Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 4;
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(c4) CON(d)sors(e) pa(f)tér(g)ni(eg) lú(f)mi(e)nis,(f'_) (,)
lux(d) i(e)pse(f) lu(g)cis(eg) et(f) di(e)es,(ded.) (;)
no(e)ctem(c) ca(e)nén(gh)do(hi) rúm(h)pi(g)mus:(h'_) (,)
as(f)sí(h)ste(h) po(g)stu(ef)lán(g)ti(f)bus.(e.) (::d†Z)
2.
Au(d)fer(e) té(f)ne(g)bras(eg) mén(f)ti(e)um,(f'_) (,)
fu(d)ga(e) ca(f)tér(g)vas(eg) dǽ(f)mo(e)num,(ded.) (;)
ex(e)pél(c)le(e) som(gh)no(hi)lén(h)ti(g)am(h'_) (,)
ne(f) pi(h)gri(h)tán(g)tes(ef) ó(g)bru(f)at.(e.) (::d†Z)
3.
Sic,(d) Chri(e)ste,(f) no(g)bis(eg) óm(f)ni(e)bus(f'_) (,)
in(d)dúl(e)ge(f)as(g) cre(eg)dén(f)ti(e)bus,(ded.) (;)
ut(e) pro(c)sit(e) e(gh)xo(hi)rán(h)ti(g)bus(h'_) (,)
quod(f) præ(h)ci(h)nén(g)tes(ef) psál(g)li(f)mus.(e.)(::d†Z)
4.
Sit,(d) Chri(e)ste,(f) rex(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
ti(d)bi(e) Pa(f)trí(g)que(eg) gló(f)ri(e)a(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to,(h'_) (,)
in(f) sem(h)pi(h)tér(g)na(ef) sǽ(g)cu(f)la.(e.) (::)
A(efe)men.(de.) (::)
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(c4) CON(d)sors(e) pa(f)tér(g)ni(eg) lú(f)mi(e)nis,(f'_) (,)
lux(d) i(e)pse(f) lu(g)cis(eg) et(f) di(e)es,(ded.) (;)
no(e)ctem(c) ca(e)nén(gh)do(hi) rúm(h)pi(g)mus:(h'_) (,)
as(f)sí(h)ste(h) po(g)stu(ef)lán(g)ti(f)bus.(e.) (::d†Z)
2.
Au(d)fer(e) té(f)ne(g)bras(eg) mén(f)ti(e)um,(f'_) (,)
fu(d)ga(e) ca(f)tér(g)vas(eg) dǽ(f)mo(e)num,(ded.) (;)
ex(e)pél(c)le(e) som(gh)no(hi)lén(h)ti(g)am(h'_) (,)
ne(f) pi(h)gri(h)tán(g)tes(ef) ó(g)bru(f)at.(e.) (::d†Z)
3.
Sic,(d) Chri(e)ste,(f) no(g)bis(eg) óm(f)ni(e)bus(f'_) (,)
in(d)dúl(e)ge(f)as(g) cre(eg)dén(f)ti(e)bus,(ded.) (;)
ut(e) pro(c)sit(e) e(gh)xo(hi)rán(h)ti(g)bus(h'_) (,)
quod(f) præ(h)ci(h)nén(g)tes(ef) psál(g)li(f)mus.(e.)(::d†Z)
4.
Sit,(d) Chri(e)ste,(f) rex(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
ti(d)bi(e) Pa(f)trí(g)que(eg) gló(f)ri(e)a(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to,(h'_) (,)
in(f) sem(h)pi(h)tér(g)na(ef) sǽ(g)cu(f)la.(e.) (::)
A(efe)men.(de.) (::)
Consors patérni lúminis, lux ipse lucis et dies, noctem canéndo rúmpimus: assíste postulántibus.
Clarté de clarté, Toi, le Jour, Qui partages l'éclat du Père, Soutiens-nous dans notre prière, Quand nos chants déchirent la nuit.
Aufer tenébras méntium, fuga catérvas dæmonum, expélle somnoléntiam ne pigritántes óbruat.
Chasse les ténèbres de l'âme, fais fuir les troupes des démons ; dissipe notre somnolence et garde-nous de la paresse.
Sic, Christe, nobis ómnibus indúlgeas credéntibus, ut prosit exorántibus quod præcinéntes psállimus.
Montre Toi bienveillant, ô Christ, envers nous qui croyons en Toi ; que profite à ceux qui Te prient l'hymne chantée à Ta louange !
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
O sacrosáncta Trínitas, quæ cuncta condens órdinas, diem labóri députans noctem quiéti dédicas,
Trinité infiniment sainte, Tu fais toute chose avec ordre, assignant au jour au travail, destinant la nuit au repos.
Te mane, simul véspere, te nocte ac die cánimus; in tua nos tu glória per cuncta serva témpora.
C'est Toi que, le soir, le matin, le jour et la nuit, nous chantons ; garde-nous Toi-même en Ta gloire, à travers la suite de temps.
Nos ádsumus te cérnui en adorántes fámuli; vota precésque súpplicum hymnis adiúnge cælitum.
Nous sommes là pour T'adorer, humbles serviteurs prosternés ; permet que nos vœux, nos prières, se joignent aux hymnes du ciel.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sæculum. Amen.
Exauce-nous Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
Psalmus 67
Psaume 67
Triumphalis ingressus Domini
Entrée triomphale du Seigneur
Ascendens in altum captivam duxit captivatem, dedit dona hominibus (Eph 4,8).
Etant monté en haut, Il a emmené des captifs, Il a donné des dons aux hommes.
I
I
 Exsúrgit Deus, et dissipántur inimíci eíus; * et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eíus.
 Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dissipés: et qu'ils fuient, ceux qui Le haïssent, devant Sa face.
 Sicut dissipátur fumus, tu díssipas; † sicut fluit cera a fácie ignis, * sic péreunt peccatóres a fácie Dei.
 Comme la fumée disparaît, qu'ils disparaissent; comme la cire se fond devant le feu, qu'ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.
 Et iústi læténtur et exsúltent in conspéctu Dei * et delecténtur in lætítia.
 Mais que les justes soient comme dans un festin, et qu'ils tressaillent en la présence de Dieu, et qu'ils soient dans des transports de joie.
 Cantáte Deo, psalmum dícite nómini eíus; † iter fácite ei, qui fertur super nubes: * Dóminus nomen illi.
 Chantez à Dieu, célébrez Son Nom par un cantique; frayez le chemin à Celui qui monte vers le couchant. Le Seigneur est Son Nom.
 Iubiláte in conspéctu eíus; †pater orphanórum et iúdex viduárum, * Deus in habitáculo sancto suo.
 Tressaillez de joie en Sa présence. On tremblera devant Lui. Il est le père des orphelins et le juge des veuves. Dieu est dans Son lieu saint.
 Deus, qui inhabitáre facit desolátos in domo, † qui edúcit vinctos in prosperitátem; * verúmtamen rebélles habitábunt in árida terra.
 C'est le Dieu qui fait habiter dans une même maison ceux qui ont un même esprit; qui délivre les captifs par Sa puissance, * aussi bien que ceux qui L'irritent, qui habitent dans les sépulcres.
 Deus, cum egrederéris in conspéctu pópuli tui, * cum pertransíres in desérto, terra mota est,
 O Dieu, quand Tu marchais à la tête de Ton peuple, quand Tu traversais le désert,
 étiam cæli distillavérunt a fácie Dei Sínai, * a fácie Dei Israel.
 la terre fut ébranlée, les cieux eux-mêmes se fondirent devant le Dieu du Sinaï, devant le Dieu d'Israël.
 Plúviam voluntáriam effundébas, Deus; * hereditátem tuam infirmátam, tu refecísti eam.
 Tu as mis en réserve une pluie toute volontaire, ô Dieu, pour Ton héritage; et lorsqu'il a été affaibli, Tu l'as réconforté.
 Animália tua habitábant in ea, * parásti in bonitáte tua páuperi, Deus.
 Tes animaux y habiteront: Tu as dans Ta bonté, ô Dieu, préparé de la nourriture pour le pauvre.
 Dóminus dat verbum; * vírgines annuntiántes bona sunt agmen ingens:
 Le Seigneur donne Ses ordres à Ses messagers avec une grande puissance.
 “Reges exercítuum fúgiunt, fúgiunt, * et spécies domus dívidit spólia.
 Les roi des armées fuitont, fuiront ; et celle qui est l'ornement de la maison partage les dépouilles.
 Et vos dormítis inter médias caulas: * alæ colúmbæ nitent argénto, et pennæ eíus pallóre auri.
 Quand vous dormez au milieu de vos héritages, les ailes de la colombe sont argentées, et l'extrémité de son dos a le pâle éclat de l'or.
 Dum dispérgit Omnípotens reges super eam, * nive dealbátur Selmon.”
 Lorsque le Très-Haut disperse les rois dans le pays, tout est blanchi par les neiges sur le Selmon.
 Mons Dei mons Basan, * mons cacúminum mons Basan.
 La montagne de Dieu est une grasse montagne. C'est une montagne massive, une grasse montagne.
 Ut quid invidétis, montes cacúminum, † monti, in quo beneplácitum est Deo inhabitáre? * Étenim Dóminus habitábit in finem.
 Pourquoi regardez-vous avec admiration les montagnes massives? Il est une montagne où il a plu à Dieu d'habiter ; et le Seigneur y habitera à jamais.
 Currus Dei decem mília mílium: * Dóminus venit de Sínai in sancta.
 Le char de Dieu est environné de plus de dix mille ; le Seigneur vient depuis le Sinaï dans Son sanctuaire.
 Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; † accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
 Tu es monté en haut; Tu as emmené des captifs; Tu as reçu des présents parmi les hommes, et même de ceux qui ne croient pas que le Seigneur Dieu habite avec nous.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
II
 Benedíctus Dóminus die cotídie; * portábit nos Deus salutárium nostrórum.
 Que le Seigneur soit béni chaque jour! Le Dieu qui nous a si souvent sauvés rendra notre voie prospère.
 Deus noster, Deus ad salvándum; * et Dómini, Dómini éxitus mortis.
 Notre Dieu est le Dieu qui a la vertu de sauver; au Seigneur, au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
 Verúmtamen Deus confrínget cápita inimicórum suórum, * vérticem capillátum perambulántium in delíctis suis.
 Mais Dieu brisera la tête de Ses ennemis, le front superbe de ceux qui marchent dans leurs iniquités.
 Dixit Dóminus: “Ex Basan redúcam, * redúcam de profúndo maris,
 Le Seigneur a dit: Je les ramènerai de Basan, et Je les ramènerai du fond de la mer;
 ut intingátur pes tuus in sánguine, * lingua canum tuórum ex inimícis portiónem invéniat.”
 afin que ton pied trempe dans le sang, et que la langue de tes chiens ait aussi sa part des ennemis.
 Vidérunt ingréssus tuos, Deus, * ingréssus Dei mei, regis mei in sancta.
 Ils ont vu Ton entrée, ô Dieu, l'entrée de mon Dieu, de mon Roi, qui réside dans le sanctuaire.
 Præcédunt cantóres, † postrémi véniunt psalléntes, * in médio iuvénculæ tympanístriæ.
 En avant marchaient les princes, associés aux chanteurs, au milieu des jeunes filles qui jouaient du tambourin.
 “In ecclésiis benedícite Deo, * Dómino, vos de fóntibus Israel.”
 Bénissez le Seigneur Dieu dans les assemblées, vous qui sortez des sources d'Israël.
 Ibi Beniámin adulescéntulus ducens eos, † príncipes Iúdæ cum turma sua, * príncipes Zábulon, príncipes Nephtháli.
 Là est Benjamin, le plus jeune, en de saints transports; là sont les princes de Juda, leurs chefs; les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
 Manda, Deus, virtúti tuæ; * confírma hoc, Deus, quod operátus es in nobis.
 O Dieu, commande à Ta puissance; affermis, ô Dieu, ce que Tu as fait parmi nous.
 A templo tuo in Ierusálem * tibi áfferent reges múnera.
 Dans Ton temple de Jérusalem, les rois T'offriront des présents.
 Íncrepa feram arúndinis, † congregatiónem taurórum in vítulis populórum: * prostérnant se cum láminis argénti.
 Réprime les bêtes sauvages des roseaux, la troupe des tauraux et les troupeaux des peuples, pour chasser ceux qui ont été éprouvés comme l'argent.
 Díssipa gentes, quæ bella volunt. † Vénient optimátes ex Ægýpto, * Æthiópia prævéniet manus suas Deo.
 Dissipe les nations qui veulent la guerre. Des ambassadeurs viendront de l'Egypte; l'Ethiopie s'empressera de tendre ses mains vers Dieu.
 Regna terræ, cantáte Deo, psállite Dómino, † psállite Deo, qui fertur super cælum cæli ad oriéntem; * ecce dabit vocem suam, vocem virtútis.
 Royaumes de la terre, chantez à Dieu; célébrez le Seigneur, célébrez Dieu, qui S'élève au plus haut des cieux, vers l'orient. Voici qu'Il va donner à Sa voix un puissant éclat.
 Tribúite virtútem Deo. † Super Israel magnificéntia eíus, * et virtus eíus in núbibus.
 Rendez gloire à Dieu au sujet d'Israël. Sa magnificence et Sa force paraissent dans les nuées.
 Mirábilis, Deus, de sanctuário tuo! † Deus Israel ipse tríbuet virtútem et fortitúdinem plebi suæ. * Benedíctus Deus!
 Dieu est admirable dans Ses saints; le Dieu d'Israël donnera Lui-même à Son peuple la puissance et la force. Dieu soit béni!
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Génesis
Du livre de la Genèse
Lectio I
Lecture I
 Visitávit autem Dóminus Saram, sicut promíserat, et implévit Saræ, quæ locútus est; concepítque et péperit Abrahæ fílium in senectúte eius témpore quo prædíxerat ei Deus. Vocavítque Abraham nomen fílii sui, quem génuit ei Sara, Isaac et circumcídit eum octávo die, sicut præcéperat ei Deus. Cum Abraham centum esset annórum, natus est ei Isaac fílius eius. Dixítque Sara: " Risum fecit mihi Deus; quicúmque audíerit, corridébit mihi. " Rursúmque ait: " Quis auditúrum créderet Abraham quod Sara lactáret fílios, quia péperit ei fílium iam seni? "
 Le Seigneur visita Sara comme il avait dit et il fit pour elle comme il avait promis. Sara conçut et enfanta un fils à Abraham déjà vieux, au temps que Dieu avait marqué. Au fils qui lui naquit, enfanté par Sara, Abraham donna le nom d'Isaac. Abraham circoncit son fils Isaac, quand il eut huit jours comme Dieu lui avait ordonné. Abraham avait cent ans lorsque lui naquit son fils Isaac. Et Sara dit: " Dieu m'a donné de quoi rire, tous ceux qui l'apprendront me souriront. " Elle dit aussi: " Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des enfants! car j'ai donné un fils à sa vieillesse. "
 r. Locútus est Dóminus ad Abraham, dicens: Egrédere de terra et de cognatióne tua, et veni in terram quam monstrávero tibi; * Et fáciam te créscere in gentem magnam. v. Benedícens benedícam tibi et multiplicábo te. * Et fáciam.
 r. Le Seigneur adressa la parole à Abraham: Sors de ton pays, laisse ta parenté, va dans le pays que je te montrerai; * Je ferai naître de toi une grande nation. v. Je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance. * Je ferai naître.
Lectio II
Lecture II
 Crevit ígitur puer et ablactátus est. Fecítque Abraham grande convívium in die ablactatiónis eius. Cumque vidísset Sara fílium Agar Ægýptiæ iocántem cum Isaac fílio suo, dixit ad Abraham: " Eice ancíllam hanc et fílium eius; non enim erit heres fílius ancíllæ cum fílio meo Isaac. " Dure accépit hoc Abraham propter fílium suum. Cui dixit Deus: " Non tibi videátur ásperum super púero et super ancílla tua; ómnia quæ díxerit tibi Sara, audi vocem eius, quia in Isaac vocábitur tibi semen. Sed et fílium ancíllæ fáciam in gentem magnam, quia semen tuum est. "
 L'enfant grandit et fut sevré, et Abraham fit un grand festin le jour où l'on sevra Isaac. Or Sara aperçut le fils né à Abraham de l'Egyptienne Agar, qui jouait avec son fils Isaac, et elle dit à Abraham: " Chasse cette servante et son fils, il ne faut pas que le fils de cette servante hérite avec mon fils Isaac. " Cette parole déplut beaucoup à Abraham, à propos de son fils, mais Dieu lui dit: " Ne te chagrine pas à cause du petit et de ta servante, tout ce que Sara te demande, accorde-le, car c'est par Isaac qu'une descendance perpétuera ton nom, mais du fils de la servante je ferai aussi une grande nation car il est de ta race. "
 r. Dum staret Abraham ad ílicem Mambre, vidit tres púeros: * Tres vidit et unum adorávit. v. Dómine, si invéni grátiam in óculis tuis, transíte et requiéscite in loco isto. * Tres vidit.
 r. Comme Abraham se tenait près du chêne de Mambré, il vit trois jeunes gens: * Il en vit trois et se prosterna devant l'Unique. v. Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, reposez-vous ici, en passant. * Il en vit trois.
Lectio III
Lecture III
 Surréxit ítaque Abraham mane et tollens panem et utrem aquæ impósuit scápulæ eius tradidítque púerum et dimísit eam. Quæ, cum abísset, errábat in desérto Bersabée. Cumque consúmpta esset aqua in utre, abiécit púerum subter unum arbústum et ábiit; sedítque e regióne procul, quantum potest arcus iácere. Dixit enim: " Non vidébo moriéntem púerum. " Et sedens contra levávit vocem suam et flevit. Exaudívit autem Deus vocem púeri; vocavítque ángelus Dei Agar de cælo dicens: " Quid tibi, Agar? noli timére; exaudívit enim Deus vocem púeri de loco, in quo est. Surge, tolle púerum et tene illum manu tua, quia in gentem magnam fáciam eum. " Aperuítque Deus óculos eius; quæ videns púteum aquæ ábiit et implévit utrem dedítque púero bíbere. Et fuit Deus cum eo; qui crevit et morátus est in solitúdine factúsque est iúvenis sagittárius. Habitavítque in desérto Pharan; et accépit illi mater sua uxórem de terra Ægýpti.
 Abraham se leva tôt, il prit du pain et une outre d'eau qu'il donna à Agar, et il mit l'enfant sur son épaule, puis il la renvoya. Elle s'en fut errer au désert de Bersabée. Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle jeta l'enfant sous un buisson et elle alla s'asseoir vis-à-vis, loin comme une portée d'arc. Elle se disait en effet: " Je ne veux pas voir mourir l'enfant! " Elle s'assit vis-à-vis et se mit à crier et à pleurer. Dieu entendit les cris du petit et l'Ange de Dieu appela du ciel Agar et lui dit: " Qu'as-tu, Agar? Ne crains pas, car Dieu a entendu les cris du petit, là où il était. Debout! soulève le petit et tiens-le ferme, car j'en ferai une grande nation. " Dieu dessilla les yeux d'Agar et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l'outre et fit boire le petit. Dieu fut avec lui, il grandit et demeura au désert, et il devint un tireur d'arc. Il demeura au désert de Parân et sa mère lui choisit une femme du pays d'Égypte.
 r. Apparuérunt tres viri Abrahæ ad ílicem Mambre, et dixit ad eum: Dómine, si invéni grátiam in óculis tuis, transíte * Et requiéscite in loco isto. v. Auferam pusíllum aquæ, et lavéntur pedes vestri, * Et requiéscite. v. Glória Patri. * Et requiéscite.
 r. Trois hommes apparurent aux regards d'Abraham, près du chêne de Mambré; alors, il dit: Seigneur, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, * Reposez-vous ici, en passant. v. Permettez que j'apporte un peu d'eau pour vous laver les pieds; * Reposez-vous. v. Gloire au Père. * Reposez-vous.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Enarratiónibus sancti Augustíni epíscopi in psalmos (En. in ps. 62, 3-4: CCL 39, 795)
Commentaire de saint Augustin sur le psaume 62
Lectio I
Lecture I
 Sæculum istud est desértum ubi multum sitítur, et auditúri estis vocem modo sitiéntis in desérto. Si autem cognoscámus nos sitiéntes, cognoscémus nos et bibéntes, quia qui sitit in hoc sæculo, in futúro sæculo satiábitur, dicénte Dómino: Beáti qui esúriunt et sítiunt iustítiam, quia ipsi saturabúntur. Ergo in hoc sæculo non debémus quasi amáre sagínam. Hic sitiéndum est; álibi saginábimur. Modo autem ut non deficiámus in isto desérto, aspérgit nobis rorem verbi sui, et non nos dimíttit prorsus aréscere, ut non sit de nobis repetítio, sed ut sic sitiámus, ut bibámus. Ut autem bibámus, áliqua grátia eius aspérgimur; tamen sitímus. Et quid dicit ánima nostra Deo?
 Cette vie est le désert où l'on a tant à souffrir de la soif; et vous allez entendre la voix de quelqu'un qui est dévoré de cette soif dans le désert. Mais si, dans ce personnage altéré, nous nous reconnaissons nous-mêmes, nous nous reconnaîtrons également en lui, quand il lui sera donné à boire. Car qui souffre de la soif en ce siècle, sera désaltéré dans le siècle futur, suivant la promesse du Seigneur: Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Donc nous ne devons pas, dans le siècle présent, aspirer en quelque sorte au plein rassasiement. Ici, c'est le pays de la soif; ailleurs, celui du rassasiement. Mais présentement pour nous empêcher de défaillir dans ce désert, il nous asperge de la rosée de sa parole et ne nous laisse jamais entièrement à sec, afin que nul n'ait à alléguer notre perte, mais il nous laisse avoir soif pour que nous songions à boire; or, pour que nous buvions, il répand sur nous quelque rosée de grâce. Toutefois, nous avons toujours soif. Et notre âme, que dit-elle à Dieu?
 r. Dum staret Abraham ad radícem Mambre, vidit tres púeros descendéntes per viam: * Tres vidit et unum adorávit. v. Dixit Dóminus ad Abraham: Ecce Sara uxor tua páriet tibi fílium, et vocábis nomen eius Isaac. * Tres vidit.
 r. Comme Abraham se tenait au pied du chêne de Mambré, il vit trois jeunes gens qui descendaient le chemin: * Il en vit trois et se prosterna devant l'Unique. v. Le Seigneur dit à Abraham: Ta femme, Sara, te donnera un fils, et tu l'appelleras Isaac. * Il en vit trois.
Lectio II
Lecture II
 Deus, Deus meus, ad te de luce vígilo. Quid est vigiláre? Utique non dormíre. Quid est dormíre? Est somnus ánimæ, est somnus córporis; somnum córporis omnes debémus habére, quia, si non habeátur somnus córporis, déficit homo, déficit ipsum corpus. Non enim potest diu sustinére corpus nostrum frágile ánimam vigilántem et inténtam in actiónibus; si diu fúerit inténta ánima in actiónibus, corpus frágile et terrénum non illam capit, non illam sústinet perpétuo agéntem, et déficit, et succúmbit.
 Mon Dieu, mon Dieu, je veille, les yeux levés vers toi, dès l'aurore. Qu'est-ce que veiller? Évidemment, ne pas dormir. Qu'est-ce que dormir? Il y a le sommeil de l'âme, il y a le sommeil du corps. Pour nous tous, le sommeil du corps est indispensable; privé du sommeil corporel, l'homme défaille; le corps lui-même défaille. Car notre corps fragile ne peut supporter longtemps une âme sans cesse éveillée et agissante. Que l'âme soit pendant longtemps en activité, le corps fragile et terrestre ne peut plus la soutenir, ne peut plus la seconder de son action incessante: il défaille et succombe.
 r. Vocávit ángelus Dómini Abraham de cælo, dicens: Benedícam tibi * Et multiplicábo te sicut stellas cæli. v. Et benedicéntur in te omnes tribus terræ, quia obœdísti voci meæ. * Et multiplicábo.
 r. L'Ange du Seigneur appela Abraham du haut du ciel et dit: Je te comblerai de bénédictions, * Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du firmament. v. Puisque tu m'as obéi, toutes les nations de la terre s'adresseront l'une à l'autre la bénédiction par ton nom. * Je rendrai.
Lectio III
Lecture III
 Ideo Deus donávit somnum córpori, quo reparántur membra córporis, ut possint vigilántem ánimam sustinére. Illud autem cavére debémus, ne ipsa ánima nostra dórmiat; malus enim est somnus ánimæ. Bonus somnus córporis, quo reparátur valetúdo córporis. Somnus autem ánimæ est oblivísci Deum suum. Quæcúmque ánima oblíta fúerit Deum suum, dormit.
 Aussi Dieu a-t-il donné le sommeil au corps pour réparer les membres du corps et soutenir l'âme toujours en éveil. Mais nous devons prendre garde que l'âme elle-même ne s'endorme; car c'est un mal que le sommeil de l'âme. C'est une bonne chose que le sommeil du corps, puisque ses forces y trouvent leur réfection. Mais le sommeil de l'âme, c'est l'oubli de Dieu. Toute âme qui oublie son Dieu est en sommeil.
 r. Crédidit Abraham Deo, et reputátum est ei ad iustítiam; * Et ídeo amícus Dei appellátus est. v. Fuit autem iustus coram Dómino, et ambulávit in viis eius; * Et ídeo. v. Glória Patri. * Et ídeo.
 r. Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait Dieu estima qu'il était juste; * C'est pourquoi il reçut le nom d'ami de Dieu. v. Abraham fut un homme juste aux yeux du Seigneur, il marcha selon ses voies; * C'est pourquoi. v. Gloire au Père. * C'est pourquoi.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, et le Fils et le Saint Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont (c) AELF.