notre vie, de notre immortalité, de notre lumière. L'Apôtre dit de notre Seigneur: Dieu l'a fait, en notre faveur, sagesse, justice, sanctification et rédemption. Et donc, celle qui est mère du Christ, se trouve être la mère de notre sagesse, de notre justice, de notre sanctification, de notre rédemption.
 Pro vetustáte recuperávimus novitátem, pro corruptióne incorruptiónem, pro ténebris lumen. Ipsa est mater nostra, mater vitæ nostræ, mater incorruptiónis nostræ, mater lucis nostræ. Dicit Apóstolus de Dómino nostro: Qui factus est nobis a Deo sapiéntia et iustítia et sanctificátio et redémptio. Ipsa ígitur, quæ est mater Christi, mater est sapiéntiæ nostræ, mater iustítiæ nostræ, mater sanctificatiónis nostræ, mater redemptiónis nostræ. Ideo nobis magis mater quam mater carnis nostræ. Ex ipsa ergo est mélior nostra natívitas; quia ex ipsa est nostra sánctitas, nostra sapiéntia, nostra iustítia, nostra sanctificátio, nostra redémptio. Dicit Scriptúra: Laudáte Dóminum in sanctis eius. Si Dóminus noster laudándus est in illis sanctis per quos ille facit virtútes et mirácula, quantum laudándus est in ista in qua fecit seípsum, qui super ómnia mirabília est mirábilis!
 C'est pourquoi Marie est davantage notre mère que celle qui nous a mis au monde selon la chair. C'est d'elle que nous tenons notre naissance meilleure, puisque de Marie sont issues notre sainteté, notre sagesse, notre justice, notre sanctification, notre rédemption. L'Écriture nous dit: Louez le Seigneur en ses saints. Si le Seigneur mérite notre louange pour les saints par lesquels lui-même opère des prodiges et des miracles, combien plus faut-il le louer pour celle par qui il a voulu se faire lui-même, se faire homme; lui qui est admirable, plus que toutes les autres merveilles!
 r. Ista est speciósa inter fílias Ierúsalem, sicut vidístis eam plenam caritáte et dilectióne, * In cubílibus, et in hortis arómatum. v. Ista est, quæ ascéndit de desérto, delíciis áffluens; * In cubílibus. v. Glória Patri. * In cubílibus.
 r. Belle, entre toutes les filles de Jérusalem, c'est bien ainsi que vous l'avez contemplée, remplie de dilection et de charité, * Dans ses retraites, et parmi les jardins d'aromates. v. C'est elle qui monte du désert, comblée de délices; * Dans. v. Gloire au Père. * Dans.
 
 Orémus.
 Prions.
 Adiuvet nos, quǽsumus, Dómine, gloriósæ Vírginis Maríæ intercéssio veneránda, † ut, eius muníti præsídiis, ad montem, qui Christus est, perveníre valeámus. Qui tecum.
 Aidez-nous, nous vous en prions, Seigneur, à intercéder auprès de la glorieuse Vierge Marie, afin que, protégés par son aide, nous soyons en mesure d'atteindre la montagne qui est le Christ.
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(c4) BE(g)ne(g)di(e)cá(fe)mus(d) Dó(fhg)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(ge/fe)o(d) grá(fhg)ti(fg)as.(g) (::)
(c4) BE(g)ne(g)di(e)cá(fe)mus(d) Dó(fhg)mi(fg)no.(g) r/.(::) De(ge/fe)o(d) grá(fhg)ti(fg)as.(g) (::)
 v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
 v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.