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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Ales diéi núntius lucem propínquam præcinit; nos excitátor méntium iam Christus ad vitam vocat.
Le messager ailé du jour chante la lumière qui s’approche : le Christ vient réveiller nos âmes et les appeler à la vie.
«Auférte —clamat— léctulos ægros, sopóros, désides; castíque, recti ac sóbrii vigiláte; iam sum próximus».
Loin de toi, s’écrie-t-Il, ces lits où te retient une torpeur malsaine ! dans la chasteté, la justice et la sobriété, veille : Je suis tout proche.
Ut, cum corúscis flátibus auróra cælum spárserit, omnes labóre exércitos confírmet ad spem lúminis,
Pour que, avec des éclats de lumière, l'aurore puisse parsemer les cieux, qu'elle confirme par l'espoir de la lumière tous ceux qui ont travaillé avec peine,
Iesum ciámus vócibus flentes, precántes, sóbrii; inténta supplicátio dormíre cor mundum vetat.
appelons Jésus de nos cris, de nos pleurs, de nos chastes prières : l’ardeur de la supplication interdit le sommeil aux cœurs purs.
Tu, Christe, somnum dísice, tu rumpe noctis víncula, tu solve peccátum vetus novúmque lumen íngere.
Toi-même, ô Christ, dissipe ce sommeil, brise les chaînes de la nuit, détruis nos fautes invétérées, et répands sur nous une lumière nouvelle.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Amóris sensus érige ad te, largítor véniæ, ut fias clemens córdibus purgátis inde sórdibus.
Extérni huc advénimus et éxsules ingémimus; tu portus es et pátria, ad vitæ duc nos átria.
Felix quæ sitit cáritas te fontem vitæ, o Véritas; beáti valde óculi te speculántis pópuli.
Grandis est tibi glória tuæ laudis memória, quam sine fine célebrant qui cor ab imis élevant.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
 Ant. 1. Salvásti nos, Dómine, et in nómine tuo confitébimur in sǽculum.
 Ant. 1. Tu nous a sauvés, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
Psalmus 43 (44)
Psaume 43 (44)
Populi calamitates
In his omnibus superamus propter eum, qui dilexit nos (Rom 8, 37).
Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Romains 8,37).
I
I
 Deus, áuribus nostris audívimus; † patres nostri annuntiavérunt nobis * opus, quod operátus es in diébus eórum, in diébus antíquis.
 O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles; nos pères nous ont annoncé l'oeuvre que Tu as faite en leurs jours, et aux jours anciens.
 Tu manu tua gentes depulísti et plantásti illos, * afflixísti pópulos et dilatásti eos.
 Ta main a exterminé les nations, et Tu les as établis à leur place; Tu as affligé les peuples, et Tu les as chassés.
 Nec enim in gládio suo possedérunt terram, * et bráchium eórum non salvávit eos;
 Car ce n'est point par leur glaive qu'ils ont conquis ce pays, et ce n'est pas leur bras qui les a sauvés,
 sed déxtera tua et bráchium tuum et illuminátio vultus tui, * quóniam complacuísti in eis.
 mais c'est Ta droite et Ton bras, et la lumière de Ton visage, parce que Tu les aimais.
 Tu es rex meus et Deus meus, * qui mandas salútes Iacob.
 Tu es mon roi et mon Dieu, Toi qui ordonnes le salut de Jacob.
 In te inimícos nostros proiécimus * et in nómine tuo conculcávimus insurgéntes in nos.
 Par Toi nous renverserons nos ennemis, et en Ton Nom nous mépriserons ceux qui se lèvent contre nous.
 Non enim in arcu meo sperábo, * et gládius meus non salvábit me.
 Car ce n'est pas dans mon arc que je me confierai, * et ce n'est pas mon glaive qui me sauvera.
 Tu autem salvásti nos de affligéntibus nos * et odiéntes nos confudísti.
 Mais c'est Toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui nous haïssaient.
 In Deo gloriábimur tota die * et in nómine tuo confitébimur in sæculum.
 En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Salvásti nos, Dómine, et in nómine tuo confitébimur in sǽculum.
 Ant. Tu nous a sauvés, et nous célébrerons à jamais Ton Nom.
 Ant. 2. Parce, Dómine, et ne des hereditátem tuam in oppróbrium.
 Ant. 2. Aie pitié, Seigneur, et n'abandonne pas Ton héritage dans l'opprobre.
II
II
 Nunc autem reppulísti et confudísti nos * et non egrediéris, Deus, cum virtútibus nostris.
 Mais maintenant Tu nous as repoussés et couverts de honte, et Tu ne sors plus, ô Dieu, avec nos armées.
 Convertísti nos retrórsum coram inimícis nostris, * et, qui odérunt nos, diripuérunt sibi.
 Tu nous as fait tourner le dos à nos ennemis, et ceux qui nous haïssaient nous mettaient au pillage.
 Dedísti nos tamquam oves ad vescéndum * et in géntibus dispersísti nos.
 Tu nous as livrés comme des brebis de boucherie, et Tu nous as dispersés parmi les nations.
 Vendidísti pópulum tuum sine lucro, * nec dítior factus es in commutatióne eórum.
 Tu as vendu Ton peuple à vil prix, et il n'y a pas eu foule dans l'achat qui s'en est fait.
 Posuísti nos oppróbrium vicínis nostris, * subsannatiónem et derísum his, qui sunt in circúitu nostro.
 Tu nous as rendus l'opprobre de nos voisins, et un objet d'insulte et de moquerie pour ceux qui nous entourent.
 Posuísti nos similitúdinem in géntibus, * commotiónem cápitis in pópulis.
 Tu nous as rendus la fable des nations; les peuples branlent la tête à notre sujet.
 Tota die verecúndia mea contra me est, * et confúsio faciéi meæ coopéruit me,
 Tout le jour ma honte est devant mes yeux, et la confusion de mon visage me couvre tout entier,
 a voce exprobrántis et obloquéntis, * a fácie inimíci et ultóris.
 à la voix de celui qui m'outrage et m'injurie, à la vue de l'ennemi et du persécuteur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Parce, Dómine, et ne des hereditátem tuam in oppróbrium.
 Ant. Aie pitié, Seigneur, et n'abandonne pas Ton héritage dans l'opprobre.
 Ant. 3. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam.
 Ant. 3. Lève-Toi, Seigneur, et défends Ta cause.
III
III
 Hæc ómnia venérunt super nos,† nec oblíti sumus te; * et iníque non égimus in testaméntum tuum.
 Tous ces maux sont venus sur nous; et pourtant nous ne T'avons pas oublié, et nous n'avons pas agi avec iniquité contre Ton alliance.
 Et non recéssit retro cor nostrum, * nec declinavérunt gressus nostri a via tua;
 Et notre coeur ne s'est point retiré en arrière; et Tu as détourné nos pas de Ta voie.
 sed humiliásti nos in loco vúlpium * et operuísti nos umbra mortis.
 Car Tu nous as humiliés dans un lieu d'affliction, et l'ombre de la mort nous a recouverts.
 Si oblíti fuérimus nomen Dei nostri * et si expandérimus manus nostras ad deum aliénum,
 Si nous avons oublié le Nom de notre Dieu, et si nous avons étendu nos mains vers un dieu étranger,
 nonne Deus requíret ista? * Ipse enim novit abscóndita cordis.
 Dieu n'en redemandera-t-Il pas compte? Car Il connaît les secrets du coeur.
 Quóniam propter te mortificámur tota die, * æstimáti sumus sicut oves occisiónis.
 Car c'est à cause de Vous que nous sommes tous les jours livrés à la mort, * et qu'on nous regarde comme des brebis de boucherie.
 Evígila, quare obdórmis, Dómine? * Exsúrge et ne repéllas in finem.
 Lève-Toi ; pourquoi dors-Tu, Seigneur? Lève-Toi, et ne nous repousse pas à jamais.
 Quare fáciem tuam avértis, * oblivísceris inópiæ nostræ et tribulatiónis nostræ?
 Pourquoi détournes-Tu Ton visage? Pourquoi oublies-Tu notre misère et notre tribulation ?
 Quóniam humiliáta est in púlvere ánima nostra, * conglutinátus est in terra venter noster.
 Car notre âme est humiliée dans la poussière, et notre sein est comme collé à la terre.
 Exsúrge, Dómine, ádiuva nos * et rédime nos propter misericórdiam tuam.
 Lève-Toi, Seigneur; secoure-nous, et rachète-nous par Ta miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam.
 Ant. Lève-Toi, Seigneur, et défends Ta cause.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
 Non sum liber? Non sum apóstolus? Nonne Iesum Dóminum nostrum vidi? Non opus meum vos estis in Dómino? Si áliis non sum apóstolus, sed tamen vobis sum; nam signáculum apostolátus mei vos estis in Dómino. Mea defénsio apud eos, qui me intérrogant, hæc est. Numquid non habémus potestátem manducándi et bibéndi? Numquid non habémus potestátem sorórem mulíerem circumducéndi sicut et céteri apóstoli et fratres Dómini et Cephas? Aut solus ego et Bárnabas non habémus potestátem non operándi?
 Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je donc pas vu Jésus, notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur? Si pour d'autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis; car c'est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat. Ma défense contre ceux qui m'accusent, la voici: N'avons-nous pas le droit de manger et de boire? N'avons-nous pas le droit d'emmener avec nous une femme chrétienne, comme les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas? Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabé, nous n'avons pas le droit de ne pas travailler?
 Quis mílitat suis stipéndiis umquam? Quis plantat víneam et fructum eius non edit? Aut quis pascit gregem et de lacte gregis non mandúcat? Numquid secúndum hóminem hæc dico? An et lex hæc non dicit? Scriptum est enim in Lege Móysis: Non alligábis os bovi trituránti. Numquid de bobus cura est Deo? An propter nos útique dicit? Nam propter nos scripta sunt, quóniam debet in spe, qui arat, aráre et, qui tritúrat, in spe fructus percipiéndi. Si nos vobis spiritália seminávimus, magnum est, si nos carnália vestra metámus? Si álii potestátis vestræ partícipes sunt, non pótius nos? Sed non usi sumus hac potestáte, sed ómnia sustinémus, ne quod offendículum demus evangélio Christi. Nescítis quóniam, qui sacra operántur, quæ de sacrário sunt edunt; qui altári desérviunt, cum altári participántur? Ita et Dóminus ordinávit his, qui evangélium annúntiant, de evangélio vívere.
 Qui fait jamais campagne à ses propres frais? Qui plante une vigne et n'en mange pas le fruit? Qui fait paître un troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau? N'y a-t-il là que propos humains? Ou bien la Loi ne le dit-elle pas aussi? C'est bien dans la Loi de Moïse qu'il est écrit: Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. Dieu se mettrait-il en peine des bœufs? N'est-ce pas évidemment pour nous qu'il parle? Oui, c'est pour nous que cela a été écrit: celui qui laboure doit labourer dans l'espérance, et celui qui foule le grain, dans l'espérance d'en avoir sa part. Si nous avons semé en vous les biens spirituels, est-ce chose extraordinaire que nous récoltions vos biens temporels? Si d'autres ont ce droit sur vous, ne l'avons-nous pas davantage? Cependant nous n'avons pas usé de ce droit. Nous supportons tout, au contraire, pour ne pas créer d'obstacle à l'Évangile du Christ. Ne savez-vous pas que les ministres du temple vivent du temple, que ceux qui servent à l'autel partagent avec l'autel? De même, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile.
 Ego autem nullo horum usus sum. Non scripsi autem hæc, ut ita fiant in me; bonum est enim mihi magis mori quam ut glóriam meam quis evácuet.
 Mais je n'ai usé, moi, d'aucun de ces droits, et je n'écris pas cela pour qu'il en soit ainsi à mon égard; plutôt mourir que de... Mon titre de gloire, personne ne le réduira à néant.
 Si evangelizávero, non est mihi glória; necéssitas enim mihi incúmbit. Væ enim mihi est, si non evangelizávero! Si enim volens hoc ago, mercédem hábeo; si autem invítus, dispensátio mihi crédita est. Quæ est ergo merces mea? Ut evangélium prædicans sine sumptu ponam evangélium, ut non abútar potestáte mea in evangélio.
 Annoncer l'Évangile n'est pas pour moi un titre de gloire; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile! Si j'avais l'initiative de cette tâche, j'aurais droit à une récompense; si je ne l'ai pas, c'est une charge qui m'est confiée. Quelle est donc ma récompense? C'est qu'en annonçant l'Évangile, j'offre gratuitement l'Évangile, sans user du droit que me confère l'Évangile.
 r. Dómine Deus, propítius esto pópulo tuo, * Et convérte tribulatiónem nostram in gáudium. v. Adiuva nos, Deus salutáris noster; propter glóriam nóminis tui, Dómine, líbera nos. * Et convérte. v. Glória Patri. * Et convérte.
 r. Seigneur notre Dieu, sois favorable à ton peuple, * Transforme en joie notre épreuve. v. Aide-nous, Dieu notre Sauveur; délivre-nous, Seigneur, pour la gloire de ton nom! * Transforme. v. Gloire au Père. * Transforme.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Homilíis sancto Macário abbáti attribútis (Hom. 25, 8-10: PG 34, 671-674)
Homélie attribuée à saint Macaire
 Lacrima illa, quæ revéra ex summa contritióne et angústia cordis effúnditur, in agnitióne veritátis, et cum ardóre víscerum, cibus est ánimæ ex cælésti pane comparátus: cuius máxime párticeps fuit María, quæ sedit iuxta pedes Dómini, plorans, vel ipsíus Salvatóris testimónio. Inquit enim: María óptimam partem elégit, quæ non auferétur ab ea. O rectum illum et obsequiósum audítum! O fortem ac sapiéntem ánimum! O arctam societátem sponsæ erga sponsum cæléstem! Imitáre hanc, o fili, imitáre, inquam, nihil áliud íntuens præter eum solum, qui dixit: Ignem veni míttere in terram, et quid volo, si iam accénsus est?
 Les larmes qui jaillissent d'une grande tribulation et d'un cœur angoissé, accompagnées d'un regard lucide et brûlant sur la vérité intérieure, sont pour l'âme une nourriture, un vrai pain du ciel. Elle fut abondamment pourvue de ce pain, cette Marie qui s'assit aux pieds du Seigneur et pleura lorsqu'il lui rendit ce témoignage: Marie a choisi la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée. Comme elle a bien écouté, d'une oreille docile, comme elle a bien pensé, virilement, sagement! Ô étroite union de l'épouse avec l'époux céleste! Imite-la, mon fils, imite-la. Ne regarde que lui. Que dit-il? Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!
 Est enim ardor Spíritus vivíficans et accéndens corda. Quaprópter immateriális et divínus ille ignis illúminat ánimas et probáre consuévit eas, velut aurum non adulterátum in camíno: vítium vero consúmit, véluti spinas et stípulam. Deus enim noster ignis consúmens est, inflígens ultiónem iis in flamma ignis, qui non novérunt eum et qui non obtémperant Evangélio. Hic ignis in apóstolis vim suam exércuit, quando loquebántur linguis ígneis. Hic ignis per vocem Paulum splendóre ac lúmine circumfúdit, mentem quidem illíus illuminávit, sensum autem visus eius hebetávit. Neque enim sine carne vidit lúminis illíus virtútem.
 Tel est ce feu de l'Esprit qui embrase les cœurs, le feu immatériel et divin qui illumine les âmes et habituellement les éprouve ainsi que l'or pur dans le creuset. Quant aux vices, il les détruit comme les épines et les mauvaises herbes. En effet, Dieu est un feu consumant; il tirera vengeance de ceux qui ne connaissent pas Dieu et de ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus. C'est ce feu qui agit sur les apôtres, lorsqu'ils parlaient avec des langues de feu. C'est lui qui, par la voix du Christ, enveloppa Paul de sa splendeur, illuminant son esprit et obscurcissant sa vue. Car c'est dans tout son être, corps et âme, qu'il expérimenta la puisssance de cette lumière.
 Hic ignis, trabem interióris óculi consúmens, purum reddit ánimum, ut, recépta naturáli facultáte vidéndi, conspíciat perpétuo mirabília Dei, secúndum eum qui inquit: Revéla óculos meos, et considerábo mirábilia de lege tua. Hic ítaque ignis fugat dæmones, tollit peccáta, resuscitándi vim habet; hic immortalitátem operátur, sanctas ánimas illúminat et facultátes rationáles firmat. Hunc ignem obsecrémus ad nos quoque perveníre, ut, perpétuo in lúmine ambulántes, numquam vel tantísper offendámus ad lápidem pedes nostros, sed velut luminária in mundo apparéntia, verbum ætérnæ vitæ retineámus, ut, bonis divínis fruéntes, cum Dómino in vita requiescámus, glorificántes Patrem, et Fílium, et Spíritum Sanctum, cui glória in sæcula. Amen.
 Ce feu, en consumant la poutre de l'œil intérieur, purifie l'esprit et lui rend cette faculté de voir qu'il tient de sa nature, afin qu'il contemple sans cesse les merveilles de Dieu, selon ce qui est écrit: Ouvre mes yeux, je contemplerai les merveilles de ta Loi. Ce feu met en fuite les démons et détruit l'iniquité. Puissance de résurrection, il procure l'immortalité, illumine les âmes saintes, fortifie les intelligences. Demandons que ce feu vienne en nous afin que, marchant continuellement à sa lumière, nous ne trébuchions pas, si peu que ce fût, contre une pierre. Nous-mêmes, lumières brillant en ce monde, nous garderons les paroles de la vie éternelle. Ainsi, en possession des biens divins, nous nous reposerons avec le Seigneur en cette Vie, la seule véritable, glorifiant le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.
 r. Rogámus te, Dómine Deus, quia peccávimus tibi; véniam pétimus quam non merémur. Si exspéctas non corrípimur, et si víndicas non durámus. * Manum tuam pórrige lapsis, qui latróni confiténti paradísi iánuas aperuísti. v. Vita nostra in dolóre suspírat, et in ópere non eméndat. * Manum tuam. v. Glória Patri. * Manum tuam.
 r. Nous te prions, Seigneur notre Dieu: nous avons péché contre toi; accorde-nous le pardon que nous n'avons pas mérité. Si tu patientes, nous ne sommes pas touchés; si tu punis, nous ne le supportons pas. * Tends la main à ceux qui tombent, car tu as ouvert les portes du paradis au larron qui te reconnaissait. v. Notre vie s'écoule dans les soupirs de l'affliction, mais ne fait pas l'effort de s'amender. * Tends la main. v. Gloire au Père. * Tends la main.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.