Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
annotation: 6f;
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(c4) DÍ(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) *() vir(f)tus(g) me(g)a.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
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(c4) DÍ(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) *() vir(f)tus(g) me(g)a.(f) (::)
E(h) u(h) o(f) u(gh) a(g) e.(f) (::)
Ant. 1. Díligam te, Dómine, virtus mea.
Ant. 1. Je T'aime, Seigneur, ma force.
Psalmus 17 (18), 2-30
Psaume 17 (18), 2-30
Gratiarum actio pro salute et victoria
Action de grâce pour le salut et la victoire.
In illa hora factus est terræmotus magnus (Apc 11, 13).
En cette heure se fit un grand tremblement de terre (Ap 11,13)
I
I
Díligam te, Dómine, fortitúdo mea. * Dómine, firmaméntum meum et refúgium meum et liberátor meus;
Je T'aimerai, Seigneur, ma force. Seigneur mon firmament, mon refuge et mon libérateur.
Deus meus, adiútor meus, et sperábo in eum; * protéctor meus et cornu salútis meæ et suscéptor meus.
Mon Dieu est mon secours, et j'espérerai en Lui. Il est mon protecteur, et la corne de mon salut, et mon défenseur.
Laudábilem invocábo Dóminum * et ab inimícis meis salvus ero.
J'invoquerai le Seigneur en le louant, et je serai délivré de mes ennemis.
Circumdedérunt me fluctus mortis, * et torréntes Bélial conturbavérunt me;
Les flots de la mort m'ont encerclé, et les torrents de Bélial m'ont affligé,
funes inférni circumdedérunt me, * præoccupavérunt me láquei mortis.
Les douleurs de la mort m'ont environné, et les torrents de l'iniquité m'ont rempli de trouble.
In tribulatióne mea invocávi Dóminum * et ad Deum meum clamávi;
Dans mon affliction j'ai invoqué le Seigneur, et j'ai crié vers mon Dieu.
exaudívit de templo suo vocem meam, * et clamor meus in conspéctu eius introívit in aures eius.
Et de Son saint temple Il a entendu ma voix ; et mon cri a pénétré en Sa présence jusqu'à Ses oreilles.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Dí(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) () vir(f)tus(g) me(g)a.(f)
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(c4) a/. Dí(f)li(g)gam(h) te,(f) Dó(g)mi(fe)ne,(d) () vir(f)tus(g) me(g)a.(f)
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Ant. Díligam te, Dómine, virtus mea.
Ant. Je T'aime, Seigneur, ma force.
annotation: 1g;
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(c4) FA(f)ctus(ghg) est(h) *() ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
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(c4) FA(f)ctus(ghg) est(h) *() ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
Ant. 2. Factus est adiútor meus Deus meus.
Ant. 2. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
II
II
Commóta est et contrémuit terra; † fundaménta móntium concússa sunt et commóta sunt, * quóniam irátus est.
La terre s'agita et trembla ; les fondements des montagnes furent ébranlés et secoués, parce qu'Il était irrité.
Ascéndit fumus de náribus eius, † et ignis de ore eius dévorans; * carbónes succénsi processérunt ab eo.
Une fumée montait de Ses narines, et un feu dévorant sortait de Sa bouche ; des charbons embrasés jaillissaient de Lui.
Inclinávit cælos et descéndit, * et calígo sub pédibus eius.
Il inclina les cieux et descendit, une sombre nuée sous Ses pieds.
Et ascéndit super cherub et volávit, * ferebátur super pennas ventórum.
Il monta sur un chérubin et vola, Il plana sur les ailes du vent.
Et pósuit ténebras latíbulum suum, † in circúitu eius tabernáculum eius, * tenebrósa aqua, nubes áeris.
Il fit des ténèbres Sa retraite, autour de Lui, Sa tente, des eaux ténébreuses, des nuages épais.
Præ fulgóre in conspéctu eius nubes transiérunt, * grando et carbónes ignis.
À l'éclat de Sa présence, les nuages s'écoulèrent, la grêle et les charbons de feu.
Et intónuit de cælo Dóminus, † et Altíssimus dedit vocem suam: * grando et carbónes ignis.
Le Seigneur tonna dans les cieux, le Très-Haut fit entendre Sa voix : grêle et charbons de feu.
Et misit sagíttas suas et dissipávit eos, * fúlgura iecit et conturbávit eos.
Il lança Ses flèches et les dispersa, Il multiplia les éclairs et les mit en déroute.
Et apparuérunt fontes aquárum, * et reveláta sunt fundaménta orbis terrárum
Les sources des eaux apparurent, les fondations du monde furent découvertes
ab increpatióne tua, Dómine, * ab inspiratióne spíritus iræ tuæ.
par Ta menace, Seigneur, par le souffle de Ta colère.
Misit de summo et accépit me * et assúmpsit me de aquis multis;
Il tendit la main d'en haut et me saisit, Il me tira des grandes eaux ;
erípuit me de inimícis meis fortíssimis † et ab his, qui odérunt me, * quóniam confortáti sunt super me.
Il me délivra de mon puissant ennemi et de ceux qui me haïssaient, car ils étaient plus forts que moi.
Oppugnavérunt me in die afflictiónis meæ, * et factus est Dóminus fulciméntum meum;
Ils m'avaient surpris au jour de ma détresse, mais le Seigneur fut mon appui ;
et edúxit me in latitúdinem, * salvum me fecit, quóniam vóluit me.
Il m'amena au large, Il me sauva parce qu'Il m'aime.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Fa(f)ctus(ghg) est(h) () ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d)
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(c4) a/. Fa(f)ctus(ghg) est(h) () ad(f)iú(g)tor(f) me(f)us(ef) De(g)us(fe) me(d)us.(d)
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Ant. Factus est adiútor meus Deus meus.
Ant. Dieu s’est fait mon secours, mon Dieu.
annotation: 4*e;
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(c4) RE(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) *(,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
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(c4) RE(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) *(,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
Ant. 3. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
Ant. 3. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
III
III
Et retríbuet mihi Dóminus secúndum iustítiam meam * et secúndum puritátem mánuum meárum reddet mihi,
Le Seigneur me rendra selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant Ses yeux.
quia custodívi vias Dómini * nec ímpie recéssi a Deo meo.
Car j'ai gardé les voies du Seigneur, et je ne me suis pas écarté impie de mon Dieu.
Quóniam ómnia iudícia eius in conspéctu meo, * et iustítias eius non réppuli a me;
Car tous Ses jugements sont devant moi, et je n'ai pas rejeté Ses lois ;
et fui immaculátus cum eo * et observávi me ab iniquitáte.
et j'ai été irréprochable devant Lui, et je me suis gardé de l'iniquité.
Et retríbuet mihi Dóminus secúndum iustítiam meam * et secúndum puritátem mánuum meárum in conspéctu oculórum eius.
Et le Seigneur me rendra selon ma justice, selon la pureté de mes mains devant Ses yeux.
Cum sancto sanctus eris * et cum viro innocénte ínnocens eris
Avec le saint, Tu seras saint, et avec l'homme innocent, Tu seras innocent ;
et cum elécto eléctus eris * et cum pervérso cállidus eris.
avec l'élu, Tu seras élu, et avec le pervers, Tu seras astucieux.
Quóniam tu pópulum húmilem salvum fácies * et óculos superbórum humiliábis.
Car Tu sauveras le peuple humble, et Tu abaisseras les yeux des orgueilleux.
Quóniam tu accéndis lucérnam meam, Dómine; * Deus meus illúminat ténebras meas.
Car Tu allumeras ma lampe, Seigneur ; mon Dieu illuminera mes ténèbres.
Quóniam in te aggrédiar hóstium turmas * et in Deo meo transíliam murum.
Car avec Toi je me précipiterai sur une troupe, et avec mon Dieu je franchirai un mur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Re(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) (,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e)
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(c4) a/. Re(e)trí(g)bu(f)et(e) mi(f)hi(dc) Dó(d)mi(f)nus(e) (,)
se(e)cún(g)dum(gh) iu(h)stí(gf)ti(g)am(gf~) me(e)am.(e)
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Ant. Retríbuit mihi Dóminus secúndum iustítiam meam.
Ant. Le Seigneur m’a rendu selon ma justice.
v. In resurrectióne tua, Christe, allelúia. r. Cæli et terra læténtur, allelúia.
v. Pour Ta résurrection, ô Christ, alléluia. r. Que les cieux et la terre se réjouissent, alléluia.
In primo nocturno, anno II )
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 18, 1-28
Du livre des Actes des Apôtres
Discédens Paulus ab Athénis venit Corínthum. Et invéniens quendam Iudæum nómine Aquilam, Pónticum génere, qui nuper vénerat ab Itália, et Priscíllam uxórem eius, eo quod præcepísset Cláudius discédere omnes Iudæos a Roma, accéssit ad eos, et quia eiúsdem erat artis, manébat apud eos et operabátur; erant autem scenofactóriæ artis. Disputábat autem in synagóga per omne sábbatum suadebátque Iudæis et Græcis. Cum veníssent autem de Macedónia Silas et Timótheus, instábat verbo Paulus testíficans Iudæis esse Christum Iesum. Contradicéntibus autem eis et blasphemántibus, excútiens vestiménta dixit ad eos: «Sanguis vester super caput vestrum! Mundus ego. Ex hoc nunc ad gentes vadam.» Et migrans inde intrávit in domum cuiúsdam nómine Titi Iusti, coléntis Deum, cuius domus erat coniúncta synagógæ.
Paul s'éloigna d'Athènes et gagna Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, qui venait d'arriver d'Italie avec Priscille, sa femme, à la suite d'un édit de Claude qui ordonnait à tous les Juifs de s'éloigner de Rome. Il se lia avec eux, et, comme ils étaient du même métier, il demeura chez eux et y travailla. Ils étaient de leur état fabricants de tentes. Chaque sabbat, il discourait à la synagogue et s'efforçait de persuader Juifs et Grecs. Quand Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine, Paul se consacra tout entier à la parole, attestant aux Juifs que Jésus est le Christ. Mais devant leur opposition et leurs paroles blasphématoires, il secoua ses vêtements et leur dit: « Que votre sang retombe sur votre tête! Pour moi, je suis pur, et désormais c'est aux païens que j'irai. » Alors, se retirant de là, Paul se rendit chez un certain Justus, homme adorant Dieu, dont la maison était contiguë à la synagogue.
Crispus archisynagógus crédidit Dómino cum omni domo sua, et multi Corinthiórum audiéntes credébant et baptizabántur. Dixit autem Dóminus nocte per visiónem Paulo: «Noli timére, sed lóquere et ne táceas, quia ego sum tecum, et nemo apponétur tibi ut nóceat te, quóniam pópulus est mihi multus in hac civitáte.» Sedit autem annum et sex menses docens apud eos verbum Dei.
Crispus, le chef de synagogue, crut au Seigneur avec tous les siens. Beaucoup de Corinthiens qui entendaient Paul embrassaient également la foi et se faisaient baptiser. Une nuit, dans une vision, le Seigneur dit à Paul: « Sois sans crainte. Continue de parler, ne te tais pas. Car je suis avec toi, et personne ne mettra sur toi la main pour te faire du mal, parce que j'ai à moi un peuple nombreux dans cette ville. » Il séjourna là un an et six mois, enseignant aux gens la parole de Dieu.
Gallióne autem procónsule Acháiæ, insurrexérunt uno ánimo Iudæi in Paulum et adduxérunt eum ad tribúnal dicéntes: «Contra legem hic persuádet homínibus cólere Deum.» Incipiénte autem Paulo aperíre os, dixit Gállio ad Iudæos: «Si quidem esset iníquum áliquid aut fácinus péssimum, o Iudæi, mérito vos sustinérem; si vero quæstiónes sunt de verbo et nomínibus et lege vestra, vos ipsi vidéritis; iudex ego horum nolo esse.» Et minávit eos a tribunáli. Apprehendéntes autem omnes Sósthenen, príncipem synagógæ, percutiébant ante tribúnal; et nihil horum Gallióni curæ erat.
Alors que Gallion était proconsul d'Achaïe, les Juifs se soulevèrent d'un commun accord contre Paul et l'amenèrent devant le tribunal en disant: « Cet individu cherche à persuader les gens d'adorer Dieu d'une manière contraire à la Loi. » Paul allait ouvrir la bouche, quand Gallion dit aux Juifs: « S'il était question de quelque délit ou méfait, j'accueillerais, Juifs, votre plainte, comme de raison. Mais puisqu'il s'agit de contestations sur des mots et des noms et sur votre propre Loi, à vous de voir! Être juge, moi, en ces matières, je m'y refuse. » Et il les renvoya du tribunal. Tous alors se saisirent de Sosthène, le chef de synagogue, et, devant le tribunal, se mirent à le battre. Et de tout cela Gallion n'avait cure.
Paulus vero, cum adhuc sustinuísset dies multos, frátribus valefáciens navigábat Sýriam, et cum eo Priscílla et Aquila, qui sibi totónderat in Cénchreis caput; habébat enim votum. Devenerúntque Ephesum, et illos ibi relíquit, ipse vero ingréssus synagógam disputábat cum Iudæis. Rogántibus autem eis, ut amplióre témpore manéret, non consénsit, sed valefáciens et dicens: «Iterum revértar ad vos Deo volénte», navigávit ab Epheso; et descéndens Cæsaréam ascéndit et salutávit ecclésiam et descéndit Antiochíam. Et facto ibi aliquánto témpore, proféctus est perámbulans ex órdine Galáticam regiónem et Phrýgiam, confírmans omnes discípulos.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il prit congé des frères et s'embarqua pour la Syrie. Priscille et Aquila l'accompagnaient. Il s'était fait tondre la tête à Cenchrées, à cause d'un vœu qu'il avait fait. Ils abordèrent à Éphèse, où il se sépara de ses compagnons. Il se rendit à la synagogue et s'y entretint avec les Juifs. Ceux-ci lui demandèrent de prolonger son séjour. Il n'y consentit pas, mais, en prenant congé d'eux, il leur dit: « Je reviendrai chez vous une autre fois, s'il plaît à Dieu. » Et il partit d'Éphèse. Débarqué à Césarée, il monta saluer l'Église, puis descendit à Antioche; après y avoir passé quelque temps, il repartit et parcourut successivement le territoire galate et la Phrygie en affermissant tous les disciples.
Iudæus autem quidam Apóllo nómine, Alexandrínus natióne, vir éloquens, devénit Ephesum, potens in Scriptúris. Hic erat catechizátus viam Dómini et fervens spíritu loquebátur et docébat diligénter ea quæ sunt de Iesu, sciens tantum baptísma Ioánnis. Hic ergo cœpit fiduciáliter ágere in synagóga; quem cum audíssent Priscílla et Aquila, assumpsérunt eum et diligéntius exposuérunt ei viam Dei. Cum autem vellet transíre in Acháiam, exhortáti fratres scripsérunt discípulis ut suscíperent eum; qui cum venísset, cóntulit multum his qui credíderant per grátiam; veheménter enim Iudæos revincébat públice osténdens per Scriptúras esse Christum Iesum.
Un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, était arrivé à Éphèse. C'était un homme éloquent, versé dans les Ecritures. Il avait été instruit de la Voie du Seigneur, et, dans la ferveur de son âme, il prêchait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, bien qu'il connût seulement le baptême de Jean. Il se mit donc à parler avec assurance dans la synagogue. Priscille et Aquila, qui l'avaient entendu, le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la Voie. Comme il voulait partir pour l'Achaïe, les frères l'y encouragèrent et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Arrivé là, il fut, par l'effet de la grâce, d'un grand secours aux croyants: car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, démontrant par les Écritures que Jésus est le Christ.
r. Allelúia. Audívimus eum in Ephrata, invénimus eum in campis silvæ; * Introívimus in tabernáculum eius, adorávimus in loco ubi stetérunt pedes eius, allelúia, allelúia. v. Surge, Dómine, in réquiem tuam, tu et arca sanctificatiónis tuæ. * Introívimus. v. Glória Patri. * Introívimus.
r. Alléluia! Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata, nous l'avons trouvé dans les clairières des bois; * Entrons dans la demeure de Dieu, prosternons-nous aux pieds de son trône, alléluia, alléluia! v. Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l'arche de ta majesté ! * Entrons.
v. Gloire au Père. * Entrons.
v. Gloire au Père. * Entrons.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Adhortatióne apostólica Redemptóris custos Ioánnis Pauli papæ secúndi (Nn. 22-24 : AAS 82, 1990, 26-27)
Exhortation Apostolique Redemptoris custos de Jean Paul II
Amóris intra famíliæ Nazarethánæ vitam cotidiána comprobátio est opus ipsum. Circumscríbit evangélica narrátio óperis sive labóris genus, quo nitebátur Ioséphus suæ famíliæ aliménta præbére : opus est fabri lignárii. Totum vitæ Ioséphi ámbitum compléctitur simplex hic títulus. Hi anni sunt vitæ abscónditæ Iesu de quibus evangelísta post evéntum in templo edísserit : Et descéndit cum eis et venit Názareth et erat súbditus illis. Quæ sane subdítio, Iesu vidélicet obœdiéntia in Nazarethána domo, étiam uti communicátio óperis Ioséphi intellégitur. Qui namque fabri fílius nominátus erat, sui putatívi patris didícerat opus.
Une des expressions quotidiennes de l'amour dans la vie de la famille de Nazareth est le travail. Le texte évangélique précise par quel type de travail Joseph essayait d'assurer la subsistance de sa famille: celui de charpentier. Ce simple mot recouvre toute l'étendue de la vie de Joseph. Pour Jésus, ce sont là les années de la vie cachée dont parle l'évangéliste après l'épisode du Temple: Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Cette soumission, c'est-à-dire l'obéissance de Jésus dans la maison de Nazareth, est aussi comprise comme une participation au travail de Joseph. Celui qui était appelé le fils du charpentier avait appris le travail de son père putatif.
Si autem in salútis sanctitatísque órdine Nazarethána família spécies exstat et humanárum familiárum exémplar, consímili certe modo táliter éxstitit étiam Iesu labor iuxta fabrum Ioséphum. Labor humánus ac singillátim mánuum opus in Evangélio vim particulárem invénit. In mystérium incarnatiónis una cum Fílii Dei natúra humána suscéptum étiam illud est paritérque modo peculiári redémptum. Ex mensa ígitur opificínæ suæ, ubi cum Iesu opus factitábat suum Ioséphus, hóminum labórem ad redemptiónis arcánum própius addúxit.
Si, dans l'ordre du salut et de la sainteté, la famille de Nazareth est un exemple et un modèle pour les familles humaines, on peut en dire autant par analogie, du travail de Jésus aux côtés de Joseph le charpentier. Le travail humain, en particulier le travail manuel, prend un accent spécial dans l'Évangile. Il est entré dans le mystère de l'incarnation en même temps que l'humanité du Fils de Dieu, de même aussi qu'il a été racheté d'une manière particulière. Grâce à son atelier où il exerçait son métier en même temps que Jésus, Joseph rendit le travail humain proche du mystère de la rédemption.
Pondus ipsum labóris in hóminis vita póstulat ut eius perspiciántur ac suscipiántur eleménta unde omnes hómines ádiuvet ut per ipsíus viam appropínquent Deo creatóri ac redemptóri, ut salvífica eius consília de hómine mundóque commúnicent et ut sua in vita áltius perspíciant et éxcolant amicítiam cum Christo, participántes vivo modo per fidem triplex ipsíus munus : sacerdótis, prophétæ, regis. Dénique tandem de cotidiánæ ágitur sanctificatióne vitæ, quam quisque suam secúndum conditiónem ássequi debet et quæ ad exémplum ómnibus patens promovéri potest.
L'importance du travail dans la vie de l'homme demande qu'on en connaisse et qu'on en assimile les éléments afin d'aider tous les hommes à s'avancer grâce à lui vers Dieu, créateur et rédempteur, à participer à son plan de salut sur l'homme et le monde, et à approfondir dans leur vie l'amitié avec le Christ, en participant par la foi de manière vivante à sa triple mission de prêtre, de prophète et de roi. Il s'agit, en définitive, de la sanctification de la vie quotidienne, à laquelle chacun doit s'efforcer en fonction de son état et qui peut être proposée selon un modèle accessible à tous.
r. Ascéndit Ioseph a Galilæa de civitáte Názareth in Iud am in civitátem David, quæ vocátur Béthlehem; * Eo quod esset de domo et família David, allelúia. v. Ut profiterétur cum María desponsáta sibi uxóre. * Eo quod. v. Glória Patri. * Eo quod.
r. Joseph quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem; * Car il était de la maison et de la descendance de David, alléluia! v. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse; * Car. v. Gloire au Père. * Car.
Orémus.
Prions.
Rerum cónditor, Deus, qui legem labóris humáno géneri statuísti, † concéde propítius, ut, beáti Ioseph exémplo et patrocínio, * ópera perficiámus quæ prǽcipis, et prǽmia consequámur quæ promíttis. Per Dóminum.
Auteur des choses, Dieu, qui as ordonné la loi du travail au genre humain, accorde-nous avec bonté, par l'exemple et la protection du bienheureux Joseph, d'accomplir les œuvres que Tu prescris et d'obtenir les récompenses que Tu promets.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.