Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
%%
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 4;
%%
(c4) CON(d)sors(e) pa(f)tér(g)ni(eg) lú(f)mi(e)nis,(f'_) (,)
lux(d) i(e)pse(f) lu(g)cis(eg) et(f) di(e)es,(ded.) (;)
no(e)ctem(c) ca(e)nén(gh)do(hi) rúm(h)pi(g)mus:(h'_) (,)
as(f)sí(h)ste(h) po(g)stu(ef)lán(g)ti(f)bus.(e.) (::d†Z)

2.
Au(d)fer(e) té(f)ne(g)bras(eg) mén(f)ti(e)um,(f'_) (,)
fu(d)ga(e) ca(f)tér(g)vas(eg) dǽ(f)mo(e)num,(ded.) (;)
ex(e)pél(c)le(e) som(gh)no(hi)lén(h)ti(g)am(h'_) (,)
ne(f) pi(h)gri(h)tán(g)tes(ef) ó(g)bru(f)at.(e.) (::d†Z)

3.
Sic,(d) Chri(e)ste,(f) no(g)bis(eg) óm(f)ni(e)bus(f'_) (,)
in(d)dúl(e)ge(f)as(g) cre(eg)dén(f)ti(e)bus,(ded.) (;)
ut(e) pro(c)sit(e) e(gh)xo(hi)rán(h)ti(g)bus(h'_) (,)
quod(f) præ(h)ci(h)nén(g)tes(ef) psál(g)li(f)mus.(e.)(::d†Z)

4.
Sit,(d) Chri(e)ste,(f) rex(g) pi(eg)ís(f)si(e)me,(f'_) (,)
ti(d)bi(e) Pa(f)trí(g)que(eg) gló(f)ri(e)a(ded.) (;)
cum(e) Spí(c)ri(e)tu(gh) Pa(hi)rá(h)cli(g)to,(h'_) (,)
in(f) sem(h)pi(h)tér(g)na(ef) sǽ(g)cu(f)la.(e.) (::)
A(efe)men.(de.) (::)
Consors patérni lúminis, lux ipse lucis et dies, noctem canéndo rúmpimus: assíste postulántibus.
Clarté de clarté, Toi, le Jour, Qui partages l'éclat du Père, Soutiens-nous dans notre prière, Quand nos chants déchirent la nuit.
Aufer tenébras méntium, fuga catérvas dæmonum, expélle somnoléntiam ne pigritántes óbruat.
Chasse les ténèbres de l'âme, fais fuir les troupes des démons ; dissipe notre somnolence et garde-nous de la paresse.
Sic, Christe, nobis ómnibus indúlgeas credéntibus, ut prosit exorántibus quod præcinéntes psállimus.
Montre Toi bienveillant, ô Christ, envers nous qui croyons en Toi ; que profite à ceux qui Te prient l'hymne chantée à Ta louange !
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
O sacrosáncta Trínitas, quæ cuncta condens órdinas, diem labóri députans noctem quiéti dédicas,
Trinité infiniment sainte, Tu fais toute chose avec ordre, assignant au jour au travail, destinant la nuit au repos.
Te mane, simul véspere, te nocte ac die cánimus; in tua nos tu glória per cuncta serva témpora.
C'est Toi que, le soir, le matin, le jour et la nuit, nous chantons ; garde-nous Toi-même en Ta gloire, à travers la suite de temps.
Nos ádsumus te cérnui en adorántes fámuli; vota precésque súpplicum hymnis adiúnge cælitum.
Nous sommes là pour T'adorer, humbles serviteurs prosternés ; permet que nos vœux, nos prières, se joignent aux hymnes du ciel.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sæculum. Amen.
Exauce-nous Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
annotation: 2d;
%%
(f3) UT(f) quid,(hg) Dó(h)mi(g)ne,(f) *() re(gh)ces(fe)sí(f)sti(gh) lon(f)ge?(f) (::)
E(h) u(h) o(h) u(g) a(ef) e.(f) (::)
   Ant. 1. Ut quid, Dómine, recessísti longe?
   Ant. 1. Seigneur, pourquoi Te tiens-Tu si loin ?
Psalmus 9 B (10)
Psaume 9 B (10)
Gratiarum actio
Action de grâces
Beati pauperes, quia vestrum est regnum Dei. (Lc 6, 20)
Heureux les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
I
I
   Ut quid, Dómine, stas a longe, * abscóndis te in opportunitátibus, in tribulatióne?
   Pourquoi, Seigneur, T'es-Tu retiré au loin, et dédaignes-Tu de me regarder au temps du besoin et de l'affliction?
   Dum supérbit, ímpius inséquitur páuperem; * comprehendántur in consíliis, quæ cógitant.
   Tandis que l'impie s'enorgueillit, le pauvre est consumé. Ils sont pris dans les desseins qu'ils méditent.
   Quóniam gloriátur peccátor in desidériis ánimæ suæ, * et avárus sibi benedícit.
   Car le pécheur se glorifie des désirs de son âme, et le méchant est félicité.
   Spernit Dóminum peccátor in arrogántia sua: * Non requíret, non est Deus."
   Le pécheur a irrité le Seigneur; à cause de la grandeur de sa colère, il ne se soucie de rien.
   Hæ sunt omnes cogitatiónes eius; * prosperántur viæ illíus in omni témpore.
   Dieu n'est point devant ses yeux; ses voies sont souillées en tout temps.
   Excélsa nimis iudícia tua a fácie eius; * omnes inimícos suos aspernátur.
   Tes jugements sont ôtés de devant sa face; il dominera sur tous ses ennemis.
   Dixit enim in corde suo: « Non movébor, * in generatiónem et generatiónem ero sine malo ».
   Car il a dit en son coeur: Je ne serai point ébranlé de génération en génération, je suis à l'abri du mal.
   Cuius maledictióne os plenum est et frauduléntia et dolo, * sub lingua eius labor et nequítia.
   Sa bouche est pleine de malédiction, d'amertume et de tromperie; sous sa langue sont la peine et la douleur.
   Sedet in insídiis ad vicos, * in occúltis intérficit innocéntem.
   Il est assis en embuscade avec les riches dans des lieux cachés, afin de tuer l'innocent.
   Oculi eius in páuperem respíciunt. * Insidiátur in abscóndito quasi leo in spelúnca sua.
   Ses yeux guettent le pauvre; il dresse des embûches en secret, comme un lion dans son repaire.
   Insidiátur, ut rápiat páuperem; * rapit páuperem, dum áttrahit in láqueum suum.
   Il se tient en embuscade pour enlever le pauvre, pour enlever le pauvre en l'attirant.
   Irruit et inclínat se, et míseri cadunt * in fortitúdine brachiórum eius.
   Il le terrassera dans son filet; il se baissera, et il tombera lorsqu'il se sera rendu maître des pauvres.
   Dixit enim in corde suo: « Oblítus est Deus; * avértit fáciem suam, non vidébit in finem ».
   Car il a dit en son coeur: Dieu a oublié; Il a détourné Son visage, pour ne jamais voir.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
%%
(f3) a/. Ut(f) quid,(hg) Dó(h)mi(g)ne,(f) () re(gh)ces(fe)sí(f)sti(gh) lon(f)ge?(f)
(::)
   Ant. Ut quid, Dómine, recessísti longe?
   Ant. Seigneur, pourquoi Te tiens-Tu si loin ?
annotation: 4*e;
%%
(c4) IN(f) æ(d)tér(e)num(f) *() Dó(g)mi(g)nus(e) re(f)gná(gh)bit(g) (`) et(f) ul(gf~)tra.(e) (::)
E(g) u(g) o(h) u(f) a(g) e.(e) (::)
   Ant. 2. In ætérnum Dóminus regnábit et ultra.
   Ant. 2. Le Seigneur régnera à jamais et dans l’éternité.
II
II
   Exsúrge, Dómine Deus; exálta manum tuam, * ne obliviscáris páuperum.
   Lève-Toi, Seigneur Dieu; que Ta main s'élève: n'oublie pas les pauvres.
   Propter quid spernit ímpius Deum? * Dixit enim in corde suo: "Non requíres".
   Pourquoi l'impie a-t-il irrité Dieu? C'est qu'il a dit en son coeur: Il ne S'en souciera pas.
   Vidísti: tu labórem et dolórem consíderas, * ut tradas eos in manus tuas.
   Tu le vois ; car Tu considères la peine et la douleur, pour les livrer entre Tes mains.
   Tibi derelíctus est pauper, * órphano tu factus es adiútor.
   C'est à Toi qu'a été laissé le soin du pauvre; Tu seras le protecteur de l'orphelin.
   Cóntere bráchium peccatóris et malígni; * quæres peccátum illíus et non invénies.
   Brisz le bras du pécheur et du méchant ; on cherchera son péché, et on ne le trouvera pas.
   Dóminus rex in ætérnum et in sǽculum sǽculi: * periérunt gentes de terra illíus.
   Le Seigneur régnera éternellement et dans les siècles des siècles; et vous, nations, vous disparaîtrez de Sa terre.
   Desidérium páuperum exaudísti, Dómine; * confirmábis cor eórum, inténdes aurem tuam
   Le Seigneur a exaucé le désir des pauvres ; Ton oreille a entendu la prière de leur coeur,
   iudicáre pupíllo et húmili, * ut non appónat ultra indúcere timórem homo de terra.
   pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, afin que l'homme n'entreprenne plus de s'élever sur la terre.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
%%
(c4) a/. In(f) æ(d)tér(e)num(f) () Dó(g)mi(g)nus(e) re(f)gná(gh)bit(g) (`) et(f) ul(gf~)tra.(e)
(::)
   Ant. In ætérnum Dóminus regnábit et ultra.
   Ant. Le Seigneur régnera à jamais et dans l’éternité.
annotation: 8g;
%%
(c4) TU,(h) Dó(f)mi(fg)ne,(g) *() ser(g)vá(h)bis(g) nos,(f) (,) et(g) cu(h)stó(jvIH)di(i)es(h) nos.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Tu Dómine, servábis nos, et custódies nos.
   Ant. 3. Toi, Seigneur, Tu nous garderas, et Tu nous protégeras.
Psalmus 11 (12)
Psaume 11
Invocatio contra superbos
Invocation contre les superbes
Propter nos pauperes Pater Filium dignatus est mittere. (S. Augustinus)
Pour nous les pauvres, le Père a daigné envoyer Son fils (S. Augustin)
   Salvum me fac, Dómine, quóniam defécit sanctus, * quóniam deminúti sunt fidéles a fíliis hóminum.
   Sauve-moi, Seigneur, car il n'y a plus de saint, car les vérités ont été diminuées par les enfants des hommes.
   Vana locúti sunt unusquísque ad próximum suum; * in lábiis dolósis, in dúplici corde locúti sunt.
   Chacun ne dit à son prochain que des choses vaines; leurs lèvres sont trompeuses, et ils parlent avec un coeur double.
   Dispérdat Dóminus univérsa lábia dolósa * et linguam magníloquam.
   Que le Seigneur détruise toutes les lèvres trompeuses, et la langue qui se vante avec jactance.
   Qui dixérunt: "Lingua nostra magnificábimur, lábia nostra a nobis sunt; * quis noster dóminus est?"
   Ils ont dit: Nous ferons de grandes choses par notre langue; nos lèvres ne dépendent que de nous. Qui est notre maître?
   "Propter misériam ínopum et gémitum páuperum, nunc exsúrgam, dicit Dóminus; * ponam in salutári illum, quem despíciunt."
   A cause de la misère des malheureux et du gémissement des pauvres, Je Me lèverai maintenant, dit le Seigneur. Je procurerai leur salut; J'agirai en cela avec une entière puissance.
   Elóquia Dómini elóquia casta, * argéntum igne examinátum, separátum a terra, purgátum séptuplum.
   Les paroles du Seigneur sont des paroles pures: c'est un argent éprouvé au feu, purifié dans la terre, et raffiné sept fois.
   Tu, Dómine, servábis nos et custódies nos * a generatióne hac in ætérnum.
   C'est Toi, Seigneur, qui nous garderas, et qui nous préserveras à jamais de cette génération.
   In circúitu ímpii ámbulant, * a cum exaltántur sordes inter fílios hóminum.
   Les impies vont et viennent à l'entour. Selon la profondeur de Ta sagesse, Tu as multiplié les enfants des hommes.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
%%
(c4) a/. Tu,(h) Dó(f)mi(fg)ne,(g) () ser(g)vá(h)bis(g) nos,(f) (,) et(g) cu(h)stó(jvIH)di(i)es(h) nos.(g)
(::)
   Ant. Tu Dómine, servábis nos, et custódies nos.
   Ant. Toi, Seigneur, Tu nous garderas, et Tu nous protégeras.
   v. Díriget Dóminus mansuétos in iudício. r. Docébit mites vias suas.
   v. Le Seigneur dirigera les doux dans la justice. r. Il enseignera aux humbles Ses voies.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
   Revelátur ira Dei de cælo super omnem impietátem et iniustítiam hóminum, qui veritátem in iniustítia détinent, quia, quod noscíbile est Dei, maniféstum est in illis; Deus enim illis manifestávit. Invisibília enim ipsíus a creatúra mundi per ea quæ facta sunt, intellécta conspiciúntur, sempitérna eius et virtus et divínitas, ut sint inexcusábiles; quia, cum cognovíssent Deum, non sicut Deum glorificavérunt aut grátias egérunt, sed evanuérunt in cogitatiónibus suis, et obscurátum est insípiens cor eórum. Dicéntes se esse sapiéntes, stulti facti sunt, et mutavérunt glóriam incorruptíbilis Dei in similitúdinem imáginis corruptíbilis hóminis et vólucrum et quadrúpedum et serpéntium.
   La colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui tiennent la vérité captive dans l'injustice; car ce qu'on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste: Dieu en effet le leur a manifesté. Ce qu'il a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité, en sorte qu'ils sont inexcusables; puisque, ayant connu Dieu, ils ne lui ont pas rendu comme à un Dieu gloire ou actions de grâces, mais ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent s'est enténébré: dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible contre une représentation, simple image d'hommes corruptibles, d'oiseaux, de quadrupèdes, de reptiles.
   Propter quod trádidit illos Deus in concupiscéntiis cordis eórum in immundítiam, ut ignomínia affíciant córpora sua in semetípsis, qui commutavérunt veritátem Dei in mendácio et coluérunt et serviérunt creatúræ pótius quam Creatóri, qui est benedíctus in sæcula. Amen. Proptérea trádidit illos Deus in passiónes ignomíniæ. Nam et féminæ eórum immutavérunt naturálem usum in eum qui est contra natúram; simíliter et másculi, relícto naturáli usu féminæ, exarsérunt in desidériis suis in ínvicem, másculi in másculos turpitúdinem operántes et mercédem, quam opórtuit, erróris sui in semetípsis recipiéntes.
   Aussi Dieu les a-t-il livrés selon les convoitises de leur cœur à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps; eux qui ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature de préférence au Créateur, qui est béni éternellement! Amen. Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes: car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature; pareillement les hommes, délaissant l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l'infamie d'homme à homme et recevant en leurs personnes l'inévitable salaire de leur égarement.
   Et sicut non probavérunt Deum habére in notítia, trádidit eos Deus in réprobum sensum, ut fáciant, quæ non convéniunt, replétos omni iniquitáte, malítia, avarítia, nequítia, plenos invídia, homicídio, contentióne, dolo, malignitáte, susurrónes, detractóres, Deo odíbiles, contumeliósos, supérbos, elátos, inventóres malórum, paréntibus non obœdiéntes, insipiéntes, incompósitos, sine affectióne, sine misericórdia. Qui cum iudícium Dei cognovíssent, quóniam qui tália agunt, digni sunt morte, non solum ea fáciunt, sed et conséntiunt faciéntibus.
   Et comme ils n'ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur esprit sans jugement, pour faire ce qui ne convient pas: remplis de toute injustice, de perversité, de cupidité, de malice; ne respirant qu'envie, meurtre, dispute, fourberie, malignité; diffamateurs, détracteurs, ennemis de Dieu, insulteurs, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, insensés, déloyaux, sans cœur, sans pitié; connaissant bien pourtant le verdict de Dieu qui déclare dignes de mort les auteurs de pareilles actions, non seulement ils les font, mais ils approuvent encore ceux qui les commettent.
   r. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. v. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. v. Glória Patri. * Cantábo.
   r. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. v. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. v. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Expositióne sancti Ambrósii epíscopi in psalmum sexagésimum primum (Nn. 1. 4: CSEL 64, 378-380)
Commentaire de saint Ambroise sur le psaume 61
   Omnium nostrum indúbia consuetúdo est ut festinémus ad finem et eórum quæ légimus vel vídimus vel audívimus, velímus summam cognóscere. Unde títulus ipse, in finem, otiósos nos esse non pátitur nec feriátis præteríre áuribus desidérii commúnis indícium. Præ céteris enim, licet étiam in céteris cláreat, divínum tamen in huiúsmodi psalmo refúlget oráculum. Unde diligéntius qui sit finis considerémus; finis enim dícitur "skopos" et summa rei eius quam vólumus explicáre. Finis dícitur Christus, quia ipse est finis legis, sicut scriptum est: Finis enim legis Christus ad iustítiam omni credénti. Finis étiam dícitur quia ipse est princípium et finis. Ergo isti psalmi qui titulántur in finem aut de Christo sunt aut ipsíus Christi: de Christo, cum ipse annuntiátur, ipsíus Christi cum ipse se núntiat venturúmque promíttit in terras et futúram nobis reveláre dignátur próprii córporis passiónem.
   Tous, nous avons l'habitude, incontestablement, de nous hâter vers la fin et de vouloir connaître la conclusion de ce que nous avons lu, ou vu, ou entendu. Or, le titre de ce psaume, in finem, ne nous autorise pas à être paresseux, ni à laisser passer d'une oreille distraite l'expression du désir commun. Dans ce psaume, en effet, plus qu'en tout autre, bien qu'il brille aussi dans les autres, l'oracle divin resplendit. Considérons donc soigneusement quelle est la fin. La fin, c'est le but et le sommet de l'économie que nous allons exposer. La fin, c'est le Christ, car il est lui-même la fin de la Loi, selon l'Écriture: La fin de la Loi, c'est le Christ, pour justifier tous ceux qui croient. On appelle aussi le Christ la fin, en tant qu'il est le principe et la fin. Donc, les psaumes qui ont pour titre in finem, ou bien parlent du Christ, ou bien sont prononcés en la personne du Christ. Ils parlent du Christ quand ils l'annoncent; ils sont prononcés en la personne du Christ quand lui-même s'annonce, quand il promet qu'il viendra sur la terre et daigne nous révéler la future passion de son propre corps.
   Itaque ipsum audiámus loquéntem: Nonne Deo súbdita erit ánima mea? Susceptúrus carnem hóminis Dóminus noster Iesus, ut in se eam ipse mundáret, quid prius quam peccáti véteris primum débuit abolére contágium? Nam quia per inobœdiéntiam culpa irrépserat, dum mandáta divína temerántur, obœdiéntiam útique præ céteris débuit reformáre, ut seminárium erróris exclúderet. Fibra enim peccáti inde manáverat, et ídeo sicut bonus médicus radíces prius úlceris débuit amputáre, ut medicamentórum salúbre remédium vúlneris ora sentírent.
   Dans le présent psaume écoutons donc le Christ lui-même qui parle: Mon âme ne sera-t-elle pas soumise à Dieu? Notre Seigneur Jésus assumera la chair de l'homme pour la purifier en lui. Quelle infection doit-il donc guérir en premier lieu, sinon celle du premier péché? Or la prévarication qui violait les préceptes divins s'était introduite par la désobéissance. Il fallait donc avant tout et par-dessus tout constituer en sa forme parfaite l'obéissance afin de retrancher le germe d'erreur. C'est à partir de la désobéissance, en effet, que s'était propagée la fibre du péché; et, comme un bon médecin, le Seigneur dut extirper d'abord les racines du mal, pour que les lèvres de la plaie puissent ressentir les effets du remède salutaire.
   Frustra enim cicatrícem curáveris si serpant interióra contágia, immo acerbátur vulnus, si foris cláuditur, cum intérius virus exæstuat. Nam quid próderat donásse peccátum, si peccándi manéret afféctus? Hoc erat non sanáre cicatrícem sed cláudere. Vóluit ítaque mundáre vulnus, ut afféctum sanáret, ne inobœdiéntiæ sors ulla remanéret. Suscépit ipse obœdiéntiam, ut nobis eam transfúnderet. Sic enim oportébat ut, quóniam per inobœdiéntiam uníus hóminis peccatóres constitúti erant plúrimi, per uníus rursus obœdiéntiam iusti constitueréntur multi.
   Car tu soignes vainement l'extérieur si l'infection s'immisce à l'intérieur; bien plus, la blessure s'aggrave si le venin renfermé à l'intérieur s'enfièvre. Et que servirait de pardonner le péché si la maladie du péché demeurait? Ce ne serait pas là guérir la plaie, mais enfermer l'infection. Le Seigneur voulut donc purifier la blessure de manière à guérir la maladie et à ce qu'aucune chance ne restât ouverte à la désobéissance. Lui-même prit donc sur lui l'obéissance afin de nous la transmettre. C'est bien là ce qu'il nous fallait: de même que par la désobéissance d'un seul homme beaucoup avaient été constitués pécheurs, en revanche par l'obéissance d'un seul beaucoup seraient constitués justes.
   r. Ne perdíderis me, Dómine, cum iniquitátibus meis, * Neque in finem irátus resérves mala mea. v. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit anima mea. * Neque. v. Glória Patri. * Neque.
   r. Seigneur, ne me condamne pas d'après mes péchés: * Ne reste pas irrité pour toujours, ne garde pas mémoire de mes fautes. v. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance. * Ne reste pas. v. Gloire au Père. * Ne reste pas.
   
   Orémus.
   Prions.
   Vota, quǽsumus, Dómine, supplicántis pópuli cælésti pietáte proséquere, ut et quæ agénda sunt vídeant, * et ad implénda quæ víderint convaléscant. Per Dóminum.
   Nous T'en prions, Seigneur, exauce en Ta céleste bonté, les hommages de Ton peuple suppliant, afin que Tes fidèles voient quels sont leurs devoirs et qu’ils aient la force d’accomplir ce qu’ils auront vu.
%%
(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
Retour en haut