Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Consors patérni lúminis, lux ipse lucis et dies, noctem canéndo rúmpimus: assíste postulántibus.
Clarté de clarté, Toi, le Jour, Qui partages l'éclat du Père, Soutiens-nous dans notre prière, Quand nos chants déchirent la nuit.
Aufer tenébras méntium, fuga catérvas dæmonum, expélle somnoléntiam ne pigritántes óbruat.
Chasse les ténèbres de l'âme, fais fuir les troupes des démons ; dissipe notre somnolence et garde-nous de la paresse.
Sic, Christe, nobis ómnibus indúlgeas credéntibus, ut prosit exorántibus quod præcinéntes psállimus.
Montre Toi bienveillant, ô Christ, envers nous qui croyons en Toi ; que profite à ceux qui Te prient l'hymne chantée à Ta louange !
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein de bonté, gloire à Toi et gloire à Ton Père, avec l'Esprit Consolateur, à travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
O sacrosáncta Trínitas, quæ cuncta condens órdinas, diem labóri députans noctem quiéti dédicas,
Trinité infiniment sainte, Tu fais toute chose avec ordre, assignant au jour au travail, destinant la nuit au repos.
Te mane, simul véspere, te nocte ac die cánimus; in tua nos tu glória per cuncta serva témpora.
C'est Toi que, le soir, le matin, le jour et la nuit, nous chantons ; garde-nous Toi-même en Ta gloire, à travers la suite de temps.
Nos ádsumus te cérnui en adorántes fámuli; vota precésque súpplicum hymnis adiúnge cælitum.
Nous sommes là pour T'adorer, humbles serviteurs prosternés ; permet que nos vœux, nos prières, se joignent aux hymnes du ciel.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sæculum. Amen.
Exauce-nous Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l'Esprit consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
   Ant. 1. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
   Ant. 1. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
Psalmus 67
Psaume 67
Triumphalis ingressus Domini
Entrée triomphale du Seigneur
Ascendens in altum captivam duxit captivatem, dedit dona hominibus (Eph 4,8).
Etant monté en haut, Il a emmené des captifs, Il a donné des dons aux hommes.
I
I
   Exsúrgit Deus, et dissipántur inimíci eíus; * et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eíus.
   Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dissipés: et qu'ils fuient, ceux qui Le haïssent, devant Sa face.
   Sicut dissipátur fumus, tu díssipas; sicut fluit cera a fácie ignis, * sic péreunt peccatóres a fácie Dei.
   Comme la fumée disparaît, qu'ils disparaissent; comme la cire se fond devant le feu, qu'ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.
   Et iústi læténtur et exsúltent in conspéctu Dei * et delecténtur in lætítia.
   Mais que les justes soient comme dans un festin, et qu'ils tressaillent en la présence de Dieu, et qu'ils soient dans des transports de joie.
   Cantáte Deo, psalmum dícite nómini eíus; iter fácite ei, qui fertur super nubes: * Dóminus nomen illi.
   Chantez à Dieu, célébrez Son Nom par un cantique; frayez le chemin à Celui qui monte vers le couchant. Le Seigneur est Son Nom.
   Iubiláte in conspéctu eíus; pater orphanórum et iúdex viduárum, * Deus in habitáculo sancto suo.
   Tressaillez de joie en Sa présence. On tremblera devant Lui. Il est le père des orphelins et le juge des veuves. Dieu est dans Son lieu saint.
   Deus, qui inhabitáre facit desolátos in domo, qui edúcit vinctos in prosperitátem; * verúmtamen rebélles habitábunt in árida terra.
   C'est le Dieu qui fait habiter dans une même maison ceux qui ont un même esprit; qui délivre les captifs par Sa puissance, * aussi bien que ceux qui L'irritent, qui habitent dans les sépulcres.
   Deus, cum egrederéris in conspéctu pópuli tui, * cum pertransíres in desérto, terra mota est,
   O Dieu, quand Tu marchais à la tête de Ton peuple, quand Tu traversais le désert,
   étiam cæli distillavérunt a fácie Dei Sínai, * a fácie Dei Israel.
   la terre fut ébranlée, les cieux eux-mêmes se fondirent devant le Dieu du Sinaï, devant le Dieu d'Israël.
   Plúviam voluntáriam effundébas, Deus; * hereditátem tuam infirmátam, tu refecísti eam.
   Tu as mis en réserve une pluie toute volontaire, ô Dieu, pour Ton héritage; et lorsqu'il a été affaibli, Tu l'as réconforté.
   Animália tua habitábant in ea, * parásti in bonitáte tua páuperi, Deus.
   Tes animaux y habiteront: Tu as dans Ta bonté, ô Dieu, préparé de la nourriture pour le pauvre.
   Dóminus dat verbum; * vírgines annuntiántes bona sunt agmen ingens:
   Le Seigneur donne Ses ordres à Ses messagers avec une grande puissance.
   “Reges exercítuum fúgiunt, fúgiunt, * et spécies domus dívidit spólia.
   Les roi des armées fuitont, fuiront ; et celle qui est l'ornement de la maison partage les dépouilles.
   Et vos dormítis inter médias caulas: * alæ colúmbæ nitent argénto, et pennæ eíus pallóre auri.
   Quand vous dormez au milieu de vos héritages, les ailes de la colombe sont argentées, et l'extrémité de son dos a le pâle éclat de l'or.
   Dum dispérgit Omnípotens reges super eam, * nive dealbátur Selmon.”
   Lorsque le Très-Haut disperse les rois dans le pays, tout est blanchi par les neiges sur le Selmon.
   Mons Dei mons Basan, * mons cacúminum mons Basan.
   La montagne de Dieu est une grasse montagne. C'est une montagne massive, une grasse montagne.
   Ut quid invidétis, montes cacúminum, monti, in quo beneplácitum est Deo inhabitáre? * Étenim Dóminus habitábit in finem.
   Pourquoi regardez-vous avec admiration les montagnes massives? Il est une montagne où il a plu à Dieu d'habiter ; et le Seigneur y habitera à jamais.
   Currus Dei decem mília mílium: * Dóminus venit de Sínai in sancta.
   Le char de Dieu est environné de plus de dix mille ; le Seigneur vient depuis le Sinaï dans Son sanctuaire.
   Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
   Tu es monté en haut; Tu as emmené des captifs; Tu as reçu des présents parmi les hommes, et même de ceux qui ne croient pas que le Seigneur Dieu habite avec nous.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
   Ant. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
   Ant. 2. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
   Ant. 2. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
II
II
   Benedíctus Dóminus die cotídie; * portábit nos Deus salutárium nostrórum.
   Que le Seigneur soit béni chaque jour! Le Dieu qui nous a si souvent sauvés rendra notre voie prospère.
   Deus noster, Deus ad salvándum; * et Dómini, Dómini éxitus mortis.
   Notre Dieu est le Dieu qui a la vertu de sauver; au Seigneur, au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
   Verúmtamen Deus confrínget cápita inimicórum suórum, * vérticem capillátum perambulántium in delíctis suis.
   Mais Dieu brisera la tête de Ses ennemis, le front superbe de ceux qui marchent dans leurs iniquités.
   Dixit Dóminus: “Ex Basan redúcam, * redúcam de profúndo maris,
   Le Seigneur a dit: Je les ramènerai de Basan, et Je les ramènerai du fond de la mer;
   ut intingátur pes tuus in sánguine, * lingua canum tuórum ex inimícis portiónem invéniat.”
   afin que ton pied trempe dans le sang, et que la langue de tes chiens ait aussi sa part des ennemis.
   Vidérunt ingréssus tuos, Deus, * ingréssus Dei mei, regis mei in sancta.
   Ils ont vu Ton entrée, ô Dieu, l'entrée de mon Dieu, de mon Roi, qui réside dans le sanctuaire.
   Præcédunt cantóres, postrémi véniunt psalléntes, * in médio iuvénculæ tympanístriæ.
   En avant marchaient les princes, associés aux chanteurs, au milieu des jeunes filles qui jouaient du tambourin.
   “In ecclésiis benedícite Deo, * Dómino, vos de fóntibus Israel.”
   Bénissez le Seigneur Dieu dans les assemblées, vous qui sortez des sources d'Israël.
   Ibi Beniámin adulescéntulus ducens eos, príncipes Iúdæ cum turma sua, * príncipes Zábulon, príncipes Nephtháli.
   Là est Benjamin, le plus jeune, en de saints transports; là sont les princes de Juda, leurs chefs; les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
   Manda, Deus, virtúti tuæ; * confírma hoc, Deus, quod operátus es in nobis.
   O Dieu, commande à Ta puissance; affermis, ô Dieu, ce que Tu as fait parmi nous.
   A templo tuo in Ierusálem * tibi áfferent reges múnera.
   Dans Ton temple de Jérusalem, les rois T'offriront des présents.
   Íncrepa feram arúndinis, congregatiónem taurórum in vítulis populórum: * prostérnant se cum láminis argénti.
   Réprime les bêtes sauvages des roseaux, la troupe des tauraux et les troupeaux des peuples, pour chasser ceux qui ont été éprouvés comme l'argent.
   Díssipa gentes, quæ bella volunt. Vénient optimátes ex Ægýpto, * Æthiópia prævéniet manus suas Deo.
   Dissipe les nations qui veulent la guerre. Des ambassadeurs viendront de l'Egypte; l'Ethiopie s'empressera de tendre ses mains vers Dieu.
   Regna terræ, cantáte Deo, psállite Dómino, psállite Deo, qui fertur super cælum cæli ad oriéntem; * ecce dabit vocem suam, vocem virtútis.
   Royaumes de la terre, chantez à Dieu; célébrez le Seigneur, célébrez Dieu, qui S'élève au plus haut des cieux, vers l'orient. Voici qu'Il va donner à Sa voix un puissant éclat.
   Tribúite virtútem Deo. Super Israel magnificéntia eíus, * et virtus eíus in núbibus.
   Rendez gloire à Dieu au sujet d'Israël. Sa magnificence et Sa force paraissent dans les nuées.
   Mirábilis, Deus, de sanctuário tuo! Deus Israel ipse tríbuet virtútem et fortitúdinem plebi suæ. * Benedíctus Deus!
   Dieu est admirable dans Ses saints; le Dieu d'Israël donnera Lui-même à Son peuple la puissance et la force. Dieu soit béni!
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
   Ant. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
   Ant. 3. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
   Ant. 3. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
   
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
   Ant. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios 11, 17-34
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens 11, 17-34
   Hoc præcípio non laudans quod non in mélius sed in detérius convenítis. Primum quidem conveniéntibus vobis in ecclésia, áudio scissúras inter vos esse et ex parte credo. Nam opórtet et hæreses inter vos esse, ut et, qui probáti sunt, manifésti fiant in vobis. Conveniéntibus ergo vobis in unum, non est domínicam cenam manducáre; unusquísque enim suam cenam præsúmit in manducándo, et álius quidem ésurit, álius autem ébrius est. Numquid domos non habétis ad manducándum et bibéndum? Aut ecclésiam Dei contémnitis et confúnditis eos qui non habent? Quid dicam vobis? Laudábo vos? In hoc non laudo!
   Puisque j'en suis aux recommandations, je n'ai pas à vous louer de ce que vos réunions tournent non pas à votre bien, mais à votre détriment. Car j'apprends tout d'abord que, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il se produit parmi vous des divisions, et je le crois en partie. Il faut bien qu'il y ait aussi des scissions parmi vous, pour permettre aux hommes éprouvés de se manifester parmi vous. Lors donc que vous vous réunissez en commun, ce n'est plus le Repas du Seigneur que vous prenez. Dès qu'on est à table en effet, chacun prend d'abord son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre. Vous n'avez donc pas de maisons pour manger et boire? Ou bien méprisez-vous l'Église de Dieu, et voulez-vous faire honte à ceux qui n'ont rien? Que vous dire? Vous louer? Sur ce point, je ne vous loue pas.
   Ego accépi a Dómino, quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem et grátias agens fregit et dixit: " Hoc est corpus meum, quod pro vobis est; hoc fácite in meam commemoratiónem "; simíliter et cálicem, postquam cenátum est, dicens: " Hic calix novum testaméntum est in meo sánguine; hoc fácite, quotiescúmque bibétis, in meam commemoratiónem ". Quotiescúmque enim manducábitis panem hunc et cálicem bibétis, mortem Dómini annuntiátis, donec véniat. Itaque, quicúmque manducáverit panem vel bíberit cálicem Dómini indígne, reus erit córporis et sánguinis Dómini.
   Pour moi, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis: le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: " Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi. " De même, après le repas, il prit la coupe, en disant: " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. " Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
   Probet autem seípsum homo, et sic de pane illo edat et de cálice bibat; qui enim mandúcat et bibit, iudícium sibi mandúcat et bibit non diiúdicans corpus. Ideo inter vos multi infírmi et imbecílles et dórmiunt multi. Quod si nosmetípsos diiudicarémus, non útique iudicarémur; dum iudicámur autem, a Dómino corrípimur, ut non cum hoc mundo damnémur. Itaque, fratres mei, cum convenítis ad manducándum, ínvicem exspectáte. Si quis ésurit, domi mandúcet, ut non in iudícium conveniátis. Cétera autem, cum vénero, dispónam.
   Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps. Voilà pourquoi il y a parmi vous beaucoup de malades et d'infirmes, et que bon nombre sont morts. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais par ses jugements le Seigneur nous corrige, pour que nous ne soyons point condamnés avec le monde. Ainsi donc, mes frères, quand vous vous réunissez pour le Repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin de ne pas vous réunir pour votre condamnation. Quant au reste, je le réglerai lors de ma venue.
   r. Parátum cor meum, Deus, parátum cor meum, * Cantábo et psalmum dicam Dómino. v. Exsúrge, glória mea; exsúrge psaltérium et cíthara; exsúrgam dilúculo. * Cantábo. v. Glória Patri. * Cantábo.
   r. Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt, * Je veux chanter, jouer des hymnes au Seigneur. v. Éveille-toi, ma gloire; éveillez-vous, harpe, cithare, que j'éveille l'aurore! * Je veux chanter. v. Gloire au Père. * Je veux chanter.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Ireni epíscopi Advérsus hæreses (Lib. 4, 18: SC 100bis, 596-606)
Traité de saint Irénée contre les hérésies
   Ecclésiæ oblátio quam Dóminus dócuit offérri in univérso mundo, purum sacrifícium reputátum est apud Deum et accéptum est ei, non quod indígeat a nobis sacrifícium, sed quóniam is qui offert glorificátur ipse in eo quod offert, si acceptétur munus eius. Per munus enim erga Regem et honos et afféctio osténditur; quod in omni simplicitáte et innocéntia Dóminus volens nos offérre prædicávit dicens: Cum ígitur ófferes munus tuum ad altáre et recordátus fúeris quóniam frater tuus habet áliquid advérsum te, dimítte munus tuum ad altáre, et vade primum reconciliári fratri tuo, et tunc revérsus ófferes munus tuum. Offérre ígitur opórtet Deo primítias eius creatúræ, sicut Moýses ait: Non apparébis vácuus ante conspéctum Dómini Dei tui, ut in quibus gratus éxstitit homo, in his gratus ei deputátus, eum qui est ab eo percípiat honórem.
   Ainsi donc, l'oblation de l'Église, que le Seigneur a enseigné à offrir dans le monde entier, est réputée sacrifice pur auprès de Dieu et lui est agréable. Ce n'est pas qu'il ait besoin de notre sacrifice, mais celui qui offre est lui-même glorifié en ce qu'il offre, si son présent est accepté. Par ce présent, en effet, se manifestent l'honneur et la piété que nous rendons au Roi, et c'est ce présent que le Seigneur veut nous voir offrir en toute simplicité et innocence: Si, dit-il, tu offres ton présent à l'autel, et que tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton présent devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, étant revenu, offre ton présent. Il faut donc offrir à Dieu les prémices de ses propres créatures, comme le dit Moïse: Tu ne paraîtras pas devant le Seigneur ton Dieu les mains vides; de la sorte, en lui exprimant sa reconnaissance au moyen des choses mêmes dont il a été gratifié, l'homme recevra l'honneur qui vient de lui.
   Et non genus oblatiónum reprobátum est: oblatiónes enim et illic, oblatiónes autem et hic, sacrifícia in pópulo, sacrifícia et in Ecclésia; sed spécies immutáta est tantum, quippe cum iam non a servis, sed a líberis offerátur. Unus enim et idem Dóminus, próprius autem charácter servílis oblatiónis et próprius liberórum, uti et per oblatiónes ostendátur indícium libertátis; nihil enim otiósum neque sine signo sive arguménto apud eum. Et propter hoc illi quidem décimas suórum habébant consecrátas; qui autem percepérunt libertátem ómnia quæ sunt ipsórum ad domínicos decérnunt usus, hiláriter et líbere dantes ea quæ sunt minóra, útpote maiórum spem habéntes, vídua illa et páupera hic totum victum suum mitténte in gazophylácium Dei.
   Le genre des oblations n'a donc pas été abrogé: il y avait des oblations là-bas, il y en a ici aussi; il y avait des sacrifices dans le peuple, il y en a également dans l'Église. L'espèce en a, seule, été changée: ce n'est plus par des esclaves, mais par des hommes libres, qu'est faite l'offrande. S'il n'y a en effet qu'un seul et même Seigneur, il n'y en a pas moins un caractère propre à l'oblation des esclaves et un caractère propre à celle des hommes libres, pour que, jusque dans les oblations, se manifeste la marque distinctive de la liberté; car rien n'est oiseux ni dépourvu de signification auprès de lui. Voilà pourquoi ceux-là voyaient consacrer la dîme de leurs biens, tandis que ceux qui ont part à la liberté mettent tout leur avoir à l'usage du Seigneur, donnant joyeusement et généreusement des biens moindres parce qu'ils ont l'espérance de plus grands, la veuve pauvre jetant ici toute sa subsistance dans le trésor de Dieu.
   Quóniam ígitur cum simplicitáte Ecclésia offert, iuste munus eius purum sacrifícium apud Deum deputátum est. Quemádmodum et Paulus Philippénsibus ait: Replétus sum accéptis ab Epaphrodíto quæ a vobis missa sunt, odórem suavitátis, hóstiam acceptábilem, placéntem Deo. Opórtet enim nos oblatiónem Deo fácere et in ómnibus gratos inveníri Fabricatóri Deo, in senténtia pura et fide sine hypócrisi, in spe firma, in dilectióne fervénti, primítias eárum quæ sunt eius creaturárum offeréntes. Et hanc oblatíonem Ecclésia sola puram offert Fabricatóri, ófferens ei cum gratiárum actióne ex creatúra eius.
   Donc, parce que l'Église offre avec simplicité, c'est à juste titre que son présent est réputé sacrifice pur auprès de Dieu, selon le mot de Paul aux Philippiens: Je suis comblé, maintenant que j'ai reçu d'Épaphrodite votre envoi, odeur de suavité, sacrifice agréable et qui plaît à Dieu. Car il nous faut présenter une offrande à Dieu et témoigner en tout notre reconnaissance au Créateur, en lui offrant, dans des dispositions pures et une foi sans hypocrisie, dans une espérance ferme, dans une charité ardente, les prémices de ses propres créatures. Et cette oblation, l'Église seule l'offre, pure, au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création.
   r. Ne perdíderis me, Dómine, cum iniquitátibus meis, * Neque in finem irátus resérves mala mea. v. Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit anima mea. * Neque. v. Glória Patri. * Neque.
   r. Seigneur, ne me condamne pas d'après mes péchés: * Ne reste pas irrité pour toujours, ne garde pas mémoire de mes fautes. v. Pitié, mon Dieu, pitié pour moi! J'ai mis en toi ma confiance. * Ne reste pas. v. Gloire au Père. * Ne reste pas.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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