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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Médiæ noctis tempus est prophética vox ádmonet dicámus laudes ut Deo Patri semper ac Fílio,
Voici le temps de minuit où le prophète nous invite à chanter à Dieu nos louanges, au Père éternel et au Fils.
Sancto quoque Spirítui: perfécta enim Trínitas uniúsque substántiæ laudánda nobis semper est.
Et au Saint-Esprit : Honorons les pareillement : à jamais nous devons louer Dieu en Sa Trinité parfaite et dans Son unique substance.
Terrórem tempus hoc habet, quo, cum vastátor ángelus Ægypto mortem íntulit, delévit primogénita.
Cette fois-ci, la terreur est au rendez-vous, car, lorsque l'ange destructeur a apporté la mort en Égypte, il a anéanti les premiers-nés.
Hæc iustis hora salus est, quos tunc ibídem ángelus ausus puníre non erat, signum formídans sánguinis.
Cette heure, pour les justes, c'est le salut, alors, en cette heure même, l'ange ne s'est pas risqué à les punir, se dérobant au signe du sang.
Ægýptus flebat fórtiter tantórum diro fúnere; solus gaudébat Israel agni protéctus sánguine.
L'Égypte pleurait à chaudes larmes pour des funérailles si funestes ; seul Israël se réjouissait protégé par le sang de l'agneau.
Nos verus Israel sumus: lætámur in te, Dómine, hostem spernéntes et malum, Christi defénsi sánguine.
Le véritable Israël, c'est nous : Que nous soyons joyeux en Toi, Seigneur, repoussant l'ennemi et le mal, protégés par le sang du Christ.
Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória, ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
Rends-nous dignes, Roi très grand, d'être dans la gloire du royaume, afin que nous puissions mériter les louanges éternelles à Te chanter ensemble. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Salve dies, diérum glória, dies felix Christi victória, dies digna iugi lætítia, dies prima.
Salut, ô Jour qui es la gloire des jours ; salut, heureuse Victoire du Christ ; salut, Jour digne d'être éternellement célébré ; salut, ô le Premier des jours !
Lux divína cæcis irrádiat, in qua Christus inférnum spóliat, mortem vincit et reconcíliat summis ima.
C'est aujourd'hui que la divine Lumière ouvre les yeux des aveugles, que le Christ dépouille l'enfer, vainc la mort et réconcilie les hauteurs du ciel avec les abîmes de la terre.
Sempitérni regis senténtia sub peccáto conclúsit ómnia; ut infírmis supérna grátia subveníret,
La sentence de l'éternel Souverain avait permis que tous les êtres fussent soumis à la loi du péché, mais c'était pour qu'un jour la Grâce céleste vint en aide à la faiblesse des créatures :
Dei virtus et sapiéntia temperávit iram cleméntia, cum iam mundus in præcipítia totus iret.
la force et la sagesse de Dieu ont adouci alors, ont adouci alors, par la clémence, son antique colère. Il était temps : le monde était au bord du précipice.
Resurréxit liber ab ínferis restaurátor humáni géneris, ovem suam repórtans úmeris ad supérna.
Il ressuscite, Il sort en liberté de sa tombe, le Réparateur du genre humain ; Il prend sur son épaule sa brebis, qu'il rapporte au Ciel.
Angelórum pax fit et hóminum, plenitúdo succréscit órdinum, triumphántem laus decet Dóminum, laus ætérna.
La paix est conclue entre les anges et les hommes ; les Ordres célestes sont complétés. louange à ce Triomphateur ; louange éternelle !
Harmoníæ cæléstis pátriæ vox concórdet matris Ecclésiæ, «Allelúia» frequéntet hódie plebs fidélis.
Que la voix de l’Église notre mère s’accorde à l’harmonie de la céleste patrie, "qu’aujourd’hui le peuple des fidèles répète " l’« Alleluia ».
Triumpháto mortis império, triumpháli fruámur gáudio; in terra pax, et iubilátio sit in cælis. Amen.
Parce que nous avons triomphé de l’empire de la mort, goûtons la joie du triomphe, "paix sur la terre et jubilation " dans les cieux. Amen.
 Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
 Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
 Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
 Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
 Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
 Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
 Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
 Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
 Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
 Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
 Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
 Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
 Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
 Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
 Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 65 (66)
Psaume 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
I
I
 Iubiláte Deo, omnis terra, † psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
 Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
 Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
 Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
 Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
 Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
 Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
 Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
 Convértit mare in áridam, † et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
 Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
 Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, † óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
 Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
 Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
 Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
 qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
 Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
 Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
 Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
 Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
 Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
 Imposuísti hómines super cápita nostra, † transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
 Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
 Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
II
II
 Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
 J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
 quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
 que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
 Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
 Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
 Veníte, audíte, † et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
 Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
 Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
 Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
 Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
 Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
 Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
 C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
 Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
 Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
Incipit liber Esther 1, 1-3. 9-13. 15-16. 19; 2, 5-9a. 16-17
Du livre d'Esther
 Fuit in diébus Asuéri, qui regnávit ab India usque Æthiópiam super centum vigínti septem províncias, quando sedit in sólio regni sui in castris Susan, tértio ígitur anno impérii sui, fecit grande convívium cunctis princípibus et púeris suis, fortíssimis Persárum et Medórum, ínclitis et præféctis provinciárum coram se. Vasthi quoque regína fecit convívium feminárum in palátio régio, ubi rex Asuérus manére consuéverat.
 C'était au temps d'Assuérus, cet Assuérus dont l'empire s'étendait de l'Inde à l'Éthiopie, soit sur cent vingt-sept provinces. En ce temps-là, comme il siégeait sur son trône royal, à la citadelle de Suse, la troisième année de son règne, il donna un banquet, présidé par lui, à tous ses grands officiers et serviteurs chefs de l'armée des Perses et des Mèdes, nobles et gouverneurs de provinces. La reine Vasthi, de son côté, avait offert aux femmes un festin dans le palais royal d'Assuérus.
 Itaque die séptimo, cum rex esset hilárior potióne meri, præcépit Mauman et Bázatha et Harbóna et Bágatha et Abgatha et Zethar et Charchas, septem eunúchis qui in conspéctu eius ministrábant, ut introdúcerent regínam Vasthi coram rege, pósito super caput eius diadémate regni, ut osténderet cunctis pópulis et princípibus pulchritúdinem illíus: erat enim pulchra valde. Quæ rénuit et ad regis impérium quod per eunúchos mandáverat, veníre contémpsit; unde irátus rex et nímio furóre succénsus interrogávit sapiéntes, qui témpora nóverant, et illórum faciébat cuncta consílio sciéntium leges ac iura maiórum: "Secúndum legem quid opórtet fíeri Vasthi regínæ, quæ Asuéri regis impérium quod per eunúchos mandáverat, fácere nóluit?"
 Le septième jour, mis en gaieté par le vin, le roi ordonna à Mehumân, à Bizzeta, à Harbona, à Bigta, à Abgata, à Zétar et à Karkas, les sept eunuques attachés au service personnel du roi Assuérus, de lui amener la reine Vasthi coiffée du diadème royal, en vue de faire montre de sa beauté au peuple et aux grands officiers. Le fait est qu'elle était très belle. Mais la reine Vasthi refusa de venir selon l'ordre du roi que les eunuques lui avaient transmis. L'irritation du roi fut extrême et sa colère s'enflamma. Il s'adressa aux sages versés dans la science des lois - car c'est ainsi que les affaires du roi étaient traitées, en présence de tous ceux qui étaient versés dans la science de la loi et du droit. " Selon la loi, dit-il, que faut-il faire à la reine Vasthi pour n'avoir pas obtempéré à l'ordre du roi Assuérus que les eunuques lui transmettaient? "
 Respondítque Mamúchan, audiénte rege atque princípibus: "Non solum regem læsit regína Vasthi, sed et omnes príncipes et pópulos qui sunt in cunctis provínciis regis Asuéri. Si tibi, rex, placet, egrediátur edíctum a fácie tua et scribátur inter leges Persárum atque Medórum quas immutári illícitum est, ut nequáquam ultra Vasthi ingrediátur ad regem, sed regnum illíus áltera, quæ mélior illa est, accípiat."
 Et en présence du roi et des grands officiers Memukân répondit: " Ce n'est pas seulement contre le roi que la reine Vasthi a mal agi, c'est aussi contre tous les grands officiers et contre toutes les populations répandues à travers les provinces du roi Assuérus. Si tel est le bon plaisir du roi, qu'un édit émané de lui s'inscrive, irrévocable, parmi les lois des Perses et des Mèdes, pour interdire à Vasthi de paraître en présence du roi Assuérus, et que le roi confère sa qualité de reine à une autre qui vaille mieux qu'elle. "
 Erat vir Iudæus in Susan civitáte vocábulo Mardochæus, fílius Iair fílii Sémei fílii Cis de tribu Béniamin, qui translátus fúerat de Ierúsalem cum captívis qui ducti fúerant cum Iechonía rege Iudæ, quem Nabuchodónosor rex Babylónis transtúlerat. Qui fuit nutrícius fíliæ pátrui sui Edíssæ, quæ áltero nómine Esther vocabátur et utrúmque paréntem amíserat: pulchra aspéctu et decóra fácie. Mortuísque patre eius et matre, Mardochæus sibi eam adoptávit in fíliam. Et factum est, cum percrebruísset regis impérium, et iuxta mandátum illíus multæ vírgines pulchræ adduceréntur Susan et Egeo traderéntur, Esther quoque in domum regis in manus Egei custódis feminárum trádita est. Quæ plácuit ei et invénit grátiam in conspéctu illíus. Ducta est ítaque ad cubículum regis Asuéri mense décimo, qui vocátur Tebeth, séptimo anno regni eius. Et amávit eam rex plus quam omnes mulíeres; habuítque grátiam et favórem coram eo super omnes vírgines, et pósuit diadéma regni in cápite eius fecítque eam regnáre in loco Vasthi.
 Or, à la citadelle de Suse vivait un Juif nommé Mardochée, fils de Yaïr, fils de Shiméï, fils de Qish, de la tribu de Benjamin, qui avait été exilé de Jérusalem parmi les déportés emmenés avec le roi de Juda, Jékonias, par le roi de Babylone, Nabuchodonosor, et élevait alors une certaine Hadassa, autrement dit Esther, fille de son oncle, car orpheline de père et de mère. Elle avait belle prestance et agréable aspect, et, à la mort de ses parents, Mardochée l'avait prise avec lui comme si elle eût été sa fille. L'ordre royal et le décret proclamés, une foule de jeunes filles furent donc rassemblées à la citadelle de Suse et confiées à Hégé. Esther fut prise et amenée au palais royal. Or, confiée comme les autres à l'autorité de Hégé, gardien des femmes, la jeune fille lui plut et gagna sa faveur. Elle fut conduite au roi Assuérus, au palais royal, le dixième mois, qui est Tébèt, en la septième année de son règne, et le roi la préféra à toutes les autres femmes, elle trouva devant lui faveur et grâce plus qu'aucune autre jeune fille. Il posa donc le diadème royal sur sa tête et la choisit pour reine à la place de Vasthi.
 r. Confórta me, Rex, sanctórum principátum tenens, * Et da sermónem rectum et benesonántem in os meum. v. Da nobis, Dómine, locum pæniténtiæ, et ne claudas ora canéntium te, Dómine. * Et da. v. Glória Patri. * Et da.
 r. Ô Seigneur notre Roi, qui présides l'assemblée des saints, donne-moi de l'assurance, * Mets dans ma bouche un langage adapté, agréable. v. Accorde-nous, Seigneur, le temps de faire pénitence, ne referme pas la bouche de ceux qui te chantent! * Mets. v. Gloire au Père. * Mets.
In secundo nocturno, anno II)
Deuxième nocturne, année II)
Ex Epístulis sancti Augustíni epíscopi (Ep. 130, 8 ad Probam: CSEL 44, 56-57. 59-60)
Lettre de saint Augustin
 Ut quid per multa dispérgimur, et quærimus quid orémus, ac non pótius cum psalmo dícimus: Unam pétii a Dómino, hanc requíram: ut inhábitem in domo Dómini ómnibus diébus vitæ meæ, ut contémpler delectatiónem Dómini et vísitem templum sanctum eius? Ibi namque omnes dies non veniéndo et transeúndo fiunt omnes, nec inítium altérius est finis altérius; omnes sine fine simul sunt, ubi nec ipsa vita habet finem, cuius illi dies sunt.
 À quoi bon nous disperser de tous côtés et chercher ce que nous devons demander dans la prière? Disons plutôt avec le psaume: La seule chose que je demande au Seigneur, celle que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour savourer la douceur du Seigneur et fréquenter son temple. Là, en effet, tous les jours ne passent pas en arrivant et en disparaissant, et l'un ne commence pas quand l'autre finit: ils existent tous ensemble, ils n'ont pas de fin, car la vie elle-même, dont ils sont les jours, n'a pas de fin.
 Propter hanc adipiscéndam beátam vitam, ipsa vera Vita oráre nos dócuit; non in multilóquio, tamquam eo fiat, ut exaudiámur, quo loquacióres simus, cum eum orémus, qui novit, sicut ipse Dóminus ait, quid nobis necessárium sit, priúsquam petámus ab eo. Unde mirum vidéri potest, quamvis multilóquium prohibúerit, cur nos oráre sic adhortátus sit, qui novit quid nobis necessárium sit priúsquam petámus ab eo, ut dicéret: Opórtet semper oráre, nisi intellegámus quod Dóminus et Deus noster non voluntátem nostram sibi velit innotéscere, quam non potest ignoráre; sed exercéri in oratiónibus desidérium nostrum, quo possímus cápere quod præparat dare.
 Pour nous faire obtenir cette vie bienheureuse, celui qui est en personne la Vie véritable nous a enseigné à prier. Non pas avec un flot de paroles comme si nous devions être exaucés du fait de notre bavardage: en effet nous prions celui, comme dit le Seigneur lui-même, qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions. Alors, pourquoi, tout en nous défendant un flot de paroles, nous exhorte-t-il à la prière continuelle en nous disant: Il faut toujours prier, s'il sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions? Cela pourrait nous étonner, mais nous devons comprendre que notre Seigneur et notre Dieu ne veut pas être informé de notre désir, qu'il ne peut ignorer; mais veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'il s'apprête à nous donner.
 Illud enim valde magnum est, sed nos ad accipiéndum parvi et angústi sumus. Tanto quippe illud quod valde magnum est, sumémus capácius, quanto id et fidélius crédimus, et sperámus fírmius, et desiderámus ardéntius. In ipsa ergo fide et spe et caritáte continuáto desidério semper orámus.
 Car ce que Dieu s'apprête à nous donner est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité! C'est quelque chose de très grand, et nous serons d'autant plus capables de le recevoir que nous y croyons avec plus de foi, l'espérons avec plus d'assurance, et le désirons avec plus d'ardeur. C'est donc dans la foi, l'espérance et l'amour eux-mêmes, par la continuité du désir, que nous prions toujours.
 Sed ídeo per certa interválla horárum et témporum étiam verbis rogámus Deum, ut illis rerum signis nos ipsos admoneámus, quantúmque in hoc desidério profecérimus, nobis ipsis innotescámus, et ad hoc augéndum nos ipsos ácrius excitémus. Dígnior enim sequítur efféctus, quem fervéntior præcédit afféctus. Ac per hoc et quod ait Apóstolus: Sine intermissióne oráte, quid est áliud quam "beátam vitam"quæ nulla nisi ætérna est, ab illo, qui eam dare solus potest, "sine intermissióne desideráte?"
 Mais nous adressons aussi nos demandes à Dieu par des paroles, à intervalles déterminés selon les heures et les époques: c'est pour nous avertir nous-mêmes par ces signes concrets, pour nous faire connaître à nous-mêmes combien nous avons progressé dans ce désir, afin de nous stimuler nous-mêmes plus profondément à l'accroître encore. Un sentiment plus vif est suivi d'un progrès plus marqué. Ainsi l'ordre de l'Apôtre: Priez sans cesse, que peut-il signifier, sinon: "la vie bienheureuse", qui n'est autre que la vie éternelle auprès de celui qui est seul à pouvoir la donner, "désirez-la sans cesse?"
 r. Nos álium Deum néscimus præter Dóminum, in quo sperámus, * Qui non despíciat nos, nec amóvet salútem suum a génere nostro. v. Indulgéntiam eius fusis lácrimis postulémus, et humiliémus illi ánimas nostras. * Qui. v. Glória Patri. * Qui.
 r. Quant à nous, nous ne connaissons d'autre Dieu que le Seigneur en qui nous mettons notre espérance: * Il ne nous abandonnera pas, il ne retirera pas son salut de notre nation! v. Réclamons avec larmes son indulgence, humilions nos cœurs devant lui. * Il. v. Gloire au Père. * Il.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.