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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Qui vivis ante sǽcula vitæque fons es únicus, nos, Deus, morti obnóxios culpæque reos áspice.
Toi qui vis avant les siècles et qui es l'unique source de vie, Ô Dieu, regarde-nous, sujets à la mort et coupables de faute.
Peccánti, Pater, hómini pœnam sanxísti intéritum, ut, pulvis datus púlveri, se súbderet piáculum.
Père, Tu as décrété la mort comme punition
pour l'homme pécheur, afin que, poussière rendue à la poussière, il se soumette en expiation.
Vitále sed spiráculum quod indidísti próvidus, æternitátis pérmanet germen immarcescíbile.
Mais le souffle vital que Tu as providentiellement insufflé demeure un germe impérissable d'éternité.
Hæc spes, hoc est solácium: revirescémus, Dómine, primúsque resurgéntium ad te nos Christus rápiet.
Voici l'espérance, voici la consolation : nous reverdirons, Seigneur, et le Christ, premier des ressuscités, nous emportera vers Toi.
Pro uno defuncto:
Pour un défunt :
Hoc vitæ regno pérfrui defúnctum præsta fámulum, quem Christi fides ímbuit, quem almus unxit Spíritus.
Accorde à Ton serviteur défunt de jouir pleinement de ce royaume de vie, lui que la foi du Christ a imprégné, que l'Esprit bienfaisant a oint.
Pro una defuncta:
Pour une défunte :
Hoc vitæ regno pérfrui defúnctam præsta fámulam, quam Christi fides ímbuit, quam almus unxit Spíritus.
Accorde à Ta servante défunte de jouir pleinement de ce royaume de vie, elle que la foi du Christ a imprégnée, que l'Esprit bienfaisant a ointe.
Pro pluribus:
Pour plusieurs défunts :
Hoc vitæ regno pérfrui da fratres in te mórtuos, quos Christi fides ímbuit, quos almus unxit Spíritus.
Donne de jouir pleinement de ce royaume de vie aux frères morts en Toi, que la foi du Christ a imprégnés, que l'Esprit bienfaisant a oints.
Hoc regnum nobis própera e terris cum cessérimus, ut concinámus ómnium te finem, te princípium. Amen.
Hâte pour nous ce royaume lorsque nous quitterons la terre, Afin que nous chantions ensemble que Tu es la fin et le commencement de tout. Amen.
 Ant. 1. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
 Ant. 1. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
Psalmus 67
Psaume 67
Triumphalis ingressus Domini
Entrée triomphale du Seigneur
Ascendens in altum captivam duxit captivatem, dedit dona hominibus (Eph 4,8).
Etant monté en haut, Il a emmené des captifs, Il a donné des dons aux hommes.
I
I
 Exsúrgit Deus, et dissipántur inimíci eíus; * et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eíus.
 Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dissipés: et qu'ils fuient, ceux qui Le haïssent, devant Sa face.
 Sicut dissipátur fumus, tu díssipas; † sicut fluit cera a fácie ignis, * sic péreunt peccatóres a fácie Dei.
 Comme la fumée disparaît, qu'ils disparaissent; comme la cire se fond devant le feu, qu'ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.
 Et iústi læténtur et exsúltent in conspéctu Dei * et delecténtur in lætítia.
 Mais que les justes soient comme dans un festin, et qu'ils tressaillent en la présence de Dieu, et qu'ils soient dans des transports de joie.
 Cantáte Deo, psalmum dícite nómini eíus; † iter fácite ei, qui fertur super nubes: * Dóminus nomen illi.
 Chantez à Dieu, célébrez Son Nom par un cantique; frayez le chemin à Celui qui monte vers le couchant. Le Seigneur est Son Nom.
 Iubiláte in conspéctu eíus; †pater orphanórum et iúdex viduárum, * Deus in habitáculo sancto suo.
 Tressaillez de joie en Sa présence. On tremblera devant Lui. Il est le père des orphelins et le juge des veuves. Dieu est dans Son lieu saint.
 Deus, qui inhabitáre facit desolátos in domo, † qui edúcit vinctos in prosperitátem; * verúmtamen rebélles habitábunt in árida terra.
 C'est le Dieu qui fait habiter dans une même maison ceux qui ont un même esprit; qui délivre les captifs par Sa puissance, * aussi bien que ceux qui L'irritent, qui habitent dans les sépulcres.
 Deus, cum egrederéris in conspéctu pópuli tui, * cum pertransíres in desérto, terra mota est,
 O Dieu, quand Tu marchais à la tête de Ton peuple, quand Tu traversais le désert,
 étiam cæli distillavérunt a fácie Dei Sínai, * a fácie Dei Israel.
 la terre fut ébranlée, les cieux eux-mêmes se fondirent devant le Dieu du Sinaï, devant le Dieu d'Israël.
 Plúviam voluntáriam effundébas, Deus; * hereditátem tuam infirmátam, tu refecísti eam.
 Tu as mis en réserve une pluie toute volontaire, ô Dieu, pour Ton héritage; et lorsqu'il a été affaibli, Tu l'as réconforté.
 Animália tua habitábant in ea, * parásti in bonitáte tua páuperi, Deus.
 Tes animaux y habiteront: Tu as dans Ta bonté, ô Dieu, préparé de la nourriture pour le pauvre.
 Dóminus dat verbum; * vírgines annuntiántes bona sunt agmen ingens:
 Le Seigneur donne Ses ordres à Ses messagers avec une grande puissance.
 “Reges exercítuum fúgiunt, fúgiunt, * et spécies domus dívidit spólia.
 Les roi des armées fuitont, fuiront ; et celle qui est l'ornement de la maison partage les dépouilles.
 Et vos dormítis inter médias caulas: * alæ colúmbæ nitent argénto, et pennæ eíus pallóre auri.
 Quand vous dormez au milieu de vos héritages, les ailes de la colombe sont argentées, et l'extrémité de son dos a le pâle éclat de l'or.
 Dum dispérgit Omnípotens reges super eam, * nive dealbátur Selmon.”
 Lorsque le Très-Haut disperse les rois dans le pays, tout est blanchi par les neiges sur le Selmon.
 Mons Dei mons Basan, * mons cacúminum mons Basan.
 La montagne de Dieu est une grasse montagne. C'est une montagne massive, une grasse montagne.
 Ut quid invidétis, montes cacúminum, † monti, in quo beneplácitum est Deo inhabitáre? * Étenim Dóminus habitábit in finem.
 Pourquoi regardez-vous avec admiration les montagnes massives? Il est une montagne où il a plu à Dieu d'habiter ; et le Seigneur y habitera à jamais.
 Currus Dei decem mília mílium: * Dóminus venit de Sínai in sancta.
 Le char de Dieu est environné de plus de dix mille ; le Seigneur vient depuis le Sinaï dans Son sanctuaire.
 Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; † accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
 Tu es monté en haut; Tu as emmené des captifs; Tu as reçu des présents parmi les hommes, et même de ceux qui ne croient pas que le Seigneur Dieu habite avec nous.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
 Ant. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
 Ant. 2. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
 Ant. 2. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
II
II
 Benedíctus Dóminus die cotídie; * portábit nos Deus salutárium nostrórum.
 Que le Seigneur soit béni chaque jour! Le Dieu qui nous a si souvent sauvés rendra notre voie prospère.
 Deus noster, Deus ad salvándum; * et Dómini, Dómini éxitus mortis.
 Notre Dieu est le Dieu qui a la vertu de sauver; au Seigneur, au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
 Verúmtamen Deus confrínget cápita inimicórum suórum, * vérticem capillátum perambulántium in delíctis suis.
 Mais Dieu brisera la tête de Ses ennemis, le front superbe de ceux qui marchent dans leurs iniquités.
 Dixit Dóminus: “Ex Basan redúcam, * redúcam de profúndo maris,
 Le Seigneur a dit: Je les ramènerai de Basan, et Je les ramènerai du fond de la mer;
 ut intingátur pes tuus in sánguine, * lingua canum tuórum ex inimícis portiónem invéniat.”
 afin que ton pied trempe dans le sang, et que la langue de tes chiens ait aussi sa part des ennemis.
 Vidérunt ingréssus tuos, Deus, * ingréssus Dei mei, regis mei in sancta.
 Ils ont vu Ton entrée, ô Dieu, l'entrée de mon Dieu, de mon Roi, qui réside dans le sanctuaire.
 Præcédunt cantóres, † postrémi véniunt psalléntes, * in médio iuvénculæ tympanístriæ.
 En avant marchaient les princes, associés aux chanteurs, au milieu des jeunes filles qui jouaient du tambourin.
 “In ecclésiis benedícite Deo, * Dómino, vos de fóntibus Israel.”
 Bénissez le Seigneur Dieu dans les assemblées, vous qui sortez des sources d'Israël.
 Ibi Beniámin adulescéntulus ducens eos, † príncipes Iúdæ cum turma sua, * príncipes Zábulon, príncipes Nephtháli.
 Là est Benjamin, le plus jeune, en de saints transports; là sont les princes de Juda, leurs chefs; les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
 Manda, Deus, virtúti tuæ; * confírma hoc, Deus, quod operátus es in nobis.
 O Dieu, commande à Ta puissance; affermis, ô Dieu, ce que Tu as fait parmi nous.
 A templo tuo in Ierusálem * tibi áfferent reges múnera.
 Dans Ton temple de Jérusalem, les rois T'offriront des présents.
 Íncrepa feram arúndinis, † congregatiónem taurórum in vítulis populórum: * prostérnant se cum láminis argénti.
 Réprime les bêtes sauvages des roseaux, la troupe des tauraux et les troupeaux des peuples, pour chasser ceux qui ont été éprouvés comme l'argent.
 Díssipa gentes, quæ bella volunt. † Vénient optimátes ex Ægýpto, * Æthiópia prævéniet manus suas Deo.
 Dissipe les nations qui veulent la guerre. Des ambassadeurs viendront de l'Egypte; l'Ethiopie s'empressera de tendre ses mains vers Dieu.
 Regna terræ, cantáte Deo, psállite Dómino, † psállite Deo, qui fertur super cælum cæli ad oriéntem; * ecce dabit vocem suam, vocem virtútis.
 Royaumes de la terre, chantez à Dieu; célébrez le Seigneur, célébrez Dieu, qui S'élève au plus haut des cieux, vers l'orient. Voici qu'Il va donner à Sa voix un puissant éclat.
 Tribúite virtútem Deo. † Super Israel magnificéntia eíus, * et virtus eíus in núbibus.
 Rendez gloire à Dieu au sujet d'Israël. Sa magnificence et Sa force paraissent dans les nuées.
 Mirábilis, Deus, de sanctuário tuo! † Deus Israel ipse tríbuet virtútem et fortitúdinem plebi suæ. * Benedíctus Deus!
 Dieu est admirable dans Ses saints; le Dieu d'Israël donnera Lui-même à Son peuple la puissance et la force. Dieu soit béni!
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
 Ant. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
 Ant. 3. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
 Ant. 3. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
 
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
 Ant. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios 15, 12-34
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
 Fratres: Si Christus prædicátur quod suscitátus est a mórtuis, quómodo quidam dicunt in vobis quóniam resurréctio mortuórum non est? Si autem resurréctio mortuórum non est, neque Christus suscitátus est! Si autem Christus non suscitátus est, inánis est ergo prædicátio nostra, inánis est et fides vestra, invenímur autem et falsi testes Dei, quóniam testimónium díximus advérsus Deum quod suscitáverit Christum, quem non suscitávit, si revéra mórtui non resúrgunt.
 Si l'on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu'il n'y a pas de résurrection des morts? S'il n'y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Mais si le Christ n'est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. Il se trouve même que nous sommes des faux témoins de Dieu, puisque nous avons attesté contre Dieu qu'il a ressuscité le Christ, alors qu'il ne l'a pas ressuscité, s'il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.
 Nam si mórtui non resúrgunt, neque Christus resurréxit; quod si Christus non resurréxit, stulta est fides vestra, adhuc estis in peccátis vestris. Ergo et, qui dormiérunt in Christo, periérunt. Si in hac vita tantum in Christo sperántes sumus, miserabilióres sumus ómnibus homínibus. Nunc autem Christus resurréxit a mórtuis, primítiæ dormiéntium. Quóniam enim per hóminem mors, et per hóminem resurréctio mortuórum: sicut enim in Adam omnes moriúntur, ita et in Christo omnes vivificabúntur.
 Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si le Christ n'est pas ressuscité, vaine est votre foi; vous êtes encore dans vos péchés. Alors aussi ceux qui se sont endormis dans le Christ ont péri. Si c'est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Le Christ est ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ.
 Unusquísque autem in suo órdine: primítiæ Christus; deínde hi, qui sunt Christi, in advéntu eius; deínde finis, cum tradíderit regnum Deo et Patri, cum evacuáverit omnem principátum et omnem potestátem et virtútem. Opórtet autem illum regnáre, donec ponat omnes inimícos sub pédibus eius. Novíssima autem inimíca destruétur mors; ómnia enim subiécit sub pédibus eius. Cum autem dicat: "Omnia subiécta sunt", sine dúbio præter eum, qui subiécit ei ómnia. Cum autem subiécta fúerint illi ómnia, tunc ipse Fílius subiéctus erit illi, qui sibi subiécit ómnia, ut sit Deus ómnia in ómnibus.
 Mais chacun à son rang: comme prémices, le Christ, ensuite ceux qui seront au Christ, lors de son Avènement. Puis ce sera la fin, lorsqu'il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c'est la Mort; car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dira: " Tout est soumis désormais ", c'est évidemment à l'exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous.
 Alióquin quid fácient, qui baptizántur pro mórtuis? Si omníno mórtui non resúrgunt, ut quid et baptizántur pro illis? Ut quid et nos periclitámur omni hora? Cotídie mórior, útique per vestram gloriatiónem, fratres, quam hábeo in Christo Iesu Dómino nostro! Si secúndum hóminem ad béstias pugnávi Ephesi, quid mihi prodest? Si mórtui non resúrgunt, manducémus et bibámus, cras enim moriémur. Nolíte sedúci: "Corrúmpunt mores bonos collóquia mala." Evigiláte iuste et nolíte peccáre! Ignorántiam enim Dei quidam habent; ad reveréntiam vobis loquor.
 S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux? Et nous-mêmes, pourquoi à toute heure nous exposer au péril? Chaque jour je suis à la mort, aussi vrai, frères, que vous êtes pour moi un titre de gloire dans le Christ Jésus, notre Seigneur. Si c'est dans des vues humaines que j'ai livré combat contre les bêtes à Ephèse, que m'en revient-il? Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Ne vous y trompez pas: " Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. " Dégrisez-vous, comme il sied, et ne péchez pas; car il en est parmi vous qui ignorent tout de Dieu. Je le dis à votre honte.
 r. Heu mihi, Dómine, quia peccávi nimis in vita mea! Quid fáciam, miser? Ubi fúgiam, nisi ad te, Deus meus? Miserére mei, * Dum véneris in novíssimo die. v. Anima mea turbáta est valde, sed tu, Dómine, succúrre ei; * Dum. v. Glória Patri. * Dum.
 r. Hélas, j'ai beaucoup péché, Seigneur, durant ma vie! Que faire, malheureux que je suis? Où m'enfuir, sinon vers toi, mon Dieu? Aie pitié de moi, * Lorsque tu viendras au dernier jour. v. De toute mon âme, je tremble; mais toi, Seigneur, sauve-moi; * Lorsque. v. Gloire au Père. * Lorsque.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I )
Ex Libro sancti Ambrósii epíscopi De excéssu fratris sui Sátyri (Lib. 2, 40-41. 46: CSEL 73, 270-271. 273)
Livre de saint Ambroise sur la mort de son frère
 Vidémus quod et mors lucrum est, et vita pœna est. Unde et Paulus ait: Mihi vívere Christus est et mori lucrum. Quid est Christus nisi mors córporis, spíritus vitæ? Et ídeo commoriámur cum eo, ut vivámus cum eo. Sit quidam cotidiánus in nobis usus affectúsque moriéndi, ut per illam segregatiónem a corpóreis cupiditátibus ánima nostra se discat extráhere, et tamquam in sublími locáta, quo terrénæ adíre libídines et eam sibi glutináre non possint, suscípiat mortis imáginem, ne pœnam mortis incúrrat.
 Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire: Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Qu'est-ce que le Christ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort.
 Repúgnat enim lex carnis legi mentis, et eam legi erróris addícit. Sed quod remédium? Quis me liberábit de córpore mortis? Grátia Dei per Iesum Christum Dóminum nostrum. Habémus médicum, sequámur remédium. Remédium nostrum Christi grátia est, et corpus mortis corpus est nostrum. Ergo peregrinémur a córpore, ne peregrinémur a Christo; etsi in córpore sumus, tamen quæ sunt córporis non sequámur nec deserámus iura natúræ, sed dona grátiæ præoptémus.
 En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. Mais quel est le remède? Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort? La grâce de Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur. Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps qui appartient à la mort, c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Même si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.
 Quid plura? Uníus morte mundus redémptus est. Pótuit enim Christus non mori, si noluísset; sed neque refugiéndam mortem quasi ignávam putávit neque mélius nos quam moriéndo servásset. Itaque mors eius vita est ómnium. Morte eius signámur, mortem eius orántes annuntiámus, mortem eius offeréntes prædicámus; mors eius victória est, mors eius sacraméntum est, mors eius annua sollémnitas mundi est.
 Qu'ajouter à cela? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.
 Quid prætérea de eius morte dicámus, cum divíno probémus exémplo, quia immortalitátem mors sola quæsívit, atque ipsa se mors redémit? Non ígitur mærénda mors, quæ causa salútis est públicæ; non fugiénda mors, quam Fílius non dedignátus est, non refúgit.
 Que dire encore de sa mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que, seule, la mort a obtenu l'immortalité, et que la mort s'est rachetée elle-même? Il ne faut donc pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée, n'a pas voulu fuir.
 r. Líbera me, Dómine, de viis inférni, qui portas æreas confregísti et visitásti inférnum et dedísti eis lumen, ut vidérent te, * Qui erant in pœnis tenebrárum. v. Clamántes et dicéntes: Advenísti, Redémptor noster! * Qui erant. v. Glória Patri. * Qui erant.
 r. Délivre-moi, Seigneur, des voies qui mènent aux enfers: tu as brisé les portes de bronze et visité les enfers, et, afin qu'ils puissent te contempler, tu as donné ta lumière à * Ceux qui étaient dans les ténèbres et les peines. v. Ils criaient en disant: Tu es venu jusqu'à nous, ô notre Rédempteur! * Ceux. v. Gloire au Père. * Ceux.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Preces nostras, quǽsumus, Dómine, benígnus exáudi, † ut, dum attóllitur nostra fides in Fílio tuo a mórtuis suscitáto, in famulórum tuórum præstolánda resurrectióne spes quoque nostra firmétur. Per Dóminum.
 Dans Ta bonté, Seigneur, daigne écouter nos prières ; et puisque notre foi s'appuie sur Ton Fils ressuscité d'entre les morts, que s’affermisse également notre espérance en la résurrection de Tes serviteurs, objet de notre attente.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.