Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Christe, pastórum caput atque princeps, géstiens huius celebráre festum, débitas sacro pia turba psallit cármine laudes.
O Christ, tête et prince des pasteurs, désirant célébrer cette fête, la foule pieuse chante des louanges sacrées avec des chants dévoués.
pro papa:
Pour un pape :
Quas oves déderas, ovíle orbis ut totus fíeret sacrátum, hic tuo nutu pósitus suprémo cúlmine rexit.
Que celui que Tu avais donné pour que le monde entier devienne un troupeau sacré, celui-ci, établi par Ta volonté, l’a gouverné du haut de la plus haute position.
pro episcopo:
Pour un évêque :
Strénuum bello púgilem supérni chrísmatis pleno tuus unxit intus Spíritus dono, posuítque sanctam páscere gentem.
Ton Esprit l'a oint intérieurement avec le don de l'huile sacrée, en faisant de lui un combattant courageux dans la bataille, Il l'a établi pour paître le peuple saint.
pro presbytero:
Pour un prêtre :
Hunc tibi eléctum fáciens minístrum ac sacerdótem sócians, dedísti dux ut astaret pópulo fidélis ac bonus altor.
L'ayant choisi comme ministre pour Toi, et l'ayant associé comme prêtre, Tu l'as donné comme guide fidèle et bon pasteur pour se tenir auprès du peuple.
Hic gregis ductor fuit atque forma, lux erat cæco, mísero levámen, próvidus cunctis pater omnibúsque ómnia factus.
Il fut le guide du troupeau et le modèle, lumière pour l'aveugle, soutien pour le misérable, Père prévoyant pour tous, il devint tout pour chacun.
Christe, qui sanctis méritam corónam reddis in cælis, dócili magístrum fac sequi vita, similíque tandem fine potíri.
O Christ, Toi qui rends aux saints La couronne méritée dans les cieux, fais que nous suivions notre maître avec une vie docile et qu'enfin nous obtenions une fin semblable.
Æqua laus summum célebret Paréntem teque, Salvátor, pie rex, per ævum; Spíritus Sancti résonet per omnem glória mundum.
Louange égale célèbre le Père suprême et Toi, Sauveur, roi pieux, à travers les âges ; Que la gloire de l'Esprit Saint résonne à travers le monde entier.
   Ant. 1. Exsúrge, Dómine, in adiutórium mihi.
   Ant. 1. Lève-Toi, Seigneur, et viens à mon aide.
Psalmus 34 (35), 1-2. 3c. 9-19. 22-23. 27-28
Psaume 34 (35), 1-2. 3c. 9-19. 22-23. 27-28
Dominus salvator in persecutione
Congregati sunt ... et consilium fecerunt, ut Iesum dolo tenerent et occiderent. (Mt 26, 3. 4)
I
I
   Iúdica, Dómine, iudicántes me; * impúgna impugnántes me.
   Juge, Seigneur, ceux qui me font du mal; combats ceux qui me combattent.
   Apprehénde clípeum et scutum et exsúrge in adiutórium mihi. * Dic ánimæ meæ: "Salus tua ego sum."
   Prends Tes armes et Ton bouclier, et leve-Toi pour me secourir. Dis à mon âme: Je suis ton salut.
   Anima autem mea exsultábit in Dómino * et delectábitur super salutári suo.
   Mais mon âme se réjouira dans le Seigneur, et mettra ses délices dans son Sauveur.
   Omnia ossa mea dicent: * "Dómine, quis símilis tibi?
   Tous mes os diront: * Seigneur, qui T'est semblable, à Toi,
   Erípiens ínopem de manu fortiórum eius, * egénum et páuperem a diripiéntibus eum."
   qui arraches le pauvre des mains de ceux qui sont plus forts que lui; l'indigent et le pauvre à ceux qui le dépouillent?
   Surgéntes testes iníqui, *quæ ignorábam, interrogábant me;
   Des témoins iniques se sont élevés; ils m'ont interrogé sur ce que j'ignorais.
   retribuébant mihi mala pro bonis, * desolátio est ánimæ meæ.
   Ils n'ont rendu le mal pour le bien; c'était la stérilité pour mon âme.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Exsúrge, Dómine, in adiutórium mihi.
   Ant. Lève-Toi, Seigneur, et viens à mon aide.
   Ant. 2. Iúdica causam meam; defénde, quia potens es, Dómine.
   Ant. 2. Juge ma cause ; défends-moi, car Tu es puissant, Seigneur.
II
II
   Ego autem, cum infirmaréntur, * induébar cilício,
   Mais moi, quand ils me tourmentaient, je me revêtais d'un cilice.
   humiliábam in ieiúnio ánimam meam, * et orátio mea in sinu meo convertebátur.
    J'humiliais mon âme par le jeûne, et ma prière retournait dans mon sein.
   Quasi pro próximo et quasi pro fratre meo ambulábam, * quasi lugens matrem contristátus incurvábar.
   J'avais pour eux la même compassion que pour un proche ou un frère; je me courbais comme dans le deuil et la tristesse.
   Cum autem vacillárem, lætáti sunt et convenérunt; * convenérunt contra me percutiéntes, et ignorávi.
   Et ils se sont réjouis, et se sont assemblés contre moi; les malheurs se sont réunis sur moi, sans que j'en connusse la raison.
   Diripuérunt et non desistébant; tentavérunt me, subsannavérunt me subsannatióne, * frenduérunt super me déntibus suis.
   Ils ont été dispersés; mais, sans componction, ils m'ont de nouveau mis à l'épreuve; ils m'ont accablé d'insultes; ils ont grincé des dents contre moi.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Iúdica causam meam; defénde, quia potens es, Dómine.
   Ant. Juge ma cause ; défends-moi, car Tu es puissant, Seigneur.
   Ant. 3. Lingua mea, tota die, meditábitur iustítiam tuam.
   Ant. 3. Ma langue, tout le jour, a médité Ta justice.
III
III
   Dómine, quámdiu aspícies? Restítue ánimam meam a malignitáte eórum, * a leónibus únicam meam.
   Seigneur, quand regarderas-Tu ? Sauve mon âme de leur malignité; arrache mon unique à ces lions.
   Confitébor tibi in ecclésia magna, * in pópulo multo laudábo te.
   Je Te célébrerai dans une grande assemblée; je Te louerai au milieu d'un peuple nombreux.
   Non supergáudeant mihi inimíci mei mendáces, * qui odérunt me gratis et ánnuunt óculis.
   Qu'ils ne se réjouissent point à mon sujet, ceux qui m'attaquent injustement, qui me haïssent sans raison et qui clignent des yeux.
   Vidísti, Dómine, ne síleas; * Dómine, ne discédas a me.
   Tu as vu, Seigneur; ne reste pas en silence; * Seigneur, ne T'éloigne pas de moi.
   Exsúrge et evígila ad iudícium meum, * Deus meus et Dóminus meus, ad causam meam.
   Lève-Toi et prends soin de mon droit; mon Dieu et mon Seigneur, défends ma cause.
   Exsúltent et læténtur, qui volunt iustítiam meam, * et dicant semper: «Magnificétur Dóminus, qui vult pacem servi sui».
   Qu'il soient dans l'allégresse et la joie, ceux qui veulent ma justification; et qu'ils disent sans cesse: Gloire au Seigneur, ceux qui désirent la paix de Son serviteur.
   Et lingua mea meditábitur iustítiam tuam, * tota die laudem tuam.
   Et ma langue célébrera Ta justice, et Ta louange tout le jour.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Lingua mea, tota die, meditábitur iustítiam tuam.
   Ant. Ma langue, tout le jour, a médité Ta justice.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Libro Sirácidæ 42, 15-26; 43, 29-37
Du livre de Ben Sirac
   Memor ero óperum Dómini et, quæ vidi, annuntiábo: in sermónibus Dómini ópera eius, et factum est in voluntáte sua iudícium. Sol illúminans per ómnia respéxit, et glória Dómini plenum est opus eius. Non valent sancti Dómini enarráre ómnia mirabília eius. Confirmávit Dóminus exércitus suos stabilíri coram glória sua. Abýssum et cor hóminum investigávit et in astútia eórum excogitávit.
   Je ferai mémoire à présent des ouvrages du Seigneur, je publierai ce que j'ai vu. Les œuvres de Dieu sont produites par sa parole (, et la création obéit à sa volonté.) Le soleil, qui les éclaire, les contemple toutes; l'œuvre du Seigneur est pleine de sa gloire. Le Seigneur (n'a pas donné pouvoir aux saints de raconter) toutes ses merveilles. Le Seigneur (a donné à ses armées la force de) subsister devant sa gloire. Il sonde l'abîme et le cœur humain; il en pénètre les plus subtiles pensées.
   Cognóvit enim Dóminus omnem sciéntiam et inspéxit in signum ævi annúntians quæ præteriérunt et quæ superventúra sunt, et revélans vestígia occultórum. Non præterit illum omnis cogitátus, et non abscóndit se ab eo ullus sermo. Magnália sapiéntiæ suæ ordinávit, únicus est ante sæculum et usque in sæculum; neque augétur neque minúitur et non eget alicúius consílio. Quam desiderabília ómnia ópera eius, et tamquam scintílla spectátu! Omnia hæc vivunt et manent in sæculum, et in omni necessitáte ómnia obáudiunt ei; ómnia duplícia, unum contra unum, et non fecit quidquam defíciens. Alterum altérius confírmat bonum; et quis satiábitur videns glóriam eius? Multa dicémus et deficiémus verbis; consummátio autem sermónum: "Ipse est ómnia!" Glorificántes ad quid valébimus? Ipse enim Magnus super ómnia ópera sua. Terríbilis Dóminus et magnus veheménter, et mirábilis poténtia ipsíus.
   Car le Seigneur connaît tout ce qui se peut savoir, il voit les signes des temps à venir; il annonce le passé et l'avenir, il découvre les traces des choses cachées. Aucune pensée ne lui échappe, aucune (parole ne lui est cachée.). Il a rehaussé les merveilles de sa sagesse, il est avant tous les siècles, et sera éternellement. On ne peut ni rien ajouter à ce qu'il est, ni en rien ôter; il n'a besoin du conseil de personne. Combien ses œuvres sont-elles aimables! Et ce qu'on en peut voir n'est qu'une étincelle. Ces œuvres vivent et subsistent à jamais, elles lui obéissent pour tout usage. Toutes les choses vont par deux, l'une opposée à l'autre; il n'a rien fait qui soit défectueux, il a affermi ce que chacune a de bon; qui pourra se rassasier de voir la gloire du Seigneur? Nous dirons beaucoup de choses, mais les mots manqueront; l'abrégé de tout notre discours est: " Il est (toutes choses). " Comment pourrons-nous arriver à le glorifier? Car le Tout-Puissant est au-dessus de toutes ses œuvres. Le Seigneur est terrible, il est souverainement grand, sa puissance est merveilleuse.
   Glorificántes Dóminum exaltáte, quantumcúmque potuéritis: supervalébit enim adhuc, et admirábilis magnificéntia eius. Exaltántes eum replémini virtúte; ne laborétis, non enim perveniétis usquam. Quis vidit eum et enarrábit? Et quis magnificábit eum sicut est? Multa abscóndita sunt maióra his; pauca enim vídimus óperum eius. Omnia autem Dóminus fecit et pie agéntibus dedit sapiéntiam.
   Élevez la gloire du Seigneur aussi haut que vous pourrez, elle l'emportera encore; et sa grandeur est admirable. En l'exaltant, rassemblez toutes vos forces; ne vous lassez point; vous n'arriverez jamais [à sa hauteur]. Qui pourra raconter ce qu'il aura vu de lui? Qui est capable de le louer tel qu'il est? Beaucoup de secrets sont plus grands que tout ceci; nous ne voyons qu'un petit nombre de ses œuvres. Le Seigneur a fait toutes choses; il donne la sagesse à ceux qui vivent avec piété.
   
   In secundo nocturno, anno I
   Deuxième nocturne, année I
   Ex Enarratiónibus sancti Augustíni epíscopi in psalmos (En. in ps. 62, 4: CCL 39, 796)
   Commentaire de saint Augustin sur le psaume 62
   Dicit quibúsdam Apóstolus: Surge qui dormis, et exsúrge a mórtuis; et illuminábit te Christus. Numquid córpore dormiéntem excitábat Apóstolus? Sed excitábat ánimam dormiéntem, quando ad hoc eam excitábat ut illuminarétur a Christo. Ergo secúndum ipsas vigílias dicit iste: Deus, Deus meus, ad te de luce vígilo. Non enim vigiláres in te, nisi orirétur lux tua, quæ te de somno excitáret. Illúminat enim ánimas Christus, et facit eas vigiláre; si autem lumen suum détrahat, obdórmiunt.
   L'Apôtre dit à certains hommes: Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. Est-ce un homme endormi du sommeil du corps que tentait de réveiller l'Apôtre? Non, car c'est l'âme endormie qu'il réveillait ainsi, et s'il la réveillait, c'était pour qu'elle fût illuminée par le Christ. Il s'agit donc de cet état de veille dont le psalmiste dit: Dieu, tu es mon Dieu, je veille pour te chercher dès les lueurs de l'aube. Car tu ne veillerais pas en toi-même, si ne se levait ta lumière, pour te tirer du sommeil. Le Christ, en effet, illumine les âmes et les tient éveillées; qu'il retire sa lumière, et elles retombent dans le sommeil.
   Ideo enim illi dícitur in álio psalmo: Illúmina óculos meos, ne umquam obdórmiam in morte. Aut si ab illo avérsæ obdórmiunt, præsens est illis lumen, et non possunt vidére, quia dórmiunt. Quómodo et córpore qui dormit inter diem, iam ortus est sol, iam dies calet, et ille tamquam in nocte est, quia non vígilat ut vídeat iam ortum diem, sic quibúsdam iam præsénte Christo, iam prædicáta veritáte, inest adhuc somnus ánimæ.
   C'est pour cela qu'il est dit au Christ, dans un autre psaume: Donne la lumière à mes yeux, garde-moi du sommeil de la mort. Ou bien, si, venant à se détourner du Christ, les âmes s'endorment, la lumière leur est présente, mais elles ne peuvent la voir, puisqu'elles dorment. C'est comme celui qui dort d'un sommeil corporel en plein jour: le soleil est déjà levé, la chaleur monte, mais le dormeur est, pour ainsi dire, dans la nuit, n'étant pas dans cet état de veille qui lui permettrait de voir luire la clarté du jour déjà levé; et il en va de même pour certains: le Christ est déjà présent, la vérité a déjà été proclamée, pourtant le sommeil de l'âme est encore profond.
   Illis ergo vos, si vigilétis, dicétis cotídie: Surge qui dormis, et exsúrge a mórtuis; et illuminábit te Christus. Vita enim vestra, et mores vestri vigiláre debent in Christo, ut séntiant álii, pagáni dormiéntes, et ad sónitum vigiliárum vestrárum exciténtur, et ipsi excútiant somnum, et incípiant in Christo vobíscum dícere: Deus, Deus meus, ad te de luce vígilo.
   À ceux-là donc, si vous êtes à l'état de veille, vous direz chaque jour: Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. C'est votre vie, en effet, c'est votre conduite, qui doivent être éveillées, vigilantes, dans le Christ, afin que les autres perçoivent cela, les païens endormis, et qu'au son de vos vigiles, de vos veilles, ils soient réveillés, et qu'ils secouent eux-mêmes leur sommeil pour commencer à dire avec vous dans le Christ: Dieu, tu es mon Dieu, je veille pour te chercher dès les lueurs de l'aube.
   r. Ecce dies véniunt, dicit Dóminus, et suscitábo David germen iustum; et regnábit rex et sápiens erit et fáciet iudícium et iustítiam in terra. * Et hoc est nomen quod vocábunt eum: Dóminus iustus noster. v. In diébus illis salvábitur Iuda, et Israel habitábit confidénter. * Et hoc. v. Glória Patri. * Et hoc.
   r. Voici venir des jours, oracle du Seigneur, où je ferai lever pour David un Germe juste: il régnera en vrai roi, il agira avec sagesse, il exercera le droit et l'équité dans le pays. * Voici le nom qu'on lui donnera: Le-Seigneur-est-notre-justice. v. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Israël habitera en sécurité. * Voici. v. Gloire au Père. * Voici.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu Nicólai Cabásilas De vita in Christo (Lib. 1: PG 150, 502-503)
Traité de Nicolas Cabasilas sur la vie en Christ
   Vitam in Christo non in ventúro tantum sæculo affutúram, sed in præsénti étiam adésse sanctis, et secúndum illam eos vívere atque operári, perspícuum fit. Unde autem ita vívere líceat, et quod Paulus ait, in novitáte vitæ ambuláre, quid, inquam, faciéntibus Christus ita coniungátur et adhæréscat, aut quo nómine res appellánda est, disserémus.
   Il est manifeste que la vie en Christ trouve sa réalisation non seulement dans le monde à venir mais aussi dans le monde présent pour les justes, pour ceux qui vivent et agissent conformément à cette vie. Mais exposons comment il est possible de vivre ainsi, et ce que Paul a voulu entendre par: mener une vie nouvelle; exposons comment, dis-je, le Christ s'unit de manière si intime et profonde à ceux qui mènent cette vie nouvelle, et aussi quel nom assigner à cette réalité.
   In sacris namque mystériis sepultúram eius adumbrántes, et mortem annuntiántes, per ea generámur, et fíngimur, et excellentíssime cum Salvatóre coaléscimus. Hæc enim sunt per quæ in ipso, ut Paulus ait, vívimus, movémur et sumus; síquidem baptísma quidem esse et prorsus subsístere in Christo largítur. Id enim mórtuos perditósque compléxum, primum in vitam introdúcit. Sacra autem unctio natum pérficit et consúmmat, actiónem tali vitæ respondéntem ínserens. Divína deínde Eucharístia vitam hanc et sanitátem cóntinet atque consérvat. Parta enim serváre, et vitam retinére, panis vitæ donum ac munus est.
   Dans les mystères sacrés, c'est-à-dire les sacrements, qui sont une figure de l'ensevelissement du Christ et qui proclament sa mort, par ces mystères sacrés, nous sommes engendrés, façonnés, et merveilleusement unis, incorporés au Sauveur; par ces mystères, en effet, comme le dit Paul, c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister. Le baptême, de fait, nous donne assurément d'exister, puis de subsister dans le Christ. Car ce sacrement fait tout d'abord entrer dans la vie ceux qui étaient morts et qui étaient perdus. L'onction sainte de la confirmation achève et parfait celui qui vient de renaître, en lui communiquant les énergies en rapport avec une telle vie. Enfin, la divine Eucharistie contient et entretient cette vie et cette santé. Garder les forces acquises, en effet, et nous maintenir en vie: tel est le rôle et le don du pain de vie.
   Idcírco hoc quidem pane vívimus, unguénto autem movémur, postquam a baptísmo accépimus ut essémus. Et hoc pacto vívimus vita mundo isto aspectábili ad inaspectábilem convérsa, et non quidem loco, sed vita et vivéndi ratiónibus commutátis. Nec enim ipsi ad Deum evécti sumus, nec ad illum ascéndimus; quin ille pótius ad nos venit et descéndit; nec nos quæsívimus, sed quæsiti sumus, quia non ovis pastórem, nec drachma patremfamílias quæsívit, ast ipse de cælo in terram prospéxit et invénit imáginem suam, venítque in loca in quibus errábat ovis, quam in húmeros sústulit, et ab errándo cohíbuit; non inde hómines transferéndo, sed in terris manéntes, et cæléstes réddidit, et vitam iis cæléstem impertívit. Non in cælum nos subdúxit, sed cælum ad nos inclinávit et dedúxit, sicut prophéta ait: Inclinávit cælos et descéndit.
   Et donc, c'est bien par ce pain qu'il nous est donné de vivre, et par cette onction, de nous mouvoir, après avoir reçu, à partir de l'immersion, d'exister. Et par cette alliance nous vivons de la vie de ce monde visible, orientée désormais vers le monde invisible, car nous avons changé non pas de lieu, mais de vie et de raisons de vivre; et, en effet, ce n'est pas nous qui nous sommes transportés vers Dieu, ou qui sommes montés vers lui; mais c'est bien plutôt Dieu qui est venu jusqu'à nous, descendu vers nous; ce n'est pas nous qui avons recherché, mais nous qui avons été recherchés, car ce n'est pas la brebis qui s'est mise en quête du pasteur, ni la drachme, en quête du maître de maison, mais c'est le maître qui a penché son regard vers la terre et qui a retrouvé son image, c'est le pasteur qui s'est rendu sur les lieux où errait la brebis, qui l'a portée sur ses épaules, et l'a empêchée de s'égarer. Et par conséquent, ce n'est pas pour avoir transféré les hommes jusqu'au ciel, mais c'est en les laissant sur la terre, qu'il les a rendus célestes en leur communiquant la vie céleste. Il ne nous a pas soulevés jusqu'aux cieux, mais il a incliné les cieux pour les faire descendre jusqu'à nous, selon la parole du prophète: Il incline les cieux et descend.
   r. Avérsio parvulórum interfíciet eos, et prospéritas stultórum perdet illos. * Qui autem me audíerit, absque terróre quiéscet. v. O viri, ad vos clámito, et vox mea ad fílios hóminum. * Qui autem. v. Glória Patri. * Qui autem.
   r. L'égarement des simples, comme le succès des sots, les mènent à leur perte. * Celui qui m'écoute vit tranquille et sans frayeur. v. C'est vous, les humains, que j'appelle; ma parole s'adresse aux enfants des hommes. * Celui. v. Gloire au Père. * Celui.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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