Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Médiæ noctis tempus est prophética vox ádmonet dicámus laudes ut Deo Patri semper ac Fílio,
Voici le temps de minuit où le prophète nous invite à chanter à Dieu nos louanges, au Père éternel et au Fils.
Sancto quoque Spirítui: perfécta enim Trínitas uniúsque substántiæ laudánda nobis semper est.
Et au Saint-Esprit : Honorons les pareillement : à jamais nous devons louer Dieu en Sa Trinité parfaite et dans Son unique substance.
Terrórem tempus hoc habet, quo, cum vastátor ángelus Ægypto mortem íntulit, delévit primogénita.
Cette fois-ci, la terreur est au rendez-vous, car, lorsque l'ange destructeur a apporté la mort en Égypte, il a anéanti les premiers-nés.
Hæc iustis hora salus est, quos tunc ibídem ángelus ausus puníre non erat, signum formídans sánguinis.
Cette heure, pour les justes, c'est le salut, alors, en cette heure même, l'ange ne s'est pas risqué à les punir, se dérobant au signe du sang.
Ægýptus flebat fórtiter tantórum diro fúnere; solus gaudébat Israel agni protéctus sánguine.
L'Égypte pleurait à chaudes larmes pour des funérailles si funestes ; seul Israël se réjouissait protégé par le sang de l'agneau.
Nos verus Israel sumus: lætámur in te, Dómine, hostem spernéntes et malum, Christi defénsi sánguine.
Le véritable Israël, c'est nous : Que nous soyons joyeux en Toi, Seigneur, repoussant l'ennemi et le mal, protégés par le sang du Christ.
Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória, ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
Rends-nous dignes, Roi très grand, d'être dans la gloire du royaume, afin que nous puissions mériter les louanges éternelles à Te chanter ensemble. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Salve dies, diérum glória, dies felix Christi victória, dies digna iugi lætítia, dies prima.
Salut, ô Jour qui es la gloire des jours ; salut, heureuse Victoire du Christ ; salut, Jour digne d'être éternellement célébré ; salut, ô le Premier des jours !
Lux divína cæcis irrádiat, in qua Christus inférnum spóliat, mortem vincit et reconcíliat summis ima.
C'est aujourd'hui que la divine Lumière ouvre les yeux des aveugles, que le Christ dépouille l'enfer, vainc la mort et réconcilie les hauteurs du ciel avec les abîmes de la terre.
Sempitérni regis senténtia sub peccáto conclúsit ómnia; ut infírmis supérna grátia subveníret,
La sentence de l'éternel Souverain avait permis que tous les êtres fussent soumis à la loi du péché, mais c'était pour qu'un jour la Grâce céleste vint en aide à la faiblesse des créatures :
Dei virtus et sapiéntia temperávit iram cleméntia, cum iam mundus in præcipítia totus iret.
la force et la sagesse de Dieu ont adouci alors, ont adouci alors, par la clémence, son antique colère. Il était temps : le monde était au bord du précipice.
Resurréxit liber ab ínferis restaurátor humáni géneris, ovem suam repórtans úmeris ad supérna.
Il ressuscite, Il sort en liberté de sa tombe, le Réparateur du genre humain ; Il prend sur son épaule sa brebis, qu'il rapporte au Ciel.
Angelórum pax fit et hóminum, plenitúdo succréscit órdinum, triumphántem laus decet Dóminum, laus ætérna.
La paix est conclue entre les anges et les hommes ; les Ordres célestes sont complétés. louange à ce Triomphateur ; louange éternelle !
Harmoníæ cæléstis pátriæ vox concórdet matris Ecclésiæ, «Allelúia» frequéntet hódie plebs fidélis.
Que la voix de l’Église notre mère s’accorde à l’harmonie de la céleste patrie, "qu’aujourd’hui le peuple des fidèles répète " l’« Alleluia ».
Triumpháto mortis império, triumpháli fruámur gáudio; in terra pax, et iubilátio sit in cælis. Amen.
Parce que nous avons triomphé de l’empire de la mort, goûtons la joie du triomphe, "paix sur la terre et jubilation " dans les cieux. Amen.
 Ant. 1. Dómine Deus meus, confessiónem et decórem induísti, amictus lúmine sicut vestiménto, allelúia.
 Ant. 1. Seigneur mon Dieu, Tu as fait paraître magnifiquement Ta grandeur. Tu T'es revêtu de lumière.
Psalmus 103 (104)
Psaume 103 (104)
Hymnus ad Dominum creatorem
Hymne au Seigneur créateur
Si quis in Christo nova creatura; vetera transierunt, ecce, facta sunt nova (2 Cor 5, 17).
Si donc quelqu'un est dans le Christ, il est une nouvelle créature; les vieilles choses sont passées: voici que tout est devenu nouveau.
I
I
 Bénedic, ánima mea, Dómino. * Dómine Deus meus, magnificátus es veheménter!
 Mon âme, bénis le Seigneur. Seigneur mon Dieu, Tu as fait paraître magnifiquement Ta grandeur.
 Maiestátem et decórem induísti, *amíctus lúmine sicut vestiménto.
 Tu T’es revêtu de majesté et de splendeur (as revêtu la louange et l’honneur), enveloppé de lumière comme d’un vêtement.
 Exténdens cælum sicut velum, * qui éxstruis in aquis cenácula tua.
 Tu étends le ciel comme un voile, Tu couvres d’eaux les parties supérieures.
 Qui ponis nubem ascénsum tuum, * qui ámbulas super pennas ventórum.
 Tu montes sur les nuées, et Tu marches sur les ailes des vents;
 Qui facis ángelos tuos spíritus * et minístros tuos ignem uréntem.
 Tu fais de Tes anges des vents, et de Tes ministres un feu brûlant.
 Qui fundásti terram super stabilitátem suam, * non inclinábitur in sǽculum sǽculi.
 Tu as fondé la terre sur sa base stable, elle ne sera pas renversée dans les siècles des siècles.
 Abyssus sicut vestiméntum opéruit eam, * super montes stabant aquæ.
 L’abîme l’enveloppe comme un vêtement; les eaux s’élèvent au-dessus des montagnes.
 Ab increpatióne tua fúgiunt, * a voce tonítrui tui formídant.
 Mais devant réprimande elles fuiront; la voix de Ton tonnerre les épouvantera.
 Ascéndunt in montes et descéndunt in valles, * in locum, quem statuísti eis.
 Les montagnes s’élèvent, et les vallées descendent au lieu que Tu leur as fixé.
 Términum posuísti, quem non transgrediéntur, * neque converténtur operíre terram.
 Tu leur as prescrit des bornes qu’elles ne passeront point, et elles ne reviendront pas couvrir la terre.
 Qui emíttis fontes in torréntes; * inter médium móntium pertransíbunt,
 Tu fais jaillir les sources dans les vallées; les eaux s’écoulent entre les montagnes.
 potábunt omnes béstias agri, *exstínguent ónagri sitim suam.
 Toutes les bêtes des champs s’y abreuveront; les ânes sauvages soupireront après elles dans leur soif.
 Super ea vólucres cæli habitábunt, * de médio ramórum dabunt voces.
 Au-dessus d’elles habiteront les oiseaux du ciel; ils feront entendre leurs voix du milieu des rochers.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Dómine Deus meus, confessiónem et decórem induísti, amictus lúmine sicut vestiménto, allelúia.
 Ant. Seigneur mon Dieu, Tu as fait paraître magnifiquement Ta grandeur. Tu T'es revêtu de lumière.
 Ant. 2. Edúxit Dóminus panem de terra, et vinum lætíficans cor hóminis, allelúia.
 Ant. 2. Le Seigneur a tiré le pain de la terre, et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, alléluia.
II
II
 Rigas montes de cenáculis tuis, * de fructu óperum tuórum sátias terram.
 Tu arrosas les montagnes des eaux qui tombent d’en haut, Tu rassasies la terre du fruit de Tes œuvres.
 Prodúcis fenum iuméntis * et herbam servitúti hóminum,
 Tu fais croître le pâturage pour les bêtes, et de l’herbe pour l’usage de l’homme.
 edúcens panem de terra * et vinum, quod lætíficat cor hóminis;
 Tu fais sortir le pain de la terre, et le vin qui réjouit le cœur de l’homme.
 exhílarans fáciem in óleo, * panis autem cor hóminis confírmat.
 Vous lui donnez l’huile, pour qu’elle répande la joie sur son visage; et le pain, pour qu’il fortifie son cœur.
 Saturabúntur ligna Dómini * et cedri Líbani, quas plantávit.
 Les arbres de la campagne se rassasient, aussi bien que les cèdres du Liban, qu’il a plantés.
 Illic pásseres nidificábunt, * eródii domus in vértice eárum.
 C’est là que les oiseaux font leurs nids. Le nid du héron domine les autres .
 Montes excélsi cervis, * petræ refúgium hyrácibus.
 Les hautes montagnes sont pour les cerfs, et les rochers pour les hérissons.
 Fecit lunam ad témpora signánda, * sol cognóvit occásum suum.
 Il a fait la lune pour marquer les temps; le soleil connaît l’heure de son coucher.
 Posuísti ténebras, et facta est nox: * in ipsa reptábunt omnes béstiæ silvæ,
 Tu as répandu les ténèbres, et la nuit est venue: c’est alors que toutes les bêtes de la forêt se mettent en mouvement.
 cátuli leónum rugiéntes, ut rápiant * et quærant a Deo escam sibi.
 Les petits des lions rugissant après leur proie, et ils demandent à Dieu leur nourriture.
 Oritur sol, et congregántur, * et in cubílibus suis recúmbunt.
 Le soleil se lève, et ils se rassemblent, et vont se coucher dans leurs tanières.
 Exit homo ad opus suum * et ad operatiónem suam usque ad vésperum.
 L’homme sort pour son ouvrage et pour son travail jusqu’au soir.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Edúxit Dóminus panem de terra, et vinum lætíficans cor hóminis, allelúia.
 Ant. Le Seigneur a tiré le pain de la terre, et le vin qui réjouit le cœur de l'homme, alléluia.
 Ant. 3. Vidit Deus cuncta quæ fécerat, et erant valde bona, allelúia.
 Ant. 3. Dieu vit toutes les choses qu’Il avait faites, et elles étaient très bonnes.
III
 Quam multiplicáta sunt ópera tua, Dómine! † Omnia in sapiéntia fecísti, * impléta est terra creatúra tua.
 Que Tes œuvres sont grandes (magnifiques), Seigneur! Tu as fait toutes choses avec sagesse; la terre est toute remplie de Tes biens.
 Hoc mare magnum et spatiósum et latum: † illic reptília, quorum non est númerus, * animália pusílla cum magnis;
 Voici la vaste mer, aux bras immenses (et spacieuse des deux côtés): là sont les reptiles sans nombre, les (des) animaux grands et petits.
 illic naves pertransíbunt, * Levíathan, quem formásti ad ludéndum cum eo.
 C’est là que passent les navires, ce monstre (dragon) que Tu as formé pour s’y jouer.
 Omnia a te exspéctant, * ut des illis escam in témpore suo.
 Tous attendent de Toi que Tu leur donnes leur nourriture en son (au) temps (voulu).
 Dante te illis, cólligent, * aperiénte te manum tuam, implebúntur bonis.
 Lorsque Tu la leur donnes, ils la recueille(ro)nt; lorsque Tu ouvres Ta main, ils s(er)ont tous remplis de vos biens.
 Averténte autem te fáciem, turbabúntur; † áuferes spíritum eórum, et defícient * et in púlverem suum reverténtur.
 Mais si Tu détournes Ton visage, ils seront troublés; Tu leur retireres le souffle, et ils tomberont en défaillance (périront) et retourneront dans leur poussière.
 Emíttes spíritum tuum, et creabúntur, * et renovábis fáciem terræ.
 Tu enverras Ton souffle (esprit), et ils seront créés, et Tu renouvelleras la face de la terre.
 Sit glória Dómini in sǽculum; * lætétur Dóminus in opéribus suis.
 Que la gloire du Seigneur soit célébrée à jamais; le Seigneur Se réjouira dans Ses œuvres.
 Qui réspicit terram et facit eam trémere, * qui tangit montes, et fúmigant.
 Il (Lui qui) regarde la terre et la fait trembler; il touche les montagnes et elles fument.
 Cantábo Dómino in vita mea, * psallam Deo meo quámdiu sum.
 Je chanterai le Seigneur toute ma vie; je célébrerai (jouerai du psaltérion en l’honneur de) mon Dieu tant que je serai.
 Iucúndum sit ei elóquium meum, * ego vere delectábor in Dómino.
 Puissent mes paroles Lui être agréables; pour moi je me délecterai (mettrai mes délices) dans le Seigneur.
 Defíciant peccatóres a terra †et iníqui, ita ut non sint. * Bénedic, ánima mea, Dómino.
 Que les pécheurs et les impies (hommes iniques) disparaissent de la terre, en sorte qu’ils ne soient plus. Mon âme, bénis le Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Vidit Deus cuncta quæ fécerat, et erant valde bona, allelúia.
 Ant. Dieu vit toutes les choses qu’Il avait faites, et elles étaient très bonnes.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Romános
De la lettre de saint Paul aux Romains
 Fratres: Quid ergo dicémus invenísse Abraham progenitórem nostrum secúndum carnem? Si enim Abraham ex opéribus iustificátus est, habet glóriam, sed non apud Deum. Quid enim Scriptúra dicit? Crédidit autem Abraham Deo, et reputátum est illi ad iustítiam. Ei autem, qui operátur, merces non reputátur secúndum grátiam sed secúndum débitum; ei vero, qui non operátur, sed credit in eum, qui iustíficat ímpium, reputátur fides eius ad iustítiam, sicut et David dicit beatitúdinem hóminis, cui Deus réputat iustítiam sine opéribus: Beáti quórum remíssæ sunt iniquitátes et quorum tecta sunt peccáta. Beátus vir, cui non imputábit Dóminus peccátum.
 Frères, que dirons-nous d'Abraham, notre ancêtre selon la chair? Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu! Que dit en effet l'Écriture? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice. À qui fournit un travail on ne compte pas le salaire à titre gracieux: c'est un dû; mais à qui, au lieu de travailler, croit en celui qui justifie l'impie, on compte sa foi comme justice. Exactement comme David proclame heureux l'homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des œuvres: Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés couverts. Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute aucun péché.
 Beatitúdo ergo hæc in circumcisióne an étiam in præpútio? Dícimus enim: Reputáta est Abrahæ fides ad iustítiam. Quómodo ergo reputáta est? In circumcisióne an in præpútio? Non in circumcisióne sed in præpútio: et signum accépit circumcisiónis, signáculum iustítiæ fídei, quæ fuit in præpútio, ut esset pater ómnium credéntium per præpútium, ut reputétur illis iustítia, et pater circumcisiónis his non tantum, qui ex circumcisióne sunt, sed et qui sectántur vestígia eius, quæ fuit in præpútio, fídei patris nostri Abrahæ.
 Cette déclaration de bonheur s'adresse-t-elle donc aux circoncis ou bien également aux incirconcis? Nous disons, en effet, que la foi d'Abraham lui fut comptée comme justice. Comment donc fut-elle comptée? Quand il était circoncis ou avant qu'il le fût? Non pas après, mais avant; et il reçut le signe de la circoncision comme sceau de la justice de la foi qu'il possédait quand il était incirconcis; ainsi devint-il à la fois le père de tous ceux qui croiraient sans avoir la circoncision, pour que la justice leur fût également comptée, et le père des circoncis, qui ne se contentent pas d'être circoncis, mais marchent sur les traces de la foi qu'avant la circoncision eut notre père Abraham.
 Non enim per legem promíssio Abrahæ aut sémini eius, ut heres esset mundi, sed per iustítiam fídei; si enim qui ex lege herédes sunt, exinaníta est fides, et abólita est promíssio. Lex enim iram operátur; ubi autem non est lex, nec prævaricátio. Ideo ex fide, ut secúndum grátiam, ut firma sit promíssio omni sémini, non ei qui ex lege est solum sed et ei qui ex fide est Abrahæ - qui est pater ómnium nostrum, sicut scriptum est: Patrem multárum géntium pósui te -, ante Deum, cui crédidit, qui vivíficat mórtuos et vocat ea, quæ non sunt, quasi sint; qui contra spem in spe crédidit, ut fíeret pater multárum géntium, secúndum quod dictum est: Sic erit semen tuum. Et non infirmátus fide considerávit corpus suum iam emórtuum, cum fere centum annórum esset, et emórtuam vulvam Saræ; in repromissióne autem Dei non hæsitávit diffidéntia, sed confortátus est fide, dans glóriam Deo, et pleníssime sciens quia, quod promísit, potens est et fácere. Ideo et reputátum est illi ad iustítiam.
 De fait ce n'est point par l'intermédiaire d'une loi qu'agit la promesse faite à Abraham ou à sa descendance de recevoir le monde en héritage, mais par le moyen de la justice de la foi. Car si l'héritage appartient à ceux qui relèvent de la Loi, la foi est sans objet, et la promesse sans valeur; la Loi en effet produit la colère, tandis qu'en l'absence de loi il n'y a pas non plus de transgression. Aussi dépend-il de la foi, afin d'être don gracieux, et qu'ainsi la promesse soit assurée à toute la descendance, qui se réclame non de la Loi seulement, mais encore de la foi d'Abraham, notre père à tous, comme il est écrit: Je t'ai établi père d'une multitude de peuples - notre père devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui donne la vie aux morts et appelle le néant à l'existence. Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples, selon qu'il fut dit: Telle sera ta descendance. C'est d'une foi sans défaillance qu'il considéra son corps déjà mort - il avait quelque cent ans - et le sein de Sara, mort également; appuyé sur la promesse de Dieu, sans hésitation ni incrédulité, mais avec une foi puissante, il rendit gloire à Dieu, certain que tout ce que Dieu a promis, il est assez puissant ensuite pour l'accomplir. Voilà pourquoi ce lui fut compté comme justice.
 Non est autem scriptum tantum propter ipsum: reputátum est illi, sed et propter nos, quibus reputábitur, credéntibus in eum, qui suscitávit Iesum Dóminum nostrum a mórtuis, qui tráditus est propter delícta nostra et suscitátus est propter iustificatiónem nostram.
 Or quand l'Écriture dit que sa foi lui fut comptée, ce n'est point pour lui seul; elle nous visait également, nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d'entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification.
 r. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. v. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. v. Glória Patri. * Deus meus.
 r. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. v. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. v. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Confessiónum libris sancti Augustíni epíscopi (Lib. 1, 4-6: CCL 27, 2-3)
Confessions de saint Augustin
 Quid es Deus meus? Quid, rogo, nisi Dóminus Deus? Quis enim Dóminus præter Dóminum? Aut quis Deus præter Deum nostrum? Summe, óptime, potentíssime, omnipotentíssime, misericordíssime, et iustíssime, secretíssime et præsentíssime, pulchérrime et fortíssime. Amas nec stuas; zelas et secúrus es; pænitet te et non doles; irásceris et tranquíllus es; ópera mutas, nec mutas consílium: récipis quod ínvenis, et numquam amisísti; numquam inops et gaudes lucris; numquam avárus et usúras éxigis. Supererogátur tibi ut débeas; et quis habet quidquam non tuum? Reddis débita nulli debens, donas débita nihil perdens. Et quid díximus, Deus meus, vita mea, dulcédo mea sancta? Aut quid dicit áliquis, cum de te dicit? Et væ tacéntibus de te: quóniam loquáces muti sunt.
 Qu'est-ce donc que mon Dieu? Qu'est-ce, je le demande, sinon le Seigneur Dieu? Qui est, en effet, Seigneur, hormis le Seigneur? Et qui est Dieu, hormis notre Dieu? Ô très grand, très bon, très puissant, tout puissant, très miséricordieux et très juste, très retiré et très présent, très beau et très fort, tu aimes et ne brûles pas; tu es jaloux et plein d'assurance; tu te repens et ne souffres pas; tu t'irrites et restes calme; tu changes d'œuvre, sans changer de dessein; tu reprends ce que tu trouves et n'as jamais perdu; jamais sans ressources, tu te réjouis de tes gains; jamais avare, tu réclames les intérêts; on te donne en trop si bien que tu es en dette, et qui possède rien qui ne soit à toi? Tu acquittes les dettes, sans devoir à personne; tu remets les dettes sans rien perdre. Et qu'avons-nous dit, mon Dieu, ma vie, ma sainte douceur? Ou que dit-on, quand on dit quelque chose sur toi? Et malheur à ceux qui se taisent sur toi, puisque bavards, ils sont muets.
 Quis mihi dabit acquiéscere in te? Quis dabit mihi, ut vénias in cor meum, et inébries illud, ut oblivíscar mala mea, et unum bonum meum ampléctar, te? Quid mihi es? Miserére, ut loquar. Quid tibi sum ipse, ut amári te iúbeas a me, et nisi fáciam, irascáris mihi et minéris ingéntes misérias? Parváne ipsa est, si non amem te? Hei mihi! Dic mihi per miseratiónes tuas, Dómine Deus meus, quid sis mihi. Dic ánimæ meæ: " Salus tua ego sum. " Sic dic, ut áudiam. Ecce aures cordis mei ante te, Dómine; áperi eas, et dic ánimæ meæ: " Salus tua ego sum. " Curram post vocem hanc, et apprehéndam te. Noli abscóndere a me fáciem tuam: móriar, ne móriar, ut eam vídeam.
 Qui me donnera de reposer en toi? Qui me donnera que tu viennes dans mon cœur et que tu l'enivres, afin que j'oublie mes maux, et que j'embrasse mon unique bien, toi? Qu'es-tu pour moi? Aie pitié, pour que je parle! Que suis-je moi-même pour toi, pour que tu m'ordonnes de t'aimer et que, si je ne le fais, tu t'irrites contre moi et me menaces d'immenses malheurs? Est-ce donc un petit malheur que celui de ne pas t'aimer? Hélas! Dis-moi au nom de tes miséricordes, Seigneur mon Dieu, ce que tu es pour moi. Dis à mon âme: " Ton salut, c'est moi. " Dis-le de façon que je l'entende. Voici les oreilles de mon cœur devant toi, Seigneur; ouvre-les, et dis à mon âme: " Ton salut, c'est moi. " Je veux courir après cette parole, et te saisir. Non, ne me cache pas ta face, que je meure ou ne meure pas, afin que je la voie.
 Angústa est domus ánimæ meæ quo vénias ad eam; dilatétur abs te. Ruinósa est; réfice eam. Habet quæ offéndant óculos tuos: fáteor et scio; sed quis mundábit eam? Aut cui álteri præter te clamábo: Ab occúltis meis munda me, Dómine, et ab aliénis parce servo tuo?
 Bien étroite est la maison de mon âme pour que tu viennes y loger: qu'elle se dilate grâce à toi! Elle tombe en ruines: répare-la. Elle a de quoi offenser tes yeux: je l'avoue, je le sais. Mais qui la purifiera? Ou à quel autre que toi crierai-je: De mes secrètes souillures, purifie-moi, Seigneur, et de celles d'autrui préserve ton serviteur?
 Credo, propter quod et loquor. Dómine, tu scis. Nonne tibi prolocútus sum advérsum me delícta mea, Deus meus; et tu dimisísti impietátem cordis mei? Non iudício conténdo tecum, qui véritas es; et ego nolo fállere meípsum, ne mentiátur iníquitas mea sibi. Non ergo iudício conténdo tecum, quia, si iniquitátes observáveris, Dómine, Dómine, quis sustinébit?
 Je crois et c'est pourquoi aussi je parle. Seigneur, tu le sais. Ne t'ai-je pas tout haut parlé contre moi en te disant mes manquements, mon Dieu, et toi, ne m'as-tu pas remis l'impiété de mon cœur? Je ne conteste pas en justice avec toi, qui es vérité; et je ne veux pas, moi, me tromper moi-même, de peur que mon iniquité ne se mente à elle-même. Non, je ne conteste donc pas en justice avec toi, car si tu regardes de près les iniquités, Seigneur, Seigneur, qui pourra y tenir?
 r. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. v. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. v. Glória Patri. * Ne.
 r. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! v. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. v. Gloire au Père. * Ne.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.