Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Médiæ noctis tempus est prophética vox ádmonet dicámus laudes ut Deo Patri semper ac Fílio,
Voici le temps de minuit où le prophète nous invite à chanter à Dieu nos louanges, au Père éternel et au Fils.
Sancto quoque Spirítui: perfécta enim Trínitas uniúsque substántiæ laudánda nobis semper est.
Et au Saint-Esprit : Honorons les pareillement : à jamais nous devons louer Dieu en Sa Trinité parfaite et dans Son unique substance.
Terrórem tempus hoc habet, quo, cum vastátor ángelus Ægypto mortem íntulit, delévit primogénita.
Cette fois-ci, la terreur est au rendez-vous, car, lorsque l'ange destructeur a apporté la mort en Égypte, il a anéanti les premiers-nés.
Hæc iustis hora salus est, quos tunc ibídem ángelus ausus puníre non erat, signum formídans sánguinis.
Cette heure, pour les justes, c'est le salut, alors, en cette heure même, l'ange ne s'est pas risqué à les punir, se dérobant au signe du sang.
Ægýptus flebat fórtiter tantórum diro fúnere; solus gaudébat Israel agni protéctus sánguine.
L'Égypte pleurait à chaudes larmes pour des funérailles si funestes ; seul Israël se réjouissait protégé par le sang de l'agneau.
Nos verus Israel sumus: lætámur in te, Dómine, hostem spernéntes et malum, Christi defénsi sánguine.
Le véritable Israël, c'est nous : Que nous soyons joyeux en Toi, Seigneur, repoussant l'ennemi et le mal, protégés par le sang du Christ.
Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória, ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
Rends-nous dignes, Roi très grand, d'être dans la gloire du royaume, afin que nous puissions mériter les louanges éternelles à Te chanter ensemble. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Hymne
Salve dies, diérum glória, dies felix Christi victória, dies digna iugi lætítia, dies prima.
Salut, ô Jour qui es la gloire des jours ; salut, heureuse Victoire du Christ ; salut, Jour digne d'être éternellement célébré ; salut, ô le Premier des jours !
Lux divína cæcis irrádiat, in qua Christus inférnum spóliat, mortem vincit et reconcíliat summis ima.
C'est aujourd'hui que la divine Lumière ouvre les yeux des aveugles, que le Christ dépouille l'enfer, vainc la mort et réconcilie les hauteurs du ciel avec les abîmes de la terre.
Sempitérni regis senténtia sub peccáto conclúsit ómnia; ut infírmis supérna grátia subveníret,
La sentence de l'éternel Souverain avait permis que tous les êtres fussent soumis à la loi du péché, mais c'était pour qu'un jour la Grâce céleste vint en aide à la faiblesse des créatures :
Dei virtus et sapiéntia temperávit iram cleméntia, cum iam mundus in præcipítia totus iret.
la force et la sagesse de Dieu ont adouci alors, ont adouci alors, par la clémence, son antique colère. Il était temps : le monde était au bord du précipice.
Resurréxit liber ab ínferis restaurátor humáni géneris, ovem suam repórtans úmeris ad supérna.
Il ressuscite, Il sort en liberté de sa tombe, le Réparateur du genre humain ; Il prend sur son épaule sa brebis, qu'il rapporte au Ciel.
Angelórum pax fit et hóminum, plenitúdo succréscit órdinum, triumphántem laus decet Dóminum, laus ætérna.
La paix est conclue entre les anges et les hommes ; les Ordres célestes sont complétés. louange à ce Triomphateur ; louange éternelle !
Harmoníæ cæléstis pátriæ vox concórdet matris Ecclésiæ, «Allelúia» frequéntet hódie plebs fidélis.
Que la voix de l’Église notre mère s’accorde à l’harmonie de la céleste patrie, "qu’aujourd’hui le peuple des fidèles répète " l’« Alleluia ».
Triumpháto mortis império, triumpháli fruámur gáudio; in terra pax, et iubilátio sit in cælis. Amen.
Parce que nous avons triomphé de l’empire de la mort, goûtons la joie du triomphe, "paix sur la terre et jubilation " dans les cieux. Amen.
   Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
   Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
   Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
   Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
   Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
   Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
   Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
   Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
   Innocens mánibus et mundo corde, qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
   Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
   Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
   Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
   Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
   Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
   Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
   Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
   Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
   Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
   Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
   Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
   Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
   Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
   Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
   Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
   Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 65 (66)
Psaume 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
I
I
   Iubiláte Deo, omnis terra, psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
   Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
   Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
   Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
   Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
   Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
   Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
   Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
   Convértit mare in áridam, et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
   Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
   Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
   Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
   Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
   Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
   qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
   Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
   Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
   Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
   Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
   Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
   Imposuísti hómines super cápita nostra, transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
   Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
   Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
   Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
   Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
II
II
   Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
   J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
   quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
   que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
   Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
   Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
   Veníte, audíte, et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
   Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
   Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
   Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
   Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
   Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
   Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
   C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
   Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
   Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
   Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
   Fratres, nolíte púeri éffici sénsibus, sed malítia párvuli estóte, sénsibus autem perfécti estóte. In lege scriptum est: In áliis linguis et in lábiis aliórum loquar pópulo huic, et nec sic exáudient me, dicit Dóminus. Itaque linguæ in signum sunt non fidélibus sed infidélibus, prophetía non infidélibus sed fidélibus. Si ergo convéniat univérsa ecclésia in unum, et omnes linguis loquántur, intrent autem idiótæ aut infidéles, nonne dicent quod insanítis? Si autem omnes prophétant, intret autem quis infidélis vel idióta, convíncitur ab ómnibus, diiudicátur ab ómnibus, occúlta cordis eius manifésta fiunt, et ita cadens in fáciem adorábit Deum pronúntians: " Vere Deus in vobis est! "
   Frères, ne soyez pas des enfants pour le jugement; des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits. Il est écrit dans la Loi: C'est par des hommes d'une autre langue et par des lèvres d'étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m'écouteront pas, dit le Seigneur. Ainsi donc, les langues servent de signe non pour les croyants, mais pour les infidèles: la prophétie, elle, n'est pas pour les infidèles mais pour les croyants. Si donc l'Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu'il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous? Mais si tous prophétisent et qu'il entre un infidèle ou un non-initié, le voilà repris par tous, jugé par tous; les secrets de son cœur sont dévoilés, et ainsi, tombant sur la face, il adorera Dieu, en déclarant que Dieu est réellement parmi vous.
   Quid ergo est, fratres? Cum convenítis, unusquísque psalmum habet, doctrínam habet, apocalýpsim habet, linguam habet, interpretatiónem habet: ómnia ad ædificatiónem fiant. Sive lingua quis lóquitur, secúndum duos aut ut multum tres, et per partes, et unus interpretétur; si autem non fúerit intérpres, táceat in ecclésia, sibi autem loquátur et Deo. Prophétæ duo aut tres dicant, et céteri diiúdicent; quod si álii revelátum fúerit sedénti, prior táceat. Potéstis enim omnes per síngulos prophetáre, ut omnes discant et omnes exhorténtur, et spíritus prophetárum prophétis subiécti sunt; non enim est dissensiónis Deus sed pacis.
   Que conclure, frères? Lorsque vous vous assemblez, chacun peut avoir un cantique, un enseignement, une révélation, un discours en langue, une interprétation. Que tout se passe de manière à édifier. Parle-t-on en langue? Que ce soit le fait de deux ou de trois tout au plus, et à tour de rôle; et qu'il y ait un interprète. S'il n'y a pas d'interprète, qu'on se taise dans l'assemblée; qu'on se parle à soi-même et à Dieu. Pour les prophètes, qu'il y en ait deux ou trois à parler, et que les autres jugent. Si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser à tour de rôle, pour que tous soient instruits et tous exhortés. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes; car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix.
   Sicut in ómnibus ecclésiis sanctórum, mulíeres in ecclésiis táceant, non enim permíttitur eis loqui; sed súbditæ sint, sicut et lex dicit. Si quid autem volunt díscere, domi viros suos intérrogent; turpe est enim mulíeri loqui in ecclésia.
   Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de prendre la parole; qu'elles se tiennent dans la soumission, selon que la Loi même le dit. Si elles veulent s'instruire sur quelque point, qu'elles interrogent leur mari à la maison; car il est inconvenant pour une femme de parler dans une assemblée.
   An a vobis verbum Dei procéssit aut in vos solos pervénit? Si quis vidétur prophéta esse aut spiritális, cognóscat, quæ scribo vobis, quia Dómini est mandátum. Si quis autem ignórat, ignorábitur. Itaque, fratres mei, æmulámini prophetáre et loqui linguis nolíte prohibére; ómnia autem honéste et secúndum órdinem fiant.
   Est-ce de chez vous qu'est sortie la parole de Dieu? Ou bien, est-ce à vous seuls qu'elle est parvenue? Si quelqu'un croit être prophète ou inspiré par l'Esprit, qu'il reconnaisse en ce que je vous écris un commandement du Seigneur. S'il l'ignore, c'est qu'il est ignoré. Ainsi donc, mes frères, aspirez au don de prophétie, et n'empêchez pas de parler en langues. Mais que tout se passe dignement et dans l'ordre.
   r. Ad te, Dómine, levávi ánimam meam, * Deus meus, in te confído; non erubéscam. v. Neque irrídeant me inimíci mei; étenim univérsi qui te exspéctant non confundéntur. * Deus meus. v. Glória Patri. * Deus meus.
   r. Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme, * Mon Dieu, je m'appuie sur toi; épargne-moi la honte. v. Ne laisse pas triompher mes ennemis; non, pour qui espère en toi, pas de déception. * Mon Dieu. v. Gloire au Père. * Mon Dieu.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Tractátu sancti Cypriáni epíscopi et mártyris De domínica oratióne (Nn. 23-25: CCL 3A, 105-106)
Traité de saint Cyprien sur la prière du Seigneur
   Pacíficos et concórdes atque unánimes esse in domo sua Deus præcépit et quales nos fecit secúnda nativitáte tales vult renátos perseveráre, ut qui fílii Dei esse cœpimus in Dei pace maneámus, et quibus spíritus unus est unus sit et ánimus et sensus. Sic nec sacrifícium Deus récipit dissidéntis, et ab altári reverténtem prius fratri reconciliári iubet, ut pacíficis précibus et Deus possit esse pacátus. Sacrifícium Deo maius est pax nostra et fratérna concórdia et de unitáte Patris et Fílii et Spíritus Sancti plebs adunáta.
   Dieu nous commande paix, concorde et unanimité dans sa maison. Tels il nous a créés à la seconde naissance, tels il nous veut voir persévérer une fois renés. Ainsi, nous qui avons commencé d'être les fils de Dieu, nous demeurons dans la paix à l'unisson des âmes et des sentiments. Dieu n'accepte pas le sacrifice de celui qui vit dans l'inimitié. Le renvoyant de l'autel, il lui ordonne de se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu soit apaisé par des prières pacifiées. Pour Dieu, le sacrifice majeur, c'est notre paix et notre fraternelle concorde. C'est tout un peuple réuni à partir de l'unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
   Neque enim in sacrifíciis quæ Abel et Cain primi obtulérunt múnera eórum Deus, sed corda intuebátur, ut ille placéret in múnere qui placébat in corde. Abel pacíficus et iustus, dum Deo sacríficat innocénter, dócuit et céteros, quando ad altáre munus ófferunt, sic veníre cum Dei timóre, cum símplici corde, cum lege iustítiæ, cum concórdiæ pace. Mérito ille dum in sacrifício Dei talis est, ipse póstmodum sacrifícium Deo factus est, ut martýrium primus osténdens initiáret sánguinis sui glória domínicam passiónem qui et iustítiam Dómini habúerat et pacem: tales dénique a Dómino coronántur, tales in die iudícii cum Dómino vindicabúntur.
   Dans les sacrifices qu'Abel et Caïn furent les premiers à offrir, ce n'est pas ce qu'ils offraient, mais leurs cœurs que Dieu regardait. Était agréable par son offrande celui qui l'était par son cœur. Abel, pacifique et juste, en sacrifiant à Dieu en toute pureté, enseigne aux autres comment venir à l'autel apporter leur offrande: dans la crainte de Dieu, d'un cœur pur, dans la justice, la concorde et la paix. C'est donc normal qu'étant ce qu'il était en sacrifiant à Dieu, Abel devint plus tard un sacrifice à Dieu. Montrant pour la première fois ce qu'est le martyre, il eut la gloire d'esquisser de son sang la passion à venir du Seigneur, parce qu'il possédait la paix et la justice de ce Seigneur. Tels sont ceux qu'en fin de compte couronne le Seigneur, ceux qui lors du jugement siégeront avec lui.
   Ceterum discórdans et díssidens et pacem cum frátribus non habens, secúndum quod beátus Apóstolus et Scriptúra sancta testátur, nec si pro nómine occísus fúerit, crimen dissensiónis fratérnæ póterit evádere, quia sicut scriptum est: Qui fratrem suum odit homicída est, nec ad regnum pérvenit aut cum Deo vivit homicída. Non potest esse cum Christo, qui imitátor Iudæ máluit esse quam Christi. Quale delíctum est quod nec baptísmo sánguinis potest áblui, quale crimen est quod martýrio non potest expiári !
   Quant à celui qui sème la discorde et l'inimitié, qui n'est pas en paix avec ses frères, même la mort pour le nom du Christ ne le fait pas échapper à l'accusation de discorde fraternelle. L'Apôtre et toute l'Écriture l'attestent. Par exemple: Celui qui hait son frère est homicide. Or l'homicide ne parvient pas au royaume des cieux, ni ne vit avec Dieu. Celui qui a préféré à l'imitation du Christ celle de Judas ne peut pas être avec le Christ. Quel péché que celui que le baptême de sang ne peut laver! Quel crime que celui que le martyre ne peut expier!
   Illud quoque necessárie monet Dóminus ut in oratióne dicámus: Et ne patiáris nos indúci in tentatiónem. Qua in parte osténditur nihil contra nos adversárium posse, nisi Deus ante permíserit, ut omnis timor noster et devótio atque observátio ad Deum convertátur, quando in tentatiónibus nihil malo líceat, nisi potéstas inde tribuátur.
   Ne souffre pas que nous soyons conduits en tentation. Cette affirmation est nécessaire: elle montre que l'adversaire ne peut rien contre nous si Dieu ne lui a pas auparavant donné ce pouvoir. Que notre crainte, notre empressement, notre vigilance soient donc tournés vers Dieu puisque, dans les tentations, le Malin ne peut rien se permettre contre nous que Dieu ne lui ait permis.
   r. Adiútor meus esto, Deus, * Ne derelínquas me. v. Neque despícias me, Deus salutáris meus. * Ne. v. Glória Patri. * Ne.
   r. Mon Dieu, sois mon secours, * Ne m'abandonne pas! v. Ne me délaisse pas, Dieu, mon salut! * Ne. v. Gloire au Père. * Ne.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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