Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 4;
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(c4) SOM(d)no(e) re(f)fé(g)ctis(eg) ár(f)tu(e)bus,(f'_) (,)
spre(d)to(e) cu(f)bí(g)li,(eg) súr(f)gi(e)mus:(ded.) (;)
no(e)bis,(c) Pa(e)ter,(gh) ca(hi)nén(h)ti(g)bus(h'_) (,)
a(f)dés(h)se(h) te(g) de(ef)pó(g)sci(f)mus.(e.) (::)
2.
Te(d) lin(e)gua(f) pri(g)mum(eg) cón(f)ci(e)nat,(f'_) (,)
te(d) men(e)tis(f) ar(g)dor(eg) ám(f)bi(e)at,(ded.) (;)
ut(e) á(c)ctu(e)um(gh) se(hi)quén(h)ti(g)um(h'_) (,)
tu,(f) san(h)cte,(h) sis(g) e(ef)xór(g)di(f)um.(e.) (::)
3.
Ce(d)dant(e) té(f)ne(g)bræ(eg) lú(f)mi(e)ni(f'_) (,)
et(d) nox(e) di(f)úr(g)no(eg) sí(f)de(e)ri,(ded.) (;)
ut(e) cul(c)pa,(e) quam(gh) nox(hi) ín(h)tu(g)lit,(h'_) (,)
lu(f)cis(h) la(h)bá(g)scat(ef) mú(g)ne(f)re.(e.) (::)
4.
Pre(d)cá(e)mur(f) i(g)dem(eg) súp(f)pli(e)ces(f'_) (,)
no(d)xas(e) ut(f) om(g)nes(eg) ám(f)pu(e)tes,(ded.) (;)
et(e) o(c)re(e) te(gh) ca(hi)nén(h)ti(g)um(h'_) (,)
lau(f)dé(h)ris(h) in(g) per(ef)pé(g)tu(f)um.(e.) (::)
5.
Præ(d)sta,(e) Pa(f)ter(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
Pa(d)trí(e)que(f) com(g)par(eg) U(f)ni(e)ce,(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to(h'_) (,)
re(f)gnans(h) per(h) om(g)ne(ef) sǽ(g)cu(f)lum.(e.) (::)
A(efe)men.(de..) (::)
Somno reféctis ártubus, spreto cubíli, súrgimus: nobis, Pater, canéntibus adésse te depóscimus.
Le sommeil a refait nos forces ; hors du lit, nous voici debout ; lorsque nous Te chantons, ô Père, nous T'en prions, assiste-nous.
Te lingua primum cóncinat, te mentis ardor ámbiat, ut áctuum sequéntium tu, sancte, sis exórdium.
Soit le premier que nos voix chantent et Celui que le cœur désirent ; sois à l'origine, ô Dieu saint, de tous nos actes à venir.
Cedant tenébræ lúmini et nox diúrno síderi, ut culpa, quam nox íntulit, lucis labáscat múnere.
Que la ténèbre cède à l'aube, et la nuit, à l'astre du jour, pour que les péchés de la nuit disparaissent dans la lumière.
Precámur ídem súpplices noxas ut omnes ámputes, et ore te canéntium laudéris in perpétuum.
Nous Te prions et supplions de nous à nos fautes: que la louange de nos lèvres se poursuive en l'éternité.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi, le fils égal au père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Ætérna lux, divínitas, in unitáte Trínitas, te confitémur débiles, te deprecámur súpplices.
Lumière éternelle, vrai Dieu, ô Trinité dans l'unité, notre faiblesse Te célèbre, notre prière te supplie.
Summum Paréntem crédimus Natúmque Patris únicum, et caritátis vínculum qui iungit illos Spíritum.
Nous croyons au souverain Père, nous croyons à Son fils unique, au lien de leur charité, le Saint Esprit qui les unit.
O véritas, o cáritas, o finis et felícitas, speráre fac et crédere, amáre fac et cónsequi.
O vérité, ô charité, notre bonheur est notre fin, fais-nous espérer, fais-nous croire, fais-nous T'aimer et Te rejoindre.
Qui finis et exórdium rerúmque fons es ómnium, tu solus es solácium, tu certa spes credéntium.
Tu es la fin et l'origine, et la source de toutes choses ; Toi seul est la consolation, le sûr espoir de notre foi.
Qui cuncta solus éfficis cunctísque solus súfficis, tu sola lux es ómnibus et præmium sperántibus.
Tu es seul à tout accomplir, et seul, Tu peux suffire à tous ; Toi seul, pour tous, es la lumière, et le prix de notre espérance.
Christum rogámus et Patrem, Christi Patrísque Spíritum; unum potens per ómnia, fove precántes, Trínitas. Amen.
Nous prions le Christ et le Père, et l'Esprit du Père et du Christ : O Trinité une et puissante, daigne écouter ceux qui Te prient. Amen.
annotation: 4e;
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(c4) MI(fe)se(d)ré(e)re(f) mi(e)hi,(d) Dó(ed)mi(cd)ne,(d) *(,) quó(d)ni(dh)am(h) in(hvGF)fír(g)mus(fe) sum,(d) (;) sa(c)na(d) me,(e) Dó(fe)mi(de)ne,(e) (,) quó(d)ni(dg)am(g) con(f)tur(g)bá(ixhi)ta(h) sunt(gf~) os(g)sa(gf) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
   Ant. 1. Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum, sana , Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
   Ant. 1. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis souffrant ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont tout bouleversés.
Psalmus 6
Psaume 6
Homo afflictus Domini clementiam implorat
L'homme affligé implore la clémence du Seigneur
Nunc anima mea turbata est ... Pater, salvifica me ex hora hac? (Io 12, 27).
Maintenant mon âme est troublée … Père, délivre-moi de cette heure.
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me, * neque in ira tua corrípias me.
   Seigneur, ne me reprends pas dans Ta fureur, et ne me châtie pas dans Ta colère.
   Miserére mei, Dómine, quóniam infírmus sum; * sana me, Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
   Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont ébranlés.
   Et ánima mea turbáta est valde, * sed tu, Dómine, úsquequo?
   Et mon âme est toute troublée ; mais Toi, Seigneur, jusques à quand...?
   Convértere, Dómine, éripe ánimam meam; * salvum me fac propter misericórdiam tuam.
   Reviens, Seigneur, et délivre mon âme: sauve-moi à cause de Ta miséricorde.
   Quóniam non est in morte, qui memor sit tui, * in inférno autem quis confitébitur tibi?
   Car il n'y a personne qui se souvienne de Toi dans la mort; et qui donc Te louera dans le séjour des morts?
   Laborávi in gémitu meo, lavábam per síngulas noctes lectum meum; * lácrimis meis stratum meum rigábam.
   Je suis épuisé à force de gémir; je laverai toutes les nuits mon lit de mes pleurs; j'arroserai ma couche de mes larmes.
   Turbátus est a mæróre óculus meus, * inveterávi inter omnes inimícos meos.
   Mon oeil a été troublé par la fureur ; j'ai vieilli au milieu de tous mes ennemis.
   Discédite a me omnes, qui operámini iniquitátem, * quóniam exaudívit Dóminus vocem fletus mei.
   Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'iniquité, car le Seigneur a exaucé la voix de mes larmes.
   Exaudívit Dóminus deprecatiónem meam, * Dóminus oratiónem meam suscépit.
   Le Seigneur a exaucé ma supplication; le Seigneur a agréé ma prière.
   Erubéscant et conturbéntur veheménter omnes inimíci mei; * convertántur et erubéscant valde velóciter.
   Que tous mes ennemis rougissent et soient saisis d'une vive épouvante ; qu'ils reculent promptement, et qu'ils soient bientôt confondus.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Mi(fe)se(d)ré(e)re(f) mi(e)hi,(d) Dó(ed)mi(cd)ne,(d) (,) quó(d)ni(dh)am(h) in(hvGF)fír(g)mus(fe) sum,(d) (;) sa(c)na(d) me,(e) Dó(fe)mi(de)ne,(e) (,) quó(d)ni(dg)am(g) con(f)tur(g)bá(ixhi)ta(h) sunt(gf~) os(g)sa(gf) me(e)a.(e)
(::)
   Ant. Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum, sana , Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
   Ant. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis souffrant ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont tout bouleversés.
annotation: 8g;
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(c4) CON(h)fi(gf)té(gh)bor(gf) *() ti(f)bi,(h) Dó(jk)mi(ji)ne,(jk/kj) (,) in(j) to(ji)to(h) cor(ij>)de(h) me(g)o.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 2. Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo.
   Ant. 2. Je Te louerai, Seigneur, de tout mon cœur.
Psalmus 9 A (9)
Psaume 9 A (9)
Gratiarum actio pro victoria
Action de grâces pour la victoire
Iterum venturus est iudicare vivos et mortuos.
Il viendra de nouveua pour juger les vivants et les morts
I
I
   Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo, * narrábo ómnia mirabília tua.
   Je Te louerai, Seigneur, de tout mon coeur; je raconterai toutes Tes merveilles.
   Lætábor et exsultábo in te, * psallam nómini tuo, Altíssime.
   En Toi je me réjouirai, et me livrerai à l'allégresse; je chanterai Ton Nom, ô Très-Haut ;
   Cum convertúntur inimíci mei retrórsum, * infirmántur et péreunt a fácie tua.
   parce que Tu as fait retourner mon ennemi en arrière. Ils vont être épuisés, et ils périront devant Ta face.
   Quóniam fecísti iudícium meum et causam meam, * sedísti super thronum, qui iúdicas iustítiam.
   Car Tu m'as rendu justice, et Tu as soutenu ma cause; Tu T'es assis sur Ton trône, Toi qui juges selon le droit.
   Increpásti gentes, perdidísti ímpium; * nomen eórum deléstiin ætérnum et in sǽculum sǽculi.
   Tu as châtié les nations, et l'impie a péri; Tu as effacé leur Nom à jamais, et pour les siècles des siècles.
   Inimíci defecérunt, * solitúdines sempitérnæ factæ sunt;
   Les glaives de l'ennemi ont perdu leur force pour toujours,
   et civitátes destruxísti: * périit memória eórum cum ipsis.
   et Tu as détruit leurs villes. Leur mémoire a péri avec fracas ;
   Dóminus autem in ætérnum sedébit, * parávit in iudícium thronum suum
   mais le Seigneur demeure éternellement. Il a préparé Son trône pour le jugement ;
   et ipse iudicábit orbem terræ in iustítia, * iudicábit pópulos in æquitáte.
   et Il jugera Lui-même l'univers avec équité ; Il jugera les peuples avec justice.
   Et erit Dóminus refúgium opprésso, * refúgium in opportunitátibus, in tribulatióne.
   Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre, et Son secours au temps du besoin et de l'affliction.
   Et sperent in te, qui novérunt nomen tuum, * quóniam non dereliquísti quæréntes te, Dómine.
   Qu'ils espèrent en Toi, ceux qui connaissent Ton Nom ; car Tu n'as pas abandonné ceux qui Te cherchent, Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Con(h)fi(gf)té(gh)bor(gf) () ti(f)bi,(h) Dó(jk)mi(ji)ne,(jk/kj) (,) in(j) to(ji)to(h) cor(ij>)de(h) me(g)o.(g)
(::)
   Ant. Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo.
   Ant. Je Te louerai, Seigneur, de tout mon cœur.
annotation: 1g2;
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(c4) EX(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) *(,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d) (::) E(h) u(h) o(g) u(f) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
   Ant. 3. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
II
II
   Psállite Dómino, qui hábitat in Sion; * annuntiáte inter gentes stúdia eius.
   Chantez au Seigneur qui habite dans Sion: annoncez parmi les nations Ses desseins;
   Quóniam requírens sánguinem recordátus est eórum, * non est oblítus clamórem páuperum.
   car Celui qui recherche le sang versé S'est souvenu de Ses serviteurs; Il n'a pas oublié le cri des pauvres.
   Miserére mei, Dómine; vide afflictiónem meam de inimícis meis, * qui exáltas me de portis mortis,
   Aie pitié de moi, Seigneur; vois l'humiliation où mes ennemis m'ont réduit,
   ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * exsúltem in salutári tuo.
   Toi qui me retires des portes de la mort, pour que j'annonce toutes Tes louanges aux portes de la fille de Sion.
   Infíxae sunt gentes in fóvea, quam fecérunt; in láqueo isto, quem abscondérunt, * comprehénsus est pes eórum.
   Je serai transporté de joie à cause du salut que Tu m'auras procuré. Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu'elles avaient faite. Leur pied a été pris dans le piège qu'elles avaient caché.
   Manifestávit se Dóminus iudícium fáciens; * in opéribus mánuum suárum comprehénsus est peccátor.
   On reconnaîtra le Seigneur qui rend justice; le pécheur a été pris dans les oeuvres de ses mains.
   Converténtur peccatóres in inférnum, * omnes gentes, quæ obliviscúntur Deum.
   Que les pécheurs soient précipités dans l'enfer, et toutes les nations qui oublient Dieu.
   Quóniam non in finem oblívio erit páuperis; * exspectátio páuperum non períbit in ætérnum.
   Car le pauvre ne sera pas en oubli pour toujours ; la patience des pauvres ne périra pas à jamais.
   Exsúrge, Dómine, non confortétur homo; * iudicéntur gentes in conspéctu tuo.
   Lève-Toi, Seigneur ; que l'homme ne triomphe pas ; que les nations soient jugées devant Ta face.
   Constítue, Dómine, terrórem super eos; * sciant gentes quóniam hómines sunt.
   Seigneur, impose-leur une crainte, afin que les peuples sachent qu'ils sont hommes.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ex(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) (,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d)
(::)
   Ant. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
   Ant. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
   v. Da mihi intelléctum, et servábo legem tuam.
   v. Donne moi l'intelligence et je suivrai Ta loi.
Incipit Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
   Paulus servus Christi Iesu, vocátus apóstolus, segregatus in Evangélium Dei, quod ante promíserat per prophétas suos in Scriptúris sanctis de Fílio suo, qui factus est ex sémine David secúndum carnem, qui constitútus est Fílius Dei in virtúte secúndum Spíritum sanctificatiónis ex resurrectióne mortuórum, Iesu Christo Dómino nostro, per quem accépimus grátiam et apostolátum ad obœditiónem fídei in ómnibus géntibus pro nómine eius, in quibus estis et vos vocáti Iesu Christi, ómnibus qui sunt Romæ diléctis Dei, vocátis sanctis: grátia vobis et pax a Deo Patre nostro et Dómino Iesu Christo.
   Paul, serviteur du Christ Jésus, apôtre par vocation, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu, que d'avance il avait promis par ses prophètes dans les saintes Écritures, concernant son Fils, issu de la lignée de David selon la chair, établi Fils de Dieu avec puissance selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection des morts, Jésus-Christ notre Seigneur, par qui nous avons reçu grâce et apostolat pour prêcher, à l'honneur de son nom, l'obéissance de la foi parmi tous les païens, dont vous faites partie, vous aussi, appelés de Jésus-Christ, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, aux saints par vocation, à vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ.
   Primum quidem grátias ago Deo meo per Iesum Christum pro ómnibus vobis, quia fides vestra annuntiátur in univérso mundo; testis enim mihi est Deus, cui sérvio in spíritu meo in Evangélio Fílii eius, quómodo sine intermissióne memóriam vestri fáciam semper in oratiónibus meis óbsecrans si quo modo tandem aliquándo prósperum iter hábeam in voluntáte Dei veniéndi ad vos. Desídero enim vidére vos, ut áliquid impértiar grátiæ vobis spiritális ad confirmándos vos, id est una vobíscum consolári per eam, quæ ínvicem est, fidem vestram atque meam.
   Et d'abord je remercie mon Dieu par Jésus-Christ à votre sujet à tous, de ce qu'on publie votre foi dans le monde entier. Car Dieu m'est témoin, à qui je rends un culte spirituel en annonçant l'Évangile de son Fils, avec quelle continuité je fais mémoire de vous et demande constamment dans mes prières d'avoir enfin une occasion favorable, si Dieu le veut, d'aller jusqu'à vous. Car j'ai un vif désir de vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel, pour vous affermir, ou plutôt éprouver le réconfort parmi vous de notre foi commune à vous et à moi.
   Nolo autem vos ignoráre, fratres, quia sæpe propósui veníre ad vos et prohíbitus sum usque adhuc, ut áliquem fructum hábeam et in vobis, sicut et in céteris géntibus. Græcis ac bárbaris, sapiéntibus et insipiéntibus débitor sum. Itaque, quod in me est, promptus sum et vobis, qui Romæ estis, evangelizáre. Non enim erubésco Evangélium: virtus enim Dei est in salútem omni credénti, Iudæo primum et Græco. Iustítia enim Dei in eo revelátur ex fide in fidem, sicut scriptum est: Iustus autem ex fide vivet.
   Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j'ai souvent projeté de me rendre chez vous - mais j'en fus empêché jusqu'ici - afin de recueillir aussi quelque fruit parmi vous comme parmi les autres païens. Je me dois aux Grecs comme aux barbares, aux savants comme aux ignorants: de là mon empressement à vous porter l'Évangile à vous aussi, habitants de Rome. Car je ne rougis pas de l'Évangile: il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, du Juif d'abord, puis du Grec. Car en lui la justice de Dieu se révèle de la foi à la foi, comme il est écrit: Le juste vivra de la foi.
   r. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. v. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
   r. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. v. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátibus sancti Augustíni epíscopi in Ioánnem (Tract. 32, 9: CCL 36, 305-306)
Traité de saint Augustin sur l'Évangile de Jean
   Quare Dóminus Spíritum, cuius máxima benefícia sunt in nobis, quia cáritas Dei per ipsum diffúsa est in córdibus nostris, post resurrectiónem suam dare vóluit? Quid significávit? Ut in resurrectióne nostra, cáritas nostra flagret, et ab amóre sæculi séparet, ut tota currat in Deum. Hic enim náscimur et mórimur, hoc non amémus; caritáte migrémus, caritáte sursum habitémus. Caritáte illa qua dilígimus Deum. Nihil áliud in hac vitæ nostræ peregrinatióne meditémur, nisi quia et hic non semper érimus, et ibi nobis locum bene vivéndo præparábimus, unde numquam migrémus. Dóminus enim noster Iesus Christus, posteáquam resurréxit, iam non móritur; mors illi ultra, sicut Apóstolus dicit, non dominábitur. Ecce quod amémus. Si vívimus, si in ipsum crédimus qui resurréxit, dabit nobis, non quod hic amant hómines qui Deum non amant, aut tanto plus amant, quanto illum minus amant; tanto autem hoc minus amant, quanto illum plus amant.
   Pourquoi le Seigneur a-t-il voulu nous donner après sa résurrection l'Esprit dont le don le plus grand en nous est la charité de Dieu qu'il répand dans nos cœurs? Qu'a-t-il voulu nous apprendre? C'est que notre charité doit s'enflammer pour notre résurrection, qu'elle doit nous séparer de l'amour du siècle pour s'élancer tout entière vers Dieu. Ici-bas, en effet, nous naissons et nous mourons, n'aimons pas une telle vie; partons-en par la charité, habitons en haut par la charité, par cette charité qui nous fait aimer Dieu. Durant le pèlerinage de cette vie, ne songeons qu'à cette pensée que nous ne serons pas toujours ici et qu'en vivant bien nous nous préparerons là-bas un lieu d'où nous ne partirons jamais. Notre Seigneur Jésus-Christ, en effet, une fois ressuscité, ne meurt plus; la mort, comme dit l'Apôtre, ne dominera plus sur lui. Voilà ce qu'il nous faut aimer. Si nous vivons, si nous croyons en celui qui est ressuscité, il nous donnera, non pas ce qu'aiment ici les hommes qui n'aiment pas Dieu ou ce qu'ils aiment d'autant plus qu'ils aiment moins Dieu et qu'ils aiment d'autant moins qu'ils aiment Dieu davantage.
   Sed videámus quid nobis promísit: non divítias terrénas et temporáles, non honóres et potestátes in sæculo isto; vidétis enim ómnia hæc dari et homínibus malis, ne magnipendántur a bonis. Non ipsam postrémo córporis sanitátem; non quia ipse illam non dat, sed quia, ut vidétis, et pecóribus dat. Non vitam longam. Quid est enim longum quod aliquándo finítur?
   Mais voyons ce qu'il nous a promis: ce ne sont pas les richesses terrestres et temporelles, ni les honneurs, ni le pouvoir en ce siècle; vous voyez, en effet, que tout cela est donné même aux méchants pour que les bons n'en aient pas une grande estime. Ce n'est pas même, pour finir, la santé du corps; non pas que ce ne soit pas lui qui la donne, mais parce que, comme vous le voyez, il la donne aussi aux bêtes. Ce n'est pas une vie longue: pouvons-nous, en effet, considérer comme long ce qui finit un jour?
   Vitam ætérnam promísit, ubi nihil timeámus, ubi non conturbémur, unde non migrémus, ubi non moriámur; ibi nec decéssor plangátur, nec succéssor sperétur. Quia ergo tale est quod nobis promísit amántibus, et Spíritus Sancti caritáte fervéntibus, ídeo ipsum Spíritum nóluit dare, nisi cum esset glorificátus, ut in suo córpore osténderet vitam quam modo non habémus, sed in resurrectióne sperámus.
   Il nous a promis la vie éternelle où nous n'aurons rien à craindre, où nous ne subirons aucun trouble, d'où nous n'aurons pas à partir, où nous ne mourrons pas, où nous n'aurons plus ni à pleurer celui qui nous a précédés ni à espérer celui qui nous succédera. Voilà donc ce qu'il nous a promis, à nous qui l'aimons et brûlons de la charité de l'Esprit Saint, et c'est pourquoi il n'a voulu donner cet Esprit qu'après avoir été glorifié, afin de montrer dans son corps la vie que maintenant nous n'avons pas, mais que nous espérons à la résurrection.
   r. Sedes tua, Deus, in sæculum sæculi; * Virga æquitátis virga regni tui. v. Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, proptérea unxit te Deus, Deus tuus. * Virga. v. Glória Patri. * Virga.
   r. Ton trône, Seigneur Dieu, est un trône éternel; * Ton sceptre royal est sceptre de droiture. v. Tu aimes la justice, tu réprouves le mal, c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a conféré l'onction. * Ton sceptre. v. Gloire au Père. * Ton sceptre.
   
   Orémus.
   Prions.
   Vota, quǽsumus, Dómine, supplicántis pópuli cælésti pietáte proséquere, ut et quæ agénda sunt vídeant, * et ad implénda quæ víderint convaléscant. Per Dóminum.
   Nous T'en prions, Seigneur, exauce en Ta céleste bonté, les hommages de Ton peuple suppliant, afin que Tes fidèles voient quels sont leurs devoirs et qu’ils aient la force d’accomplir ce qu’ils auront vu.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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