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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Læti coléntes fámulum
Dans notre joie de célébrer
Christi fidélis ássecla,
Fidèle disciple du Christ,
Tibi se vovit súbditum
Pour Toi, il a fait le voeu de se soumettre,
Tibi placére géstiit
Il aspirait à Te plaire
His caritátis vínculis
Consacré à Toi sur terre
Eius exémplis éxcitos
Permets-nous, stimulés par ses exemples,
da gradi nos alácriter,
de progresser rapidement,
ut te cum Nato et Spíritu
de Te louer avec le Fils et le Saint-Esprit
laudémus hymnis cǽlicis. Amen.
avec des hymnes célestes. Amen.
liber ad astra iúgiter
il avance, libre, triomphalement
triumphatúrus pródiit.
vers les biens éternels.
mentem, verba vel ópera
nourrissant l'esprit, les paroles et les actes
amóris fovens ígnibus.
avec le feu de l'amour.
Christi, carnis mundítie,
imitant dans la chasteté le Christ,
sponsi æmulátor vírginum.
l'Époux des vierges.
Cuncta quæ mundus éxhibet
que promet le monde,
fugáces atque cópias.
à ses biens éphémères.
tibi gratánter, Dómine,
nous T'offrons,Seigneur, avec gratitude,
amóris hymnum prómimus.
une hymne d'amour.
 Ant. 1. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. 1. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
Psalmus 30 (31), 2-17. 20-25
Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia
Supplicaton de l'affligé avec confiance
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23, 46).
Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
I
I
 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum; * in iustítia tua líbera me.
 J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
 Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me.
 Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
 Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias.
 Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
 Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me.
 Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
 Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea.
 Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
 In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis.
 Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
 Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi.
 Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
 Exsultábo et lætábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam;
 Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
 agnovísti necessitátes ánimæ meæ, nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos.
 Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
 Ant. 2. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. 2. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
II
II
 Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in mæróre óculus meus, * ánima mea et venter meus.
 Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
 Quóniam defécit in dolóre vita mea * et anni mei in gemítibus;
 Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
 infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt.
 Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
 Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me.
 Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
 Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum.
 Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
 Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu;
 J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
 in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt.
 Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
 Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: «Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meæ».
 Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
 Eripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me;
 mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
 illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua.
 Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
 [Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno.
 [Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer; que les lèvres trompeuses deviennent muettes,
 Muta fiant lábia dolósa, † quæ loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne.]
 elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, avec orgueil et insolence.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
 Ant. 3. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. 3. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
III
III
 Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te.
 Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
 Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum.
 Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
 Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuæ * a conturbatióne hóminum;
 Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
 próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum.
 Tu les protégeras dans Ton tabernacle * contre les langues qui les attaquent.
 Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta.
 Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
 Ego autem dixi in trepidatióne mea: * «Præcísus sum a conspéctu oculórum tuórum».
 Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
 Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meæ, * dum clamárem ad te.
 C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
 Dilígite Dóminum, omnes sancti eius: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam.
 Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
 Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino.
 Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
 De quibus scripsístis, bonum est hómini mulíerem non tángere; propter fornicatiónes autem unusquísque suam uxórem hábeat, et unaquque suum virum hábeat. Uxóri vir débitum reddat; simíliter autem et uxor viro. Múlier sui córporis potestátem non habet sed vir; simíliter autem et vir sui córporis potestátem non habet sed múlier. Nolíte fraudáre ínvicem, nisi forte ex consénsu ad tempus, ut vacétis oratióni et íterum sitis in idípsum, ne tentet vos Sátanas propter incontinéntiam vestram. Hoc autem dico secúndum indulgéntiam, non secúndum impérium. Volo autem omnes hómines esse sicut meípsum; sed unusquísque próprium habet donum ex Deo: álius quidem sic, álius vero sic. Dico autem innúptis et víduis: Bonum est illis si sic máneant sicut et ego; quod si non se cóntinent, nubant. Mélius est enim núbere quam uri. His autem, qui matrimónio iuncti sunt, præcípio, non ego sed Dóminus, uxórem a viro non discédere - quod si discésserit, máneat innúpta aut viro suo reconciliétur - et virum uxórem non dimíttere.
 J'en viens maintenant à ce que vous m'avez écrit. Il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme. Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. Que le mari s'acquitte de son devoir envers sa femme, et pareillement la femme envers son mari. La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme. Ne vous refusez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence. Ce que je dis là est une concession, non un ordre. Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, celui-ci d'une manière, celui-là de l'autre. Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu'il leur est bon de demeurer comme moi. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient: mieux vaut se marier que de brûler. Quant aux personnes mariées, voici ce que je prescris, non pas moi, mais le Seigneur: que la femme ne se sépare pas de son mari - au cas où elle s'en séparerait, qu'elle ne se remarie pas ou qu'elle se réconcilie avec son mari - et que le mari ne répudie pas sa femme.
 Ceteris autem ego dico, non Dóminus: Si quis frater uxórem habet infidélem, et hæc conséntit habitáre cum illo, non dimíttat illam; et si qua múlier habet virum infidélem, et hic conséntit habitáre cum illa, non dimíttat virum. Sanctificátus est enim vir infidélis in mulíere, et sanctificáta est múlier infidélis in fratre. Alióquin fílii vestri immúndi essent; nunc autem sancti sunt. Quod si infidélis discédit, discédat. Non est enim servitúti subiéctus frater aut soror in eiúsmodi; in pace autem vocávit nos Deus. Quid enim scis, múlier, si virum salvum fácies? Aut quid scis, vir, si mulíerem salvam fácies?
 Quant aux autres, c'est moi qui leur dis, non le Seigneur: si un frère a une femme non croyante qui consente à cohabiter avec lui, qu'il ne la répudie pas. Une femme a-t-elle un mari non croyant qui consente à cohabiter avec elle, qu'elle ne répudie pas son mari. En effet le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante se trouve sanctifiée par le mari croyant. Car autrement, vos enfants seraient impurs, alors qu'ils sont saints! Mais si la partie non croyante veut se séparer, qu'elle se sépare; en pareil cas, le frère ou la sœur ne sont pas liés: Dieu vous a appelés à vivre en paix. Et que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari? Et que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme?
 Nisi unicuíque, sicut divísit Dóminus, unumquémque, sicut vocávit Deus, ita ámbulet; et sic in ómnibus ecclésiis dóceo. Circumcísus áliquis vocátus est? Non addúcat præpútium! In præpútio áliquis vocátus est? Non circumcidátur! Circumcísio nihil est, et præpútium nihil est, sed observátio mandatórum Dei.
 Par ailleurs, que chacun continue de vivre dans la condition que lui a départie le Seigneur, tel que l'a trouvé l'appel de Dieu. C'est la règle que j'établis dans toutes les Églises. Quelqu'un était-il circoncis lors de son appel? Qu'il ne se fasse pas de prépuce. L'appel l'a-t-il trouvé incirconcis? Qu'il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien; ce qui compte, c'est de garder les commandements de Dieu.
 Unusquísque, in qua vocatióne vocátus est, in ea permáneat. Servus vocátus es? Non sit tibi curæ; sed et si potes liber fíeri, magis útere! Qui enim in Dómino vocátus est servus, libértus est Dómini; simíliter qui liber vocátus est, servus est Christi! Prétio empti estis! Nolíte fíeri servi hóminum. Unusquísque, in quo vocátus est, fratres, in hoc máneat apud Deum.
 Que chacun demeure dans l'état où l'a trouvé l'appel de Dieu. Étais-tu esclave, lors de ton appel? Ne t'en soucie pas. Et même si tu peux devenir libre, mets plutôt à profit ta condition d'esclave. Car celui qui était esclave lors de son appel dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur; pareillement celui qui était libre lors de son appel est un esclave du Christ. Vous avez été bel et bien achetés! Ne vous rendez pas esclaves des hommes. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l'état où l'a trouvé son appel.
 r. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. v. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
 r. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. v. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Decréto Perféctæ caritátis Concílii Vaticáni secúndi De accomodáta renovatióne vitæ religiósæ (N. 1)
Décret Perfectæ caritatis du second Concile du Vatican sur la rénovation et l'adaptation de la vie religieuse
 Perféctæ caritátis per consília evangélica prosecutiónem sacrosáncta Sýnodus prævie osténdit, in constitutióne cui inítium est Lumen géntium, a divíni Magístri doctrína et exémplis oríginem dúcere et tamquam præclárum signum regni cæléstis apparére. Nunc vero, de vita ac disciplína institutórum, quorum sodáles castitátem, paupertátem et obœdiéntiam profiténtur, inténdit ágere eorúmque necessitátibus, prout témpora nostra suádent, providére.
 Dans la Constitution Lumen gentium, le Concile a précédemment montré que la recherche de la charité parfaite par les conseils évangéliques a sa source dans la doctrine et l'exemple du divin Maître et apparaît comme un signe éclatant du Royaume de Dieu. Maintenant, il se propose de traiter de la vie et de la discipline des instituts dont les membres font profession de chasteté, de pauvreté et d'obéissance, et de pourvoir à leurs besoins, selon les exigences de l'époque actuelle.
 Inde ab exórdiis quidem Ecclésiæ fuérunt viri ac mulíeres, qui per praxim consiliórum evangelicórum Christum maióre cum libertáte sequi pressiúsque imitári intendérunt, et suo quisque modo vitam Deo dicátam duxérunt, e quibus multi, Spíritu Sancto afflánte, vel vitam solitáriam degérunt vel famílias religiósas suscitavérunt, quas Ecclésia sua auctoritáte libénter suscépit et approbávit. Unde e consílio divíno mirábilis varíetas cœtuum religiosórum succrévit, quæ valde cóntulit, ut Ecclésia, non solum ad omne opus bonum instrúcta et ad opus ministérii in ædificatiónem Córporis Christi paráta sit, sed étiam váriis donis filiórum suórum decoráta appáreat sicut sponsa ornáta viro suo, et per eam innotéscat multifórmis sapiéntia Dei.
 Dès les origines de l'Église, il y eut des hommes et des femmes qui voulurent, par la pratique des conseils évangéliques, suivre plus librement le Christ et l'imiter plus fidèlement et qui, chacun à sa manière, menèrent une vie consacrée à Dieu. Beaucoup parmi eux, sous l'impulsion de l'Esprit Saint, vécurent dans la solitude, ou bien fondèrent des familles religieuses que l'Église accueillit volontiers et approuva de son autorité. À partir de là se développa providentiellement une admirable variété de sociétés religieuses qui contribuèrent beaucoup à ce que l'Église non seulement fût apte à toute bonne œuvre et prête à remplir toute activité de son ministère en vue de l'édification du Corps du Christ, mais encore apparût embellie des dons variés de ses enfants comme une épouse parée pour son époux, et que par elle fussent manifestées les ressources multiples de la sagesse de Dieu.
 In tanta autem donórum varietáte omnes qui ad praxim consiliórum evangelicórum a Deo vocántur eadémque fidéliter profiténtur, Dómino se peculiáriter dévovent, Christum sequéntes, qui virgo et pauper per obœdiéntiam usque ad mortem crucis hómines redémit et sanctificávit. Ita caritáte impúlsi, quam Spíritus Sanctus in córdibus eórum diffúndit, magis magísque vivunt Christo et Córpori eius quod est Ecclésia. Quo fervéntius ergo tali sui donatióne quæ totam vitam compléctitur, Christo coniungúntur, eo ubérior fit vita Ecclésiæ et apostolátus eius vegétius fecundátur.
 Dans une telle variété de dons, tous ceux que Dieu appelle à la pratique des conseils évangéliques et qui en font profession, se vouent au Seigneur de façon spéciale en suivant le Christ chaste et pauvre, qui par son obéissance jusqu'à la mort de la croix, a racheté les hommes et les a sanctifiés. Poussés dans cette voie par la charité que l'Esprit Saint répand dans leurs cœurs, ils vivent toujours davantage pour le Christ et pour son Corps qui est l'Église. C'est pourquoi, plus fervente est leur union au Christ par cette donation d'eux-mêmes qui embrasse toute leur existence, plus riche est la vie de l'Église et plus fécond son apostolat.
 r. Sedes tua, Deus, in sæculum sæculi; * Virga æquitátis virga regni tui. v. Dilexísti iustítiam et odísti iniquitátem, proptérea unxit te Deus, Deus tuus. * Virga. v. Glória Patri. * Virga.
 r. Ton trône, Seigneur Dieu, est un trône éternel; * Ton sceptre royal est sceptre de droiture. v. Tu aimes la justice, tu réprouves le mal, c'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a conféré l'onction. * Ton sceptre. v. Gloire au Père. * Ton sceptre.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.