Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 4;
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(c4) CON(d)sors(e) pa(f)tér(g)ni(eg) lú(f)mi(e)nis,(f'_) (,)
lux(d) i(e)pse(f) lu(g)cis(eg) et(f) di(e)es,(ded.) (;)
no(e)ctem(c) ca(e)nén(gh)do(hi) rúm(h)pi(g)mus:(h'_) (,)
as(f)sí(h)ste(h) po(g)stu(ef)lán(g)ti(f)bus.(e.) (::d†Z)

2.
Au(d)fer(e) té(f)ne(g)bras(eg) mén(f)ti(e)um,(f'_) (,)
fu(d)ga(e) ca(f)tér(g)vas(eg) dǽ(f)mo(e)num,(ded.) (;)
ex(e)pél(c)le(e) som(gh)no(hi)lén(h)ti(g)am(h'_) (,)
ne(f) pi(h)gri(h)tán(g)tes(ef) ó(g)bru(f)at.(e.) (::d†Z)

3.
Sic,(d) Chri(e)ste,(f) no(g)bis(eg) óm(f)ni(e)bus(f'_) (,)
in(d)dúl(e)ge(f)as(g) cre(eg)dén(f)ti(e)bus,(ded.) (;)
ut(e) pro(c)sit(e) e(gh)xo(hi)rán(h)ti(g)bus(h'_) (,)
quod(f) præ(h)ci(h)nén(g)tes(ef) psál(g)li(f)mus.(e.)(::d†Z)

4.
Sit,(d) Chri(e)ste,(f) rex(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
ti(d)bi(e) Pa(f)trí(g)que(eg) gló(f)ri(e)a(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to,(h'_) (,)
in(f) sem(h)pi(h)tér(g)na(ef) sǽ(g)cu(f)la.(e.) (::)
A(efe)men.(de.) (::)
Consors patérni lúminis, lux ipse lucis et dies, noctem canéndo rúmpimus: assíste postulántibus.
Clarté de clarté, Toi, le Jour, Qui partages l'éclat du Père, Soutiens-nous dans notre prière, Quand nos chants déchirent la nuit.
Aufer tenébras méntium, fuga catérvas dæmonum, expélle somnoléntiam ne pigritántes óbruat.
Chasse les ténèbres de l'âme, fais fuir les troupes des démons ; dissipe notre somnolence et garde-nous de la paresse.
Sic, Christe, nobis ómnibus indúlgeas credéntibus, ut prosit exorántibus quod præcinéntes psállimus.
Montre Toi bienveillant, ô Christ, envers nous qui croyons en Toi ; que profite à ceux qui Te prient l'hymne chantée à Ta louange !
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
O sacrosáncta Trínitas, quæ cuncta condens órdinas, diem labóri députans noctem quiéti dédicas,
Trinité infiniment sainte, Tu fais toute chose avec ordre, assignant au jour au travail, destinant la nuit au repos.
Te mane, simul véspere, te nocte ac die cánimus; in tua nos tu glória per cuncta serva témpora.
C'est Toi que, le soir, le matin, le jour et la nuit, nous chantons ; garde-nous Toi-même en Ta gloire, à travers la suite de temps.
Nos ádsumus te cérnui en adorántes fámuli; vota precésque súpplicum hymnis adiúnge cælitum.
Nous sommes là pour T'adorer, humbles serviteurs prosternés ; permet que nos vœux, nos prières, se joignent aux hymnes du ciel.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sæculum. Amen.
Exauce-nous Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
annotation: 2d;
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(f3) UT(f) quid,(hg) Dó(h)mi(g)ne,(f) *() re(gh)ces(fe)sí(f)sti(gh) lon(f)ge?(f) (::)
E(h) u(h) o(h) u(g) a(ef) e.(f) (::)
   Ant. 1. Ut quid, Dómine, recessísti longe?
   Ant. 1. Seigneur, pourquoi Te tiens-Tu si loin ?
Psalmus 9 B (10)
Psaume 9 B (10)
Gratiarum actio
Action de grâces
Beati pauperes, quia vestrum est regnum Dei. (Lc 6, 20)
Heureux les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
I
I
   Ut quid, Dómine, stas a longe, * abscóndis te in opportunitátibus, in tribulatióne?
   Pourquoi, Seigneur, T'es-Tu retiré au loin, et dédaignes-Tu de me regarder au temps du besoin et de l'affliction?
   Dum supérbit, ímpius inséquitur páuperem; * comprehendántur in consíliis, quæ cógitant.
   Tandis que l'impie s'enorgueillit, le pauvre est consumé. Ils sont pris dans les desseins qu'ils méditent.
   Quóniam gloriátur peccátor in desidériis ánimæ suæ, * et avárus sibi benedícit.
   Car le pécheur se glorifie des désirs de son âme, et le méchant est félicité.
   Spernit Dóminum peccátor in arrogántia sua: * Non requíret, non est Deus."
   Le pécheur a irrité le Seigneur; à cause de la grandeur de sa colère, il ne se soucie de rien.
   Hæ sunt omnes cogitatiónes eius; * prosperántur viæ illíus in omni témpore.
   Dieu n'est point devant ses yeux; ses voies sont souillées en tout temps.
   Excélsa nimis iudícia tua a fácie eius; * omnes inimícos suos aspernátur.
   Tes jugements sont ôtés de devant sa face; il dominera sur tous ses ennemis.
   Dixit enim in corde suo: « Non movébor, * in generatiónem et generatiónem ero sine malo ».
   Car il a dit en son coeur: Je ne serai point ébranlé de génération en génération, je suis à l'abri du mal.
   Cuius maledictióne os plenum est et frauduléntia et dolo, * sub lingua eius labor et nequítia.
   Sa bouche est pleine de malédiction, d'amertume et de tromperie; sous sa langue sont la peine et la douleur.
   Sedet in insídiis ad vicos, * in occúltis intérficit innocéntem.
   Il est assis en embuscade avec les riches dans des lieux cachés, afin de tuer l'innocent.
   Oculi eius in páuperem respíciunt. * Insidiátur in abscóndito quasi leo in spelúnca sua.
   Ses yeux guettent le pauvre; il dresse des embûches en secret, comme un lion dans son repaire.
   Insidiátur, ut rápiat páuperem; * rapit páuperem, dum áttrahit in láqueum suum.
   Il se tient en embuscade pour enlever le pauvre, pour enlever le pauvre en l'attirant.
   Irruit et inclínat se, et míseri cadunt * in fortitúdine brachiórum eius.
   Il le terrassera dans son filet; il se baissera, et il tombera lorsqu'il se sera rendu maître des pauvres.
   Dixit enim in corde suo: « Oblítus est Deus; * avértit fáciem suam, non vidébit in finem ».
   Car il a dit en son coeur: Dieu a oublié; Il a détourné Son visage, pour ne jamais voir.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(f3) a/. Ut(f) quid,(hg) Dó(h)mi(g)ne,(f) () re(gh)ces(fe)sí(f)sti(gh) lon(f)ge?(f)
(::)
   Ant. Ut quid, Dómine, recessísti longe?
   Ant. Seigneur, pourquoi Te tiens-Tu si loin ?
annotation: 4*e;
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(c4) IN(f) æ(d)tér(e)num(f) *() Dó(g)mi(g)nus(e) re(f)gná(gh)bit(g) (`) et(f) ul(gf~)tra.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
   Ant. 2. In ætérnum Dóminus regnábit et ultra.
   Ant. 2. Le Seigneur régnera à jamais et dans l’éternité.
II
II
   Exsúrge, Dómine Deus; exálta manum tuam, * ne obliviscáris páuperum.
   Lève-Toi, Seigneur Dieu; que Ta main s'élève: n'oublie pas les pauvres.
   Propter quid spernit ímpius Deum? * Dixit enim in corde suo: "Non requíres".
   Pourquoi l'impie a-t-il irrité Dieu? C'est qu'il a dit en son coeur: Il ne S'en souciera pas.
   Vidísti: tu labórem et dolórem consíderas, * ut tradas eos in manus tuas.
   Tu le vois ; car Tu considères la peine et la douleur, pour les livrer entre Tes mains.
   Tibi derelíctus est pauper, * órphano tu factus es adiútor.
   C'est à Toi qu'a été laissé le soin du pauvre; Tu seras le protecteur de l'orphelin.
   Cóntere bráchium peccatóris et malígni; * quæres peccátum illíus et non invénies.
   Brisz le bras du pécheur et du méchant ; on cherchera son péché, et on ne le trouvera pas.
   Dóminus rex in ætérnum et in sǽculum sǽculi: * periérunt gentes de terra illíus.
   Le Seigneur régnera éternellement et dans les siècles des siècles; et vous, nations, vous disparaîtrez de Sa terre.
   Desidérium páuperum exaudísti, Dómine; * confirmábis cor eórum, inténdes aurem tuam
   Le Seigneur a exaucé le désir des pauvres ; Ton oreille a entendu la prière de leur coeur,
   iudicáre pupíllo et húmili, * ut non appónat ultra indúcere timórem homo de terra.
   pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, afin que l'homme n'entreprenne plus de s'élever sur la terre.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. In(f) æ(d)tér(e)num(f) () Dó(g)mi(g)nus(e) re(f)gná(gh)bit(g) (`) et(f) ul(gf~)tra.(e)
(::)
   Ant. In ætérnum Dóminus regnábit et ultra.
   Ant. Le Seigneur régnera à jamais et dans l’éternité.
annotation: 8g;
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(c4) TU,(h) Dó(f)mi(fg)ne,(g) *() ser(g)vá(h)bis(g) nos,(f) (,) et(g) cu(h)stó(jvIH)di(i)es(h) nos.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Tu Dómine, servábis nos, et custódies nos.
   Ant. 3. Toi, Seigneur, Tu nous garderas, et Tu nous protégeras.
Psalmus 11 (12)
Psaume 11
Invocatio contra superbos
Invocation contre les superbes
Propter nos pauperes Pater Filium dignatus est mittere. (S. Augustinus)
Pour nous les pauvres, le Père a daigné envoyer Son fils (S. Augustin)
   Salvum me fac, Dómine, quóniam defécit sanctus, * quóniam deminúti sunt fidéles a fíliis hóminum.
   Sauve-moi, Seigneur, car il n'y a plus de saint, car les vérités ont été diminuées par les enfants des hommes.
   Vana locúti sunt unusquísque ad próximum suum; * in lábiis dolósis, in dúplici corde locúti sunt.
   Chacun ne dit à son prochain que des choses vaines; leurs lèvres sont trompeuses, et ils parlent avec un coeur double.
   Dispérdat Dóminus univérsa lábia dolósa * et linguam magníloquam.
   Que le Seigneur détruise toutes les lèvres trompeuses, et la langue qui se vante avec jactance.
   Qui dixérunt: "Lingua nostra magnificábimur, lábia nostra a nobis sunt; * quis noster dóminus est?"
   Ils ont dit: Nous ferons de grandes choses par notre langue; nos lèvres ne dépendent que de nous. Qui est notre maître?
   "Propter misériam ínopum et gémitum páuperum, nunc exsúrgam, dicit Dóminus; * ponam in salutári illum, quem despíciunt."
   A cause de la misère des malheureux et du gémissement des pauvres, Je Me lèverai maintenant, dit le Seigneur. Je procurerai leur salut; J'agirai en cela avec une entière puissance.
   Elóquia Dómini elóquia casta, * argéntum igne examinátum, separátum a terra, purgátum séptuplum.
   Les paroles du Seigneur sont des paroles pures: c'est un argent éprouvé au feu, purifié dans la terre, et raffiné sept fois.
   Tu, Dómine, servábis nos et custódies nos * a generatióne hac in ætérnum.
   C'est Toi, Seigneur, qui nous garderas, et qui nous préserveras à jamais de cette génération.
   In circúitu ímpii ámbulant, * a cum exaltántur sordes inter fílios hóminum.
   Les impies vont et viennent à l'entour. Selon la profondeur de Ta sagesse, Tu as multiplié les enfants des hommes.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Tu,(h) Dó(f)mi(fg)ne,(g) () ser(g)vá(h)bis(g) nos,(f) (,) et(g) cu(h)stó(jvIH)di(i)es(h) nos.(g)
(::)
   Ant. Tu Dómine, servábis nos, et custódies nos.
   Ant. Toi, Seigneur, Tu nous garderas, et Tu nous protégeras.
   v. Díriget Dóminus mansuétos in iudício. r. Docébit mites vias suas.
   v. Le Seigneur dirigera les doux dans la justice. r. Il enseignera aux humbles Ses voies.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Thobis 3, 7-15
Du livre de Tobie
   Contigit Saræ fíliæ Ráguel, qui erat Ecbátanis Médiæ, ut ipsa audíret impropéria ab una ex ancíllis patris sui, quóniam trádita erat viris septem, et Asmódeus dæmónium nequíssimum occidébat eos, ántequam cum illa fíerent, sicut est sólitum muliéribus. Et dixit illi ancílla: "Tu es, quæ suffócas viros tuos! Ecce iam trádita es viris septem, et némine eórum frúita es. Quid nos flagéllas causa virórum tuórum, quia mórtui sunt? Vade cum illis, nec ex te videámus fílium aut fíliam in perpétuum." In illa die contristáta est ánimo puélla et lacrimáta est et ascéndens in superiórem locum patris sui vóluit láqueo se suspéndere. Et cogitávit íterum et dixit: "Ne forte impróperent patri meo et dicant: "Unicam habuísti fíliam caríssimam, et hæc láqueo se suspéndit ex malis"; et dedúcam senéctam patris mei cum tristítia ad ínferos. Utílius mihi est non me láqueo suspéndere, sed deprecári Dóminum ut móriar et iam impropéria non áudiam in vita mea."
   Il advint que Sarra, fille de Ragouël, habitant d'Ecbatane en Médie, entendit les insultes d'une servante de son père. Il faut savoir qu'elle avait été donnée sept fois en mariage, et qu'Asmodée, le pire des démons, avait tué ses maris l'un après l'autre, avant qu'ils se soient unis à elle comme de bons époux. Et la servante de dire: " Oui, c'est toi qui tues tes maris! En voilà déjà sept à qui tu as été donnée, et tu n'as pas eu de chance une seule fois! Si tes maris sont morts, ce n'est pas une raison pour nous châtier! Va donc les rejoindre, qu'on ne voie jamais de toi ni garçon ni fille! " Ce jour-là, elle eut du chagrin, elle sanglota, elle monta dans la chambre de son père, avec le dessein de se pendre. Puis, à la réflexion, elle pensa: " Et si l'on blâmait mon père? On lui dira: "Tu n'avais qu'une fille chérie, et, de malheur, elle s'est pendue!" Je ne veux pas affliger la vieillesse de mon père jusqu'au séjour des morts. Je ferais mieux de ne pas me pendre, et de supplier le Seigneur de me faire mourir, afin que je n'entende plus d'insultes pendant ma vie. "
   Porréctis mánibus ad fenéstram, Sara deprecáta est et dixit: "Benedíctus es, Dómine Deus miséricors, et benedíctum est nomen tuum sanctum et honorábile in sæcula. Benedícant tibi ómnia ópera tua in ætérnum. Et nunc, Dómine, ad te fáciem meam et óculos meos diréxi."
   Sarra étendit les bras du côté de la fenêtre, elle pria ainsi: Tu es béni, Dieu de miséricorde! Que ton Nom soit béni dans les siècles, et que toutes tes œuvres te bénissent dans l'éternité! Et maintenant, je lève mon visage et je tourne les yeux vers toi.
   "Iube me dimítti désuper terram, et ne áudiam iam impropéria. Tu scis, Dómine, quóniam munda sum ab omni immundítia viri et non coinquinávi nomen meum neque nomen patris mei in terra captivitátis meæ. Unica sum patri meo, et non habet álium fílium qui possídeat hereditátem illíus, neque frater est illi próximus neque propínquus illi, ut custódiam me illi uxórem. Iam periérunt mihi septem, et ut quid mihi adhuc vívere? Et si non tibi vidétur, Dómine, occídere me, ímpera ut respiciátur in me et misereátur mei, et ne iam impropérium áudiam."
   Que ta parole me délivre de la terre, je ne veux plus m'entendre outrager! Tu le sais, toi, Seigneur, je suis restée pure, aucun homme ne m'a touchée, je n'ai pas déshonoré mon nom, ni celui de mon père, sur ma terre d'exil. Je suis la fille unique de mon père, il n'a pas d'autre enfant pour héritier, il n'a pas de frère auprès de lui, il ne lui reste aucun parent, à qui je doive me réserver. J'ai perdu déjà sept maris, pourquoi devrai-je vivre encore? S'il te déplaît de me faire mourir, regarde-moi avec pitié, je ne veux plus m'entendre outrager!
   r. Peto, Dómine, ut de vínculo impropérii huius absólvas me, aut certe désuper terram erípias me; * Ne reminiscáris delícta mea vel paréntum meórum, neque vindíctam sumas de peccátis meis, quia éruis sustinéntes te, Dómine. v. Qui regis Israel, inténde, qui dedúcis velut ovem Ioseph. * Ne reminiscáris. v. Glória Patri. * Ne reminiscáris.
   r. Je te conjure, Seigneur, de me délivrer des entraves de cet opprobre, ou, sinon, de m'ôter de la surface de la terre! * Ne garde pas mémoire de mes offenses ni de celles de mes pères, ne m'inflige aucun châtiment pour mes péchés, Seigneur, car tu délivres ceux qui ne se lassent pas d'espérer en toi. v. Berger d'Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ta brebis. * Ne garde pas mémoire. v. Gloire au Père. * Ne garde pas mémoire.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Homilíis sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi in Epístulam ad Romános (Hom. 10, 6: PG 60, 482-483)
Homélie de saint Jean Chrysostome sur l'Épître aux Romains
   Idcírco quod ómnium nobis caríssimum est, ánimam nempe, iubet Dóminus noster secúndam in amóre poni; quia ipse maiórem in modum et super ómnia vult a nobis amári. Etenim et nos cum non ádmodum erga áliquem affícimur, illíus amórem non multum curámus, etsi magnus sit et illústris; cum vero quémpiam sincére amámus, etsi vilis tenuísque sit, eius mútuum amórem magni fácimus. Ideo ille non solum a nobis amári, sed étiam pro nobis contumeliósa illa pati, glóriam vocábat. Verum illa ob dilectiónem tantum glória erant; quæ autem nos pro ipso passi fuérimus, non propter amórem tantum, sed étiam propter amáti glóriam et dignitátem, glória vere vocéntur et fúerint.
   La raison pour laquelle notre Seigneur nous ordonne de mettre en seconde position après son amour, notre âme, qui est pourtant notre bien le plus cher, est qu'il veut être aimé de nous à l'extrême et plus que tout. Nous-mêmes, lorsque nous n'avons pas de forte inclination pour quelqu'un, nous n'avons pas un violent besoin de son amitié, même s'il est puissant et connu; mais si nous aimons quelqu'un de toute la chaleur de notre cœur, même si notre aimé est d'humble condition, même s'il est un petit, être aimé de lui est pour nous un très grand honneur. C'est pourquoi le Christ appelait gloire non seulement l'amour que nous lui portons, mais aussi tous les outrages qu'il a soufferts pour nous. Cependant, seul l'amour transformait ce mal en gloire. Quant à nos souffrances, celles que nous endurons pour lui non seulement par amour, mais aussi pour la grandeur de celui que nous aimons et sa dignité, elles recevront le nom de gloire à juste titre, et seront réellement glorieuses.
   Quasi ergo ad corónas máximas, ad perícula pro ipso subeúnda currámus, nec paupertátem, vel morbum, vel moléstiam, vel sycophántiam, vel ipsam mortem gravem et moléstam esse putémus, cum hæc propter illum sustinénda sint. Nam si sapiámus, magnum inde fructum decerpémus; quemádmodum nisi sapiámus, ne a contráriis quidem áliquid boni lucrábimur. Perpénde autem: tibi quíspiam moléstus est, et adversátur? Ad vigilándum te ille próvocat, occasionémque tibi præbet, ut sis Deo símilis. Si insidiántem tibi díligas, símilis eris ei qui solem oríri facit super malos et bonos. Alius tibi pecúnias ábripit? Si generóse feras, eámdem recípies mercédem, quam si qui ómnia paupéribus largiúntur. Nam rapínam facultátum vestrárum, inquit, cum gaúdio excepístis, sciéntes vos meliórem habére et manéntem in cœlis substántiam.
   Pour lui courons donc au danger comme aux plus belles couronnes, et ne considérons ni la pauvreté, ni la maladie, ni les injures, ni la délation, ni même la mort, comme lourdes et pénibles, puisque nous les supportons pour lui. Si nous sommes vigilants, de toutes ces épreuves nous tirerons les plus grands biens; pareillement, si nous ne sommes pas vigilants, même des situations contraires nous ne récolterons aucun fruit profitable. Regarde donc: quelqu'un te cherche noise et tracas? Il te dispose à rester vigilant et t'offre l'occasion de ressembler à Dieu. Car si tu aimes celui qui conspire contre toi, tu seras semblable à celui qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Un autre t'enlève ta fortune? Si tu le supportes avec noblesse, tu recevras le même salaire que ceux qui ont tout dépensé pour les pauvres. En effet: Vous avez accepté avec joie la spoliation de vos biens, dit l'Écriture, sachant que vous possédez une richesse meilleure, et qui durera dans les cieux.
   Maledíctis et convíciis te quíspiam incéssit? Seu vera, seu falsa illa sint, corónam tibi máximam néxuit, si æquo ánimo feras. Nam sycophánta magnam nobis mercédem concíliat. Gaudéte, inquit, et exsultáte, cum omne malum díxerint advérsum vos, mentiéntes; quia merces vestra copiósa est in cœlis; cumque vera dicit étiam, multum prodest, si tamen dicta patiénter ferámus. Etenim Pharisæus ille vera contra publicánum proferébat; at de publicáno iustum effécit. Quid opus est síngula prósequi? Nam Iobi certámina perpendénti licet ómnia accuráte díscere. Ideóque Paulus dicébat: Si Deus pro nobis, quis contra nos?
   Quelqu'un a mal parlé de toi et t'a outragé? Vérité ou mensonge, il t'a tressé une belle couronne si tu supportes l'injure avec douceur. Car le calomniateur nous procure aussi un beau salaire: Réjouissez-vous, dit le Seigneur, soyez dans l'allégresse, lorsqu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous, car votre salaire est grand dans les cieux. Mais celui qui nous dit la vérité nous est aussi très utile, si toutefois nous supportons ses paroles avec patience. Car le pharisien disait la vérité, en parlant mal du publicain; et pourtant, du publicain il fit un juste. Mais pourquoi ces exemples cités l'un après l'autre? Énumérer les malheurs de Job suffirait à comprendre parfaitement. C'est pourquoi Paul disait: Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?
   r. Sufficiébat nobis paupértas nostra, ut divítiæ computaréntur; numquam fuísset pecúnia ipsa pro qua misísti fílium nostrum, * Báculum senectútis nostræ. v. Heu me! fili mi, ut quid te misímus peregrinári, lumen oculórum nostrórum? * Báculum. v. Glória Patri. * Báculum.
   r. Notre pauvreté nous suffisait, nous tenait lieu de richesse; ah! si seulement cet argent n'avait jamais existé, tu n'aurais pas, à cause de lui, envoyé notre fils, * Le bâton de notre vieillesse! v. Hélas! mon fils! Pourquoi t'avoir envoyé en pèlerin, toi, la lumière de nos yeux? * Le bâton. v. Gloire au Père. * Le bâton.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui sacræ legis ómnia constitúta in tua et próximi dilectióne posuísti, da nobis, ut, tua præcépta servántes, * ad vitam mereámur perveníre perpétuam. Per Dóminum.
   Dieu, Toi qui as résumé tous les préceptes de la Loi sacrée dans l'amour pour Toi et le prochain, accorde-nous, moyennant leur observance, de parvenir à la vie éternelle.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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