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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Tu, Trinitátis Unitas, orbem poténter qui regis, atténde laudum cántica quæ excubántes psállimus.
O Toi, l'Unique en trois Personnes, dont le pouvoir régit le monde, nous nous levons pour te chanter : entends nos hymnes de louange.
Quo, fraude quicquid dæmonum in nóctibus delíquimus, abstérgat illud cælitus tuæ potéstas glóriæ.
Si, par les ruses de Satan, Nous devrons dans les ténèbres pécher en quoi que ce soit, Fais que Ta grâce, comme la lumière du jour. Venant du ciel, le purifie.
Te corde fido quǽsumus, reple tuo nos lúmine, per quod diérum círculis nullis ruámus áctibus.
C'est pourquoi, de tout coeur nous supplions D'être comblés par Ta propre lumière ; Que dans notre parcours, de jour en jour, Nous ne tombions pas dans l'erreur.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père Très bon, Et Toi aussi Fils unique égal au Père, avec l'Esprit Saint Paraclet, régnant dans tous les siècles. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Adésto, Christe, córdibus, celsa redémptis cáritas; infúnde nostris férvidos fletus, rogámus, vócibus.
Sublime amour des rachetés, ô Christ, sois présent à nos cœurs ; nous T'en prions, mêle à nos voix des larmes pleines de ferveur.
Ad te preces, piíssime Iesu, fide profúndimus; dimítte, Christe, quǽsumus, factis malum quod fécimus.
Devant Toi, Jésus bienveillant, notre foi répand ses prières : daigne nous pardonner, ô Christ, le mal que nous avons commis.
Sanctæ crucis signáculo, tuo sacráto córpore, defénde nos ut fílios omnes, rogámus, úndique.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
 Ant. 1. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
 Ant. 1. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
Psalmus 68
Psaume 68
Zelus domus tuæ comedit me
Le zèle de Ta maison me dévore
Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum (Mt 27,34).
Il Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
I
I
 Salvum me fac, Deus, * quóniam venérunt aquæ usque ad guttur meum.
 Sauve-moi, ô Dieu, * car les eaux sont entrées jusqu'à mon âme.
 Infíxus sum in limo profúndi, et non est substántia; * veni in profúnda aquárum, et fluctus demérsit me.
 Je suis enfoncé dans une boue profonde, où il n'y a pas de consistance; je suis descendu au fond des eaux et le flot m'a submergé.
 Laborávi clamans, raucæ factæ sunt fauces meæ; * defecérunt óculi mei, dum spero in Deum meum.
 Je me suis fatigué à crier, ma gorge en a été enrouée; mes yeux se sont épuisés, tandis que j'attends mon Dieu.
 Multiplicáti sunt super capíllos cápitis mei, * qui odérunt me gratis.
 Ils sont devenus plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause.
 Confortáti sunt, qui persecúti sunt me inimíci mei mendáces; * quæ non rápui, tunc exsolvébam.
 Ils sont devenus forts, mes ennemis qui me persécutent injustement; j'ai dû payer ce que je n'avais pas pris.
 Deus, tu scis insipiéntiam meam, * et delícta mea a te non sunt abscóndita.
 O Dieu, Tu connais ma folie, et mes péchés ne Te sont point cachés.
 Non erubéscant in me, qui exspéctant te, * Dómine, Dómine virtútum.
 Que ceux qui espèrent en Toi ne rougissent pas à cause de moi, Seigneur, Seigneur des armées.
 Non confundántur super me, * qui quærunt te, Deus Israel.
 Qu'ils ne soient pas confondus à mon sujet, ceux qui Te cherchent, Dieu d'Israël.
 Quóniam propter te sustínui oppróbrium, * opéruit confúsio fáciem meam;
 Car c'est à cause de Vous que j'ai souffert l'opprobre, et que la confusion a couvert mon visage.
 extráneus factus sum frátribus meis * et peregrínus fíliis matris meæ.
 Je suis devenu un étranger pour mes frères, et un inconnu pour les fils de ma mère.
 Quóniam zelus domus tuæ comédit me, * et oppróbria exprobrántium tibi cecidérunt super me.
 Car le zèle de Ta maison m'a dévoré, et les outrages de ceux qui T'insultaient sont tombés sur moi.
 Et flevi in ieiúnio ánimam meam, * et factum est in oppróbrium mihi.
 J'ai affligé mon âme par le jeûne, et l'on m'en a fait un sujet d'opprobre.
 Et pósui vestiméntum meum cilícium, * et factus sum illis in parábolam.
 J'ai pris pour vêtement un cilice, et je suis devenu leur fable.
 Advérsum me loquebántur, qui sedébant in porta, * et in me canébant, qui bibébant vinum.
 Ceux qui étaient assis à la porte parlaient contre moi, et ceux qui buvaient du vin me raillaient par leurs chansons.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Laborávi clamans, dum spero in Deum meum.
 Ant. Je me suis fatigué en criant, tandis que j’espère en mon Dieu.
 Ant. 2. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
 Ant. 2. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
II
II
 Ego vero oratiónem meam ad te, Dómine, * in témpore benepláciti, Deus.
 Mais moi je T'adresse, Seigneur, ma prière. Voici le temps favorable, ô Dieu.
 In multitúdine misericórdiæ tuæ exáudi me, * in veritáte salútis tuæ.
 Selon la grandeur de Ta miséricorde exauce-moi, selon la vérité de Tes promesses de salut.
 Éripe me de luto, ut non infígar, † erípiar ab iis, qui odérunt me, * et de profúndis aquárum.
 ue les flots en fureur ne me submergent point; que l'abîme ne m'engloutisse pas, et que le puits ne ferme pas sa bouche sur moi.
 Exáudi me, Dómine, quóniam benígna est misericórdia tua; * secúndum multitúdinem miseratiónum tuárum réspice in me.
 Exauce-moi, Seigneur, car Ta miséricorde est toute suave; regarde- moi selon l'abondance de Tes bontés.
 Et ne avértas fáciem tuam a púero tuo; * quóniam tríbulor, velóciter exáudi me.
 Et ne détourne pas Ton visage de Ton serviteur; parce que je suis dans l'angoisse, exauce-moi promptement.
 Accéde ad ánimam meam, víndica eam, * propter inimícos meos rédime me.
 Sois attentif sur mon âme, et délivre-la à cause de mes ennemis.
 Tu scis oppróbrium meum * et confusiónem meam et reveréntiam meam.
 Tu connais mon opprobre, et ma confusion, et ma honte.
 In conspéctu tuo sunt omnes, qui tríbulant me; *oppróbrium contrívit cor meum, et elángui.
 Tous ceux qui me persécutent sont devant Toi ; mon coeur s'attend à l'insulte et à la misère.
 Et sustínui, qui simul contristarétur, et non fuit, * et qui consolarétur, et non invéni.
 Et j'ai attendu que quelqu'un s'attristât avec moi, mais nul ne l'a fait; et que quelqu'un me consolât, mais je n'ai trouvé personne.
 Et dedérunt in escam meam fel * et in siti mea potavérunt me acéto.
 Et ils m'ont donné du fiel pour nourriture, et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre.
 [Fiat mensa eórum coram ipsis in láqueum * et in retributiónes et in scándalum.
 [Que leur table soit devant eux comme un filet, un juste châtiment et une pierre de scandale.
 Obscuréntur óculi eórum, ne vídeant, * et lumbos eórum semper infírma.
 Que leurs yeux soient obscurcis, pour qu'ils cessent de voir, et courbe à jamais leur dos.
 Effúnde super eos iram tuam, * et furor iræ tuæ comprehéndat eos.
 Déverse sur eux Ta colère, et que la fureur de Ton courroux les saisisse.
 Fiat commorátio eórum desérta, * et in tabernáculis eórum non sit qui inhábitet.
 Que leur demeure devienne déserte, et qu'il n'y ait personne qui habite dans leurs tentes.
 Quóniam, quem tu percussísti, persecúti sunt, * et super dolórem eíus, quem vulnerásti, addidérunt.
 Parce qu'ils ont persécuté celui que Tu as frappé, et qu'ils ont ajouté à la douleur de mes blessures.
 Appóne iniquitátem super iniquitátem eórum, * et non véniant ad iustítiam tuam.
 Ajoute l'iniquité à leur iniquité, et qu'ils n'entrent pas dans Ta justice.
 Deleántur de libro vivéntium * et cum iústis non scribántur.]
 Qu'ils soient effacés du livre des vivants, et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
 Ant. Ils m'ont donné du fiel comme nourriture, et pour ma soif, ils m'ont donné du vinaigre à boire.
 Ant. 3. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
 Ant. 3. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
III
III
 Ego autem sum pauper et dolens; * salus tua, Deus, súscipit me.
 Pour moi, je suis pauvre et dans la douleur; Ton salut, ô Dieu, m'a relevé.
 Laudábo nomen Dei cum cántico * et magnificábo eum in laude.
 Je louerai le Nom de Dieu par des cantiques, et je le glorifierai par des louanges;
 Et placébit Dómino super taurum, * super vítulum córnua producéntem et úngulas.
 et ce sera plus agréable à Dieu que le jeune veau, à qui poussent les cornes et les ongles.
 Vídeant húmiles et læténtur; * quærite Deus, et vivet cor vestrum,
 Que les pauvres le voient et se réjouissent. Cherchez Dieu, et votre âme vivra;
 quóniam exaudívit páuperes Dóminus * et vinctos suos non despéxit.
 car le Seigneur a exaucé les pauvres, et Il n'a pas méprisé Ses captifs.
 Laudent illum cæli et terra, * mária et ómnia reptília in eis.
 Que les cieux et la terre Le louent; la mer, et tout ce qui s'y meut.
 Quóniam Deus salvam fáciet Sion † et ædificábit civitátes Iudæ; * et inhabitábunt ibi et possidébunt eam.
 Car Dieu sauvera Sion, et les villes de Juda seront bâties. Ils y habiteront, et ils l'acquerront en héritage.
 Et semen servórum eius hereditábunt eam * et, qui díligunt nomen eius, habitábunt in ea.
 Et la race de Ses serviteurs la possédera, et ceux qui aiment Son Nom y habiteront.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quǽrite Dóminum, et vivet ánima vestra.
 Ant. Cherchez le Seigneur, et votre âme vivra.
In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
De libro Sapiéntiæ 16, 8-13. 20-29
Du livre de la Sagesse
 Ostendísti, Dómine, inimícis nostris quia tu es qui líberas ab omni malo. Illos enim locustárum et muscárum occidérunt morsus, et non est invénta sánitas ánimæ illórum, quia digni erant ab huiúsmodi exterminári; filíos autem tuos nec dracónum venenatórum vicérunt dentes: misericórdia enim tua advéniens sanábat illos. In memóriam enim sermónum tuórum pungebántur et velóciter salvabántur, ne in altam incidéntes obliviónem non possent distráhi a tua beneficiéntia. Etenim neque herba neque malágma sanávit eos, sed tuus, Dómine, sermo qui sanat ómnia. Tu enim vitæ et mortis habes potestátem, et dedúcis ad portas mortis et redúcis.
 Tu prouvas, Seigneur, à nos ennemis que c'est toi qui délivres de tout mal; eux, en effet, les morsures de sauterelles et de mouches les tuèrent, sans qu'on trouvât de remède pour leur sauver la vie, car ils méritaient d'être châtiés par de telles bêtes, tandis que tes fils, même les dents de serpents venimeux n'en eurent pas raison; car ta miséricorde leur vint en aide et les guérit. Ainsi tes oracles leur étaient rappelés par des coups d'aiguillon, bien vite guéris, de peur que, tombés dans un profond oubli, ils ne fussent exclus de ta bienfaisance. Et de fait, ce n'est ni herbe ni émollient qui leur rendit la santé, mais ta parole, Seigneur, elle qui guérit tout! Oui, c'est toi qui as pouvoir sur la vie et sur la mort, qui fais descendre aux portes de l'Hadès et en fais remonter.
 Angelórum esca nutrivísti pópulum tuum et parátum panem de cælo præstitísti illis sine labóre, omne delectaméntum in se habéntem et ad omnem gustum aptum. Substántia enim tua dulcédinem tuam in fílios ostendébat; et desérviens suméntis voluntáti, ad quod quisque volébat convertebátur. Nix autem et glácies sustinébant ignem et non tabescébant, ut scirent quóniam fructus inimicórum exterminábat ignis ardens in grándine et in plúviis corúscans; hic autem íterum, ut nutriréntur iusti, étiam suæ virtútis oblítus est. Creátura enim tibi Factóri desérviens invaléscit in torméntum advérsus iniústos et lénior fit ad benefaciéndum pro his qui in te confídunt.
 C'est une nourriture d'anges que tu as donnée à ton peuple, et c'est un pain tout préparé que, du ciel, tu leur as fourni inlassablement, un pain capable de procurer toutes les délices et de satisfaire tous les goûts; et la substance que tu donnais manifestait ta douceur envers tes enfants, et, s'accommodant au goût de celui qui la prenait, elle se changeait en ce que chacun voulait. Neige et glace supportaient le feu sans fondre: on saurait ainsi que c'était pour détruire les récoltes des ennemis, que le feu brûlait au milieu de la grêle et flamboyait sous la pluie, tandis qu'au contraire, pour respecter la nourriture des justes, il oubliait jusqu'à sa propre vertu. Car la création qui est à ton service, à toi, son Créateur, se tend à fond pour le châtiment des injustes et se détend pour faire du bien à ceux qui se confient en toi.
 Propter hoc, et tunc in ómnia transfiguráta, ómnium nutríci grátiæ tuæ deserviébat ad voluntátem eórum, qui a te desiderábant, ut díscerent fílii tui quos dilexísti, Dómine, quóniam non nativitátes frúctuum pascunt hómines, sed sermo tuus credéntes in te consérvat. Quod enim ab igne non póterat exterminári, statim ab exíguo rádio solis calefáctum tabescébat, ut notum esset quóniam opórtet præveníre solem ad benedictiónem tuam et ad ortum lucis te adoráre. Ingráti enim spes tamquam hibernális glácies tabéscet et dispériet tamquam aqua supervácua.
 C'est pourquoi, alors aussi, en se changeant en tout, elle se mettait au service de ta libéralité, nourricière universelle, selon le désir de ceux qui étaient dans le besoin; ainsi tes fils que tu as aimés, Seigneur, l'apprendraient: ce ne sont pas les diverses espèces de fruits qui nourrissent l'homme, mais c'est ta parole qui conserve ceux qui croient en toi. Car ce qui n'était pas détruit par le feu fondait à la simple chaleur d'un bref rayon de soleil, afin que l'on sache qu'il faut devancer le soleil pour te rendre grâce, et te rencontrer dès le lever du jour; l'espoir de l'ingrat fond, en effet, comme le givre hivernal, comme une eau inutile, il s'écoule.
 r. Ne derelínquas me, Dómine, pater et dominátor vitæ meæ, ut non córruam in conspéctu adversariórum meórum, * Ne gáudeat de me inimícus meus. v. Apprehénde arma et scutum et exsúrge in adiutórium mihi. * Ne gáudeat. v. Glória Patri. * Ne gáudeat.
 r. Seigneur, Père et Maître de ma vie, ne m'abandonne pas, de peur que je ne succombe devant mes adversaires, * Et que l'ennemi ne se gausse de moi! v. Prends une armure, un bouclier, lève-toi pour me défendre. * Et que l'ennemi. v. Gloire au Père. * Et que l'ennemi.
In secundo nocturno, anno II)
Deuxième nocturne, année II)
Ex Expositióne sancti Petri Damiáni epíscopi in librum Sapiéntiæ (Cap. 2: PL 145, 1155-1156)
Commentaire de saint Pierre Damien sur le livre de la Sagesse
 Dum médium siléntium ténerent ómnia et nox in suo cursu médium iter habéret, omnípotens sermo tuus, Dómine, de cælo a regálibus sédibus venit. In advéntu quippe Dómini médium siléntium ómnia continébant, quia iam prophétæ cessáverant, et nondum apóstoli ad prædicándum novæ fídei grátiam veniébant. In quodam plane mundus meditúllio consistébat, dum et prophetárum néquaquam orácula superéssent et apostólica nondum prædicátio coruscáret. Quo autem hic per nox intellégitur, nisi diábolus, qui auctor est tenebrárum? Qui nimírum quodámmodo tunc ámbulat, cum non fácile valet implére quod optat; tunc vero currit, cum malítiæ suæ vota absque ullo contradictiónis obstáculo pérficit, et non iam viæ márginem, sed médium iter tenet, dum nihil sibi videt occúrrere quod sui cursus ímpetum váleat retardáre.
 Alors que toutes choses observaient un profond silence, un silence médian, tandis que la nuit parvenait au milieu de sa course, du haut des cieux, ta parole toute-puissante, Seigneur, s'élança du trône royal. À l'avènement du Seigneur, certes, toutes choses gardaient un profond silence, un silence médian, puisque déjà les prophètes avaient cessé, tandis que les apôtres n'étaient pas encore venus pour prêcher la grâce de la foi nouvelle. Le monde se tenait assurément dans une certaine phase médiane, intermédiaire, au temps où les oracles des prophètes ne subsistaient plus du tout, et où la prédication apostolique n'avait pas encore brillé. Que représente ici la nuit, sinon le diable, qui est l'auteur des ténèbres? Lui qui, certes, marche, en quelque sorte, quand il ne peut pas facilement accomplir ce qu'il veut; tandis qu'il court, peut-on dire, quand il ne rencontre aucun obstacle qui puisse l'empêcher d'accomplir les noirs desseins de sa malice; et il ne tient pas alors le bord du chemin, mais le milieu de la route, pendant qu'il ne voit rien se présenter qui puisse retarder l'élan de sa course.
 Cum ígitur sub tam nóxio mundus siléntio conticésceret, et hæc ad perdéndos hómines occásio diábolum vocáret, ille non modo medium iter habébat, sed et currébat, quia quidquid nequítiæ suæ mente concéperat efficáciter adimplébat. Nam et cuncta iam románum occupábat impérium, et necésse erat eos, qui legem Dei eátenus saltem utcúmque tenúerant, iam subésse légibus paganórum. Sub hoc ígitur pereúntis mundi siléntio sermo Dómini a regálibus sédibus venit, quia de pectóribus apostólicis, quæ Regis ætérni veráciter sedes sunt, verbum evangélicæ prædicatiónis erúpit.
 Ainsi donc, tandis que le monde se taisait, gardant un silence aussi préjudiciable, et que cette occasion provoquait le diable à perdre les hommes, celui-ci, non seulement tenait le milieu de la route, mais il courait, car tous les noirs desseins de malice qu'il avait combinés, il les accomplissait efficacement. Car non seulement l'empire romain étendait déjà partout son occupation, mais encore, ceux qui avaient jusqu'alors gardé, au moins d'une certaine manière, la Loi de Dieu, étaient obligés désormais de se soumettre aux lois des païens. Ainsi, dans le silence de ce monde qui était en train de périr, la parole du Seigneur s'élança du trône royal, car, sortie de la poitrine et du cœur des Apôtres, qui sont réellement le trône du Roi éternel, jaillit la parole, le verbe de la prédication évangélique.
 Ipsi quippe regáles sunt sedes quas Deus inhábitat, ipsi reges et Patres Ecclésiæ, sicut dícitur: Omnis glória eius fíliæ regum ab intus. Isti sane reges armáti gládio Spíritus, quod est verbum Dei, debellárunt príncipem mundi. De quo nimírum apostolórum gládio légitur: Durus debellátor in médiam extermínii terram prosilívit, gládius acútus insimulátum impérium tuum portans, et stans replévit ómnia morte, et usque ad cælum attingébat stans in terra.
 Les Apôtres en effet sont bien les trônes royaux dans lesquels Dieu est établi; ils sont eux-mêmes les rois et les Pères de l'Église, ainsi qu'il est dit: Toute la gloire de la fille des rois est au-dedans. Ces rois, assurément, armés du glaive de l'Esprit, c'est-à-dire la parole de Dieu, ont triomphé du prince de ce monde. C'est à propos de ce glaive des Apôtres, sans aucun doute, qu'on lit: Le guerrier impitoyable bondit au milieu d'une terre vouée à l'extermination, portant pour glaive acéré ton irrévocable décret; et, se redressant, il sema partout la mort; il touchait au ciel et foulait la terre.
 r. Avérsio parvulórum interfíciet eos, et prospéritas stultórum perdet illos. * Qui autem me audíerit, absque terróre quiéscet. v. O viri, ad vos clámito, et vox mea ad fílios hóminum. * Qui autem. v. Glória Patri. * Qui autem.
 r. L'égarement des simples, comme le succès des sots, les mènent à leur perte. * Celui qui m'écoute vit tranquille et sans frayeur. v. C'est vous, les humains, que j'appelle; ma parole s'adresse aux enfants des hommes. * Celui. v. Gloire au Père. * Celui.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.