Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
   Veni, redémptor géntium, osténde partum Vírginis; mirétur omne sæculum: talis decet partus Deum.
   Viens, Rédempteur de tous les peuples, fais voir la Vierge qui enfante ; que tous les siècles s'émerveillent : enfantement digne d'un Dieu.
   Non ex viríli sémine, sed mystico spirámine Verbum Dei factum est caro fructúsque ventris flóruit.
   Non pas d'une semence d'homme mais par le souffle de l'Esprit, le Verbe de Dieu S'est fait chair, et le fruit du ventre a fleuri.
   Alvus tuméscit Vírginis, claustrum pudóris pérmanet, vexílla virtútum micant, versátur in templo Deus.
   Le sein de la Vierge s'émeut, sa virginité reste intacte ; brillez, étendards des vertus, car Dieu se trouve dans Son temple.
   Procédat e thálamo suo, pudóris aula régia, géminæ gigas substántiæ alácris ut currat viam.
   Qu'Il S'avance hors de Sa chambre, royal palais de la pudeur, ce géant à double nature, pressé de parcourir Sa route.
   Æquális ætérno Patri, carnis tropæo cíngere, infírma nostri córporis virtúte firmans pérpeti.
   Égal à Ton Père éternel, revêts la chair comme un trophée; affermis notre corps infirme de Ton éternelle puissance.
   Præsépe iam fulget tuum luménque nox spirat novum, quod nulla nox intérpolet fidéque iugi lúceat.
   Ta crèche déjà resplendit, la nuit exhale un éclat neuf : que nulle nuit ne le ternisse, qu'il brille d'une foi sans fin.
   Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
   O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à toi et gloire à ton Père, avec l'Esprit Consolateur à travers les siècles sans fin.
annotation: 8g;
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(c3) BE(h)ne(gh)dic,(f) *() á(ed)ni(e)ma(f) me(g)a,(f) Dó(e)mi(de)no.(e) (::)
E(h) u(h) o(g) u(h) a(f) e.(e) (::)
   Ant. 1. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
   Ant. 1. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
Psalmus 102 (103)
Psaume 102 (103)
Laus miserentis Domini
Per viscera misericordiæ Dei visitavit nos Oriens ex alto (Cf. Lc 1, 78).
I
I
   Bénedic, ánima mea, Dómino, * et ómnia, quæ intra me sunt, nómini sancto eius.
   Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au-dedans de moi bénisse Son saint Nom.
   Bénedic, ánima mea, Dómino, * et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
   Mon âme, bénis le Seigneur, et n’oublie jamais tous Ses bienfaits.
   Qui propitiátur ómnibus iniquitátibus tuis, * qui sanat omnes infirmitátes tuas;
   C’est Lui qui pardonne toutes tes iniquités, et qui guérit toutes tes maladies.
   qui rédimit de intéritu vitam tuam, * qui corónat te in misericórdia et miseratiónibus;
   C’est Lui qui rachète ta vie de la mort, qui te couronne de miséricorde et de grâces (bontés).
   qui replet in bonis ætátem tuam: * renovábitur ut áquilæ iuvéntus tua.
   C’est Lui qui remplit tes désirs en te comblant de biens; ta jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle.
   Fáciens iustítias Dóminus * et iudícium ómnibus iniúriam patiéntibus.
   Le Seigneur fait miséricorde, et Il rend justice à tous ceux qui souffrent la violence (une injustice).
   Notas fecit vias suas Móysi, * fíliis Israel adinventiónes suas.
   Il a fait connaître Ses voies à Moïse, ses volontés aux enfants d’Israël.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Be(h)ne(gh)dic,(f) () á(ed)ni(e)ma(f) me(g)a,(f) Dó(e)mi(de)no.(e)
(::)
   Ant. Bénedic, ánima mea, Dómino, et noli oblivísci omnes retributiónes eius.
   Ant. Que mon âme bénisse le Seigneur, et qu'elle n'oublie aucun de Ses bienfaits.
annotation: 1d2;
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(c4) SU(d)per(c) ti(df)mén(fe~)tes(df/ddc) *() Dó(fh)mi(g)num(ixhg/hih) (,) mi(h)se(g)ri(f)cór(ef)di(g)a(fe) e(d)ius.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(g) e.(gvFED) (::)
   Ant. 2. Super timéntes Dóminum misericórdia eius.
   Ant. 2. Sur ceux qui craignent le Seigneur, Sa miséricorde.
II
II
   Miserátor et miséricors Dóminus, * longánimis et multæ misericórdiæ.
   Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, patient et très miséricordieux.
   Non in perpétuum conténdet, * neque in ætérnum irascétur.
   Il ne S’irritera pas perpétuellement, et ne menacera pas sans fin.
   Non secúndum peccáta nostra fecit nobis, * neque secúndum iniquitátes nostras retríbuit nobis.
   Il ne nous a pas traités selon nos péchés, et Il ne nous a pas punis (rétribués) selon nos iniquités.
   Quóniam, quantum exaltátur cælum a terra, * præváluit misericórdia eius super timéntes eum;
   Car autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant Il a affermi Sa miséricorde sur ceux qui Le craignent.
   quantum distat ortus ab occidénte, * longe fecit a nobis iniquitátes nostras.
   Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il a éloigné de nous nos iniquités.
   Quómodo miserétur pater filiórum, * misértus est Dóminus timéntibus se.
   Comme un père a compassion de Ses enfants, ainsi le Seigneur a compassion de ceux qui Le craignent.
   Quóniam ipse cognóvit figméntum nostrum, * recordátus est quóniam pulvis sumus.
   Car Il sait Lui-même de quoi nous sommes formés; Il s’est souvenu que nous ne sommes que poussière.
   Homo sicut fenum dies eius, * tamquam flos agri sic efflorébit.
   Les jours de l’homme passent comme l’herbe; il fleurira comme la fleur des champs.
   Spirat ventus in illum, et non subsístet, * et non cognóscet eum ámplius locus eius.
   Qu’un souffle passe sur ell), et ell) n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne le reconnaît plus.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Su(d)per(c) ti(df)mén(fe~)tes(df/ddc) () Dó(fh)mi(g)num(ixhg/hih) (,) mi(h)se(g)ri(f)cór(ef)di(g)a(fe) e(d)ius.(d)
(::)
   Ant. Super timéntes Dóminum misericórdia eius.
   Ant. Sur ceux qui craignent le Seigneur, Sa miséricorde.
annotation: 8g;
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(c3) BE(e)ne(e)dí(h)ci(f)te(e) Dó(f)mi(e)no,(f) *() om(g>)nes(f) vir(ed~)tú(ef)tes(f) e(e)ius;(e) (;) be(e)ne(fg)dí(g)ci(h)te(g) mi(e)ní(f)stri(h) e(g)ius,(g) (,) qui(gh) fá(i)ci(h)tis(gh) vo(f)lun(e)tá(f)tem(g>) e(ef)ius,(f) (,) be(f)ne(ed)dí(ef)ci(g)te(fg) Dó(e)mi(de)no.(e) (::)
E(h) u(h) o(g) u(h) a(f) e.(e) (::)
   Ant. 3. Benedícite Dóminum, omnes virtútes eius; benedícite, minístri eius, qui fácitis voluntátem eius, benedícite Dóminum.
   Ant. 3. Bénissez le Seigneur, toutes Ses puissances ; bénissez-Le, vous Ses ministres qui faites Sa volonté, bénissez le Seigneur.
III
III
   Misericórdia autem Dómini ab ætérno et usque in ætérnum super timéntes eum; * et iustítia illíus in fílios filiórum,
   Mais la miséricorde du Seigneur S’étend de l’éternité à l’éternité sur ceux qui Le craignent. Et Sa justice Se répand sur les fils des fils
   in eos, qui servant testaméntum eius * et mémores sunt mandatórum ipsíus ad faciéndum ea.
   de ceux qui gardent Son alliance, et qui se souviennent de Ses commandements, pour les accomplir.
   Dóminus in cælo parávit sedem suam, * et regnum ipsíus ómnibus dominábitur.
   Le Seigneur a préparé Son trône dans le ciel, et tout sera assujetti à Son empire.
   Benedícite Dómino, omnes ángeli eius, poténtes virtúte, faciéntes verbum illíus * in audiéndo vocem sermónum eius.
   Bénissez le Seigneur, vous tous, Ses anges, qui êtes puissants puissants en force; qui exécutez Sa parole, pour obéir à la voix de Ses ordres.
   Benedícite Dómino, omnes virtútes eius, * minístri eius, qui fácitis voluntátem eius.
   Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses armées ; vous, Ses ministres, qui faites Sa volonté.
   Benedícite Dómino, ómnia ópera eius, in omni loco dominatiónis eius. * Bénedic, ánima mea, Dómino.
   Bénissez le Seigneur, vous toutes, Ses œuvres, dans tous les lieux de Sa domination. Mon âme, bénis le Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Be(e)ne(e)dí(h)ci(f)te(e) Dó(f)mi(e)no,(f) () om(g>)nes(f) vir(ed~)tú(ef)tes(f) e(e)ius;(e) (;) be(e)ne(fg)dí(g)ci(h)te(g) mi(e)ní(f)stri(h) e(g)ius,(g) (,) qui(gh) fá(i)ci(h)tis(gh) vo(f)lun(e)tá(f)tem(g>) e(ef)ius,(f) (,) be(f)ne(ed)dí(ef)ci(g)te(fg) Dó(e)mi(de)no.(e)
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   Ant. Benedícite Dóminum, omnes virtútes eius; benedícite, minístri eius, qui fácitis voluntátem eius, benedícite Dóminum.
   Ant. Bénissez le Seigneur, toutes Ses puissances ; bénissez-Le, vous Ses ministres qui faites Sa volonté, bénissez le Seigneur.
   v. Omnes mirabántur in verbis grátiæ.r. Quæ procedébant de ore ipsius.
   v. Tous étaient étonnés des paroles de grâce. r. Qui sortait de Sa bouche.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Isaíæ prophétæ
Du livre d'Isaïe
   Dixit Sion: " Derelíquit me Dóminus, et Dóminus oblítus est mei. " Numquid oblivísci potest múlier infántem suum, ut non misereátur fílio úteri sui? Et si illa oblíta fúerit, ego tamen non oblivíscar tui. Ecce in mánibus meis descrípsi te; muri tui coram me semper. Festínant structóres tui; destruéntes te et dissipántes a te exíbunt.
   Sion avait dit: « Le Seigneur m'a abandonnée; le Seigneur m'a oubliée. » Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t'oublierai pas. Vois, je t'ai gravée sur les paumes de mes mains, tes remparts sont devant moi sans cesse. Tes bâtisseurs se hâtent, ceux qui te détruisent et te ravagent vont s'en aller.
   ¶
   ¶
   Hæc dicit Dóminus Deus: " Ecce levábo ad gentes manum meam, et ad pópulos exaltábo signum meum; et áfferent fílios tuos in ulnis, et fíliæ tuæ super úmeros portabúntur. Et erunt reges nutrícii tui, et regínæ nutríces tuæ; vultu in terram demísso adorábunt te et púlverem pedum tuórum lingent. Et scies quia ego Dóminus: non confundéntur qui sperant in me. " Numquid tollétur a forti præda, aut, quod captum fúerit, a robústo salvári póterit?
   Ainsi parle le Seigneur Dieu: « Voici que je lève la main vers les nations, que je dresse un signal pour les peuples: ils t'amèneront tes fils dans leurs bras, et tes filles seront portées sur l'épaule. Des rois seront tes pères adoptifs, et leurs princesses, tes nourrices. Face contre terre, ils se prosterneront devant toi, ils lécheront la poussière de tes pieds. Et tu sauras que je suis le Seigneur, ceux qui espèrent en moi ne seront pas déçus. » Au guerrier arrache-t-on sa prise? Le prisonnier d'un tyran sera-t-il libéré?
   Quia hæc dicit Dóminus: " Equidem et captívus a forti tollétur, et quod ablátum fúerit a robústo salvábitur; cum his qui contendébant tecum, ego conténdam et fílios tuos ego salvábo. Et cibábo hostes tuos cárnibus suis, et quasi musto sánguine suo inebriabúntur; et sciet omnis caro quia ego Dóminus salvátor tuus et redémptor tuus Fortis Iacob. " Hæc dicit Dóminus: " Ubinam est liber repúdii matris vestræ, quo dimísi eam? Aut quis est créditor meus, cui véndidi vos? Ecce in iniquitátibus vestris vénditi estis, et in sceléribus vestris dimíssa est mater vestra. "
   Mais ainsi parle le Seigneur: « Eh bien, le prisonnier du guerrier lui sera arraché, et la prise du tyran sera libérée. Je vais moi-même chercher querelle à qui te cherche querelle, tes enfants, c'est moi qui les sauverai. À tes oppresseurs je ferai manger leur propre chair, comme de vin nouveau ils s'enivreront de leur sang. Et toute chair saura que moi, le Seigneur, je suis ton sauveur, que ton rédempteur, c'est le Puissant de Jacob. » Ainsi parle le Seigneur: « Où est la lettre de divorce de votre mère par laquelle je l'ai répudiée? Ou encore: Auquel de mes créanciers vous ai-je vendus? Oui, c'est pour vos fautes que vous avez été vendus, c'est pour vos crimes que j'ai répudié votre mère. »
   r. Parátus esto, Israel, in occursum Dómini, quóniam venit, * Formans montes, et creans spíritus, et annúntians in homínibus Christum esse ventúrum. v. Ecce Dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Formans. v. Glória Patri. * Formans.
   r. Prépare-toi, Israël, à la rencontre du Seigneur, car il vient, * Lui qui façonne les montagnes et crée le vent; qui révèle aux hommes l'avènement de son Messie. v. Le Seigneur des Seigneurs s'avance avec puissance, * Lui qui. v. Gloire au Père. * Lui qui.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Ioánnis Chrysóstomi epíscopi (Sermo 12: PLS 4, 770-771)
Sermon de saint Jean Chrysostome
   Quóniam tempus venit ut de advéntu et incarnatióne Dómini loquámur sanctæ caritáti vestræ, ídeo tacéndum non est diébus his. Hoc agit Ecclésia voce prophética de advéntu eius futúro, inde lectiónes et psalmi proferúntur in aures audiéntium. Et quia hos versículos cantávimus, de quibus tractatúri sumus: inténti estóte ut fundaméntum fídei máneat in vobis. Agebántur a Spíritu Sancto prophétæ, præcónes Salvatóris nostri, ut cognoscerémus Dóminum præscium esse futurórum, et nihil vetústum apud ipsum nec áliquid novitátis, sed totum sempitérnum, æternitáte plenum, nec inítium habens, nec finem: cantabámus ergo: Gaude Sion. Hoc gáudium non est risus oris, vocis, atque buccárum, sed gáudium cordis: de quo gáudio clamábat Evangelísta dicens: Annúntio vobis gáudium magnum, quod erit omni pópulo: quia natus est nobis hódie Salvátor qui est Christus Dóminus. Hoc gáudium non est temporále sed ætérnum.
   Puisque le temps est venu où nous devons parler à votre charité de l'Avent et de l'Incarnation du Seigneur, ne nous taisons pas en ces jours. L’Église elle-même prend la parole, annonçant par la voix du prophète la venue prochaine du Sauveur. C'est dans cette perspective que les lectures et les psaumes sont proclamés aux oreilles des auditeurs. Et après avoir chanté ces versets, que nous allons expliquer maintenant, soyez attentifs, pour que le fondement de la foi demeure bien établi en vous. Les prophètes, hérauts de notre Sauveur, étaient mus par l'Esprit Saint afin que nous connaissions le Seigneur comme quelqu'un qui, de science éternelle, sait tout le futur: devant lui, rien n'est ancien, rien n'est nouveau, mais tout est éternel et plein d'éternité, car il n'a ni commencement ni fin. Nous avons donc chanté: Réjouis-toi, Sion! , et cette joie n'est pas le rire du visage, de la voix, des lèvres, mais la joie du cœur. C'est de cette joie que l'Évangéliste proclame: Je vous annonce une grande joie qui sera pour tout le peuple: c'est qu'un Sauveur vous est né aujourd'hui, et qu'il est le Christ Seigneur! Cette joie-là n'est pas temporelle, mais éternelle.
   Quale gáudium? Ut sciret mundus quod non nóverat, mirácula, signa, et prodígia virtútum: et mórtui resúrgerent, cæci vidérent, claudi ambulárent, muti loqueréntur, surdi audírent, áridi sanitátem accíperent, paralýtici curaréntur. Gáudium hoc prædicat omnis Ecclésia cum magna lætítia et exsultatióne.
   Mais cette joie, comment se présentera-t-elle? Le monde saura des choses qu'il n'avait pas connues: des miracles, des signes et des prodiges. Les morts ressusciteront, les aveugles verront, les boîteux marcheront, les muets parleront, les sourds entendront, les estropiés recevront la santé, les paralytiques seront guéris. Telle est la joie que nous annonce toute l'Église, avec grande liesse et exultation.
   Nunc cognóscimus quia Dóminus missus est ad nos Redémptor, vita et salus, píetas et gratuíta grátia. Et quando nos vidémus e limo terræ érigi ad cæléstia prmia, gáudeat cor credéntium et lætétur; quærat Dóminum ut non mórtua sed sicut viva ánima nostra. Pro iis bonis Dómino quid retribuémus, nisi tantum depósita cervíce, subiécto collo pectus tundámus, dicéntes quod dixit publicánus: Deus propítius esto mihi peccatóri. Qui se profícere scit, non supérbiat; qui vero agnóscit se non profícere, sed a bonis defícere, tantum córrigat et non despéret. Exsultáte de tantis munéribus eius, gaudéte de tantis bonis eius: non vobis assignétis bona quæ ab eo accepístis, ne perdátis quod habétis, sed scitóte quia nihil habétis quod non accepístis.
   Maintenant, nous savons que le Seigneur nous a été envoyé pour être notre Rédempteur, notre vie et notre salut, notre miséricorde, notre grâce gratuite. Et quand nous nous voyons élevés de la terrestre poussière aux célestes récompenses, alors, que le cœur des croyants se réjouisse d'une grande allégresse; que notre âme, non pas comme morte, mais pleine de vie, cherche le Seigneur! Pour de tels bienfaits, que rendrons-nous au Seigneur? Nous ne pouvons que baisser la tête, courber l'échine et nous frapper la poitrine en disant ce qu'a dit le publicain: Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur! Que celui qui se sait en progrès ne s'enorgueillisse pas; que celui qui avoue ne pas progresser mais plutôt s'éloigner du bien, se corrige seulement et ne désespère pas. Exultez pour les si grands dons de Dieu, réjouissez-vous de si grands bienfaits! Et ne vous attribuez pas à vous-mêmes les biens que vous avez reçus de lui, car vous perdriez ce que vous avez. Sachez-le: vous n'avez rien que vous ne l'ayez reçu.
   r. Vidébunt gentes iustum tuum, et cuncti reges ínclitum tuum; * Et vocábitur tibi nomen novum quod os Dómini nominávit. v. Et eris coróna glóriæ in manu Dómini, et diadéma regni in manu Dei tui. * Et. v. Glória Patri. * Et.
   r. Jérusalem, les nations verront qui est ton Juste, et tous les rois verront qui fait ta gloire! * On te donnera un nom nouveau que la bouche du Seigneur a dicté. v. Tu seras une couronne de gloire dans la main du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu. * On te donnera. v. Gloire au Père. * On te donnera.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui, hóminem delápsum in mortem conspíciens, Unigéniti tui advéntum redímere voluísti, præsta, quǽsumus, ut qui húmili eius incarnatiónem devotióne faténtur, * ipsíus étiam Redemptóris consórtia mereántur. Per Dóminum.
   Dieu qui, voyant l'homme tombé dans la mort, as voulu le racheter par la venue de Ton Fils unique, nous T'en prions, accorde à ceux qui reconnaissent Son incarnation avec une humble dévotion de pouvoir unir leur sort à Celui qui est aussi leur Rédempteur.
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(c4) BE(h)ne(h)di(h)cá(fh)mus(h) Dó(gh) mi(g)no.(gvFE) r/.(::) De(h)o(h) grá(gh)ti(g)as.(gvFE) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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