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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Rex Christe, Martíni decus, hic laus tua, tu illíus; tu nos in hunc te cólere, quin ipsum in te, tríbue.
Christ Roi, gloire de Martin, ici-bas il fut Ta louange, et Toi la sienne; donne-nous de Te célébrer en lui et surtout de le célébrer en Toi.
Qui das per orbis cárdines, quod gemma fulget prǽsulum, da, quos premunt culpæ graves, solvat per ingens méritum.
Tu as fait briller par toute la terre la perle des évêques; permets que son grand mérite délivre ceux qu’accablent de lourds péchés.
En pauper hic et módicus, cælum dives ingréditur; cæli cohórtes óbviant, linguæ, tribus, gentes ovant.
Voici que ce pauvre, ce petit, entre riche au ciel; les armées célestes viennent à sa rencontre; toute langue, tribu, nation l’acclament.
Ut vita, fulget tránsitus, cælis et arvo spléndidus: gaudére cunctis pius est, cunctis salus sit hæc dies.
Sa mort resplendit comme sa vie, illustre au ciel comme sur terre. Il est juste que tous se réjouissent, c’est un jour de salut pour tous.
Sit Trinitáti glória, Martínus ut conféssus est; cuius fidem per ópera in nos et ipse róboret.
Gloire à la Trinité, comme Martin La confessa; qu’il affermisse en nous cette foi par des œuvres. Amen.
 Ant. 1. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
 Ant. 1. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
Psalmus 102 (103)
Psaume 102 (103)
Laus miserentis Domini
Per viscera misericordiæ Dei visitavit nos Oriens ex alto (Cf. Lc 1, 78).
I
I
 Bénedic, ánima mea, Dómino, * et ómnia, quæ intra me sunt, nómini sancto eius.
 Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au-dedans de moi bénisse Son saint Nom.
 Bénedic, ánima mea, Dómino, * et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
 Mon âme, bénis le Seigneur, et n’oublie jamais tous Ses bienfaits.
 Qui propitiátur ómnibus iniquitátibus tuis, * qui sanat omnes infirmitátes tuas;
 C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités, et qui guérit toutes tes maladies.
 qui rédimit de intéritu vitam tuam, * qui corónat te in misericórdia et miseratiónibus;
 C’est Lui qui rachète ta vie de la mort, qui te couronne de miséricorde et de grâces (bontés).
 qui replet in bonis ætátem tuam: * renovábitur ut áquilæ iuvéntus tua.
 C’est Lui qui remplit tes désirs en te comblant de biens; ta jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle.
 Fáciens iustítias Dóminus * et iudícium ómnibus iniúriam patiéntibus.
 Le Seigneur fait miséricorde, et Il rend justice à tous ceux qui souffrent la violence (une injustice).
 Notas fecit vias suas Móysi, * fíliis Israel adinventiónes suas.
 Il a fait connaître Ses voies à Moïse, ses volontés aux enfants d’Israël.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
 Ant. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
 Ant. 2. Quómodo miserétur pater filiórum, misértus est Dóminus timéntibus se.
 Ant. 2. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi le Seigneur a eu compassion de ceux qui Le craignent
II
II
 Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multæ misericórdiæ.
 Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, patient et très miséricordieux.
 Non in perpétuum conténdet, * neque in ætérnum irascétur.
 Il ne S’irritera pas perpétuellement, et ne menacera pas sans fin.
 Non secúndum peccáta nostra fecit nobis, * neque secúndum iniquitátes nostras retríbuit nobis.
 Il ne nous a pas traités selon nos péchés, et Il ne nous a pas punis (rétribués) selon nos iniquités.
 Quóniam, quantum exaltátur cælum a terra, * præváluit misericórdia eius super timéntes eum;
 Car autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant Il a affermi Sa miséricorde sur ceux qui Le craignent.
 quantum distat ortus ab occidénte, * longe fecit a nobis iniquitátes nostras.
 Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos iniquités.
 Quómodo miserétur pater filiórum, * misértus est Dóminus timéntibus se.
 Comme un père a compassion de Ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de ceux qui Le craignent.
 Quóniam ipse cognóvit figméntum nostrum, * recordátus est quóniam pulvis sumus.
 Car Il sait Lui-même de quoi nous sommes formés; Il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière.
 Homo sicut fenum dies eius, * tamquam flos agri sic efflorébit.
 Les jours de l’homme passent comme l’herbe; il fleurira comme la fleur des champs.
 Spirat ventus in illum, et non subsístet, * et non cognóscet eum ámplius locus eius.
 Qu’un souffle passe sur ell), et ell) n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne le reconnaît plus.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quómodo miserétur pater filiórum, misértus est Dóminus timéntibus se.
 Ant. Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi le Seigneur a eu compassion de ceux qui Le craignent
 Ant. 3. Benedícite Dómino, ómnia ópera eius.
 Ant. 3. Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres.
III
III
 Misericórdia autem Dómini ab ætérno † et usque in ætérnum super timéntes eum; * et iustítia illíus in fílios filiórum,
 Mais la miséricorde du Seigneur S’étend de l’éternité à l’éternité sur ceux qui Le craignent. Et Sa justice Se répand sur les fils des fils
 in eos, qui servant testaméntum eius * et mémores sunt mandatórum ipsíus ad faciéndum ea.
 de ceux qui gardent Son alliance, et qui se souviennent de Ses commandements, pour les accomplir.
 Dóminus in cælo parávit sedem suam, * et regnum ipsíus ómnibus dominábitur.
 Le Seigneur a préparé Son trône dans le ciel, et tout sera assujetti à Son empire.
 Benedícite Dómino, omnes ángeli eius, † poténtes virtúte, faciéntes verbum illíus * in audiéndo vocem sermónum eius.
 Bénissez le Seigneur, vous tous, Ses anges, qui êtes puissants puissants en force; qui exécutez Sa parole, pour obéir à la voix de Ses ordres.
 Benedícite Dómino, omnes virtútes eius, * minístri eius, qui fácitis voluntátem eius.
 Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses armées ; vous, Ses ministres, qui faites Sa volonté.
 Benedícite Dómino, ómnia ópera eius, † in omni loco dominatiónis eius. * Bénedic, ánima mea, Dómino.
 Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination. Mon âme, bénis le Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedícite Dómino, ómnia ópera eius.
 Ant. Bénissez le Seigneur, toutes Ses œuvres.
In primo nocturno, utroque anno)
Premier nocturne, années I et II)
De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
 Clama fórtiter, ne cesses; quasi tuba exálta vocem tuam et annúntia pópulo meo scélera eórum et dómui Iacob peccáta eórum. Me étenim de die in diem quærunt et scire vias meas volunt, quasi gens quæ iustítiam fécerit et iudícium Dei sui non derelíquerit. Rogant me iudícia iustítiæ, appropinquáre Deum volunt.
 Crie à pleine gorge, ne te retiens pas, comme le cor, élève la voix, annonce à mon peuple ses crimes, à la maison de Jacob ses péchés. C'est moi qu'ils recherchent jour après jour, ils désirent connaître mes voies, comme une nation qui a pratiqué la justice, qui n'a pas négligé le droit de son Dieu. Ils s'informent près de moi des lois justes, ils désirent être proches de Dieu.
 "Quare ieiunávimus et non aspexísti, humiliávimus ánimam nostram et nescísti?" Ecce, in die ieiúnii vestri ágitis negótia et omnes operários vestros opprímitis. Ecce, ad lites et contentiónes ieiunátis et percútitis pugno ímpie. Nolíte ieiunáre sicut hódie, ut audiátur in excélso clamor vester. Numquid tale est ieiúnium quod elégi, dies quo homo áffligit ánimam suam? Numquid contórquere quasi iuncum caput suum et saccum et cínerem stérnere? Numquid istud vocábis ieiúnium et diem acceptábilem Dómino?
 "Pourquoi avons-nous jeûné sans que tu le voies, nous sommes-nous mortifiés sans que tu le saches? " C'est qu'au jour où vous jeûnez, vous traitez des affaires, et vous opprimez tous vos ouvriers. C'est que vous jeûnez pour vous livrer aux querelles et aux disputes, pour frapper du poing méchamment. Vous ne jeûnerez pas comme aujourd'hui, si vous voulez faire entendre votre voix là-haut! Est-ce là le jeûne qui me plaît, le jour où l'homme se mortifie? Courber la tête comme un jonc, se faire une couche de sac et de cendre, est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour agréable au Seigneur?
 Nonne hoc est ieiúnium quod elégi: dissólvere víncula iníqua, sólvere funes iugi, dimíttere eos qui confrácti sunt líberos, et omne iugum dirúmpere? Nonne frángere esuriénti panem tuum, et egénos, vagos indúcere in domum? Cum víderis nudum, óperi eum et carnem tuam ne despéxeris. Tunc erúmpet quasi auróra lumen tuum, et sanátio tua cítius oriétur; et anteíbit fáciem tuam iustítia tua, et glória Dómini cólliget te.
 N'est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère: défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs? N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair? Alors ta lumière éclatera comme l'aurore, ta blessure se guérira rapidement, ta justice marchera devant toi et la gloire du Seigneur te suivra.
 Tunc invocábis et Dóminus exáudiet, clamábis et dicet: "Ecce adsum." Si abstúleris de médio tui iugum et desíeris exténdere dígitum et loqui iniquitátem; si effúderis esuriénti ánimam tuam et ánimam afflíctam satiáveris, oriétur in ténebris lux tua, et cáligo tua erit sicut merídies. Et te ducet Dóminus semper, et satiábit in locis áridis ánimam tuam et ossa tua firmábit; et eris quasi hortus irríguus et sicut fons aquárum, cuius non defícient aquæ.
 Alors tu crieras et le Seigneur répondra, tu appelleras, il dira: Me voici! Si tu bannis de chez toi le joug, le geste menaçant et les paroles méchantes, si tu te prives pour l'affamé et si tu rassasies l'opprimé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et l'obscurité sera pour toi comme le milieu du jour. Le Seigneur sans cesse te conduira, il te rassasiera dans les lieux arides, il donnera la vigueur à tes os, et tu seras comme un jardin arrosé, comme une source jaillissante dont les eaux ne tarissent pas.
 r. O vere beátum, in cuius ore dolus non fuit, néminem iúdicans, néminem damnans; * Numquam in illíus ore nisi Christus, nisi pax, nisi misericórdia ínerat. v. O virum ineffábilem, nec labóre victum nec morte vincéndum, qui nec mori tímuit, nec vívere recusávit. * Numquam. v. Glória Patri. * Numquam.
 r. Homme vraiment bienheureux: sa bouche n'a jamais proféré le mensonge, il ne jugeait personne, ne condamnait personne; * Il n'avait aux lèvres que le Christ, que la paix, que la miséricorde. v. Ah! l'homme inexprimable! ni le labeur ne l'a vaincu, ni la mort ne le pouvait vaincre, puisqu'il n'a pas craint de mourir et n'a pas refusé de vivre. * Il n'avait. v. Gloire au Père. * Il n'avait.
In secundo nocturno, anno II)
Deuxième nocturne, année II)
Ex Epístulis Sulpícii Sevéri (Ep. 3, 6. 9-11.14-16: SC 133, 336-342)
Lettre de Sulpice Sévère
 Martínus óbitum suum longe ante præscívit dixítque frátribus dissolutiónem sui córporis imminére. Intérea causa éxstitit qua Condacénsem diœcésim visitáret. Nam, cléricis inter se ecclésiæ illíus discordántibus, pacem cúpiens reformáre, licet finem diérum suórum non ignorásset, proficísci tamen ob istíus modi causam non recusávit, bonam hanc virtútum suárum consummatiónem exístimans, si pacem ecclésiæ rédditam reliquísset.
 Martin, longtemps à l'avance, a eu la prescience de son décès et a déclaré à ses frères que la dissolution de son corps était imminente. Sur ces entrefaites, il se vit obligé de visiter la paroisse de Candes. Car les clercs de cette église se querellaient, et il désirait y restaurer la paix. Aussi, bien qu'il n'ignorât pas le terme prochain de ses jours, il ne refusa cependant pas de partir pour un motif de cet ordre, estimant qu'il couronnerait une vie de vertu s'il laissait cette église dans la paix qu'il lui aurait rendue.
 Aliquándiu ergo in vico illo vel in ecclésia ad quam íerat commorátus, pace inter cléricos restitúta cum iam régredi ad monastérium cogitáret, víribus córporis cœpit repénte destítui convocatísque frátribus índicat se iam resólvi. Tum vero mæror et luctus ómnium et vox una plangéntium: "Cur nos, pater, déseris? Aut cui nos desolátos relínquis? Invádent gregem tuum lupi rapáces: quis nos a mórsibus eórum, percússo pastóre, prohibébit? Scimus quidem desideráre te Christum, sed salva tibi sunt tua præmia nec diláta minuéntur; nostri pótius miserére, quos déseris."
 Il avait donc séjourné quelque temps en ce bourg, ou plutôt dans l'église où il s'était rendu. La paix rétablie entre les clercs, il songeait désormais à revenir à son monastère, quand, soudain, ses forces physiques commencent à l'abandonner; il convoque ses frères et leur fait savoir qu'il est mourant. Mais alors, c'est le chagrin et le deuil parmi tous les assistants; ils n'ont qu'une seule plainte à la bouche: " Père, pourquoi, nous abandonnes-tu? À qui nous laisses-tu, dans notre esseulement? Sur ton troupeau vont se jeter des loups rapaces; qui nous gardera de leur morsure, si le pasteur est frappé? Nous savons bien que ton unique désir est le Christ, mais tes récompenses sont hors de toute atteinte: elles ne diminueront pas pour avoir été retardées. Aie pitié de nous, que tu abandonnes. "
 Tunc ille motus his flétibus, ut totus semper in Dómino misericórdiæ viscéribus affluébat, lacrimásse perhibétur; conversúsque ad Dóminum hac tantum fléntibus voce respóndit: "Dómine, si adhuc pópulo tuo sum necessárius, non recúso labórem: fiat volúntas tua."
 Et lui, alors, ému par ces pleurs, tout débordant de la tendre compassion qu'il éprouvait sans cesse dans le Seigneur, on assure qu'il versa des larmes. Puis, se tournant vers le Seigneur, il répondit par ces simples mots à l'assistance en pleurs: " Seigneur, si je suis encore nécessaire à ton peuple, je ne me dérobe point à la peine: que ta volonté soit faite. "
 O virum ineffábilem, nec labóre victum nec morte vincéndum, qui in nullam se partem prónior inclináverit, nec mori timúerit nec vívere recusárit! Oculis tamen ac mánibus in cælum semper inténtis, invíctum ab oratióne spíritum non relaxábat; et, cum a presbýteris, qui tunc ad eum convénerant, rogarétur ut corpúsculum láteris mutatióne releváret: "Sínite, inquit, sínite me, fratres, cælum pótius respícere quam terram, ut suo iam itínere itúrus ad Dóminum spíritus dirigátur." Hæc locútus diábolum vidit propter assístere. "Quid hic, inquit, astas, cruénta béstia? Nihil in me, funéste, repéries: Abrahæ me sinus récipit."
 Quel homme inexprimable! La mort ne le vaincrait pas plus que sa tâche ne l'avait vaincu; car, sans avoir consenti à pencher d'aucun côté, il n'a pas plus craint la mort qu'il ne s'est dérobé à la vie. Cependant, les yeux et les mains sans cesse tendus vers le ciel, il ne laissait pas son âme invincible se relâcher dans sa prière. Et, comme les prêtres qui s'étaient rassemblés à son chevet le priaient de soulager son pauvre corps en changeant de côté: " Laissez, dit-il, laissez-moi, mes frères, regarder le ciel plutôt que la terre, afin que mon esprit s'oriente déjà vers le chemin qu'il doit prendre pour rejoindre le Seigneur. " À ces mots, il vit le diable se dresser à ses côtés: " Pourquoi te tiens-tu là, dit-il, bête cruelle? Tu ne trouveras rien en moi, maudit: le sein d'Abraham me reçoit. "
 r. Dixérunt discípuli ad beátum Martínum: Cur nos, pater, déseris? aut cui nos desolátos relínquis? * Invádent enim gregem tuum lupi rapáces. v. Scimus quidem desideráre te Christum, nostri pótius miserére, quos déseris. * Invádent. v. Glória Patri. * Invádent.
 r. Ses disciples dirent au bienheureux Martin: Pourquoi, père, nous abandonner? À qui vas-tu nous laisser, dans notre désolation? * Des loups rapaces vont assaillir ton troupeau! v. Nous savons bien que tu désires le Christ, mais prends-nous en pitié, nous que tu abandonnes! * Des loups. v. Gloire au Père. * Des loups.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.